Castor (genre)

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Le Castor regroupe aujourd'hui deux espèces de rongeurs semi-aquatiques : le castor européen en Eurasie, et le castor canadien en Amérique du Nord. Principalement connus pour les barrages et les huttes qu'ils construisent sur les rivières, ces animaux ont été chassés depuis l'Antiquité, ce qui les a conduit au bord de l'extinction. Depuis qu'ils sont protégés, quelques populations se reconstituent en Europe dans des pays où ils avaient disparu, souven
Castor (genre)

Le Castor regroupe aujourd'hui deux espèces de rongeurs semi-aquatiques : le castor européen en Eurasie, et le castor canadien en Amérique du Nord. Principalement connus pour les barrages et les huttes qu'ils construisent sur les rivières, ces animaux ont été chassés depuis l'Antiquité, ce qui les a conduit au bord de l'extinction. Depuis qu'ils sont protégés, quelques populations se reconstituent en Europe dans des pays où ils avaient disparu, souvent depuis la fin du Moyen-Âge.

Taxonomie

La silhouette du castor peut être confondue avec celle du rat musqué ou du ragondin, deux espèces introduites, qui en Europe peuvent être piégées, empoisonnées ou tuées La machoire et la dentition du castor sont parfaitemnet adaptées à la fois à l'écorcage et à la coupe du bois. C'est unique dans le monde des mammifères Sa queue plate lui est très utile sous l'eau, dans les courant, ou lorsqu’il doit positionner les branches de son barrage Le castor, dont les incisives sont aussi aiguisée qu'un bon ciseau à bois peut couper des arbres assez épais, mais il s'agit alors d'essences à bois tendres Contrairement à une idée répandue, le castor n'a pas toujours besoin d'un milieu densément boisé ni d’une eau de très bonne qualité. Ici (en Lithuanie) il a colonisé des fossés agricolesde drainage qu'il contribue à maintenir en eau en été Barrage caractérisique de castor, ici dans le Lassen Volcanic National Park (Canada). Dans les milieux boisés alluviaux, le castor « ouvre » de petites clairières inondées, ce qui favorise une biodiversité plus importante Hutte de castor près de Saguenay, au Québec Le travail des castors, en aval des chutes du Niagara, tel qu'imaginé par l'européen (Herman Moll) qui en 1654 n'en avait sans doute jamais vu (Le castor ne transporte pas de pierres ou mottes de terre sur sa queue) Le castor est également présent en Amérique du Sud (ici près de la ville d'Ushuaia en Argentine) Bûche et copeaux non consommés serviront d'aliment à de nombreux invertébrés et champignons et formeront un humus propice à la repousse des arbres Le genre Castor est le seul membre de la des Castoridae, famille crée par le zoologiste allemand Wilhelm Hemprich en 1820. Il existe actuellement deux espèces: le castor canadien Castor canadensis (selon Kuhl, 1820) et le castor européen Castor fiber (selon Linnaeus, 1758). Une troisième espèce, le castor géant Castoroides ohioensis a disparu lors de la dernière ère glaciaire.

Description

Morphologie

Le castor est particulièrement bien adapté à la vie amphibie. Il possède des narines obturables, une épaisse fourrure imperméable, de grandes pattes postérieures palmées et une queue large et aplatie en forme de truelle, couverte d'écailles qui lui sert de gouvernail lors de la nage. Il n'existe pas de différences externes notables entre mâle et femelle. Il est le plus grand rongeur d'Eurasie et d'Amérique du Nord; il peut atteindre un mètre de long pour un poids de 20 à 30 kg et vivre jusqu'à 26 ans. Il est le deuxième plus gros rongeur au monde après le capybara qui vit en Amérique du Sud et pèse 50 kg. Contrairement à une idée répandue, le castor européen est légèrement plus lourd que son cousin nord-américain.

Dentition

La denture du castor est typique des rongeurs. Il ne possède pas de canines et ses incisives particulièrement développées, à croissance continue et taillées en biseau, lui permettant d'efficacement ronger le bois des arbres. Sa formule dentaire est :

Castor canadien

Il est morphologiquement proche de son cousin européen, dont il se distingue physiquement par un moindre poids, un pelage plus foncé et un os nasal crânien aux bords plus convexes. Le Castor canadien possède cependant huit chromosomes de moins. Il est réputé pour ses barrages de bois colmatés par de la terre qu'il construit dans les rivières où il vit.

Castor européen

Mode de vie

Les mœurs aquatiques du castor, sa queue écailleuse et ses pattes postérieures palmées ont longtemps fait penser que sa partie postérieure était apparentée aux poissons. En 1737, Georges Buffon disait alors que le castor est «le seul qui ressemble aux animaux terrestres par les parties antérieures de son corps, paroisse en même temps aquatique par les parties postérieures. Il fait la nuance des quadrupèdes aux poissons». Principalement actif la nuit, le castor est réputé pour avoir une mauvaise vue, mais un bon odorat et l'ouïe fine.

Alimentation

Le castor est exclusivement herbivore. Il est caecotrophe (comme la marmotte), c’est-à-dire qu'il digère deux fois ses aliments en ravalant ses crottes molles. Selon les saisons, il se nourrit d'écorces tendres, de pousses, de fruits, d'herbe, de feuilles... Il abat les arbres pour accéder aux feuilles en utilisant ses incisives très puissantes. Il peut abattre des arbres ayant jusqu'à un mètre de diamètre. Ses incisives poussent en permanence et il les aiguise en frottant celles du haut contre celles du bas, comme tous les rongeurs. En hiver, le castor se nourrit de branches qu'il a accumulées dans une réserve sous l'eau.

Habitat

le castor est une espèce qui aménage son habitat. Son milieu de vie est principalement aquatique. Bien qu'il puisse rester sous l'eau 15 minutes en apnée, un castor ne s'éloigne jamais de plus de 30 mètres du rivage. Afin de construire son habitat, le castor abat principalement les arbres à bois tendre tels le bouleau, le saule, le peuplier, et le tremble, mais apprécie également des bois plus durs comme le chêne ou le frêne. Il ne ronge que rarement les résineux, et quasiement jamais les aulnes. Le castor vit dans une hutte, qui est généralement appuyée à la berge. Elle est construite avec des branches de bois et de la terre. Cette hutte est en général composée d'une entrée et de deux chambres. L'accès s'y fait essentiellement sous l'eau, mais la chambre principale est sous terre. Afin de renouveler l'air et de sécher la litière qu'il y amène, le castor intègre à sa hutte des conduites d'aération. Sur un même site, on trouve plusieurs huttes de tailles différentes, et dont la fonction varie selon les périodes de l'année. En hiver, c'est la hutte la plus proche d'une zone d'abattage qui sera le plus souvent utilisée, tandis qu'au printemps, certaines huttes seront plus occupées lors de la reproduction. Les castors vivent en famille sur un territoire bien déterminé. Lorsqu'un territoire est épuisé, la famille se déplace pour chercher une nouvelle zone riche en nourriture. Les berges délaissées se reboiseront progressivement pour redonner après quelques années un nouveau territoire nourrissant. Lorsque les petits sont chassés de la cellule familiale, ils partent à la recherche de nouvelles zones à coloniser, et d'un(e) partenaire pour fonder une nouvelle famille. Le castor fabrique des barrages, qui peuvent atteindre plus de 75 mètres de long et plus de 1 mètre de haut. Il construit ces barrages afin de retenir l'eau, et créer ainsi des zones dans lesquelles il peut se déplacer en toute sécurité. Le castor n'apprécie pas de circuler sur terre mais il doit malgré tout s'y rendre afin d'y chercher sa nourriture. Ces retenues d'eau lui permettent donc de se rendre à la nage sur les divers sites de son territoire. Cela lui permet également de ramener vers sa hutte le bois qu'il mangera, ou qui lui servira dans différents travaux de réparation, ou de construction, d'une de ses huttes ou barrages. Le castor se crée des réserves de nourriture, sous l'eau, à l'entrée de sa hutte en prévision des grands froids (gel). Il a besoin d'un minimum de 30 cm d'eau pour se déplacer aisément. Les barrages et les huttes sont construits avec du bois de différents diamètres, et le tout est colmaté avec de la terre qu'il tasse avec ses mains (et non pas avec la queue comme on l'a longtemps cru).

Reproduction

Le castor est monogame et reste fidèle à sa partenaire tout au long de sa vie. La maturité sexuelle arrive vers l'âge de trois ans, moment auquel jeunes castors sont alors chassés de leur cellule familiale. L'accouplement a lieu dans l'eau entre janvier et février/mars chez les deux espèces, après quoi la gestation dure un peu plus de cent jours. Une portée comporte généralement entre deux et quatre petits qui naissent avec une fourrure complète et les yeux ouverts, à l'intérieur de la hutte. Anecdote amusante : le castor confond parfois la femelle castor avec la femelle marmotte.

Prédateurs

Le castor possède de nombreux prédateurs naturels tels que le loup, le coyote, l'ours brun et le lynx. En Europe, la plupart des prédateurs naturels ne sont pas présents ou ont pratiquement disparu comme l'ours.

Répartition

Victime de la chasse, il avait au milieu du presque disparu de toute l'Europe, mais des mesures de protection de l'espèce et théoriquement de son habitat furent prises en France dès 1905, et dans divers pays, avec des réintroductions, comme en Scandinavie dès les années 1925-1935), suivies d'autres séries de réintroduction ou recolonisations naturelles sur certains cours d'eau dans de nombreuses régions d'Europe. Ces réintroductions lui ont permis de recoloniser certains de ses habitats.

En France

Le castor est présent dans le delta du Rhône et le rhône où l'effectif frôlerait actuellement les 3 000 sujets. Cette population se répartit sur le fleuve lui-même mais également sur la plupart de ses affluents en aval de Lyon (dont le Gardon, le Tarn, l'Ardèche, la Cèze, le Chassezac, l'Isère, la Drôme, etc.). Dans ces régions à substrat rocheux, il fait peu de barrages. Certains individus se seraient également implantés récemment plus au nord jusqu'à la Saône et certains petits affluents du Jura français dont les conditions environnementales seraient plus favorables à leur habitat (notamment à cause de la pollution du Rhône, mais surtout de son artificialisation et de l'aménagement des berges et digues pour les besoins du trafic fluvial ou le contrôle des crues). Des castors vivent également sur le Vidourle, un fleuve côtier qui rejoint directement la mer et non le Rhône. Dans son ouvrage « Au pays des castors », Paul-Henry Plantain mentionnait dans les années 1970 une colonie sur le Vidourle, réputée récemment disparue. On peut imaginer que des animaux ont été importés sur le Vidourle de manière officieuse, mais la colonie considérée comme éteinte dans le livre de Plantain pourrait aussi correspondre à un peuplement très ancien, distinct du rhodanien. Une étude génétique de ces animaux pourrait lever le doute. Depuis les années 1990, de petites populations se reconstituent sur le bassin versant de la Loire (Lignon de Haute-Loire, Loire en Forez et Roannais, Allier), et le castor y est aujourd'hui bien présent jusqu'en Loire-Atlantique La répartition du castor sur le bassin versant de la Loire et en Bretagne, sur le site de l'. Les réintroductions n'expliquent qu'une faible partie de cette expansion, le dynamisme de l'espèce, sa capacité à franchir les obstacles topographiques (il semble avoir franchi seul la ligne de partage des eaux entre Rhône et Loire, en haute Ardèche), lui permettent de recoloniser et d'animer à nouveau des kilomètres de ripisylves alluviales, maintenant qu'il est complètement protégé.

En Belgique

Après un retour "naturel" à partir de la France et de l'Allemagne, la population de castors est estimée à environ 400 individus. L'animal re-colonise progressivement tout le territoire, sans causer trop de problèmes dans les zones à forte population humaine, et on peut l'apercevoir jusqu'en ville, et dans des zones réputées polluées, du moment qu'il dispose d'une ripisylve de la qualité qui lui convienne. Des familles de castor ont localement été réintroduites.

Dans les autres pays européens

Plusieurs centaines de castors vivent aussi dans le bassin de l'Elbe et en Scandinavie.

Rôle écologique particulier du castor

Le castor, à la fois « bûcheron », « hydraulicien » et « terrassier » est un animal qui présente des caractéristiques particulière et inhabituelle d'aménageur de son écosystème ;
- En "ouvrant" à la lumière les ripisylves, les forêts galeries, et les fonds de vallées, et en inondant certains terrains, les familles de castors recréent et entretiennent des chapelets de zones humides s'alimentant les unes les autres. Ces milieux sont propices à l'épuration de l'eau, à la complexification des cours d'eau et de leurs écotones, au développement de la faune et de la flore (fleurs sauvages, insectes, batraciens, oiseaux, algues, poissons...), qui renforcent fortement l'alimentation des nappes phréatiques (Cf. Loi de Darcy) là où il fait des barrages importants. Si les ressources en écorce viennent à manquer localement, la famille de castors cherche un autre endroit où s'installer en aval ou en amont, laissant le temps aux arbres de repousser avant un nouveau retour. Si une famille disparait (prédation, maladie..), le barrage cède, laissant un nouvel espace ensoleillé ouvert à la colonisation des plantes pionnières. Ces cycles sont favorables à l'entretien d'une biodiversité plus élevée que s'il n'était pas présent.
-En régulant le débit des cours de l'eau de l'amont des grands cours d'eau, et en conservant des quantités importantes d'eau près du haut des bassins versants, il diminue également, et très efficacement, les risques de sécheresse en amont de ses barrages, et d'inondations en aval de ceux-ci, lors des crues. Ce sont des avantages pour l'écosystème, mais aussi pour l'Homme. (La condition est de lui laisser un nombre suffisant d'arbres, tiges et branches à ronger). Les peupleraies ou les arbres qu'on souhaite conserver en lisière de cours d'eau peuvent être préservées par un simple grillage bas posé autour de l'arbre, ou quelques fils électrifiés.
-On a aussi noté qu'en Europe, là où le castor était revenu, les populations de rat musqué régressaient.
- On a noté qu'après l'extinction de plusieurs de ses populations dans plusieurs régions du Canada, la disparition de ses barrages a entrainé un manque d'eau, puis des sécheresses et incendies de forêts. Ces conséquences ont entrainé la décision de le réintroduire dans plusieurs zones où les incendies ont effectivement été réduits par la réapparition des barrages. Pour toutes ces raisons, le castor est de plus en plus considéré comme un auxiliaire efficace de l'homme dans ses opérations de renaturation, de génie écologique et de gestion différentiée des berges, ou de manière générale pour une bonne gestion des cours d'eau et la restauration quantitative et qualitative de cette ressource, quand les questions de coexistence avec les agriculteurs ou sylviculteurs riverains ont été préparées et solutionnées. De plus, à la différence de la loutre, il est peu exigeant sur la qualité de l'eau et peut ainsi recoloniser certaines zones de qualité médiocre qu'il contribuera à écologiquement restaurer.

Menaces

Pollution

Le castor semble bien résister aux polluants organiques. La qualité de l'eau ne constituerait pas un facteur limitant. Il semble cependant plus exposé à la pollution aux métaux lourds comme le cadmium car les saules qui constituent son alimentation de base l'accumulent.

Modification de l'habitat

L'habitat du castor a fortement été modifié en Europe (rectification du tracé des rivières, barrage, culture, …). Les constructions des castors peuvent entraîner des dégats aux constructions humaines, d'où risque de conflits.

Chasse

La chasse est la première menace pour l'espèce. Ces animaux ont été chassés depuis l'antiquité pour leur fourrure, leur chair et pour le castoréum, une substance huileuse sécrétée par des glandes sexuelles situées en-dessous de la queue (assimilées à tort aux testicules). Cette chasse a failli les conduire à l'extinction. Une fable d'Ésope raconte comment un castor, ne pouvant plus échapper aux chasseurs qui le poursuivait, se mutila pour éviter d'être pris. Au Moyen-Âge, le castor européen a été largement chassé pour sa chair, car les chrétiens étaient autorisés à en manger le vendredi, celle-ci étant assimilée à du poisson et non de la viande, en raison de la vie aquatique de l'animalManger au Moyen âge, Bruno Laurioux, éditions Hachette Pluriel, p 115 (Voir aussi carême). Facile à capturer, le castor canadien a longtemps été chassé (pour sa fourrure et le castoréum) par les trappeurs, qui l'ont fait disparaitre de plusieurs régions. L'impact écologique de sa disparition a déclenché le lancement de programmes de réintroduction, qui lui ont permis de réintégrer certaines zones desquelles il avait disparu. Bien qu'il soit un des symboles nationaux du Canada, le castor y est considéré dans plusieurs régions comme un animal localement envahissant. Après son retour ou sa réintroduction, il peut à nouveau inonder des zones où l'on a entre temps construit des routes ou planté des champs. On contrôle alors le niveau d'eau au moyen de siphons autoamorcés silencieux (car le bruit de l'eau qui coule, est un stimulus qui lui fait construire ou colmater son barrage) Dans de nombreux pays, il pâtit de sa ressemblance avec le ragondin (aussi appelé myocastor) et avec le rat musqué, espèces invasives et considérées comme nuisibles car dégradant fortement les berges. Il est parfois aussi empoisonné par les appâts empoisonnés destinés à éliminer les rats musqués. Des mesures permettant de protéger les castors de ces appâts sont expérimentées.

Mesures de protection et de réintroduction

Le castor européen est aujourd'hui protégé par la Convention de Berne – Annexe 3. Il est aussi en cours de réintroduction ou de repeuplement dans plusieurs pays d'Europe, dont en Suisse, Allemagne, Belgique, Pays-Bas. Il a été réintroduit dans toutes les régions françaises métropolitaines, sauf la région parisienne et le Nord/Pas de Calais.

Symbole

Le castor présent sur certains blasons est un symbole héraldique de l'acharnement au travail et de la construction Emblème et « espèce-phare » au Canada, le castor figure sur la pièce canadienne de 5 cents Le castor est l'emblème officiel du Canada et de l'État d'Orégon aux États-Unis. Étant considéré comme « l'ingénieur de la nature » en raison de son ingéniosité, sa maîtrise des travaux hydrauliques, et ses constructions, il figure sur de nombreux blasons, et est la mascotte de plusieurs universités, comme le Massachusetts Institute of Technology, le California Institute of Technology, l'Oregon State University (États-Unis) ou la London School of Economics (Royaume-Uni). C'est une espèces qui semble avoir la sympathie du public et des enfants. Il figure dans de nombreux dessins animés ou récents films d'animation, par exemple les castors Bell.

Étymologie

En latin

Le latin désignait le castor avec trois mots :
- fiber ;
- beber (équivalent celtique de fiber), qui semble à l'origine de l'appellation de l'animal dans les langues germaniques, avec par exemple, beaver en anglais, bever en néerlandais ou Biber en allemand) ;
- castor, que le français a conservé ainsi que les autres langues romanes (italien castoro, castillan et portugais castor).

Durant le Moyen-Âge

L'ancien français utilisait le mot bievre (venant suppose-t-on de beber), qui est à l'origine du nom de nombreuses rivières dans diverses régions de France et de Belgique. Par exemple, la Bièvre, le Beuvron, la Vèbre, le Vébron, la Beuvronne, ainsi que d'autres. Il est aussi à l'origine de noms de villes telles que Beuvry, la Beuvrière, et pourrait avoir un lien avec le mot « bief » (cf. Barrage du Castor). Le terme a ensuite été supplanté par le mot castor en moyen français.

Avant le latin

On a supposé au mot latin beber une racine indo-européenne issue du sanskrit babhrúh, qui signifie à la fois brun et mangouste. L'explication la plus probable fait descendre le mot castor du mot sanskrit kasturi qui signifie musc. L'utilisation du castoréum en parfumerie était en effet connue par les Indo-Européens depuis l'Antiquité. D'autres ont avancé l'hypothèse que castor proviendrait du mot grec kastôr (qui brille), surtout utilisé comme nom de personne. Cela serait lié à Castor, frère jumeau mythologique de Pollux et protecteur des femmes, le castoréum passant pour guérir les maladies de l'utérus.

Annexes

Notes

Références

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Orientation bibliographique

- Maurice Blanchet, Jeanne Blanchet, Olivier Bodmer et Vincent Germond, Le castor et son royaume, Delachaux & Niestlé, 1994 : 311 p.
- Claude-Marie Vadrot, Le castor, Actes Sud, 2000, (Le castor en France...)
- La Hulotte numéros 85 et 87.

Articles scientifiques

- Gallant, D., C.H. Bérubé, E. Tremblay, et L. Vasseur. (2004). An extensive study of the foraging ecology of beavers (Castor canadensis) in relation to habitat quality. 82:922–933. (en anglais avec résumé en français)

Voir aussi

- Traite des fourrures Catégorie:Rongeur (nom vernaculaire) Catégorie:Castoridé ar:قندس bg:Бобри bs:Dabar chr:ᏙᏯ cr:ᐊᒥᔅᒄ da:Bæver de:Biber en:Beaver eo:Kastoro es:Castor et:Kobras fi:Majavat gd:Los-leathann he:בונה (בעל חיים) hsb:Bobr it:Castor ja:ビーバー ko:비버 lt:Bebriniai nl:Bevers nn:Bever no:Bevere nrm:Bièvre pt:Castor ro:Castor (animal) ru:Бобровые simple:Beaver sv:Bävrar ta:பீவர் tr:Kunduz uk:Бобер zh:河狸
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