Brest

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Brest est une ville française de Bretagne, chef-lieu d’un arrondissement du département du Finistère (29). Son nom en français provient du nom breton qui serait une forme abrégée de Beg ar Rest (la pointe du château). Ses habitants sont appelés les « Brestois et Brestoises » (en breton Brestad ha Brestadez). En breton, Brest se prononce .
Brest

Brest est une ville française de Bretagne, chef-lieu d’un arrondissement du département du Finistère (29). Son nom en français provient du nom breton qui serait une forme abrégée de Beg ar Rest (la pointe du château). Ses habitants sont appelés les « Brestois et Brestoises » (en breton Brestad ha Brestadez). En breton, Brest se prononce .

Géographie

Site

Photo aérienne de Brest Topographie de Brest Le plateau du Léon domine la Rade de Brest du haut de falaises presque rectilignes qui matérialisent une des failles majeures du Massif armoricain. Ce mur n’est pratiquement interrompu que par un aber encaissé, la Penfeld, vestige du lit de l’Aulne avant qu’elle ne creuse le passage du Goulet. A son embouchure un éperon rocheux qui porte le Château de Brest est le site originel de la « cité du Ponant ».

Situation

Brest et ses alentours Un dicton populaire affirme que l’on ne passe jamais par Brest, il faut y avoir une raison d’y aller. Brest est située à l’ouest de la Bretagne, dans le nord du Finistère, département dont elle est une sous-préfecture. Installée sur une péninsule, le pays de Léon, Brest est quasiment dépourvue d’arrière-pays : au sud, elle donne directement sur une vaste rade, au-delà de laquelle la presqu’île de Crozon regarde vers Quimper, tandis qu’à l'ouest et au nord la mer n’est qu’à une vingtaine de kilomètres, et à l’est Landerneau et Morlaix ont longtemps limité son influence.

Climat

Les records de température maximale et minimale à Brest (aéroport de Guipavas) entre 1945 et 2001 sont respectivement de 35, 2 °C le 12 juillet 1949 et -14 °C le 28 janvier 1947, Météo France. La température moyenne est de 10, 9 °C. Les précipitations sont supérieures à 2, 5mm 112 jours par an, Météo France.

Démographie

Brest est la plus grande ville de l’Ouest breton, avec une population de habitants en 1999, ce qui place Brest au 17 rang des villes françaises à cette date.

Histoire

Préhistoire

Dès l’Âge du bronze, la pointe de Bretagne se trouve sur la route de l’étain.

Antiquité

Le site de Brest faisait partie du territoire du peuple gaulois armoricain des Osismes ou Osismii. Ils occupaient à peu près l’espace de l’actuel Finistère. La naissance de Brest correspond à la construction d’un camp fortifié romain nommé Gesocribate, à la fin du . Ce castrum est contemporain des murailles de Vannes, Nantes, Rennes et Alet érigées à chaque fois avec le matériau prélevé sur les monuments publics de ces villes démolies pour cette occasion, indice d'une grande urgence : il fallait d’une part se protéger des assauts répétés de pirates dits « Saxons » ou « Frisons », des bagaudes qui pillaient les campagnes et attaquaient même les villes non défendues, et d’éventuelles troupes barbares dont on craignait l’arrivée. D’autre part, le gouvernement impérial mettait en place une organisation militaire qui s’appellera au siècle suivant le Tractus armoricanus et nervicanus avec constitution d’une flotte, la Classis armoricana pour le contrôle des côtes. Il a été proposé que la capitale des Osismes eût été transférée de Vorgium (Carhaix) à Brest pour des raisons de défense et de contrôle maritime, et qu’elle aurait vu emménager à l’abri de ses murs les élites carhaisiennes. Mais il a été établi récemment que si Brest a reçu le cantonnement d’une légion romaine dans ses murailles, Carhaix est demeurée chef-lieu jusqu’à la dissolution des structures administratives gallo-romaines due à l’immigration bretonne. Les Coriosolites ont été dans le même cas, doublant leur capitale (dans les terres) de Corseul par le port nouvellement fortifié d’Alet (l'actuelle Saint-Servan, entre Manche et Rance). L’absence d’évêché attesté à Carhaix et Corseul, mais aussi à Brest et Alet (avant le pour cette dernière ville) est aussi à rechercher dans l’organisation religieuse des premiers Bretons continentaux, basée sur des abbayes-évêchés (Landevennec, Saint-Pol, Tréguier, Dol…). La dépopulation de Brest au lui fera préférer naturellement Saint-Pol-de-Léon et Quimper pour siège d’un diocèse divisé désormais entre Léon et Cornouaille : le souvenir des Osismes s’était évanoui. Le castrum romain du endommagé et en partie ruiné fut renforcé d’une nouvelle construction, le Castellum, bâtie à l’intérieur du vieux Castrum par le comte Morvan de Léon pour se protéger des Normands qui ravageaient la région. Cette ville fortifiée deviendra château au quand la population civile l’évacuera pour peupler les faubourgs. Le château sera modifié jusqu’au .

Moyen Âge

Au Moyen Âge, la configuration de la côte et des dangers du large obligent la totalité du trafic maritime entre le Nord et le Sud de l’Europe à passer au pied des falaises et de l’abbaye de saint Mathieu, dont dépend alors Brest, un des ports les plus importants de tout l’Occident. En effet, la Penfeld a longtemps constitué par elle-même un excellent port naturel. Elle est abritée et presque dissimulée derrière un rocher d’environ 200 mètres dans sa plus grande longueur qui plongeait dans l’eau sur deux côtés et était isolé de la terre par un ravin sur son troisième côté. Brest est tour à tour sous la domination du duc de Bretagne et du royaume d’Angleterre.

Ancien Régime

Vue cavalière (fin - début ) Recouvrance, est l’une des maisons brestoises les plus anciennes (fin ) En 1593, Henri IV donne à Brest le titre de ville et en 1631, Richelieu fait de Brest un port militaire. Il crée alors le port et les arsenaux, sur les rives de la rivière Penfeld. Ces constructions nécessitèrent une main-d’œuvre abondante qu’il fallut loger. En 1683, Vauban fortifia la ville. À la fin du règne de Louis XIV la ville est désormais constituée et compte environ habitants. En 1686, venus par la mer à bord de l’Oiseau et de la Maligne, débarquent à Brest, trois ambassadeurs du roi de Siam accompagnés de six mandarins, trois interprètes, deux secrétaires et une vingtaine de domestiques, chargés de nombreux présents, ils venaient rendre visite au roi Louis XIV à Versailles. Empruntant à pied la rue Saint-Pierre, ils émerveillèrent les Brestois qui rebaptisèrent la rue en rue de Siam. Au l’ingénieur brestois Antoine Choquet de Lindu dirigea les travaux du port et, en 1750, bâtit le bagne de Brest qui ne sera désaffecté qu’au milieu du . Vidocq, fils d’un boulanger d’Arras et le plus célèbre forçat brestois, parviendra à s’en évader.

Blason

Blason de la ville de Brest Mi-parti de France et de Bretagne ou bien Parti : au 1 d’azur à trois fleurs de lis d’or ; au 2 d’hermine. Ceci signifie que l’écu est divisé en deux dans le sens de la hauteur, que figurent sur la moitié gauche les armes de France (des fleurs de lys dorées sur fond bleu) et sur la moitié droite un semi d’hermines, emblème de la Bretagne. C’est dans un registre de délibérations du conseil municipal que figure, à la date du 15 juillet 1683, la première mention de ces armoiries brestoises.

Révolution

Plan de Brest en 1779 Sous la Révolution, Brest prend une nouvelle importance. Ce grand port militaire doit à tout prix rester acquis à la France. En 1789, la ville s’engage majoritairement pour la Révolution. Plus grande ville de l’ouest de la Bretagne, on lui préféra pourtant Quimper comme chef-lieu de département du Finistère lors de sa création sous l’Assemblée constituante en 1791. En 1792, ce sont même les fédérés brestois qui, avec les fédérés marseillais, prennent les Tuileries lors de la journée du 10 août, afin d’emprisonner le roi. Cependant, après la radicalisation révolutionnaire, notamment le coup d’État des Montagnards contre les Girondins en juin 1793, la commune de Brest, majoritairement girondine, se détache de la nouvelle orientation girondine. Elle prend part à ce qu’on appelle alors le « fédéralisme ». Eglise Saint Louis, construite entre 1686 et 1702, détruite en 1944Source: Musée de la Tour Tanguy Après l’échec de ce mouvement, la répression est activée : en 1794, les différents représentants du peuple en mission installent le Tribunal révolutionnaire de Brest, qui condamnera soixante-dix personnes à la guillotine. Parallèlement, la marine est redressée par André Jeanbon Saint André. Après la mort de Robespierre, la nouvelle arrive à Brest tardivement et n’engendre dans un premier temps aucun changement : la guillotine poursuit son travail. Toutefois, dès septembre, des prisonniers de la Terreur sont libérés : ceux-ci lancent un vaste mouvement d’opinion contre les Jacobins qu’ils appellent rapidement « terroristes ». Ils les accusent notamment d’avoir été sanguinaires, et même d’avoir bu le sang des victimes (sans qu’il n’y ait aucune trace dans les sources). La surenchère amène finalement l’arrestation de la plupart de ceux qui ont été liés à la Terreur. Les anciens notables de la ville, ceux qui avaient été au pouvoir lors des débuts de la Révolution, retrouvent leur influence et leur place au sein des organes de la ville. Ainsi, lors des élections de 1795 pour les nouvelles assemblées directoriales, trois girondins sont élus. En 1800, Charles Ambroise de Caffarelli du Falga est nommé préfet maritime de l’Atlantique.
Le port de Brest en 1864, par Jules Noël (Brest, Musée des Beaux-Arts) La ville perd cependant beaucoup d’influence : en raison du blocus anglais permanent, la Marine est quasi paralysée et ne peut plus jouer le rôle d’avant-poste de la République. Ainsi, la ville connaît une phase d’accalmie. Le témoignage de Jules Michelet décrit bien l'ambiance de ce port en 1833 lors de sa visite, mais aussi les difficultés qu'y rencontre la Marine: La Penfeld en 1901, avec son pont de Recouvrance tournant. Après un siècle de marasme, le développement de Brest reprit sous le Second Empire. En 1856, Napoléon III permit à la ville de jeter un pont sur la Penfeld. L’Empereur et l’Impératrice furent reçus magnifiquement quand ils séjournèrent à Brest du 9 août au 12 août 1858. En reconnaissance de cet accueil, Napoléon III fit agrandir l’arsenal et prolonger deux lignes de chemin de fer jusqu’à Brest et créa le port de commerce. Cependant, Napoléon III se mit au plus mal avec les notables de la ville. En effet, la coutume voulait que le Roi salue les riches bourgeois avant les officiers et les nouveaux riches, tous devant être placés alors sur la tribune d’accueil selon leur niveau de richesse (plus on était riche plus on était proche du Roi). Lorsque Napoléon III inaugura le pont de Recouvrance, il se dirigea directement vers l’extrême droite de la tribune, alors que Joséphine s’avança vers l’extrême gauche, saluant donc d'abord les moins riches des notables, puis il tourna le dos aux nobles et ne les salua point.
En 1917, Brest devient port de débarquement des Américains à destination des tranchées de la Première Guerre mondiale. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les troupes allemandes entrent à Brest le 19 juin 1940. Ils y construisent alors une base sous-marine. Les premiers bombardements des Alliés sur la ville commencent en 1941 et dureront jusqu’à la libération de la ville le 18 septembre 1944 par les troupes américaines après un siège de quarante-trois jours, la bataille de Brest. Il ne restait alors plus rien du vieux Brest. Seuls le château, la Tour Tanguy et la rue Saint-Malo ont résisté aux bombes et ont été conservés. Barbara, un poème de Jacques Prévert rappelle la dramatique destruction de Brest dans ces quelques vers : Port de Brest, août 1944 Il est à noter quand même que cette chanson exagère énormément la destruction de Brest. "Au loin très loin de Brest Dont il ne reste rien." Brest était loin de ne plus rien avoir après sa libération, malgré les combats et les bombardements. La commune de Brest s'agrandit de façon importante en 1945, quand commença sa reconstruction, en absorbant 3 communes voisines: Lambézellec, Saint-Marc et Saint-Pierre-Quilbignon. Les habitants réfugiés pour beaucoup dans d’autres régions (la Sarthe notamment) rentrent alors reconstruire sur les décombres du vieux Brest une ville nouvelle (1946-1961) selon les plans de Jean-Baptiste Mathon. On construisit des baraques en bois pour ceux qui n’avaient nulle part où aller. Le plan de ville de la reconstruction puise ses influences dans le plan de Georges Milineau élaboré en 1929 et dans le mouvement moderne, mais respecte les formes géométriques dessinées par Vauban. À l'inverse de celui de villes reconstruites quasiment à l'identique, il n'a pas visé la conservation de l’esthétique et du patrimoine historique de la ville, dont le dernier vestige est la rue de Saint-Malo. En mars 1950, débutent les grèves ouvrières des dockers et des ouvriers de la reconstruction, pour une augmentation de salaire. Suite à une manifestation agitée le 16 avril 1950, réunissant 1000 à 2000 ouvriers, des responsables du Parti communiste et de la CGT sont arrêtés. Le lendemain, 2500 grévistes dénoncent ces arrestations et affrontent violemment les forces de l’ordre. La répression quarante-neuf blessés et un mort, Édouard Mazé, ouvrier de vingt-six ans tué par les CRS d’une balle dans la tête. Les syndicats lancent alors une grève générale en signe de deuil. Son enterrement réunit près de personnes, tandis que l’Assemblée nationale décide de ne blâmer officiellement que la violence des grévistes.Cette histoire fait l’objet de la bande dessinée Un homme est mort d’Étienne Davodeau et Kris. Orientée de longue date vers l’industrie d’armement, Brest y puise sa prospérité d’après-guerre. Mais le déclin de cette industrie impose, à la fin du , la reconversion des activités économiques vers les services, la recherche et les nouvelles technologies.

Dates clés

Source : .
- 250-350 : construction du Castellum de Brest, camp romain constituant la première citadelle de Brest.
- 410-420 : fin de l’occupation romaine.
- 1240 : le duc Jean I le Roux achète le château, le village et le port de Brest au comte de Léon Hervé III, ruiné.
- 1341 : Jean de Montfort s’empare du château et entoure le bourg d’un rempart.
- 1386-1387 : Jean IV de Bretagne assiège vainement, à deux reprises, Brest tenu par les Anglais.
- 1397 : remise de Brest par Richard II d’Angleterre à Jean IV de Bretagne contre une grosse indemnité.
- 1505 : visite de la duchesse-reine Anne.
- 1512 (10 août) : combat de la Cordelière.
- 1592 les ligueurs font le siège du château pendant cinq mois. René de Rieux, gouverneur de Brest, défait les assiégeants.
- 1593 (31 décembre) : Henri IV accorde le droit de bourgeoisie aux habitants de Brest, qui compte 1500 habitants, et leur permet d’élire un maire et deux échevins.
- 1629 : Richelieu envoie d’Infreville à Brest en tournée d’inspection.
- 1631 : Richelieu crée la Flotte du Ponant et le Port en Penfell. Naissance de l’arsenal, début du développement portuaire et militaire de Brest, qui conduira à la fortification du site.
- 1681 : Louis XIV réunit le bourg de Sainte Catherine (Recouvrance) à Brest, aux dépens de saint-Pierre-Quilbignon.
- 1683 : Vauban dresse un plan des fortifications à entreprendre.
- 16?? : extension du territoire de la ville jusqu’aux fortifications aux dépens de Lambézellec.
- 1686 (18 juin) : arrivée des ambassadeurs de Siam qui passent par la rue Saint-Pierre, future rue de Siam.
- 1694 : premier plan d’aménagement de Brest par Vauban.
- 1702 : bénédiction de l’église Saint-Louis.
- 1746-1784 : grands travaux de l’ingénieur de la Marine, Antoine Choquet de Lindu qui marquera la ville.
- 1750-1751 : construction du bagne de Brest
- 1752 (janvier) : constitution de l’Académie de Marine.
- 1778 (juin) : combat de la Belle Poule.
- 1785 (août) : départ de Lapérouse et Fleuriot de Langle.
- 1789 (avril) : assemblée électorale de la sénéchaussée de Brest. Élection des députés brestois aux états généraux.
- 1800 (juillet) : nomination du premier préfet maritime, Cafarelli.
- 1830 : création de l’École navale (sur l’Orion).
- 1852 (mars) : le principe de la transportation des forçats en Guyane est établi.
- 1856 (avril) : décret de création d’un pont sur la Penfell.
- 1858 (9-12 août) : séjour de l’empereur Napoléon III et de l’impératrice Eugénie. Inauguration du canal de Nantes à Brest.
- 1858 (1 septembre) : départ du dernier convoi de bagnards à destination de la Guyane. À la fin de l’année, il ne reste plus un forçat à Brest.
- 1858 : création de la Société académique de Brest.
- 1859 (août) : décret de création d'un port de commerce à Porstrein
- 1861 : Brest intègre 172ha (« l’extension ») de la commune de Lambézellec, de l’actuelle place de la Liberté à l’Octroi, pour s’étendre hors les murs et englober son nouveau port de commerce.
- 1861 (juin) : ouverture du pont à la circulation.
- 1861-1889 : le port de commerce quitte la Penfeld. Il devient, dans l’ancienne anse de Porstrein qui est comblée, le port Napoléon.
- 1865 (avril) : arrivée du chemin de fer et inauguration de la gare.
- 1891 : premier Paris-Brest-Paris.
- 1917 - 1918 : Brest, port de débarquement américain.
- 1920-1929 : la ville étouffe dans ses fortifications et se développe hors de ses murs. Le Plan d’aménagement, d’embellissement et d’extension de Brest étudié par l’architecte Georges Milineau tentera d’organiser ces évolutions.
- 1930 : inauguration du pont Albert-Louppe, dit « pont de Plougastel ».
- 1940 (19 juin) : entrée des troupes allemandes à Brest.
- 1940 (8 juillet) : premiers bombardements alliés de la ville.
- 1941 (22 mars) : arrivée des croiseurs allemands Scharnhorst, Gneisenau et Prinz-Eugen.
- 1942 (11 février) : départ des croiseurs allemands.
- 1943 (28 janvier) : décret d’évacuation de la population non indispensable.
- 1943 : premières études d’un plan de reconstruction menées par Jean-Baptiste Mathon.
- 1943 (9 février) : avis d’évacuation obligatoire des « non indispensables », évacuation de la population scolaire.
- 1944 (13 et 14 août) : évacuation totale de la ville (ne restent qu’environ 2000 personnes : défense passive) .
- 1944 (9 septembre) : explosion de l’abri Sadi-Carnot (373 civils et plusieurs centaines d’Allemands morts)
- 1944 (18 septembre) : reddition de la garnison allemande de la Place de Brest et libération de la ville au terme d’un siège qui la laissera en ruines.
- 1945 : création du grand Brest par agrégation des communes voisines : Lambézellec, Saint-Pierre-Quilbignon et Saint-Marc.
- 1947 : explosion de l’Ocean Liberty, chargé en nitrate d’ammonium (plus qu’à AZF), il détruit en partie le quartier de Saint-Marc.
- 1946-1961 : reconstruction de la ville.
- 1950 (mars-avril) : grèves des ouvriers de la reconstruction et des dockers, qui se soldent le 17 avril à la mort d’un ouvrier.
- 1960 : création du Collège scientifique, future université de Bretagne Occidentale.
- 1960 (7 septembre) : remise de la médaille de la Résistance à la ville par le général de Gaulle.
- 1964 : création de l’escadre de l'Atlantique.
- 1974 (1 janvier) : création de la Communauté Urbaine de Brest qui regroupe 8 communes.
- 1994 : inauguration du pont de l’Iroise (en présence d’Édouard Balladur)
- 2000 : création de l’Association des communautés du Pays de Brest.
- 2004 : changement de nom de la communauté urbaine et naissance de Brest Métropole Océane.

Politique et administration

Hôtel de ville de Brest depuis la place de la Liberté Le maire actuel est François Cuillandre. La mairie principale de Brest se situe à l'Hôtel de Ville, place de la Liberté. Il existe 5 mairies de quartier (Bellevue, Saint-Marc, Rive droite, Lambézellec et Europe).

Maires

Intercommunalité

Depuis 1973, Brest forme avec 7 communes voisines une communauté urbaine, appelée Brest Métropole Océane.

Cantons

Brest est divisée en 10 cantons :
- Le canton de Brest-Bellevue est formé d'une partie de Brest (17 472 habitants),
- Le canton de Brest-Cavale-Blanche-Bohars-Guilers est formé d'une partie de Brest et des communes de Bohars et Guilers (16 780 habitants),
- Le canton de Brest-Centre est formé d'une partie de Brest (21 285 habitants),
- Le canton de Brest-Kerichen est formé d'une partie de Brest (18 921 habitants),
- Le canton de Brest-Lambezellec est formé d'une partie de Brest (17 928 habitants),
- Le canton de Brest-L'Hermitage-Gouesnou est formé d'une partie de Brest et de la commune de Gouesnou (15 478 habitants),
- Le canton de Brest-Plouzané est formé d'une partie de Brest et de la commune de Plouzané (16 170 habitants),
- Le canton de Brest-Recouvrance est formé d'une partie de Brest (16 521 habitants),
- Le canton de Brest-Saint-Marc est formé d'une partie de Brest (22 383 habitants),
- Le canton de Brest-Saint-Pierre est formé d'une partie de Brest (14 909 habitants).

Économie

Malgré son image de ville industrielle dont l'activité dépend en grande partie des commandes militaires, le tertiaire représente 75% de l'activité dans le bassin de BrestSource: . Cette tendance à la tertiarisation se poursuit encore, ce qui permet le maintien des effectifs salariés, malgré le déclin industriel. 9 port de commerce français en comptant la réparation navale civile, la ville évolue vers les métiers de recherche et de conception, mais reste résolument attachée à la mer. Elle revendique ainsi la place de premier pôle européen pour les sciences et techniques liées à la mer: 60 % de la recherche française dans le domaine maritime est basée à Brest.

Institutions économiques

Chambre de commerce et d'industrie de Brest

Brest est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Brest, qui gère des infrastructures de réparation navale civile, l'Aéroport de Brest Bretagne, ainsi que le port de commerce de Brest, le port de pêche de Brest, le port de Camaret, le port de Landerneau, le port de Lanildut, le port de l’Aber Wrac’h.

Pôles de compétitivité

Brest est représentée dans trois pôles de compétitivité labellisés par l'État en 2005http://www.competitivite.gouv.fr/spip.php?rubrique36 :
- Le ,
- Le ,
- Le , sur les sciences du vivant et l'agroalimentaire.

Technopôle Brest-Iroise

Le regroupe 4 600 personnes et fédère les mondes de l’entreprise, de l’enseignement supérieur et de la recherche, plus particulièrement dans les domaines suivants:
- Sciences et technologies de la mer,
- Sciences et technologies de l’information et de la communication,
- Sciences du vivant (agro-alimentaire – santé – biotechnologie).

Principaux employeurs

Liste des principaux employeurs sur le territoire de Brest Métropole Océane, par secteurs d'activité, en 2005, source Insee.

Transports

Gare de Brest L’automobile reste le moyen de transport individuel privilégié par les Brestois, le vélo n’étant que peu utilisé, pour bonne partie en raison du relief de la ville.

Transport en commun

GX 327 du réseau Bibus Desservie par une gare ferroviaire et routière qui surplombe le port de commerce, Brest et son agglomération est également dotée d’un réseau de bus appelé Bibus (CTCUB jusqu'en 1986) composé de 22 lignes dont 3 à la demande. Un projet de tramway est à l’étude par la Semtram, le mode fer étant privilégié. Il parcourra à partir de 2012 la ville d’est en ouest en reliant Technopôle à Kergaradec et Froutven.

Transport maritime

Le port de commerce, surtout dédié au transport de vrac, d'hydrocarbures et de conteneurs, est aussi utilisé pour le petit transport de passagers, à destination de la presqu’île de Crozon et des îles de la mer d’Iroise.

Transport aérien

L’aéroport de Brest Bretagne, situé sur la commune de Guipavas, est le aéroport breton pour le trafic passagers, représentant 45% de ce trafic dans la région. Une nouvelle aérogare, d'une forme évoquant une raie manta, devrait être mise en service en 2007 pour porter la capacité de l’aéroport à 1, 8 millions de passagers par an.

Recherche et enseignement supérieur

Principal pôle économique de la pointe Bretagne, Brest dispose de nombreux établissements supérieurs et de recherche :
- Une université pluridisciplinaire : Université de Bretagne Occidentale
- Un Institut universitaire de formation des maîtres
- Des grandes écoles :
- École nationale d'ingénieurs de Brest
- École nationale supérieure des télécommunications de Bretagne
- École nationale supérieure des ingénieurs des études et techniques d'armement
- Institut supérieur de l'électronique et du numérique
- École supérieure de commerce de Bretagne Brest
- École navale
- École supérieure d'Arts de Brest
- École supérieure en microbiologie et sécurité alimentaire
- Des organismes de recherche
- Centre européen de réalité virtuelle
- Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer
- Institut polaire français - Paul Émile Victor
- Centre de documentation de recherche et d'expérimentation sur les pollutions accidentelles des eaux
- Service hydrographique et océanographique de la marine

Culture

Organismes culturels

Bibliothèques

Le est constitué de 10 succursales réparties dans les différents quartiers de Brest. La Bibliothèque centrale (ou Bibliothèque d’Étude), située au 22 rue Traverse, abrite d’importantes collections encyclopédiques de niveau universitaire ainsi que volumes patrimoniaux : ouvrages anciens, manuscrits, cartes et plans, fonds spéciaux (1500 ouvrages et périodiques du à nos jours sur les échecs, fonds mer, fonds breton, fonds nobiliaire). Depuis 1968, la Bibliothèque municipale de Brest est inscrite sur la liste des bibliothèques classées.

Musées

Tour Tanguy Le Musée de la Marine abrite une très belle collection de maquettes de navires, tableaux, sculptures. Il se trouve dans le Château. Le Musée de la Tour Tanguy est un musée municipal gratuit présentant divers documents historiques et maquettes reconstituant le vieux Brest d’avant 1939. Le Musée des Beaux-Arts se veut un point d’ancrage dans la ville nouvelle : un lieu où retrouver, à travers l’expression artistique, une mémoire ailleurs effacée. C’est pourquoi on privilégia d’emblée l’acquisition de peinture européenne depuis la fin du jusqu’à nos jours. Le Musée Mémorial Fort Montbarey raconte l’histoire du Finistère pendant la Seconde Guerre mondiale et sa libération. Le château Le Centre d’art Passerelle se donne pour objectif de promouvoir la création plastique contemporaine en favorisant les échanges avec d’autres formes d’expression artistique (manifestations à caractère événementiel, impromptus poétiques, chorégraphiques et musicaux). Océanopolis est un parc de découverte des océans. Il comporte 3 pavillons (tempéré, polaire et tropical, et associe à une contenu scientifique des mises en scène impressionnantes, ses 42 aquariums contenant, outre quelques 3, 7 millions de litres d’eau de mer, animaux de 1 000 espèces différentes. Le Conservatoire national botanique, niché au cœur du vallon du Stang-Alar, est un espace unique de 40 hectares de réputation internationale. Il recueille, conserve et cultive les espèces rares en voie de disparition des îles du monde entier.

Monuments et lieux touristiques

La rue de Siam Brest est connue pour son pont de Recouvrance, son arsenal militaire et sa rue de Siam. Le Château et la Tour Tanguy sont les deux monuments les plus anciens. À Recouvrance, les cent mètres du bas de la rue Saint-Malo, authentique habitat populaire du , constituent une promenade pittoresque. En suivant le chemin côtier par la route de la Corniche, on peut rejoindre le phare du Portzic.

Fête internationale de la mer, des bateaux et des marins

Voiliers dans la rade lors de Brest 2004 Tous les 4 ans, depuis 1992, en juillet, Brest accueille la grande fête internationale de la mer, des bateaux et des marins. Le clou de la fête est la grande régate pendant laquelle l'ensemble de la flotte navigue de Brest à Douarnenez où se prolonge la fête, en longeant la côte rocheuse et découpée de la pointe Bretonne, et passant pour beaucoup entre les Tas de Pois.
- Brest 1992 en fut la première édition. L'ouverture de la Penfeld aux civils constitua une attraction qui explique en partie le succès inattendu de la fête, avec près d'un million de visiteurs. Le moment fort de la fête fut sans conteste la mise à l'eau, le 14 juillet, d'une goélette, réplique d'un aviso du début du . Baptisée « La Recouvrance », du nom du plus célèbre quartier de Brest, elle porte haut les couleurs de la ville. Depuis cette époque elle propose des croisières, est présente à chaque fête et peut souvent être admirée dans le port de Brest, au quai Malbert.
- Brest 1996 s'est déroulée du 13 au 20 juillet 1996.
- s'est déroulée du 13 au 17 juillet 2000.
- s'est déroulée du 10 juillet au 15 juillet (au soir) 2004. Elle a accueilli près de 2000 voiliers traditionnels venant de 20 nations différentes. Cette fête apporte des nouveautés majeures par rapport aux précédentes fêtes, comme des jangadas (bateaux brésiliens), des bateaux Vikings, des yoddlers.
- aura lieu du 11 au 17 juillet 2008.

Festivals

Les Jeudis du Port Tous les jeudis soirs d'été depuis 1998, la Ville organise les , soirées de concerts gratuits et d'arts de la rue sur les quais du port de commerce, qui font rimer qualité artistique et succès populaire. Tous les ans au mois d'avril, la lance le Printemps des sonneurs, qui permet à dix à vingt bagad de présenter au public leur répertoire de la saison à venir, après un défilé des différents bagadoù. Il se termine par un « triomphe » où les quelques centaines de musiciens jouent ensemble sur les marches de la Mairie, place de la Liberté. Cette fête a pour origine le cinquantième anniversaire de la Kevrenn Brest Sant-Mark qui avait été créée pour récolter des fonds pour aider les victimes de l'explosion de l'Ocean Liberty en 1947. Brest avait déjà organisé de 1953 à 1970 le Festival des cornemuses, qui a inspiré en 1972 le Festival interceltique de Lorient. Le à lieu en novembre. Il est organisé par l’association Côte Ouest. Le festival de musique électronique Astropolis, se déroule à Brest et au Manoir de Keroual, à Guilers, au début du mois d'Août. D'autres festivals ont également vu le jour dans la ville comme celui du conte (en novembre), le festival de la radio et de l'écoute à Brest (en décembre, organisé par l’association Longueur d’onde) et enfin le (en octobre, organisé par Canal Ti Zef). Le Forum des usages coopératifs organise une rencontre francophone des acteurs de l’internet et du multimédia en juillet les années paires.

Littérature

-Ouvrages évoquant le "vieux Brest"
- À bord de l'Etoile Matutine de Pierre Mac Orlan (1920)
- Kleier eured de Roparz Hemon (1934)
- L'ancre de miséricorde de Pierre Mac Orlan (1941)
- Poème Barbara dans Paroles de Jacques Prévert (1946)
- Querelle de Brest de Jean Genet (1947)
- La prison maritime de Michel Mohrt
- Nenn Jani de Roparz Hemon (1974)
- Les Clients du Bon Chien jaune de Pierre Mac Orlan (1926)
-La reconstruction de Brest
- Brest-en-baraques : Histoire d'une ville provisoire, 1945-1975 de Françoise Rouxel (1998)
- Brest en reconstruction: Antimémoires d'une ville de Pierre Le Goic (2001)

Musique

- : fanfare.
- La Fanfare Zebaliz'
- Fanfarnaum'
- : bagad.
- Ensemble Matheus : classique.
- : pôle d’enseignement des musiques actuelles.
-
-
- : l’association musicale de la ville de Brest.
- .
- : percussions.
- : musique ancienne.
- Electric Bazar Cie

Spectacle vivant

Le Fourneau, fabrique d’arts de la rue, sur le port
- : fait revivre la si rare et charmante rue Saint-Malo
- est un lieu de transmission et d’expérimentation théâtrale.
- Le Théâtre de l’Instant : théâtre s’ouvrant au public pour les créations de la troupe.
-Troupes :
- : theâtre engagé.
-
- : compagnie professionnelle de théâtre.
- : Ligue d’Improvisation de Brest et de l’Île D’Ouessant.
- : théâtre contemporain.
- Salles de spectacle :
- : Scène nationale.
- : Centre National des Arts de la Rue.
- : cabaret-concert.
- : La Salle dédiée aux Musiques Actuelles.
- Centre de création musicale (CCM) : association ayant pour vocation de former aux techniques musicales et de production les musiciens amateurs ou professionnels, et de proposer des lieux de répétitions.

Médias locaux

-Radios
- : radio privée associative à Brest.
- : radio associative depuis 25 ans.
- : la dernière et la plus jeune des radios associatives sur Brest, depuis 2001.
-Télévisions
- : la télé différente.
- Télévision générale brestoise, TGB fabrique de la TV, à Brest et autour, en asso et sans but lucratif.

Vie associative des quartiers

La ville de Brest dispose de :
-8 maisons pour tous
-9 patronages laïques
-6 centres sociaux et des associations thématiques telles que le GPAS, le CAP/CSF, le Bureau Information Jeunesse, l'Office des Retraités Brestois, etc ... Ces associations sont animées et gérées par des bénévoles. Elles sont souvent affiliées à une Fédération d'Education Populaire.

Sport

La ville de Brest s'est vue confier le Grand Départ du Tour de France cycliste 2008, lequel fera le tour de la Bretagne en 3 étapes.
-Équipements sportifs
- 1 patinoire
- 5 piscines couvertes
- 2 vélodromes
- 1 piste de bi-cross
- 3 golfs (Pays de Brest)
- 1 swin golf
- 5 centres équestres
- 76 courts de tennis
- 1 site naturel d’escalade
- 4 grands murs d’escalade
- 1 aéro-club
- 75 terrains de grands jeux (football et rugby)
- 90 aires de jeux couvertes, gymnases, salles spécialisées
- 9 stands de tir
- 1 circuit couvert de karting
- équipements pour skate-board dans plusieurs quartiers
- 45 000 licenciés tous sports confondus Les activités nautiques sont regroupées sous le label Station nautique, qui regroupe 4 centres nautiques dont le Centre nautique brestois, ouvert toute l’année. Le port de plaisance de Brest, port de Plaisance de Bretagne comporte 1460 places et 120 places visiteurs
-Sports collectifs
- Stade Brestois : Football - L2
- Étendard de Brest : Basket-ball - Pro B
- Albatros de Brest : Hockey sur glace - D2

Personnages célèbres

Note : Certains personnages correspondent à plusieurs catégories. Ils sont listés uniquement sous la première catégorie leur correspondant.

Artistes et écrivains

Militaires

Politiques et serviteurs de l'État

Scientifiques

Sportifs

Divers

- Eugène-François Vidocq, aventurier français de passage en tant que forçat
- Jean Quéméneur, personnage imaginaire héros de la chanson brestoise La complainte de Jean Quéméneur
- Loïk Le Floch-Prigent, PDG de l'entreprise Elf Aquitaine entre juillet 1989 et août 1993.

Jumelages

- ,
- ,
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- .

Jumelages-coopération

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- .

Protocole d'amitié

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Voir aussi

Cartes anciennes

Image:017 001.jpg|Ville de Brest (1692) Image:017 002.jpg|Ville de Brest (....) Image:Bellin - Plan Brest 1764.jpg|Plan de Brest 1764 Image:017 004b.jpg|La Rade et du Port de Brest - 1779 ===
Sujets connexes
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