Pierre Dockès

Infos
Pierre Dockès est membre du Cercle des économisteshttp://www.lecercledeseconomistes.asso.fr/html/fr/presentations.membres.php?wid=870568750425FF28F0B75F. Il est professeur à l'université Lumière-Lyon 2 et chercheur au Centre A. et L. Walras. Spécialiste d'économie politique. Il a travaillé sur l'espace dans la pensée économique chez les auteurs du XVIIe et XVIIIe siècles.Par la suite, fondateur du Centre Walras, il a dirigé l'édition des oeuvres complètes d'A et
Pierre Dockès

Pierre Dockès est membre du Cercle des économisteshttp://www.lecercledeseconomistes.asso.fr/html/fr/presentations.membres.php?wid=870568750425FF28F0B75F. Il est professeur à l'université Lumière-Lyon 2 et chercheur au Centre A. et L. Walras. Spécialiste d'économie politique. Il a travaillé sur l'espace dans la pensée économique chez les auteurs du XVIIe et XVIIIe siècles.Par la suite, fondateur du Centre Walras, il a dirigé l'édition des oeuvres complètes d'A et L Walras (14 vol. chez Economica, 1987 2005). Specialiste de cet auteur, il a surtout travaillé sur l'épistémologie et l'économie sociale de L. Walras (publiant "la société n'est pas un pique nique", Economica, 1996, et, avec J.P. Potier une biographie, 2001). Sa recherche s'est surtout axée sur les grandes mutations économiques et sociales dans l'histoire longue (il a été un disciple de F. Braudel. Dans cette direction, il a étudié la transition de l'esclavagisme antique à la société médiévale (La libération médiévale en 1979 et, avec J.M. Servet, Sauvages et ensauvagés, 1980). P. Dockès met en question le rôle des facteurs techniques et économiques dans cette mutation. En revanche il met en lumière le développement d'une dialectique socio politiques endogène : la généralisation de l'esclavagisme conduisant à l'affaissement de la base sociale de l'Etat et l'affaiblissement conséquent de l'Etat rendant impossible le fonctionnement du "microsysteme productif", la villa classique. Il a poursuivi ses recherches sur l'esclavage dans les Temps modernes (en particulier "le paradigme sucrier" dans l'ouvrage dirigé par Célimène et Legris au éditions CNRS, "L'économie de l'esclavage colonial"). L'intérêt porté par P. Dockès aux grands changements sociaux et économiques l'a amené à travailler avec Bernard Rosier sur les mutations qui ont affecté et affectent la capitalisme. L'étude des rythmes longs (cycles Kondratiev) a été menée par ces auteurs en relation avec le passage d'un ordre productif capitaliste à un autre (dans "Rythmes économiques"). Cette analyse a été étendue vers une philosophie ambiguë de l'histoire ("l'histoire ambiguë"), rejettant aussi bien les conceptions d'une marche à l'aveugle que les thèses sur le sens et la fin de l'histoire. Les facteurs de développement sont ambivalents dans les lieux et les temps, l'histoire est ambiguë forgeant son sans à chaque étape en se retournant sur la marche passée. Par la suite P. Dockès s'est tourné vers la construction d'une économie politique du pouvoir et de l'autorité. Partant du constat de l'oubli du pouvoir et de l'autorité en économie, il s'efforce de construire les bases d'une nouvelle orientation de l'analyse économique mettant au centre le rôle du pouvoir, des phénomènes d'autorité, de hiérarchie et de domination, de servitude volontaire et de "convention d'obéissance" ("Pouvoir et autorité en économie"). Cela a conduit P. D. a l'analyse "économico-politique" de Thomas Hobbes dans plusieurs articles. Il vient de publier le résultat de ses recherches sur la mondialisation. Phénomènes de longue durée, celle-ci s'accélère considérablement au cours de la première décennie du XXIe siècle. Ses conséquences sont diabolisées aussi bien par les libéraux proches des milieux patronaux que par les anti mondialisation. Les premiers en font un épouvantail en expliquant que ce processus ne peut être que catastrophique si l'économie française n'opére pas un retour vers l'économie marchande concurrentielle avec abandon du modèle social etdélitement du rôle de l'Etat. Les seconds effrayent l'opinion publique en décrivant les catastrophes qui, selon eux, seraient dues à l'ouverture du monde. L'auteur, à rebours, explique que la mondialisation peut être gagnante pour la France comme pour l'Europe (ex des Quinze) si est mise en place une stratégie orientée vers l'investissement, l'innovation, le capital humain, une stratégie qui conserve le niveau de la protection sociale (tout en l'adaptant à la mondialisation)et qui, loin de vouloir se rapprocher des structures sociales et des niveaux de revenu des pays émergents par des pratiques de précarisation et de réduction du pouvoir d'achat, joue la construction volontariste d'avantages comparatifs. Les forces sociales, dans cette optique, devraient tendre à développer, non des stratégies de défense, mais offensives en jouant l'internationalisation de leurs organisation et de leurs combats. La politique économique, en particulier la politique keynesienne, doit retrouver sa panoplie et son ampleur, mais non plus à l'échelle d'une nation, mais de l'ensemble de l'Europe. D'où le caractère vital d'un gouvernement démocratique européen.

Ouvrages

- "Pouvoir et Autorité en économie, Economica, 1999
- "Ordre et désordres dans l’économie monde
, (sous la direction de), PUF, 2002
- "La liberation médiévale'', 1979
- "L'histoire ambiguë", 1988
- "La société n'est pas un pique-nique, L. Walras et l'économie sociale", Economica
- "L'Enfer, ce n'est pas les autres !", Descartes & Cie, 2007, nominé pour le Prix des Lecteurs du Livre d'Economie 2007

Références

Dockès Pierre Dockès Pierre
Sujets connexes
Cercle des économistes   Professeur  
#
Accident de Beaune   Amélie Mauresmo   Anisocytose   C3H6O   CA Paris   Carole Richert   Catherinettes   Chaleur massique   Championnat de Tunisie de football D2   Classement mondial des entreprises leader par secteur   Col du Bonhomme (Vosges)   De viris illustribus (Lhomond)   Dolcett   EGP  
^