Wallonie

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La Wallonie désigne généralement le territoire régi par la Région wallonneEn éditorial de la nouvelle revue Territoire(s) wallon (s), le Ministre André Antoine écrit: Dès 1998, le Ministre de l’Aménagement du territoire, Michel Lebrun, proposait au Gouvernement la création de la Conférence Permanente du Développement Territorial. Sous ce vocable quelque peu hermétique se profilait une dimension nouvelle de la conduite du territoire en Wallonie: non plus u
Wallonie

La Wallonie désigne généralement le territoire régi par la Région wallonneEn éditorial de la nouvelle revue Territoire(s) wallon (s), le Ministre André Antoine écrit: Dès 1998, le Ministre de l’Aménagement du territoire, Michel Lebrun, proposait au Gouvernement la création de la Conférence Permanente du Développement Territorial. Sous ce vocable quelque peu hermétique se profilait une dimension nouvelle de la conduite du territoire en Wallonie: non plus une administration des circonstances mais une prospective de nos défis.La Wallonie n’est pas une île. L’autonomie législative de son territoire renvoie à l’externalité de ses principaux pôles de développement. C’est de cette réalité qu’est né le Schéma de Développement de l’Espace Régional, le SDER, approuvé par le Gouvernement le 27 mai 1999. , l'une des trois Régions autonomes de la Belgique fédérale. En un sens légèrement plus restreint, le mot désigne aussi la région unilingue belge de langue française qui, à travers cette langue et les langues régionales (wallon surtout, picard ensuite, mais aussi gaumais et même champenois), constitue une vieille avancée latine dans l'Europe des langues germaniques. Pour les autres sens du mot « Wallonie », voir Wallonie (homonymie). Drapeau de la Wallonie Situation de la Wallonie en Europe et dans le monde Les quatre régions linguistiques de Belgique: langue néerlandaise (en jaune)bilingue (Bruxelles-Capitale, en hachuré)langue française (en rouge)langue allemande (en bleu)

Histoire d'un mot

Inventé en français 1844 par Joseph Grandgagnage (1797–1877) dans ses « wallonades », le mot Wallonie (, en wallon Walonreye ou Waloneye, en allemand Wallonien, en néerlandais Wallonië) est formé sur l'adjectif wallon qui lui-même dérive, comme le mot anglais welsh (à rapprocher de gallus, « gaulois » en latin, que l'on retrouve aussi dans "Cornwall" (corngal
, coin celte), "Cornouailles" (France), "Portugal" (Portus Callus, port celte), ou Galice (Espagne)) et le roumain walha, de l'ancien haut-allemand walh ou walah signifiant : celte, étranger romanisé. Ce nom walah, devenu synonyme de roman (dans le sens latin), s'est appliqué à l'origine aux Gaulois du Nord par opposition aux Germains de l'Ouest appelés Teutons ou Thiois. Il a maintenant un sens plus politique puisqu'on parle de Région wallonne comme institution avec son parlement, son gouvernement, son administration, et que certains évoquent la difficile et lente naissance de la notion même de peuple wallon voire de nation wallonne.
- G. Fontaine (1999). Le wallon de poche (Liège – Namur – Charleroi), ASSIMIL évasion, p. 3. ISBN 90-74996-32-9. Les recherches récentes de Jean Germain (voir Notion de la Wallonie au XVIIe siècle), permettent cependant de penser que le mot Wallonia que signale lui aussi Albert Henry a plus de rapport qu'on ne le pense depuis le début du avec le mot français inventé au milieu du . Ceci rendrait presque aussi ancien que Wallons (qui est très largement utilisé dès le ) le mot Wallonie (certes en latin: Wallonia). Et cela rend aussi plus ancienne qu'on ne le pensait une conception dite identitaire de la Wallonie (linguistique et culturelle), avec une configuration spatiale proche de celle d'aujourd'hui. Albert Henry (1910–2002), songeant ici aux invasions germaniques, écrit : Au cours des mouvements de peuples, les Germains transportèrent en pays romanisé le mot wlaha et sa famille . Il s'est alors transposé en latin ou en roman sous diverses formes, pas toujours wallon mais wallois (ou valois) par exemple. Albert Henry, Histoire des mots WALLON et WALLONIE'' Institut Destrée, Namuir, 1990, p. 24 En latin il est attesté depuis le , et a commencé à exister (sous la forme wallon), en ancien français ou en roman au , après avoir existé sous d'autres formes comme valois par exemple. Au , le sens du mot se précise, finit par désigner sous de nombreuses plumes, les habitants de langage roman des Pays-Bas (parfois en une acception quasiment identique aux Wallons d'aujourd'hui). Et, par exemple, les habitants du pays wallons qui émigrent en Suède au (les Wallons de Suède), se sont désignés et ont été désignés par ce terme. Au après la création du Royaume des Pays-Bas en 1815, puis du Royaume de Belgique en 1830, ce nom commença à être revendiqué politiquement par les provinces du sud de la Belgique — ce que Jules Michelet (1799–1874) parmi d'autres appelle dès 1840 le Pays wallon — parallèlement à l'institution du mot Flandre pour désigner le nord de la Belgique. Au milieu du , l'adjectif « wallon » a donc pu désigner un Belge francophone (à Bruxelles et dans d'autres villes de Flandre). Depuis lors, le mot « Wallon » désigne donc le plus souvent un habitant de la Région wallonne (quelle que soit sa langue), sauf les habitants de 9 communes germanophones sur 262 (70000 personnes). Si le terme « wallon » sous sa forme germanique remonte à l'Antiquité, le vocable « wallon » sous sa forme romane définitive est plus récent. En effet, il ne date que du . Quant au mot « Wallonie », il s'agit d'un néologisme proposé en 1886 sous sa forme actuelle (c'est-à-dire « Wallonie » avec une seule lettre « n »), par l'écrivain Albert Mockel (1866–1945), pour les besoins de la cause autonomiste wallonne dont il fut l'un des premiers défenseurs. Cette appellation est vite devenue d'un usage tout à fait courant et fut employée, dès les premières décennies du , tant par les partisans de l'autonomie de la Wallonie que par ceux qui y étaient opposés. Le mot « Wallonie » est d'un usage assez récent et n'a jamais désigné d'entité politique avant que la Wallonie ne devienne une entité identifiée comme telle au , puis une entité fédérée sous le nom de « Région wallonne », disposant dans un cadre constitutionnel fédéral de pouvoirs de plus en plus étendus, y compris sur le plan international.

Symbole de la Wallonie

Fosses-la-Ville, niche avec le coq wallon. La Wallonie possède plusieurs symboles : des armoiries, un drapeau, un hymne, une fête, une devise.

Vers sa signification politique

En 1932, les revendications flamandes et wallonnes aboutirent à la fixation de la frontière linguistique séparant communes flamandes et wallonnes. On utilisa couramment le terme Wallonie pour désigner les territoires des diverses langues régionales romanes en Belgique (qui devinrent au fil du temps de plus en plus francophones, les langues régionales gardant une réelle vitalité), ainsi délimités y compris les extensions de la Province de Liège (Cantons de l'Est, annexés en 1919 par la Belgique aux termes du Traité de Versailles qui mit fin à la Grande Guerre : une partie de ce petit territoire annexé est la Wallonie malmédienne, l'autre constitue aujourd'hui la Communauté germanophone de Belgique). Dans les années 1960, l’économie wallonne, basée essentiellement sur le travail des métaux et l'extraction de la houille (métallurgie, sidérurgie, mécanique, charbonnage), donne de sérieux signes d’essoufflement. Les réformes structurelles nécessaires sont rendues difficiles par la structure unitaire de l’État belge. Dans le même temps la Flandre a réussi son envol, seule référence un peu explicite en ligne, mais qui ne tent pas compte que le envol (« take-off ») wallon est contemporain de celui de la Grande-Bretagne., notamment en se tournant vers le commerce international, et ajoute à la prépondérance numérique qu'elle exerçait depuis longtemps le poids dominant de sa réussite économique. En 1970 et 1980, la marche au fédéralisme belge aboutit à la création deux type d’entités fédérées, les Communautés et les Régions. Les Communautés bétonnent en 1970 les accords territoriaux de 1932 et de 1963, ce qui satisfait aux exigences flamandes axées sur le culturel et la défense de la langue. En 1980, après une décennie de combats, les Wallons obtiennent que les Régions soient également autonomes. Les Régions reçoivent l’autorité sur ce qui est territorial et économique (économie, environnement, énergie, agriculture, travaux publics, organisation des pouvoirs locaux, eaux et forêts, aménagement du territoire, urbanisme, voies fluviales etc.), et les communautés pour ce qui est culturel : enseignement, sport, médias publics, culture. Les Flamands font coïncider Région et Communauté. Les Wallons ont obtenu qu'une partie des matières culturelles (au sens large) soient confiées à la Wallonie (le tourisme, le patrimoine, une partie du sport, certains aspects de l'enseignement), et que les Régions soient les seules entités fédérées qui élisent directement leurs représentants dans les Parlements autonomes respectifs, Parlements aux compétences de plus en plus étendues (notamment, outre des compétences internes, la ratification des traités internationaux signés soit par la Wallonie, soit par la Belgique, comme récemment le Traité constitutionnel européen), et dont les pouvoirs obéissent (comme les Parlements des Communautés élus au second degré), à deux grands principes: les compétences exclusives et l'équipollence des normes.

Géographie

Carte annexée à l'Accord international sur la Meuse La Wallonie peut se situer approximativement à partir du bassin hydrographique de la Meuse, fleuve européen (voir la carte ci-contre). À l'exception de la province du Brabant wallon, au sud de Bruxelles, et une grande partie du Hainaut à l'ouest, qui jouxte la France, le reste de la Wallonie — sauf deux ou trois enclaves, notamment du côté du Grand-Duché de Luxembourg — appartient au bassin mosan. Ce bassin est wallon sur 12 000 de ses 36 000 km². Le bassin mosan couvre les 3/4 du territoire wallon. La Meuse, par Givet (en France), Dinant, Namur, Huy, Liège, contourne le plissement hercynien qu'est l'Ardenne, au nord de laquelle s'établissent trois des quatre grandes villes wallonnes, Charleroi sur la Sambre, Namur au confluent de la Sambre et de la Meuse, Liège. La quatrième grande ville, Mons, se situe à l'ouest de Charleroi dans la partie hors bassin mosan du Hainaut. Le sillon Sambre-et-Meuse, prolongé par la Vesdre à l'est de Liège vers Verviers, a vu s'établir au et au le sillon industriel qui se prolonge aussi vers l'ouest, en Hainaut, vers La Louvière, Mons et la rivière Haine. Celui-ci concentra sur ses 1000 km² près des 2/3 de la population et une industrie qui même en chiffres absolus (acier et charbon) fut la deuxième du monde. Le bassin mosan, au moins du au , comme l'a montré l'historien Félix Rousseau (1887–1981) est le site où s'établira, à ses yeux, une sorte de civilisation, l'Art mosan, avec son pendant, l'art scaldien déterminé par l'architecture de Tournai au bout du Hainaut. Ainsi se concentrent sur la Meuse et le bassin mosan de Givet à Liège, sur l'Ardenne, du Hainaut non mosan à Charleroi, en Brabant wallon, trois des faits géographiques, humains, historiques les plus remarquables de la Wallonie :
- l'Art Mosan, belle page de l'histoire européenne de l'art,
- la longue durée de l' industrie (acier, charbon),
- la romanité de cette partie du bassin mosan (avec Hainaut et Brabant wallon), qui fait de la Wallonie une enclave latine dans les pays germaniques.

Les provinces de Wallonie

Provinces de Wallonie
-Province de Brabant-Wallon (1)
-Province de Hainaut (2)
-Province de Liège (3)
-Province de Luxembourg (4)
-Province de Namur (5)

Les villes et communes de Wallonie

-Liste des communes de Wallonie
-Liste des communes avant fusion de Wallonie
-Liste des villes de Wallonie

Politique

La Wallonie est représentée politiquement par la Région wallonne depuis 1980.

Histoire

Avant 1830

On peut parler d'une Histoire de la Wallonie avant 1830 (date de fondation de l'État belge), non d'une Wallonie existant depuis des millénaires, mais de l'espace qui-correspond-à-la-Wallonie-d'aujourd'hui. Deux traits et faits caractérisent ce passé :
- La conquête de la Gaule par Jules César détermine la romanisation de l'espace correspondant à la Wallonie actuelle, devenue enclave latine dans les pays germaniques au Haut Moyen-Âge. Dans ce cadre, s'épanouit l'Art mosan (800-1600).
- L'industrialisation précoce, avec l'utilisation de la houille (d'abord du charbon de bois), pour transformer le fer, elle va faire des Wallons des spécialistes de l'industrie : Wallons de Suède, Wallons dans l'industrie allemande, puis le reste du monde...
- Une histoire des sciences et des techniques en rapport avec cette continuité, voir notamment Histoire des sciences en Wallonie de 900 à 1800 et Histoire des techniques en Wallonie de 900 à 1800.

De 1830 à 1914

1830 prolonge en un sens ce passé, par divers aspects :
- La révolution industrielle en Wallonie est achevée avant la révolution belge de 1830. Elle annonce la vigueur du mouvement ouvrier en Wallonie.
- Cette révolution est assumée (ou confisquée selon le point de vue) par une bourgeoisie francophone qui a fait son unité en 1828 (l' « Union fait la Force » de l'unionisme), contre la Hollande, bien que divisée en catholiques et libéraux. Cette bourgeoisie de Flandre, Bruxelles et Wallonie impose le français tant en Wallonie qu'en Flandre, où il sera rejeté comme langue officielle.
- Un nationalisme flamand naissant, avec l'appui (contraint) des élites politiques et sociales (francophones) de Flandre, réforme progressivement la législation linguistique. Un mouvement wallon naît parce que ces visées aggravent le poids dominant (clérical et conservateur) de la Flandre face à une Wallonie — toujours minoritaire — plus à gauche et plus laïque, la première à réclamer le fédéralisme, avec la Lettre au Roi sur la séparation de la Wallonie et de la Flandre de Jules Destrée (1863–1936). La Première Guerre mondiale redistribue les cartes.

Depuis 1914


- La Première Guerre mondiale, l'un des évènements les plus importants du , explique la suite des événements. La Wallonie vit quelque temps l'illusion d'une Belgique rassemblée autour d'Albert I (1875–1934), puis s'inquiète d'un mouvement flamand sorti renforcé de la guerre. La frontière linguistique en 1932 est un compromis. Mais les griefs wallons s'exacerbent quand Léopold III (1901–1983) pousse à la rupture avec les alliances française et anglaise à une époque où Adolf Hitler ne fait plus mystère de ses intentions.
- La Seconde Guerre mondiale va diviser encore plus profondément. Lors de l'attaque allemande en mai 1940, certains régiments flamands font défection. Les soldats flamands faits prisonniers le 28 mai 1940 sont libérés, les soldats wallons maintenus en captivité. L'attitude du roi enclenche la grave « Question royale ». Une Consultation populaire (sur le retour de Léopold III au pouvoir) durcit les oppositions. Au cours des événements de 1950 et 1960, la classe ouvrière wallonne, inquiète de la régression économique de la Wallonie, soucieuse de démocratie, intervient plus massivement.
- À partir de 1970, Flandre et Wallonie (Bruxelles également), se taillent une large autonomie à la faveur du fédéralisme belge, sous la poussée de divers facteurs et acteurs. La survie même du pays est en jeu, même si les sentiments d'appartenance en Belgique et Wallonie révèlent que demeure un attachement à la Belgique, combiné au sentiment wallon (ou flamand) et européen.

Histoire des sciences et techniques

- Histoire des sciences en Wallonie de 900 à 1800
- Histoire des techniques en Wallonie de 900 à 1800

Culture

Cantilène de sainte Eulalie, premier texte littéraire "français", de 880 ou 881 Pour mieux visualiser: . Il amalgame langues endogènes (ou préfigurations) de la Wallonie actuelle), soulignant son appartenance romane. Texte suivi d'un texte en ancien allemand, le Ludwigslied Tournai (Région wallonne), la cathédrale Notre-Dame Rappelons que les matières culturelles sont de la compétence de la Communauté française de Belgique. Ce terme ne désigne pas une institution représentant les Français résidant en Belgique, mais bien une entité fédérée compétente dans le domaine de la culture et de l'enseignement dans les régions de langue française (y compris la région bilingue de Bruxelles-Capitale). La Communauté française siège à Bruxelles et assure une certaine solidarité entre francophones de la Région wallonne et francophones de Bruxelles. Certains politiciens wallons souhaiteraient que les compétences de la Communauté soient transférées à la Région, mais il est incertain de savoir quel support ce type de projet aurait auprès de la population qui montre que si les Wallons souhaitent, à 31, 4 %, que la Région se charge de la culture, 20, 5 % choisissent la Belgique, 16, 5 % la Communauté et même 16, 5 % l'Europe Il existe enfin un courant important en Wallonie qui est proche du Manifeste pour la culture wallonne et de ce que les Québécois appellent la culture québécoise, soit une volonté de considérer la Wallonie comme émancipée culturellement tant de la Belgique que de la France. Les sentiments peuvent se mélanger et les sentiments d'appartenance en Belgique et Wallonie, de Belgique et de Wallonie, se retrouver confondus chez la même personne, voire renforcés l'un par l'autre. Il est possible d'affirmer une culture de la Wallonie tant sur le plan du Patrimoine que de la création contemporaine (BD, cinéma, peinture) et d'attribuer en ce sens des œuvres à des Wallons puisque les habitants de la Wallonie actuelle portent ce nom depuis environ six siècles, même si aucune entité politique ne correspondait à cet ensemble de Wallons territorialement plus large que l'actuelle Wallonie. Voir aussi : Liste des ministres de la culture en Belgique francophone.

Langues


- Plus de 96% des communes de la Région wallonne (253 sur 262) ont comme langue officielle unique le français. Parmi celles-ci quatre d'entre elles organisent des facilités linguistiques pour leurs habitants usant du néerlandais: Comines-Warneton (Komen-Wasten), Enghien (Edingen), Flobecq (Vloesberg), Mouscron (Moeskroen). Trois accordent des facilités en allemand et en néerlandais uniquement en matière d’enseignement (les facilités en matière administrative pourraient théoriquement être demandées par le conseil communal et approuvées par un arrêté royal, et ensuite par une loi) : Baelen, Plombières (en allemand : Bleyberg), Welkenraedt. Deux organisent des facilités en allemand: Waimes (en allemand : Weismes), Malmedy (parfois écrit erronément avec un accent aigu : Malmédy).
- Les 9 communes germanophones de la Région wallonne organisent toutes des facilités en français pour leurs habitants wallons ou francophones: Amblève (en allemand : Amel), Bullange (en allemand : Büllingen), Burg-Reuland, Bütgenbach (en français parfois sans umlaut : Butgenbach), Eupen, La Calamine (en allemand : Kelmis), Lontzen, Raeren, Saint-Vith (en allemand sans trait d’union : Sankt Vith ou St. Vith). Ces 9 communes forment la région linguistique de langue allemande; les 253 autres communes forment la région linguistique de langue française qui comprend environ 98% de la population de la Région wallonne. Les neuf communes germanophones et les communes de Waimes et Malmedy forment une région dénommée Cantons de l’Est, soit les territoires prussiens annexés par la Belgique en 1919 à la suite du Traité de Versailles.
- La langue régionale de ces 253 communes est principalement le wallon. Le picard est parlé (dans le triangle Mons-Ath-Tournai), soit une grande partie du Hainaut, le lorrain (ou gaumais) en Gaume (la région de Virton), et le champenois dans trois petits villages dont Sugny. Dans quelques communes proches du domaine flamand, allemand ou luxembourgeois des langues régionales germaniques comme le luxembourgeois (dans l'arrondissement d'Arlon et le canton de Saint-Vith), les dialectes flamands et limbourgeois sont encore pratiquées, par quelques personnes ou villages selon l'endroit. L'Union culturelle wallonne a comme objectif la défense du wallon, du picard, du lorrain, du champenois et du francique (ou luxembourgeois). . Elle fait partie de l'AIDLCM (l'association internationale des langues et cultures menacées), .
- Les langues de l'immigration - surtout l'italien - ont une importante place, comme dans tous les pays du monde, mais le français est la seule langue qui soit actuellement comprise et parlée par l'ensemble de la population, à quelques exceptions près.

Artisanat

- Cristalleries du Val-Saint-Lambert
- Dinanderie (travail du cuivre) à Dinant
- Dentelle au point de Binche
- Grès de La Roche-en-Ardenne
- Poterie de Bouffioulx
-

Traditions et folklore

La ducasse de Mons
- Le Carnaval de Binche et ses Gilles, classé par l'Unesco comme chef-d'œuvre du Patrimoine Oral et Immatériel de l'Humanité.
- Les carnavals dans les Cantons de l'Est (Stavelot et ses Blancs Moussis, Malmedy, Eupen, La Calamine, ...)
- Les Marches de l'Entre-Sambre-et-Meuse
- La Ducasse de Mons
- Les défiles de Géants lors des carnavals
- La Fête du 15 août en Outremeuse à Liège
- : Les Échasseurs de Namur
- Les macrales

Gastronomie

Une tarte au riz

Wallons célèbres et personnalités

Notes

Voir aussi

- Notion de la Wallonie au XVIIe siècle
- Histoire de la Wallonie
- Répartition des compétences dans la Belgique fédérale
- Indépendantisme wallon
- Statut et enjeu de la Wallonie et de Bruxelles
- Histoire de la monarchie belge
- Situation linguistique de la Wallonie
- Wallons
- Wallon (langue régionale)
- Patrimoine majeur de Wallonie
- Liste de militants wallons
- Histoire des mots Wallons et Wallonie ===
Sujets connexes
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