Histoire de la Savoie

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Blason de la Savoie : de gueules à la croix d'argent Définir le territoire de la Savoie revient à suivre, à l'aide d'une carte topographique, les lignes de crêtes qui définissent les bassins versants des sommets des Alpes au Léman et son déversoir rhodanien, voire sur les versants est du massif de la Chartreuse. En son sein, sur le même principe, les six grandes vallées intra-alpines délimitent ce qui deviendra les six provinces historiques de la Savoie, la Savoie Pro
Histoire de la Savoie

Blason de la Savoie : de gueules à la croix d'argent Définir le territoire de la Savoie revient à suivre, à l'aide d'une carte topographique, les lignes de crêtes qui définissent les bassins versants des sommets des Alpes au Léman et son déversoir rhodanien, voire sur les versants est du massif de la Chartreuse. En son sein, sur le même principe, les six grandes vallées intra-alpines délimitent ce qui deviendra les six provinces historiques de la Savoie, la Savoie Propre, la Maurienne, la Tarentaise, le Chablais français, le Genevois, et le Faucigny. L'Histoire de la Savoie se confond avec celle de ses maîtres issus de la Maison de Savoie, apparue dés le , avec Humbert aux Blanches Mains, premier Comte, en Maurienne. Limitée à cette vallée, la future Maison de Savoie s'accroît politiquement et territorialement au fur et à mesure des alliances et des combats. Elle obtient en 1416 le titre ducal avec Amédée VIII de Savoie, légitimant au niveau européen le rôle géostratégique de son territoire qui valait à ses souverains le surnom de Portiers des Alpes. Regardant de plus en plus « par-delà les monts », la Maison de Savoie délaisse la Savoie au profit de sa politique italienne, la faisant passer de berceau de la famille à l'une des composantes des États de Savoie. L’histoire de la Savoie se limite souvent aux six provinces historiques intégrées aux deux collectivités françaises que sont la Savoie et la Haute-Savoie, parfois elle accompagne ses souverains dans une histoire universelle.

Protohistoire

Le recul des glaciations sur les territoires alpins datent entre 13 000 et 7 000 ans avant notre ère, d'où une occupation tardive dans la région. Les premières fouilles archéologiques du ont mis à jours plusieurs sites ou gisements attestants la présence humaine en Savoie (Magdalénien, puis Azélien). Les premiers nomades sont principalement présents dans l'avant-pays (environ 600 m d'altitude), Saint-Thibaud-de-Couz, les grottes de Saint-Christophe-la-Grotte, en Chartreuse, et les abris sous roche de La Balme-de-Thuy, en Genevois, datant entre -11 000 et -5 000 Hudry, Béruard, Châtel, Favre, op. cit. en bibliographie, pp.8-11. Au néolithique (entre -5 000 et - 2 500), des communautés sédentaires s'installent dans ces contrées, notamment des villages lacustres sur les lac du Léman, d'Annecy, du Bourget ou encore d'Aiguebelette. Les conditions étant plus favorable, les hommes colonisent aussi les plus hautes altitudes comme l'atteste la découverte d'un vase à Bozel (800 m) en 1909, daté du néolithique moyenHudry, Béruard, Châtel, Favre, op. cit. en bibliographie, p.12. D'autres traces attestent d'une occupation de plus en plus élevée avec la présence de pierres à cupules dans les vallées de Tarentaise ou de Maurienne, ainsi que des nécropoles. Ainsi à Lanslevillard (en Maurienne), les fouilles ont mis à jours des nécropoles au lieu-dit l’Adroit, datées de La Tène, de même que des traces de cupules à plus de 2 000 Pierre aux Pieds, situé à 2750 m, sur le plateau de Pisselerand, sur laquelle on peut observer une cinquantaine de cupules, ainsi qu'un trentaine d'empreintes de pieds humains et Pierre de Chantelouve ou Pierre des Saints, situé à 2 100m, sur laquelle on peut observer 150 cupules. Pour approfondir voir les dernières fouilles à travers l' de Catherine Bellon, Frédérique Blaizot, Franck Perrin et Michèle Rahatsötz, "Nouvelles sépultures à inhumation de La Tène à Lanslevillard (Savoie)", in la revue Documents d'archéologie médiévale, n°25, août 2002, pp.233-244, de même qu'en Tarentaise, sur la commune de Saint-Martin-de-Belleville, au hameau Villarenger, la Pierre aux Chouettes Edighoffer (R), 1992, op. cit. en bibliographie, p.5.. Au col du Petit-Saint-Bernard (2 188 m), on peut aussi observer une quarentaine de menhirs. Les premières migrations celtes ne colonisent la Savoie qu'à partir du avant J.-C.. Parmi ces peuples, ce sont les Allobroges qui occupent quasiment l'ensemble des plaines préalpines et notamment les environs de Genève, de Lémenc (à proximité de Chambéry). Plus à l'intérieur des terres, dans les vallées intra-alpines, on trouve les Ceutrons en Tarentaise et en Faucigny, ainsi que les Médulles et les Graiocèles dans la haute-vallée de l'ArcHudry, Béruard, Châtel, Favre, op. cit. en bibliographie, pp.20-21. D'après certaines sources, des Ligures seraient eux aussi présents dés le avant J.-C. dans le Beaufortain et la haute-vallée de l'Isère Chronologie du site Sabaudia.org , ainsi que Comby (L), 1977, op. cit. en bibliographie, p.10.. "Premier portiers des Alpes, Médulles et Ceutrons contrôlent le trafice de fer, d'ambre, de cuivre organisé à travers les grands cols alpestres."Comby (L), 1977, op. cit. en bibliographie, p.10. et ce jusqu'à la romanisation.

Antiquité

La Savoie romaine

Le contact avec la romanisation remonte avec l'hypothétique passage par les alpes de l'armée d'Hannibal en -218, que les tribus montagnardes auraient aidé. Toutefois, l'intérêt romain pour cette région tarde jusqu'à ce que les Allobroges et des Arvernes viennent prêter main forte aux Celto-ligures de la Provence, en 122, contre Marseille, elle même aidée par les Romains. Ce conflit est un échec pour les Celto-ligures. Les Romains, qui ont entamé la conquête du pays des Allobroges (ou Allobrogie), vers -125 avec le passage par le col de Montgenèvre par le consul Fulvius, sont menés par le consul Q. Fabius Maximus et ils défont les Allobroges en -121 HUDRY (M), BERUARD (A), CHATEL (J), FAVRE (A), 1998, op. cit. en bibliographie, p.25 ainsi que Edighoffer (R), 1992, p.13.. Cette région est incorporée à la Narbonaise. Seules les trois grandes vallées intra-alpines de la Maurienne, de la Tarentaise et du Faucigny restent inoccupées. L'Allobrogie se soulève à nouveau, dans le avant J.-C., avec Catugnat, "le chef de la nation entière des Allobroges"Extrait de Dion Cassius, Histoire romaine, cité par J. Prieur & al., La Savoie des origines à l’an mil, p.168, in J.-P. LEGUAY (sous la dir.), 1986, Histoire de la Savoie, éd. Ouest France, 3 tomes.. L'armée allobroges est battue en -61 par le consul Dominius. La soumission de l’ensemble des territoires alpins s'accélère. La Tarentaise et le Faucigny, pays des Ceutrons deviennent la province des Alpes Graies ou Grées. Axima (aujourd'hui Aime) en devient la capitale, sous le nom de Forum Claudii Ceutronum, en l'an -42. La Maurienne composée de Médulles appartient à la province des Alpes Cottiennes, avec pour capitale Suse (le roi Cottius devient préfet de la province) HUDRY (M), BERUARD (A), CHATEL (J), FAVRE (A), 1998, op. cit. en bibliographie, p.26 . et Comby (L), 1977, p.11. L’arc de Suse (9 av. J.-C.) et le Trophée de la Turbie (6 av. J.-C.)Le trophée de la Turbie atteste la soumission de 44 tributs alpestres, toutefois les Ceutrons ne sont pas répertoriés., au-dessus de Nice, célèbrent la victoire des légions romaines sur les peuples des Alpes. En 171, la réforme administrative et territoriale à pour conséquence l'unification des provinces des Alpes Graies et des Alpes Pennines (canton du Valais). A nouveau en 286, une nouvelle réorganisation fusionne les Alpes Graies et des Alpes Pennines, et le viennois, et l'ancienne Allobrogie, devient une province avec pour capitale Vienne (au détriment de la province de la Narbonnaise). Vers 290, la "légion thébaine" a pour ordre de tuer la population de Octodure (Martigny). Parmi les légionnaires refusant ce traitement, le martyr Maurice d'Agaune (futur saint Maurice), qui devient le saint patron de la famille de Savoie (avec la création de l’ordre des Saints Maurice-et-Lazare). Le site où disparut cette légion révoltée voit l’établissement d’une abbaye en 515.

Les Burgondes

Vers 443, le général romain Aetius concède la Sapaudia à un peuple germain, les Burgondes, originaire du Main. Les Burgondes forment un premier royaume, la Burgondie, de 435 à 534, fixant leur capitale à Genève qu’ils brûlent et qu’ils reconstruisent. En 502, le roi burgonde Gondebaud rédige un code de loi dit de Loi gombette (recueil de lois germaniques fortement influencées par le droit romain). En 534, dans la construction de leur royaume, les Francs par l’intermédiaire des fils de Clovis, Childebert et Clotaire, annexent la Burgondie, avant de conquérir la Provence. Toutefois, les Mérovingiens laissent la gestion du territoire aux premiers comtes, Burgondes ou Gallo-romains. La Burgondie retrouve même une sorte d’autonomie durant la période. Avec les Carolingiens, la Savoie prend forme. Lors du passage de Charlemagne en Savoie (parti soumettre les Lombards), l’évêché de Moûtiers devient archevêché, dont dépend désormais Aoste, le Valais (dont l’abbaye de Saint-Maurice) et Suze, correspondant à l’ancienne province romaine des Alpes Pennines. Charlemagne en profite aussi pour diviser la Savoie en comtés dont les noms et les contours correspondent toujours aux provinces traditionnelles de la Savoie Propre, de la Maurienne, de la Tarentaise, du Chablais, du Genevois, du Faucigny et l’Albanais. Avec le partage de l’Empire (Traité de Verdun, 843), la Savoie est attribuée au royaume de Lothaire. Face aux difficiles successions, un nouveau royaume de Burgondie septentrionale voit le jour. Durant cette période, la Savoie subit des invasions sarrasines. Novalaise, Genève sont pillées et incendiées. « Si les invasions des Sarrasins occupent une place malheureusement trop réelle dans les annales de l’Europe occidentale, le rôle romanesque qu’elles jouent dans les fastes de cette contrée est autrement large encore » (Henri MénabréaMénabréa Henri, Histoire de la Savoie, Grasset, 1933, p.25). Ainsi en Maurienne quelques fables circulent, notamment au sujet de l'éthymologie du nom de la province. Le royaume burgonde survit à ces passages. Le dernier roi, Rodolphe II de Bourgogne, rapproche son royaume du Saint Empire romain germanique. Il choisit pour successeur un descendant d’Othon, Conrad II, à qui il envoie la lance de Saint-Maurice, symbole mystique de la royauté burgonde. Pour l’Empire ce territoire signifie le contrôle des Alpes occidentales et le Mont-Cenis (par où passe la Via Francigena, route du pèlerinage entre Canterbury et Rome), porte de l’Italie. La lutte d’accession au pouvoir entre Conrad et le comte de Champagne permet à l’ancêtre de la future Maison de Savoie d’apparaître. Cependant, la Savoie devient terre d’Empire en 1032.

Le Moyen Âge

Les Comtes de Savoie

Source: Un seigneur du nom d’Humbert (v. 980-v. 1048), surnommé Blanches-mains (selon les sources, affilié à la puissante famille comtale d’Arles, marquis de Provence et parent de nombreux hauts dignitaires du clergé), apparaît vers 1003. Seigneur de fiefs en Genevois, en Tarentaise, en Val d’Aoste (1034), dans le Viennois et la vallée du Rhône, il obtient le titre de comte (sans précisions), puis celui de comte en Maurienne en 1039. Son fils, Odon ou Othon, épouse la comtesse Adélaïde de Suse, en 1045, permettant aux Savoie la mainmise sur la vallée de Suse et le Piémont. Le territoire de Savoie est partagé par d’autres seigneuries importantes avec lesquelles la future Maison de Savoie devra compter : les comtes de Genève, les barons du Faucigny puis les comtes d’Albon (héritiers du Faucigny), l’évêque de Genève, les comtes du Chablais, les comtes de Belley, les comtes de Sermorens, les comtes de Grésivaudan… Ses successeurs obtiennent les possessions du Bugey et le marquisat d'Ivrée en 1077, lors du passage de l'empereur Henri IV. Amédée III reçoit le titre de comte de Savoie, en 1143. Décédé lors de la troisième croisade, Humbert III se fait enterrer à l’Abbaye d'Hautecombe (fondée en 1139). Vers 1150, apparition du blason de gueules à la croix d'argent, remplaçant l’aigle des rois de Bourgogne. En 1232, la famille comtale achète Chambéry qui devient la capitale des comtes de Savoie, de l'acquisition du château (1295) jusqu’à la conquête française et son transfert à Turin en 1536. En 1248, éboulement du Mont-Granier formant les Abîmes de Myans. Vers 1350, la Savoie s’étend du pays de Vaud (1244) au Piémont, de la Bresse (1266) au Valais. Amédée VI poursuit l’unité territoriale avec l’obtention du Faucigny, du Beaufortain et d'une partie de la Bresse et de la baronnie de Gex, par le traité de Paris en 1355. La construction territoriale s'achève par l’achat du Genevois (1401).

Liste dynastique des comtes de Savoie

-v. 1047-v. 1051 : Amédée I, fils du précédent
-v. 1051-v. 1060 : Othon I, frère du précédent
-v. 1060-v. 1078 : Pierre I, fils du précédent
-v. 1078-1094 : Amédée II (v. 1048-1094), frère du précédent
-1094-1103 : Humbert II (mort en 1103), fils du précédent
-1103-1149 : Amédée III (v. 1095-30 août 1149), fils du précédent, mort lors de la deuxième croisade
-1149-1189 : Humbert III (1136-1189), fils du précédent
-1189-1233 : Thomas I (v. 1177-1233), fils du précédent
-1233-1253 : Amédée IV (1197-1253), fils du précédent
-1253-1263 : Boniface le Roland (1244-1263), fils du précédent
-1263-1268 : Pierre II (v. 1203-1268), oncle du précédent
-1268-1285 : Philippe I (1207-1285), frère du précédent
-1285-1323 : Amédée V le Grand (v. 1249-1323), neveu du précédent
-1323-1329 : Édouard le Libéral (1284-1329), fils du précédent
-1329-1343 : Aymon le Pacifique (1291-1343), frère du précédent
-1343-1383 : Amédée VI le Comte vert (1334-1383), fils du précédent
-1383-1391 : Amédée VII le Comte rouge (1360-1391), fils du précédent
-1391-1416 : Amédée VIII le Pacifique (1383-1451), fils du précédent

La principauté

Au , la Maison de Savoie possède une dizaine de baillis : Savoie Propre, dont le chef-lieu est Montmélian (et non Chambéry) ; Chablais (Château de Chillon) ; Pays de Vaud (Moudon) ; Val de Suse (Avigliana) ; Vallée d'Aoste (Châtel-Argent/Villeneuve) ; Bugey-Valromey (Château de Rossillon/Saint-Germain) ; Novalaise (Voiron) ; Bresse (Bourg) ; Viennois, jusqu’en 1355, (Saint-Georges-d'Espéranche) ; après 1355, La Valbonne (Château de Montluel) et Faucigny (Châtillon/ Cluses) ; dès 1402 Genevois (Annecy).

Fondations abbatiales

Suivant le mouvement européen, des abbayes réformées (bénédictines, cisterciennes, augustines, chartreuses) apparaissent un peu partout en Savoie, sur les rives des lacs ou dans les vallons des Préalpes, devenant des centres de développement agricole, artisanal et culturel.
- Abbayes bénédictines à Talloires (1019, lac d’Annecy), Contamine-sur-Arve (1083, Faucigny)
- Abbayes cisterciennes à Tamié (1132, Genevois), Hautecombe (1139, Savoie Propre), Aulps (1097, Chablais)…
- Abbayes augustines à Abondance (1108, Chablais français), à Entremont (1154, Chablais)…
- Abbayes chartreuses à Bellevaux (1091, Bauges)…

Duché et Royaume de Savoie (1416 à 1792)

En 1416, la Savoie entourée des duchés de Milan et de Bourgogne, du Dauphiné français, obtient, avec Amédée VIII le Pacifique le statut de duché de l’Empire. En 1418, le duc de Savoie hérite de la province italienne du Piémont. La Maison de Savoie possède le contrôle des cols et passages du Valais à la Méditerranée. Entre monarchies françaises, germaniques, espagnoles ou autrichiennes, les souverains savoyards par leurs alliances deviennent incontournables en Europe. Dans le domaine législatif, les Statuts de la Savoie mettent de l'ordre dans le maquis inextricables des us et coutumes locaux. C'est l'apogée des États de Savoie. La fin du règne d'Amédée VIII ouvre une période de décadence qui perdurera au moins jusqu'en 1630. Cette décadence découle en grande partie de l'impossibilité pour le duché de se maintenir à l'écart des conflits entre grandes puissances européennes. La Savoie connaitra 5 occupations françaises; respectivement en 1536-1553, 1600-1601, 1630-31, 1690-96 et 1703-1713, une occupation espagnole en 1742-49, sans compter l'occupation du Chablais par les Bernois entre 1590 et 1600. En fait la France ne veut pas l'annexion de la Savoie, mais à l'exception de celle-ci, le duché se voit progressivement dépouiller de toutes ses possessions à l'ouest des Alpes: Bresse et Bugey et au nord du lac Léman: Valais et Genève, si bien que le centre de gravité du duché glisse de plus en plus du coté italien et ce glissement débouche en 1563 sur le déplacement officiel de la capitale à Turin aux dépens de Chambéry (déménagement de fait depuis 1536). L'amalgame entre la Savoie et le Piémont ne se fera jamais réellement, sans doute plus pour des raisons culturelles que géographique : La Savoie appartient à l'aire française alors que le Piémont est italien. Lorsqu'une partie de l'Europe est gagnée par la Réforme, la Savoie reste majoritairement catholique, même si au moment de son occupation par les Bernois, en 1538, le Chablais a un moment basculé dans l'autre camp. La Contre-Réforme est symbolisée par François de Sales, ancien avocat et brillant intellectuel devenu évêque qui entreprend de reconquérir le Chablais. Même lorsque la paix s'établit de façon durable, la Savoie reste un pays pauvre où la majorité de la population paysanne vit souvent dans la précarité. À partir du , l'émigration dirigée vers le sud de l'Allemagne et vers Lyon devient une tradition. L'identité villageoise reste très forte et se fonde notamment sur l'importance relativement importante des biens communaux. En 1713, Victor-Amédée II reçoit la couronne de Sicile qu’il échange avec la Sardaigne. Dorénavant, les États de Savoie seront appelés Royaume de Sardaigne ou "Royaume sarde". Victor-Amédée II qui appartient à la génération des despotes éclairés gère sainement ses États et met en œuvre un train de réformes dont certaines sont en avance sur leur temps, comme la Mappe sarde, un cadastre à l’échelle 1:2400, destiné à améliorer le prélèvement de l'impôt. Son successeur, Victor-Amédée III de Sardaigne permet aux communautés savoyardes de racheter une partie des droits seigneuriaux, ce qui entraîne une certaine rancœur de la noblesse.

Territoires du Duché

Jusqu’en 1780, les principaux bailliages deviennent des judicatures mages : Savoie Propre, Maurienne, Tarentaise, Genevois, Faucigny, Chablais et les bailliages de Ternier et Gaillard. Au-delà, il faut compter Carouge comme nouvelle province, constituée d’une partie du Genevois et des bailliages de Ternier et Gaillard.

La Savoie française de 1792 à 1815

En 1792, les Français passent à nouveau les frontières, il s’agit cette fois-ci des révolutionnaires. Une Assemblée nationale des Allobroges réunie à Chambéry demande la réunion de la Savoie à la France. La Savoie et ses six provinces deviennent le département du Mont-Blanc, le 27 novembre 1792 (une partie formera avec Genève en 1798 le département du Léman). Les lois républicaines s’appliquent en Savoie, toutefois la Constitution civile du clergé est mal acceptée. En 1794, le représentant de la Convention Antoine Louis Albitte surnommé le « Robespierre savoyard », combat les ennemis de la Révolution, mais en fin de compte, les guillotines construites pour l'occasion ne sont pas utilisées. Par contre, la répression contre les prêtres réfractaires dure jusqu'au Concordat de 1801. La période de l'Empire représente une période d'apaisement après la tourmente révolutionnaire, malgré la conscription qui reste impopulaire. Avec le rachat des biens nationaux, la bourgeoisie citadine poursuit son ascension amorcée dans le courant du . La chute de l’Empire napoléonien marque le retour de la Savoie dans le giron monarchique de la Maison de Savoie. Ce paragraphe est le résumé de l'article détaillé Histoire de la Savoie de 1792 à 1815. C'est dans cet article que l'on trouve les références.

Buon governo et Risorgimento (1815 à 1860)

En juin 1815 à la suite du traité de Paris de 1815, Victor Emmanuel I, frère de Charles-Emmanuel IV rentre de son exil de Cagliari et récupère le Piémont et la Savoie mais doit donner la province de Carouge au canton de Genève (16 mars 1816). Le souverain bénéficie d'un a priori favorable de la part des Savoyards qui, tout en détestant le Piémont, restent attachés à la Maison de Savoie La politique se résume en quelques mots : On rétablit toutes les mesures en vigueur avant 1792 Jacques Lovie, Art et Histoire, in Savoie, Christine Bonneton éditeur, 1978 . Dans ce régime que l'on appelle le Buon governo (« bon gouvernement »), la police est fort active, et les pouvoirs de l'armée sont accrus. Le clergé retrouve une position de force et rétablit une sorte d'ordre moral. Monté sur le trône en 1831, Charles-Albert modernise le royaume et, en 1848 après des manifestations qui avaient eu lieu dans les principales villes du royaume, accorde un statuto - constitution - : on parlera du Statut Albertin. Des manifestations s'étaient également déroulées dans les villes savoyardes. Charles-Albert embrasse alors la cause de l'indépendance et de l'unité italienne. C'est le début du Risorgimento, moment important dans l'histoire de l'Italie, mais qui ne concerne guère les Savoyards. En 1849, Charles-Albert abdique en faveur de son fils Victor-Emmanuel II. Le nouveau roi et son président du Conseil Cavour seront les artisans majeurs de l'unité italienne. Le recensement de 1848 fait état de 582.924 habitants en Savoie, alors que celui de 1858, avec 542.258 habitants tendrait à démontrer une forte émigration entre ces deux dates.
-1796-1802 : Charles-Emmanuel IV (1751-1819), abdique en 1802, fils du précédent
-1802-1824 : Victor-Emmanuel Ier (1759-1824), frère du précédent
-1824-1831 : Charles-Félix (1765-1831), frère des précédents
-1831-1849 : Charles-Albert (1798-1849), cousin éloigné des précédents
-1849-1861 : Victor-Emmanuel II (1820-1878), fils du précédent

L’Annexion de la Savoie (1860)

Avec le Risorgimento, les populations de la Savoie, principalement les élites, développent l’idée que leurs souverains abandonnent le berceau de leur famille en favorisant le versant piémontais et l’Italie. Ils soulignent aussi une politique de recrutements administratifs discriminatoire à leur encontre du fait qu’ils sont francophones. Le 21 juillet 1858, le ministre sarde Cavour rencontre l’Empereur des Français Napoléon III, en cure à Plombières (Vosges). Lors de cette entrevue secrète, Napoléon III accepte d'aider le Piémont-Sardaigne à unifier l'Italie, à condition que le pape reste maître de Rome et que le comté de Nice et la Savoie soient cédés à la France. En avril 1859, l’Empire d’Autriche déclare la guerre au royaume de Piémont-Sardaigne qui fournit des armes aux Lombards. Les Sardes sont vainqueurs à Palestro et Montebello, mais les alliés français l’emportent difficilement à Magenta (4 juin) et à Solferino (24 juin). Inquiet, Napoléon III signe l’armistice de Villafranca (8 juillet). Cavour démissionne et la cession de la Savoie et de Nice ne paraît plus être à l’ordre du jour. L’opinion commence à s’agiter sur un probable avenir français. On envisage le maintien de la province dans le royaume sarde, voire un rattachement à la SuisseUne pétition réunit plus de 13 651 signatures, 60 communes du Faucigny, 23 du Chablais français et 13 aux environs de Saint-Julien-en-Genevois favorables au projet suisse, soutenu par l’Angleterre, cité notamment par Paul Guichonnet, cf. bibliographie. Face à ces idées de partition de la province, la diplomatie s’organise. Le 24 mars 1860, le Traité de Turin est signé, la Savoie se trouve désormais "rattachée" à la France, sous certaines conditions et sous réserve de l’adhésion des populations (exigence des chancelleries helvétique et britannique). Le 1 avril, le roi délie ses sujets savoyards de leur serment de fidélité (renonciation royale). On décide d’une date pour le plébiscite, le 22 avril. Afin d’éviter les tensions dans les territoires septentrionaux de la Savoie, il est décidé d’éditer un bulletin spécial OUI ET ZONE qui correspond à la ratification du traité de Turin, accompagné de la création d'une Grande Zone franche au Nord de la Savoie. Ce vote est organisé sur le modèle de votation français (Seuls les hommes ayant atteint la majorité votent). Le 29 avril, la Cour d’Appel de Chambéry proclame les résultats :

La Savoie contemporaine (1860 à nos jours)

La Grande guerre (1914-1918)

Pendant la première guerre mondiale, les zones neutralisées de la Savoie ne sont pas respectées par la France ni par certains Savoyards qui partaient selon l'expression consacrée "La fleur au fusil" pensant mener une guerre de quelques semaines tout au plus. Les Savoyards vont en réalité payer un lourd tribut. La participation de la Savoie à la première guerre mondiale entraîne la disparition d'environ 43 000 habitants de la Savoie, sur une population totale de plus ou moins 500 000 habitants, soit entre 8% et 9% de la population totale.

L'affaire des zones

En 1919, à la sortie de la guerre, la France choisit de dénoncer le traité de Turin par l'article 435 du traité de Versailles qui supprime la zone neutralisée en Savoie et la grande zone franche pourtant établies lors de l'Annexion (édition de bulletins "oui et zone" dans la partie Nord du duché). Plus tard en 1932, la Cour internationale de justice de La Haye condamne la France et l'invite à remettre en place la zone franche (liée directement aux conditions d'annexion), conformément aux traités antérieurs alors caducs de 1815, 1816 et 1829, soit 650 km², contre 4 000 km² dans le traité d'annexion de 1860.

La Seconde Guerre mondiale

Au début de la Seconde Guerre mondiale, le front des Alpes reste relativement à l'abri du conflit. Le 10 juin 1940, alors que la France est en lutte contre l'envahisseur allemand, Mussolini déclare la guerre. La Savoie va connaitre l'occupation italienne, puis l'occupation allemande. Les troupes de Savoie luttent essentiellement en Maurienne , en Tarentaise et dans la Vallée du Rhône. La résistance en Savoie se rassemble principalement au plateau des Glières. Les luttes contre l'armée allemande et la milice française connaissent une fin tragique. Le plateau des Glières deviendra un lieu chargé du symbole de la résistance. En août et septembre 1944, la Savoie est libérée par ses résistants.

Les révolutions blanches

Le système montagnard repose sur une triple organisation spatiale rationalisée : le fond des vallées reste fortement lié au développement humain et à ses activités (habitation, circulation, industrie, agriculture), les versants sont soit laissés à l’abandon du fait du dénivelé, soit des lieux d’implantation de villages/gros hameaux reposant sur une exploitation sylvicole et une agriculture montagnarde, enfin la montagne divisée en montagnettes fréquentées par les éleveurs du printemps à l’automne, en alpages où paissent les troupeaux et la haute-montagne constituée de pierre et de neiges persistantes associées aux glaciers. Ce système est remis en cause avec le développement industriel de la fin du (la houille blanche) et le développement touritistique (l'or blanc). Toutefois, à partir des années soixante, la prise de conscience d'une nature fragile oblige les différents acteurs, étatiques et locaux, de protéger cet espace montagnard, notamment avec la création du Parc national de la Vanoise, en 1963 ou de la loi montagne (1983).

La houille blanche

Le système montagnard est remis en question avec l’exploitation des nouvelles ressources naturelles montagnardes : l’utilisation de l’énergie produite par les chutes d’eau ou houille blanche. L’invention de la Dynamo (1870) révolutionne l’utilisation de la houille blanche. Si cette énergie est déjà utilisée localement par les populations dans les scieries le long de cours d’eau, cette innovation technologique permet le développement d’un véritable tissu industriel, notamment en Tarentaise, en Maurienne, dans le Val d’Arly ou dans le Haut-Faucigny Exemples de sites tirés de J.-P. LEGUAY (sous la dir.), Histoire de la Savoie, éd. Ouest France, t4 – La Savoie de Révolution française à nos jours, XIX-XX siècle, Évreux, 1986 :
- Tarentaise : Usine de la Rosière à Bozel (Groupe Bozel-Malétra, 1922) ; Villard du Planay ; Usines de Plombière et de Château-Feuillet (ferro-silicium) sur la commune de La Léchère ; Usine de Notre-Dame-de-Briançon (traitement des dérivés de l'acétylène et élaboration du graphite pour les électrodes, 1932)
- Maurienne : Usines de Saint-Jean-de-Maurienne, de La Saussaz, de La Praz de la Compagnie AFC (Alais, Froges et Camargue)
- Val d'Arly : Usines de la Société d'électrochimie et d'électrométallurgie et des aciéries électriques d'Ugine (SECEMAEU)
- Haut-Faucigny : Site de Chedde à Passy (cf. Cheddite). Profitant de la topographie, on équipe, dans un premier temps, des usines de transformation des métaux (arrivant par train) à proximité des chutes à faible débit, puis les nouvelles technologies aidant, à proximité des rivières à plus haut débit. Ces conduites forcées (allant parfois jusqu'à 12 km) donnent ainsi naissance à l'industrie électrochimique et électro-métallurgique. En réalité, l'implantation d'usines en milieu montagnard est la conséquence de la présence d'une énergie renouvelable à faible coût, permettant de compenser le coût de transport des matières premières jusque sur les sites. Ce développement industriel bouleverse et transforme les sociétés locales (apparition de nouvelle organisation sociale avec les ouvriers-paysans) et met un coup d'arrêt à l'exode rural débuté au . Après guerre, la nationalisation de l'électricité (1946), la perte de la concurrence et l'apparition de nouvelles formes d'énergie et surtout le manque de place pour l'agrandissement des sites provoquent une crise dés les années soixante. Avec de grands efforts, certains sites sont maintenus. Socialement, le statut d'ouvrier-paysan disparaît et ne se maintient que l'ouvrier. Les conséquences sur le paysage sont visibles, disparition des vignes, apparitions de friches agricoles… Face à cette nouvelle crise du milieu montagnard, les collectivités locales s'interrogent sur le développement de nouvelles activités pour pallier ce recul industriel.

L'or blanc

Le tourisme apparaît en Savoie avec la « découverte » des Alpes au . Tout d'abord limité dans aux Préalpes et au thermalisme, les touristes osent l'aventure en venant au cœur des Alpes. À partir du , les remues ou les alpages s'ouvrent à de nouvelles pratiques. La combinaise d'une topographie adéquate, d'un enneigement régulier ainsi que de la volonté de certains acteurs permet à la Savoie un nouveau dynamisme : le tourisme hivernal et la pratique du ski. Le timide développement dans des stations de fond de vallées, comme à Chamonix, ou de moyennes altitudes, comme Megève ou Pralognan-la-Vanoise, est bouleversé avec l'interventionisme étatique ou des ciollectivités locales des années 60. Un nouveau type de station émerge - les stations intégrées ou station dite de "3 génération" - comme Courchevel ou AvoriazPour une analyse détaillée du développement des stations de ski en Savoie, consulter le paragraphe de l'article Les sports d'hiver "Tourisme en Pays de Savoie"..

Maintien des activités humaines et préservation de l’environnement

Face à l’augmentation du nombre de touristes, les dégradations dus aux nouveaux aménagements et à la saturation des activités humaines en fond de vallées, l’État français décide de protéger par décret, celui du 6 juillet 1963, les espaces non-touchés par cette anthropisation. Le Parc national de la Vanoise (PNV) est né (pendant français du Parc national du Grand Paradis italien, créé en 1922). Il correspond au massif montagneux du même nom, compris entre la haute-vallée de l’Arc (Maurienne) et la haute-vallée de l’Isère (Tarentaise), avec une surface de 52 840 ha. Ce premier parc national permet de protéger la faune et la flore en empêchant toute anthropisation de l’espace, exception faites à des habitats temporaires (refuges). Ce décret prévoit une division du parc en deux territoires distincts, celui de la haute-montagne, le cœur du parc, sanctuaire par excellence, et celui de la zone périphérique, laissant aux communes la liberté du développement du fait des amputations liées à cette sanctuarisation en altitude. Toutefois, les tensions sont importantes entre les populations locales, souhaitant se développer, les promoteurs, désirant accroître les domaines skiables en hautes-altitudes (env. 3000 m) et les gestionnaires du parc, garant de la protection et de la préservation des espaces naturels. Par ailleurs, l’objet "montagne" fait figure d’espace fragile à protéger, tant du point de vue environnementale qu’humain. La Savoie située majoritairement en territoire alpin apparaît alors comme une périphérie nationale à préserver afin qu’elle ne devienne pas une zone vide ou réservées aux activités ludiques tant estivales qu’hivernales. Le 9 juin 1985 est promulgué la loi du n° 85-30 relative au développement et à la protection de la montagne, dite loi montagne dont le rapporteur est le parlementaire savoyard, Louis Besson. Ce texte reconnaît une « spécificité d’un espace, de son aménagement et de sa protection », définissant la montagne comme « une zone où les conditions de vie sont plus difficiles, freinant ainsi l’exercice de certaines activités économiques, entre autre lié à l’altitude, aux conditions climatiques et aux fortes pentes ». Les élus locaux obtiennent ainsi un nouveau soutien pour le développement de leur commune. Dans un même élan, avec une perspective de « développement durable », la région Rhône-Alpes met en place des Parcs naturels régionaux dont bénéficie le massif des Bauges en 1995 (Parc naturel régional des Bauges).

La résurgence identitaire

Si la Savoie peut se prévaloir d’une identité particulière dans l’ensemble national, en devenant le dernier territoire avec le Comté de Nice à être rattaché à l’Hexagone par le traité de Turin en 1860, l’apparition de mouvements organisés revendiquant une identité propre est assez tardive. En effet, il faut attendre quelques années après les célébrations du centenaire de l’annexion, dans les années 1960, pour voir apparaître les prémices de mouvements culturels, régionalistes, comme le Mouvement Région Savoie (1971) puis la création d'un mouvement indépendantiste, la Ligue savoisienne, à partir de 1994. Les élites politiques, parlementaires ou personnalités locales, n'ont jamais été réellement intéressées par ce débat. Toutefois, la récurence de la question d'une région Savoie depuis les années 1970 oblige ces derniers à apporter quelques réponses. Ainsi dés 1983, les deux conseils généraux savoyards créés Entente régionale de Savoie, un établissement public supradépartemental ayant pour compétence la promotion touristique et patrimoniale locale, la promotion des produits du terroir (Marque Savoie), la gestion des subvention de l'Université de Savoie ainsi que le soutien d'associations culturelles (dont l'Orchestre des Pays de Savoie). En 1999, suite à l'émergence et l'apogée du mouvement Ligue savoisienne, la structure tente de contrer cette percée indépendantiste en faisant évoluer l'Entente et en créant en 2001 l'Assemblée des Pays de Savoie.

Sources

Bibliographie générale

- Henri Ménabréa, 1933, Histoire de la Savoie, Grasset
- R. AVEZOU, 1944, 1963, Histoire de la Savoie, PUF, coll. Que sais-je ?
- L. COMBY, 1977, Histoire des Savoyards, Nathan, coll. Dossiers de l’Histoire, Cassina de Pecchi
- CLOCHER (J-R), 1978, Histoire populaire de la Savoie, Ed. Imprimerie Gaillard, 304 pages
- MARIOTTE J-Y, PERRET A., 1979, Atlas historique de la Savoie, Paris
- J.-P. LEGUAY (sous la dir.), 1986, Histoire de la Savoie, éd. Ouest France, 3 tomes : t1 - La Savoie des origines à l’an mil ; t2 – La Savoie de l’an mil à la Réforme ; t3 – La Savoie de la Réforme à la Révolution française ; t4 – La Savoie de Révolution française à nos jours, XIX-XX siècle, Evreux.
- GILBERTAS A, 1986, Réalités des Pays de Savoie, Association pour le développement de l'Université de Savoie (ADUS), Chambéry
- Paul Guichonnet (sous la dir.), 1973, 1988, Histoire de la Savoie, éd. Privat. 1982, Histoire de l’annexion de la Savoie (et ses dossiers secrets), 1996, Nouvelle Histoire de la Savoie, éd. Privat.
- J. de PINGON, 1996, Savoie française, Histoire d'un pays annexé, Cabédita, coll. Archives vivantes
- R. EDIGHOFFER, 1992, Histoire de la Savoie, PUF, coll. Que sais-je ?
- A. BERUARD, J. CHÂTEL, A. FAVRE, M. HUDRY, 1998, Découvrir l’Histoire de la Savoie, éd. Centre de la Culture Savoyarde, Albertville.
- Thérèse et Jean-Pierre Leguay, 2000, Histoire de la Savoie, Éd. "Ouest-France, ISBN 2-87747-812-2
- Robert Colonna d'Istria, 2002, Histoire de la Savoie, Ed. France-Empire, Paris, ISBN 2-7048-0943-7
- Christian Sorrel (dir.), 2006, Histoire de la Savoie, La Fontaine de Siloé, coll. "Les Savoisiennes", ISBN 2-8420-6347-3

Voir aussi

Listes

- Liste des comtes et ducs de Savoie
- Liste des Sociétés savantes de Savoie ===
Sujets connexes
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