Skateboard

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Le skateboard, également appelé Rouli-roulant (marque déposée) au Québec, ou —terme vieilli— planche à roulettes (d'après le Petit robert), est composé d'un plateau (ou planche) sous laquelle sont fixés deux essieux (dits aussi trucks ou axes) permettant de maintenir sur chacun d'eux deux roues. Elle peut servir à se déplacer, mais surtout à réaliser des figures (tricks) de toutes sortes, en environnement u
Skateboard

Le skateboard, également appelé Rouli-roulant (marque déposée) au Québec, ou —terme vieilli— planche à roulettes (d'après le Petit robert), est composé d'un plateau (ou planche) sous laquelle sont fixés deux essieux (dits aussi trucks ou axes) permettant de maintenir sur chacun d'eux deux roues. Elle peut servir à se déplacer, mais surtout à réaliser des figures (tricks) de toutes sortes, en environnement urbain ou dans des parcs spécialisés, les skateparks. Le pratiquant de ces disciplines est dénommé skateur (ou skater du terme anglais). Un skateboard moderne.

Composition d'un skateboard moderne

: Le plus souvent les planches de skate sont en bois d'érable Canadien. Elles se composent de sept fines couches de bois coller et placées sous une presse puis coller. Ensuite on donne une forme plus ou moins concave à la planche (on relève les bordsdans le sens de la longueur en fonction du style de ride). La partie à l'avant s'appelle le "Nez" (Nose en Anglais) et à l'opposé se trouve la "Queue" (Tail en Anglais). Sur le dessus on colle un antidérapant dénommé le Grip, sorte de "papier de verre" autocollant, on le vend à la coupe généralement.

Historique

La planche à roulettes a été inventée en été 1961 par deux surfeurs californiens (Mickey Muñoz et Phil Edwards) qui étaient lassés des jours sans vagues. Pour combler leur ennui, ils décidèrent de créer la « planche à roulettes », qui leur permettrait de pratiquer leur discipline sur la terre ferme, sans que cela ne nécessite de conditions météorologiques particulières. Ainsi était née la planche à roulettes. Après une perte de vitesse, due au peu d'innovations pendant les années 1970, la planche à roulettes revient à la mode dans les années 1980, avec le freestyle. Cette « sous-discipline » -la planche à roulettes étant une discipline en tant que telle- voit son apogée dans les années 1975-1985, mais caractérise également la plupart des figures actuelles. À ce moment, beaucoup d'adeptes redescendent dans la rue, essayant et créant de nouvelles figures, comme le boneless, le no-comply, les footplants, etc. Ces figures sont aujourd'hui catégorisées comme faisant partie de la vieille école même si elles sont toujours courantes. C'est également à cette époque qu'apparaît la pratique en rampe. La planche à roulettes connaît ensuite une seconde période creuse. Une diminution significative de la médiatisation et un manque de nouvelles recrues en sont sans doute les causes. Toutefois, certains pionniers —comme Steve Caballero, Rodney Mullen ou encore Natas Kaupas— continuèrent pourtant à pratiquer et inventer de nouvelles figures. Vers 1988, le skateboard revient une nouvelle fois à la mode. La discipline s'étant un peu essoufflée, l'innovation, facteur très important, est plus que jamais à l'ordre du jour. Des stars tels que Natas Kaupas ou Mark Gonzales voient très loin : les mains courantes, les rails, etc. Ils poussent leurs boards dans une nouvelle direction, plus folle. La pratique reste essentiellement urbaine, mais cette fois les skateurs utilisent au maximum la configuration de la ville. Si cette époque fait l'apanage de l'utilisation des rails (voir plus bas), la nouvelle génération de la fin des années 1980 montre également son niveau sur des gaps : des sauts d'espaces, de marches, etc. Parallèlement, la pratique sur des rampes a de plus en plus de succès, devenant très vite à la mode. Apparaissent Mike Carroll, Colin McKay, Salman Agah, des skateurs aujourd'hui moins médiatisés mais toujours en activité. Entre 1992 et 1995, le skate met l'accent sur la technique, abandonnant quelque peu le côté esthétique. Cette époque verra l'émergence de centaines de nouveaux tricks : des flips (voir tricks), se créent et s'améliorent, on invente le switch (le fait de pratiquer avec la jambe opposée à celle d'appel, à l'envers en quelque sorte). L'apparence du skateboard a elle aussi évolué. Celui-ci présente dorénavant des roues minuscules et des planches dites « allumettes ». D'un autre côté, peut-être dans une recherche implicite d'unité, les skateurs commencent à adopter un style propre, plus ou moins inspiré de la mode des surfeurs. Cette époque est appelée big pants, small wheels (« grands pantalons, petites roues »). Après ces quelques années passées à parfaire leurs tricks, les skateurs —imitant des stars comme Pépé Martinez— reviennent à leurs premiers amours, s'emparant plus que jamais de la rue. Une nouvelle fois, les « gros » gaps et les rails sont mis à l'honneur, couplés cette fois-ci à la toute nouvelle technique. Si la rampe, très à la mode dans les années 1980, semble se marginaliser au début des années 1990, celle-ci se voit finalement dessiner un ciel radieux. C'est l'époque, de Danny Way (considéré par certains comme le « plus grand ramprider de l'Histoire » ou encore le « maître de la vert' »), mais aussi de Rune Glifberg, Bucky Lasek, Tony Hawk, John Cardiel, Tony Trujillo, des célébrités ayant donné le goût de la « courbe » à des centaines de skateurs. L'année 1998 verra le début du festival Jamie Thomas —du nom de son créateur, un skateur qui créa également la marque Zero Skateboards- toujours en vogue aujourd'hui. Cette époque marquera également le début de la fin pour la multinationale du skate, « Powell Peralta ». A partir de cette époque, et toujours aujourd'hui, plusieurs styles différents se sont dégagés : skateurs techniques, fonceurs, etc. Aujourd'hui, la question qui se pose est de savoir ce qui compte le plus dans la discipline : le style ou la performance ? Cette question est encore moins évidente qu'il n'y paraît. En effet, si certains considèrent la pratique technique comme peu esthétique, d'autres au contraire ne peuvent concevoir technique et style séparément. Heureusement, aujourd'hui, cette question est plus source de diversification que de discorde. Pour le moment, le skate, récupéré par la publicité et la mode pour son image « rebelle », se voit surexposé. Mais il est difficile de prévoir l'avenir. Le skateboard retombera-t-il dans l'oubli ou, au contraire, prendra-t-il tellement d'importance qu'il en deviendra un jour un sport comme un autre ? Est-il envisageable qu'on aille un jour au skatepark comme au stade, pour s'entraîner ? En tout cas, rien ne nous empêche de le croire. En effet, le skate sera présent pour la première fois aux Jeux Olympiques en 2008, en catégorie « Rampe » (uniquement).

Sport ou art

Silhouettes Le skateboard est-il un sport ou un art ? La question se pose dès que l'on désire aborder le style et la philosophie de la discipline. Un sport est une discipline mettant l'accent sur la performance, tandis qu'un art vise à atteindre un idéal esthétique, par une technique, un style propre. En tant qu'art, le skateboard se rapprocherait de la danse, en ce que la recherche de beauté se fasse à travers le mouvement. Les systèmes d'évaluation des skateurs lors des compétitions montre l'ambivalence de la discipline. Ainsi, à l'issue de son run (passage, prestation), le skateboarder sera jugé non seulement sur la technique et la performance, mais aussi sur la créativité et le style (l'esthétisme). Limité en temps, un run peut être comparé à un programme de patinage artistique, avec toutefois des règles moins strictes et l'absence de dichotomie entre programme libre et programme imposé. Si la plupart des adeptes de skate ne considèrent pas leur discipline comme un sport à part entière — d'où les nombreuses critiques vis-à-vis de Chad Muska, qui semble ne rechercher que la hauteur et la difficulté — il semblerait que l'évolution actuelle tende à modifier cette idée, tendance que les JO de 2008 accentueront peut-être. Deux voies parallèles se dessinent donc. Si le skateboard ne saurait devenir un sport à 100% — tous les aspects de la discipline n'étant pas quantifiable en terme de performance — la pratique de la discipline comme objet esthétique visuel (en photographie notamment) se répand.

Le style skateur

La récupération par les médias de l'image de la planche à roulettes et la profusion des marques de skate (Black label, Blind, DC, DVS, Element, éS, etnies, Flip, Girl, Globe, Independent, Matix, Osiris, Spitfire, Venture, Volcom, WESC, World Industries, Zero , et tant d'autres) a également fait du « style skateur » une mode à part entière. En effet, les habitudes stylistiques des adeptes, issues des cultures populaire californienne et urbaine américaine, se voient reproduites par une multitude de jeunes, la plupart n'étant même pas intéressé par la pratique du skate. Cette nouvelle génération est vue d'un drôle d'œil par certains « véritables » skateurs, qui les qualifient alors de « frimeurs » (« poseurs » ou « pseudos »). Ce style s'étant développé en mode, l'attirail vestimentaire des skateurs coûte cher, ce qui mène quelquefois à des situations où seuls les « poseurs » portent réellement des habits de skate, tandis que les pratiquants n'en voient pas forcément l'intérêt. Mais il ne faut pas voir là-derrière une imitation désœuvrée ou une reproduction ridicule. La récupération de cette mode est une façon de montrer son adhésion à une philosophie, plus encore qu'à une discipline en soi. L'esprit du skateboard a donc beaucoup inspiré la nouvelle génération, devenant un phénomène de société, et une référence parmi les jeunes. Concrètement, et depuis une dizaine d'années, le style skateur est caractérisé par des vêtements amples. La préférence est ainsi donnée aux t-shirts longs et aux pantalons « baggy » (descendant sous les fesses et laissant apparaitre le caleçon), style que l'on qualifiera de "Big pants, small wheels" (littéralement grands pantalons, et petites roues). Les chaussures de skate, quant à elle, sont très particulières. Conceptualisée pour tenir au mieux sur un skateboard et s'abîmer le moins possible, elle sont grosses et présentent des lacets épais. Toutefois, les marques de chaussures de skate font aujourd'hui des modèles plus discrets ou plus classiques, symptomatiques de l'adoption du style skateur par des gens ne pratiquant pas. Toutefois les pantalons serres ou "slim" style « Punk » (ou « Thrasher ») reviennent à la mode ainsi que les blousons en cuir. Les skateurs Corey Duffel et Jim Greco et Eric Ellington en donne l'exemple, aussi considérés comme "piss drunk" littéralement "pisseux bourré". L'amalgame est souvent fait et on regroupe alors tous les styles "underground" sous l'appellation "skateur".

La musique

D'un point de vue musical, il n'est pas possible de stéréotyper l'univers du skateboard. Si certains prétendront que les skateurs apprécient surtout les musiques de la « street culture » américaine (hip-hop, rap), d'autres ne pourront que s'insurger devant cette affirmation. La culture musicale qui se trouve derrière le skateboard est le résultat d'une longue évolution, et est ainsi très diversifiée. Issu du surf, discipline à la culture profondément Rock'n'Roll, le skateboard s'est ensuite développé dans la rue, sur des rythmes de hip-hop ou de rap. Il n'y a donc pas de généralité absolue à faire. Le hip-hop est récupéré pour son appartenance à la street culture américaine, tandis que le rock rappelle l'euphorie des débuts. Toutefois, en Europe particulièrement, le rock et ses dérivés — punk, metal — semblent supplanter le hip-hop dans le monde du skateboard, ce genre de musique étant associé au « style skateur » (voir point précédent). La musique (dans les vidéos) a souvent une influence sur les jeunes skaters, qui parfois découvrent et s'ouvrent vers un nouveau genre musical. La musique de chaque part (section de vidéo), étroitement liée à l'image du skater et de la marque, influencent certains jeunes qui se mettent à s'habiller comme le skater qu'il aime bien et à écouter la même musique.

Le skateboard et l'image

Barre de Slide (ou Grind) Les vidéos qui ont marqué, à chaque génération, l'histoire du skateboard, témoignent du lien entre skateboard et images. Même si l'innovation dans les figures et leurs enchaînements est devenue la mesure de référence d'une bonne vidéo, l'aspect esthétique de cet enchaînement, l'impression générale rendue, et le style demeurent indispensables pour que celle-ci entre dans l'histoire. Elle est, en général, associée à une bande-son qui « colle » aux séquences de chaque skateboarder. On note la sortie du film Les Seigneurs de Dogtown, de Catherine Hardwicke, qui retrace l'évolution du skateboard à partir des années 1970 et des trois fondateurs de la discipline : Jay Adams, Stacy Peralta (qui est d'ailleurs scénariste du film, et dont le rôle est joué par le jeune John Robinson, acteur principal de Elephant de Gus Van Sant) et Tony Alva.

Anglicismes

De par son origine américaine, le vocabulaire lié à la discipline est truffé de néologismes directement inspirés de l'anglais. Même au niveau de son nom, le skateboard revendique ses origines anglophones. En effet, ce terme est aujourd'hui largement plus utilisée que l'appellation originale et officielle : planche à roulettes. Il en est de même en ce qui concerne les noms des tricks (astuce, en anglais) : du varial kickflip au boardslide, toutes les figures sont nommées à l'anglaise. Il n'est même pas rare d'entendre un skateur qualifier une simple rotation de 360° de « three-sixty » (trois (cent) soixante, en anglais). Certains éléments ont aussi une appellation double. Ainsi, dans un skatepark, on hésitera pas à parler de rampes (français), mais on précisera de quel type il s'agit en parlant de half-pipe (anglais) et de quarter-pipe (anglais). Dans d'autres cas, l'appellation anglaise côtoie l'appellation française sans préférence pour l'une ou l'autre forme (ex: truck (anglais) et axe (français)). On remarque également que certains mots ont changé de sens en passant de l'anglais au français. Ainsi, pour nommer les différents modules qui parsèment les skateparks, certains skateurs utilisent le terme générique deck (voir ci-dessous). Or, en anglais, celui-ci désigne tout simplement la planche (la partie en bois du skateboard).

Sport extrême

Le skateboard est généralement considéré comme un sport extrême, même s'il peut être pratiqué à des niveaux bien différents. En tant que discipline, il reste proche de ses voisins de « glisse » tels que le BMX, le X-board, le surf, le skimboard et ses variantes : windsurf, kitesurf, etc. Ou même le snowboard.

Aspects techniques du skateboard

Planche à roulettes

Un skateboard se compose de plusieurs pièces distinctes, généralement choisies séparément et ensuite assemblées. Citons :
- La planche ou board : il s'agit de l'élément principal. Il en existe plusieurs formes et tailles. Elle est en bois (érable Canadien le plus souvent pour les planches européennes) et composée de 7 couches fines ou plys, plusieurs tailles de planches existent. Pour les classer, on se réfère à la largeur. Celle-ci varie de 7, 4 pouces(on parle alors de 7.4 tout simplement), (190 mm) –utilisées généralement pour la discipline en street– jusqu'à 8, 5 pouces (216 mm)(les plus solide quasi indestructible) et le prix n'a rien à voir avec la qualité du plateau il faut regarder le concave (la forme du plateau), pour la « rampe ». Notons que la plupart des professionnels n'utilisent que des planches de 8 pouces au minimum. D'autres critères que la largeur permettent de distinguer différentes planches et elles ont aussi des formes uniques (le concave). Premièrement, le motif, lié à une marque ou encore à un skateboarder célèbre (pro-model), mais également la longueur et la courbure. Les bords et les arrêtes des planches sont arrondis, mais généralement ces dernières deviennent coupantes à force d'usure. La planche est recouverte d'un grip, une feuille adhésive « agrippante » comparable à du papier de verre, tout à fait indispensable pour le ollie et responsable de l'usure rapide des chaussures. L'avant de la planche est appelé le nose côté le plus long du plateau (l'anglais pour nez) et l'arrière de la planche se nomme le tail le plus court du plateau (du mot anglais signifiant queue). Sur la plupart des planches actuelles, il n'y a pas de réelle distinction entre l'avant et l'arrière de la planche (on pourra cependant observer que le nose est légèrement plus long et moins courbé que le tail mais sur certain modèle la différence est très minuscule). Les mots nose et tail n'interviennent alors qu'en fonction de la position et de la direction que le skateur donne à la planche.
- Les trucks ou axes : il y en a deux par skate. Ils sont directement vissés à la planche et servent de liaison entre la planche et les roues. Ils doivent être solides pour pouvoir encaisser les chocs et assez légers pour ne pas gêner le skater, pour cette ils sont en aluminium spécial (non soudé, pour la sécurité du skater), parfois peint. Il en existe également de plusieurs sortes, bien que leur rôle soit évidemment toujours le même. Certaines marques en proposent des formes plus inattendues, comme les axes de Blind, taillés en forme de personnage entouré de lettres formant le nom de la marque, le tout en relief. De plus, la manière dont le skateur resserre ses trucks détermine sa façon de skater. C'est pourquoi ceux qui veulent un maximum de stabilité optent pour des trucks resserrés (il faut alors appuyer légèrement sur le tail pour pouvoir tourner), tandis que d'autres optent pour des trucks desserrés (ils peuvent ainsi tourner sans avoir besoin d'appuyer sur le tail mais juste en penchant le corps se qui bien plus simple pour rentrer certain tricks comme le manual ou encore le nose manual). On peut obtenir le même résultat en installant des « gommes » plus ou moins dures, cependant le prix de ces « gommes », ou « doh-doh », du nom de la marque du fabriquant, est assez élevé. Le terme axe fait également référence à la vis autour de laquelle toutes les parties du truck viennent s'assembler: l'embase, le hanger (partie sur laquelle le grind se fait) et les « gommes ». En anglais la distinction est plus nette car cette vis s'appelle kingpin, ce qui signifie pivot central. Cette pièce est fragile.
- Les roulements : ce sont des roulements à billes. Il existe plusieurs types de qualité, classés avec selon les normes ABEC qui vont de 1 à 9, les Abec1 étant des roulements bas de gamme peu performants mais solides, les Abec3 et 5 sont les plus courants, solides et rapides, et les Abec7 et 9 sont moins solides, mais plus rapides. Beaucoup de marques actuelles ne tiennent plus vraiment compte de ces standards pour leurs roulements haut de gamme. Une planche nécessite 8 roulements (deux par roue). Les roulements sont le plus souvent espacés par une entretoise(sorte de petit bout de tuyau métallique qui sert à faciliter le glissement entre l'axe et le roulement).
- Les roues : en uréthane, elles ont un diamètre qui peut varier de 45 à 60 mm pour les modèles les plus courants. En général les roues de petit diamètre sont préférées par les skateurs de street car elles offrent plus de réactivité au skateboard en abaissant le centre de gravité de la planche qui entre donc plus rapidement en contact avec le sol lorsque le skateur tape son trick. Les roues de grand diamètre offrent au contraire une moindre réactivité mais une plus grande stabilité ainsi qu'une vitesse de ride plus élevée et sont généralement utilisées par les ramp-riders où les skateurs qui aiment la vitesse. La dureté des roues varie également, les roues de « filmeurs » étant généralement assez molles afin de diminuer les vibrations et le bruit lié au roulement sur le sol dans le but d'améliorer la qualité du film. Enfin, les roulements sont insérés dans la partie centrale des roues. Celle ci se trouve parfois renforcée par un cœur en matière plastique afin d'améliorer la durée de vie des roulements. Cette dureté est écrite avec un chiffre suivit d'un A. Il en existe plusieurs types: 92A( plus pour le street), 95A, 99A et même 101A pour les plus dur (utilisé surtout pour les skatepark).
-La visserie: toutes les vis utilisées pour faire tenir le skateboard. Elle peut s'acheter séparément du skateboard comme tous les autres éléments. Ce terme (hardware en anglais) se réfère plus particulièrement aux vis servant à fixer les trucks sur la planche. Celles ci peuvent être de longueurs différentes, selon que le skateur installe des inserts en matière plastique (pads en anglais) entre sa planche et ses trucks ou non. Ces inserts ont plusieurs fonctions : réhausser la planche, diminuer les vibrations, amortir l'impact de l'atterrissage pour protéger la planche, entre autres. La taille classique de la visserie est de 1 pouce (25, 4 mm). On peut également acheter des vis dont l'une est d'une couleur différente des autres, ceci afin de déterminer où se trouvent le nose et le tail de son skateboard.

tricks ...

Frontside lipslide. Il y a, à l'heure actuelle, un nombre impressionnant de figures, ou tricks. Le plus simple –mais certainement pas le plus facile- est le ollie (le saut) ou tout simplement le manual (avancer sur les deux roues arrières de la planche en restant en équilibre). Le ollie est le trick qu'un débutant doit apprendre s'il veut pouvoir évoluer. Avant son invention, les premiers skateurs s'élevaient dans les airs en faisant un boneless ou un "no comply", consistant à élever la planche en tapant du pied sur le sol, ou avec la main pour le boneless. À présent, le ollie permet de sauter sans qu'il soit question de toucher la planche avec les mains ni de mettre le pied au sol. Les autres figures sont divisés en différentes catégories, selon certains critères. Pour une explication plus détaillée, vous pouvez consulter l'article sur les tricks.

... et decks

L'esprit de la discipline veut que l'on puisse pratiquer le skateboard sur n'importe quel mobilier urbain (souvent à l'encontre des autorité locale à cause de la wax qui noircit ceux-ci, une sorte de cire pour mieux glisser, mais certains se servent simplement de bougie ou de paraffine). Toutefois, l'apparition des skateparks a fait l'apanage d'un nouvel éventail de modules - ou decks, inspirés du mobilier urbain traditionnel mais transformés pour servir spécifiquement à la pratique du skateboard et d'autres sports extrêmes s'y prêtant. Ces différents modules se distinguent par leur forme, leur taille, leur matière, ou encore par les tricks qu'ils permettent d'effectuer.

Pro Skateurs célèbres

-Alan "Ollie" Gelfand (inventeur du ollie )
-Ali Boulala (l'icône des ados Piss Drunk)
-Andrew Reynolds(createur des marques Krew Apparel et Altamont Apparel et de la marque de planches Baker skateboards ).
-Arto Saari
-Bam Margera (également connu comme membre des Jackass)
-Bastien Salabanzi
-Bob Burnquist
-Bucky Lasek (inventeur du slaiyen double flip)
-Chad Muska (également connu comme dj)
-Chany Jeanguenin
-Chris Haslam
-Colin McKay
-Daewon Song (chez almost)
-Danny Way (Fondateur de la marque Plan B détenteur du record du saut le plus long et le plus haut avec rampe.)
-Dustin Dollin
-Eric Koston (inventeur du K-Grind/Crooked)
-Geoff Rowley (inventeur du Rowley Darkslide)
-Jamie Thomas(Createur de Zero Skateboards)
-Jason Lee
-Jay Adams (membre originel du Z-Boys)
-Jim Greco
-Joey Brezinsky
-Kareem Campbell (de la West Coast)
-Kenny Anderson
-Lucas Puig
-Mark Appleyard
-Mark Gonzales
-Mike Vallely
-Nyjah Huston
-Natas Kaupas (inventeur du wallride et du natas spin)
-PJ Ladd
-Rodney Mullen (inventeur du flip et de plus de 20 autres figures)et inventeur de la marque enjoi et almost
-Rune Glifberg
-Ryan Sheckler
-Ryan Smith
-Stacy Peralta (membre originel du Z-Boys)
-Stevie Williams
-Tom Penny
-Tony Alva (membre originel du Z-Boys)
-Tony Hawk (le skateur le plus célèbre, premier à réaliser un 900°, fondateur de la marque Birdhouse et actionaire de la marque Hawk)

Skateurs : droits et devoirs

Le skateur, lorsqu'il circule sur la voie publique, est un piéton au regard du code de la route. C'est en tous les cas le sens de la réponse du ministre de l'intérieur à une question écrite posée par la députée Marie-Jo Zimmermann : « En l'absence de règlementation spécifique, les utilisateurs d'engins à roulettes sont, lorsqu'ils circulent sur la voie publique, assimilés à des piétons ». A ce titre le skateur est soumis « aux dispositions des articles R. 412-34 à R. 412-42 du code de la route » poursuit le ministre. Il a donc l'obligation :
- d'utiliser les trottoirs ,
- lorsqu'il emprunte la chaussée, de circuler près de l'un de ses bords. Hors agglomération et sauf si cela est de nature à compromettre sa sécurité ou sauf circonstances particulières, il doit se tenir près du bord gauche de la chaussée dans le sens de sa marche ,
- de traverser la chaussée en tenant compte de la visibilité ainsi que de la distance et de la vitesse des véhicules ,
- d'utiliser, lorsqu'il en existe à moins de 50 mètres, les passages prévus à son intention. Aux intersections à proximité desquelles n'existe pas de passage prévu à son intention, le skateur doit emprunter la partie de la chaussée en prolongement du trottoir ,
- lorsque la traversée d'une chaussée est réglée par des feux de signalisation, le skateur ne doit s'engager qu'au feu vert ,
- lorsque la traversée d'une chaussée est réglée par un agent chargé de la circulation, il ne doit traverser qu'à son signal ,
- hors des intersections, il est tenu de traverser la chaussée perpendiculairement à son axe ,
- il lui est interdit de circuler sur la chaussée d'une place ou d'une intersection à moins qu'il n'existe un passage prévu à son intention lui permettant la traversée directe ,
- il doit contourner la place ou l'intersection en traversant autant de chaussées qu'il est nécessaire ,
- lorsque la chaussée est divisée en plusieurs parties par un ou plusieurs refuges ou terre-pleins, le longboarder parvenu à l'un de ceux-ci ne doit s'engager sur la partie suivante de la chaussée qu'en respectant les règles prévues par les articles qui précèdent ,
- le fait, pour tout skateur, de contrevenir aux dispositions de la présente section est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la première classe . « Le montant de l'amende forfaitaire pour les contraventions au Code de la Route de la première classe commises par les piétons était fixé à 30 F par le Code de Procédure Pénale (R. 49). L'ordonnance n° 2000-916 du 19 septembre 2000 fixant la correspondance en euros des montants exprimés en francs dans les textes législatifs prévoyait l'équivalence : 30 F ≈ 4, 5 €. Toutefois l'article R-49 du Code de Procédure Pénale réactualisé prévoit bien une amende forfaitaire de 4 € »

Des réglementations différentes selon les villes

Certaines villes ont mis en place une réglementation spécifique. Ainsi à Paris, les services de la préfecture de police estiment que la pratique de la planche à roulettes est assimilée à un jeu dangereux, au sens de l'article 113 de l'ordonnance du Préfet de Police du 25 juillet 1862 et donc, par voie de conséquence, interdite à la fois sur les trottoirs et sur la chaussée. Il est également interdit d'utiliser sa planche à roulettes pour se déplacer. Pour la préfecture de police, "ce type d'équipement ne peut être utilisé comme un moyen de déplacement". La pratique du skateboard ne peut donc se faire que sur des spots officiellement recensés par la Mairie de Paris. Les arrêtés des 3 février 1978 et 22 mars 1979 ont fixés la liste des emplacements où les utilisateurs peuvent s'exercer à cette activité.

Voir aussi

-BMX
-Freebord
-Longskate
-bladeboard
-Mountainboard
-Miniboard
-Roller
-Snowboard
-Surf
-Trottinette
-X-board (
Snowskate'')
-Carveboard ==
Sujets connexes
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