Union nationale des étudiants de France

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L'Union nationale des étudiants de France (UNEF), refondée en 2001, est un syndicat étudiant qui reprend la dénomination de son prédécesseur. Son but est de permettre aux étudiants d'exprimer leur opinion sur la gestion des infrastructures universitaires, que ce soit la recherche, la restauration universitaire, les logements étudiants, ou encore les problèmes de discrimination. Elle est présente sur la majorité des universités de France. Après une
Union nationale des étudiants de France

L'Union nationale des étudiants de France (UNEF), refondée en 2001, est un syndicat étudiant qui reprend la dénomination de son prédécesseur. Son but est de permettre aux étudiants d'exprimer leur opinion sur la gestion des infrastructures universitaires, que ce soit la recherche, la restauration universitaire, les logements étudiants, ou encore les problèmes de discrimination. Elle est présente sur la majorité des universités de France. Après une scission durant les années 1960, durant laquelle plusieurs organisations portent le nom UNEF, l'UNEF est refondée en 2001 en réunissant deux des organisations revendiquant ce nom. Hormis les deux décennies suivant la scission, le nom UNEF est depuis près d'un siècle presque incontournable pour les questions étudiantes. Elle est reconnue comme représentative. Son actuel président est Bruno Julliard, étudiant à Lyon et membre de la Tendance majorité nationale. Le vendredi 30 novembre 2007, il a annoncé à l'Agence France presse qu'il quitterait ses fonctions au sein du syndicat étudiant le 8 décembre 2007, pour "raisons personnelles", affirme-t-il., Le Monde, 30 novembre 2007.

Historique


- 2001 : une assemblée générale de l'UNEF-ID et de l'UNEF dite Solidarité étudiante à Paris aboutit à la fusion de l'UNEF-ID et d'une minorité de l'UNEF dite Solidarité étudiante (auparavant dite Renouveau) sous le nom d'UNEF. La majorité de l'UNEF dite Solidarité étudiante, désormais disparue, refuse cette "réunification" et se divise. Une partie se retrouve à la Fédération syndicale étudiante, une autre crée l'UNEF Résistance syndicale, qui disparaitra rapidement.
- 2003 : la Tendance syndicale menée par Julie Coudry quitte l'UNEF pour fonder la Confédération étudiante.
- 2006 : l'UNEF participe, avec d'autres organisations syndicales, à la mobilisation contre le Contrat première embauche.
- octobre-novembre 2006 : L'UNEF lance une campagne contre les frais illégaux d'inscription. Certaines universités, comme celles de Grenoble II, Pierre Mendès-France, de Paris-II Panthéon-Assas, sont forcées de les rembourser.
- 2007 : Scissions des AGE de Clermont-Ferrand, Paris IV et Mulhouse À Clermont-Ferrand, la plupart des militants et des élus étudiants recréent l'AGEC (Association générale des étudiants de Clermont-Ferrand) en dénonçant les pratiques au sein de l'UNEF-Clermont (refus de la charte d'Amiens, inactivité, sectarisme...). Cette crise a été provoquée par l'influence de la direction locale du secteur jeunes de la LCR sur la direction officielle de l'AGE et l'ingérence du Bureau national en soutien à sa direction locale officielle. L'AGE de Paris IV, une des seules à avoir gardé la continuité juridique avec une ancienne AGE de l'UNEF dite parfois SE, redevient l'AGEPS (Association générale des étudiants de Paris-Sorbonne). Démunie, l'UNEF ne peut présenter de candidats aux élections étudiantes du 13 mars 2007, ce qui n'était jamais arrivé depuis la décision de l'UNEF-ID de participer aux élections en 1982. L'AGEPS remporte ces élections avec un score supérieur à celui obtenu en mars 2005 (de 37% des voix en 2005 à 42% en 2007), lorsqu'elle faisait encore partie de l'UNEF. L'AGE de Mulhouse rejoint la Confédération étudiante.
- mars 2007 : Congrès des 100 ans à Lille. La TUUD (Tendance pour une UNEF Unitaire et Démocratique) a remplacé la TTE. L'UNEF rassemble un millier de personnes (800 délégués et 200 anciens) et interpelle des candidats à l'élection présidentielle.

Organisation

Structure

Les Associations générale des étudiants (AGE)

Une Association générale d’étudiants (AGE) est une section locale de l'UNEF. En région parisienne il y a une AGE par université (AGE de Paris 1, AGE de Versailles-Saint-Quentin, etc.) alors que dans le reste de la France il y a une AGE par ville universitaire (AGE de Lyon, AGE de Caen, etc.), à quelques exceptions près (AGE d'Aix-Marseille, AGE de Lorient-Vannes). Une AGE peut regrouper différents Comités d'action syndicale (CAS), en général un par site universitaire. Les AGE sont dirigées chacune par un bureau composé d'un président, d'un secrétaire général et d'un trésorier élus tous les deux ans par le Congrès local, au cours duquel les adhérents de l'AGE choisissent l'orientation de l'UNEF en votant sur les différents textes proposés par les tendances. L'UNEF est composée de 58 AGE, souvent représentatives d'une ville (sauf sur Paris). Chaque AGE appartient à une tendance, qui est déterminée par un vote sur des motions lors des congrès locaux d'AGE.

Fonctionnement interne

Le Congrès

Conclusion de Bruno Julliard au congrès national de Lille. L'organe souverain de l'UNEF est le Congrès national qui se réunit tous les deux ans (le dernier a eu lieu à Lille en mars 2007). Les délégués qui composent le Congrès sont élus par les congrès locaux, qui ont lieu dans chaque AGE avant le Congrès national, à la proportionnelle des scores réalisés par les textes d'orientation proposés par les tendances. Le Congrès national élit à son tour une Commission administrative à la proportionnelle des différentes tendances. C'est cette Commission administrative qui élit le Bureau national.

Le Collectif National

Entre deux Congrès nationaux, c'est le Collectif national (composé de la Commission administrative et des présidents d'AGE) qui fait office de "parlement" du syndicat en appliquant l'orientation adoptée en Congrès.

Le Bureau national

Le Bureau national est l'organe exécutif de l'UNEF. Il applique les décisions du Congrès et du Collectif national et assure le lien entre les AGE. Le Bureau national est composé d'une trentaine de membres issus des différentes tendances. C'est en son sein que siègent le président, le vice-président, le secrétaire général et le trésorier national.

La Commission de contrôle

La Commission de contrôle est élue par le Congrès. Elle veille à la bonne application des statuts et du règlement intérieur de l'UNEF.

Les tendances

L'UNEF reconnaît la possibilité pour ses adhérents de se regrouper en « tendance ». Le but d’une tendance, est de proposer une orientation syndicale qu’elle pourra défendre à l’intérieur de l’UNEF. Pour avoir une existence officielle, une tendance doit être soutenue par au moins trois présidents d’AGE dans deux académies différentes. Lors des congrès, chaque tendance présente un texte d’orientation sur lequel les adhérents de l’UNEF doivent se prononcer. Le résultat de ce vote détermine l’orientation du syndicat que chacun devra respecter en externe quelles que soient ses opinions et permet la répartition à la proportionnelle des postes dans les instances nationales et locales.
-Tendance majorité nationale. Elle représente 80, 06 % de l'UNEF. Elle contient trois groupes : la majorité de la majorité, la sensibilité DEMOS qui est son alliée depuis 1994, et la sensibilité Syndicalisme pour l'Égalité qui l'a rejointe en 2005.
-Tendance pour une UNEF unitaire et démocratique (TUUD). Elle est issue du rassemblement des militants de la Tendance tous ensemble et d'une partie des militants de la Majorité Nationale. Elle représente 13, 05% de l'UNEF. Elle contient la Sensibilité pour une UNEF Indépendante et Syndicale (SUIS).
-Tendance refondation syndicale (TRS). Elle représente 6, 89% de l'UNEF.

Responsables

Les présidents de l'UNEF

Son actuel président est Bruno Julliard, étudiant à Lyon et membre de la Tendance majorité nationale. Il devrait être remplacé à la tête du syndicat par Jean-Baptiste Prévost le 8 décembre 2007.

Les anciens de l'UNEF

Les anciens de l'UNEF sont regroupés dans une association qui regroupe les anciens de l'UNEF d'avant la scission, elle envisage de s'ouvrir aux anciens des deux UNEF (US puis ID, et Renouveau puis SE), et éventuellement de l'UNEF réunifiée. Depuis un siècle d'histoire, l'UNEF a vu passer de nombreuses personnalités.

Fonctionnement externe

Liens entre l'UNEF et les partis politiques

Au cours de son histoire, l'UNEF a connu de nombreuses évolutions dans ses rapports aux partis politiques. Entre 1946 (Charte de Grenoble) et les années 50, l’association se transforme en un véritable syndicat étudiant. Dès lors, divers partis vont, selon les périodes, être tentés de peser sur cette organisation étudiante du fait de son importance. Après 1968, l'UNEF, très affaiblie, est clairement divisée en trois tendances, chacune dirigée par un groupe politique. Le Bureau national est formé de membres du PSU. Les deux minorités Renouveau et Unité syndicale sont dirigées l'une par des communistes, l'autre par des trotskistes lambertistes. En 1971, la direction PSU renonce au syndicalisme étudiant et se retire, laissant face à face les deux tendances oppositionnelles. Chacune convoque alors un congrès: il y a désormais deux UNEF, chacune se prétendant la vraie. On prend l'habitude de les distinguer par les noms des anciennes tendances: l'UNEF Renouveau (ou UNEF-Re) et l'UNEF Unité syndicale (ou UNEF-US) L’UNEF dite Renouveau puis SE (Solidarité étudiante), a constamment eu des dirigeants membres du Parti communiste alors que l’UNEF-ID (Indépendante et démocratique), issue de l'union de l'UNEF-US et de divers organisations étudiantes est d'abord dirigée par des étudiants lambertistes qui suivent Jean-Christophe Cambadélis au Parti socialiste en 1986. La crise de 1993 (une partie des dirigeants jusque-là cambadélistes de la majorité reprochant au président, P. Campinchi, d'avoir mis l'UNEF-ID au service du ministère Jospin) conduit à un partage de la direction puis à l'élection au congrès de 1994 d'une direction proche de la Gauche socialiste de Julien Dray. Selon la direction actuelle de l'UNEF, en 2001, la réunification entre l'UNEF-ID et une petite partie de l'UNEF dite SE a élargi l'audience du syndicat, lui permettant de distendre ses liens avec les partis politiques. L'explosion de la Gauche Socialiste en 2002 a consacré la rupture définitive entre la direction de l'UNEF et Julien Dray. La direction de l'UNEF suit alors Jean-Luc Mélenchon au courant Nouveau Monde, avec Henri Emmanuelli, puis Henri Emmanuelli au NPS, ce qui conduit à l'union de l'ancienne majorité avec la tendance dirigée par des militants de "Nouvelle Gauche", héritière de la tendance dite rocardienne de l'UNEF-ID. L'actuel président de l'UNEF, Bruno Julliard, a été responsable du mouvement des jeunes socialistes en Haute-Loire jusqu'en 2003. Plusieurs membres du Bureau national ont signé le texte NPS présenté au congrès du Mans par Vincent Peillon, Arnaud Montebourg, Benoit Hamon et Henri Emmanuelli. Dans , Pascal Cherki, ancien de l'UNEF-ID et de SOS-Racisme, actuel adjoint au maire de Paris et dirigeant du NPS, revendique son rôle dans la rupture de l'UNEF avec Julien Dray et la mise en place d'une nouvelle direction. Par ailleurs, des membres des Jeunesses communistes révolutionnaires (organisation de jeunesse de la LCR) militent également à l'UNEF, où, comme au sein de l'UNEF-ID, ils se retrouvent pour la plupart dans une tendance minoritaire (actuellement la TUUD). Depuis 2001, des militants du parti communiste français se retrouvent également au sein de l'UNEF, en très petit nombre, et sans être organisés en tendance ou sensibilité, ainsi, mais plus rarement, que des Verts, lesquels se dirigent plus facilement vers Fac verte. La question de l'influence de l'appartenance politique de ses membres sur le syndicat reste posée. Les adversaires de l'UNEF ont toujours dénoncé sa sujétion à des organisations politiques. Entre 1971 et 2001, chacune des deux UNEF dénonçait l'autre comme au service d'un groupe politique. Globalement, les militants de l’UNEF ne se réclament pas de l’apolitisme, qui leur semble être la porte ouverte au corporatisme, mais de l’indépendance politique. Ce choix leur permet d'affirmer que les décisions de l'UNEF se prennent en son sein, et non pas sous l'influence d'une organisation politique. Ils peuvent ainsi élargir leur horizon de réflexion, s’ouvrir à l’ensemble de la société et par conséquent de ne pas s’enfermer dans le cadre du monde universitaire. L’UNEF se veut donc indépendante des partis politiques afin de pouvoir conserver son aptitude à fournir des réponses à toutes les problématiques étudiantes et sociales, sans qu'un positionnement politique ne vienne limiter le débat et ses moyens d'action.

Structures associées à l'UNEF

Au cours de son histoire, les différentes UNEF ont participé à la création de nombreuses structures de la vie étudiante, parmi lesquelles notamment la FSEF, la MNEF, la LMDE, l'ESIB, la FERUF, l'UCEF, ... De plus, l'UNEF actuelle est aussi membre des structures suivantes:
-EPSE (Expertise et prévention pour la santé des étudiants) , cette association a été créée en 2003 à l'initiative de la LMDE, et avec l'aide de l'UNEF, afin de mener des enquêtes pour mieux connaître la situation sanitaire et sociale des étudiants ;
-Le CIDJ, Centre d'Information et de Documentation Jeunesse ;
-L'OVE, Observatoire National de la vie étudiante ;
-L'OTU (Office du tourisme universitaire) , créé en 1929 ;
-La FFSU, Fédération Française du sport universitaire ;
-La FUAJ, Fédération Unie des auberges de jeunesse ;
-Le Conseil National de la Jeunesse (CNJ) ;
-La Commission Armée Jeunesse (CAJ) ;
-L'ISIC, (International Student Identity card).

Représentativité

L'UNEF a un rôle de représentation des étudiants dans les instances locales et nationales.

Représentativité au CNESER

L'UNEF est en 2006 la première organisation étudiante au CNESER avec 5 élus sur 11, devant la FAGE, PDE, l'UNI la Cé et les autres organisations sans élu national (FSE, SUD Étudiant, EMF…).

Représentativité au CNOUS

Au CNOUS, elle est la seconde organisation étudiante au CNOUS derrière la FAGE, avec 2 élus sur 8, suite à l'appel au boycott des élections aux CROUS. En 2006, on note une forte régression de l'UNEF dans les Conseils d'Administration des CROUS et du CNOUS. En effet, en raison du blocage des universités consécutif à la mobilisation contre le CPE auquel elle participait, l'UNEF a annoncé le boycott de ces élections (tout en maintenant ses listes de candidats, leur retrait n'étant plus possible). On note par ailleurs que des dizaines d'incidents ont été répertoriée en cette journée d'élections avec plus de 60 universités sur 84 perturbées voire occupées par des étudiants grévistes. Les résultats du CNOUS ont été confirmés par le rejet d'un recours de l'UNEF demandant l'invalidation de cette élection. En revanche, les élections des CROUS des académies de Versailles, Poitiers, Paris, Dijon, Nancy, Toulouse, Lyon, Clermont-Ferrand et Montpellier ont été annulées (paradoxalement, cela n'a pas remis en cause la composition du CNOUS). L'UNEF obtient donc 2 élus sur 8 au CNOUS, derrière la FAGE (4 élus) et devant PDE et l'UNI (1 élu chacun). En décembre 2006, le résultat des 4 académies (dont celle de Paris) dont le scrutin est refait est favorable à l'UNEF, qui arrive en tête dans chacune d'entre elles.

Représentativité locale

Dans les instances locales (Conseils centraux d'Université, Conseils d'UFR, et Conseils d'Administration des CROUS), l'UNEF a aussi un grand nombre d'élus, ce qui lui permet -entre autres- d'obtenir de nombreux locaux dans les Universités. Elle est l'organisation la mieux représentée dans ces conseils, comme en témoignent les résultats des dernières élections au CNESER de 2006 (voir plus haut). L'UNEF disposerait, selon le journal Le Bretzeljournal étudiant alternatif et indépendant créé en janvier 2002, d'une forte notoriété nationale basée en grande partie sur la discipline de ces militants qui se répartissent les sites universitaires le jour des élections et diffusent massivement des milliers de tracts, quel que soit la réalité de l'implantation locale de l'UNEFjuin 2004 page 14, le thème de ce numéro est le paysage syndical français, méthode qui a été reprise par la Confédération étudiante avec le soutien de la CFDT.

Positionnement

Plan social étudiant

L'UNEF demande la mise en place d'un nouveau plan social étudiant, qui succèderait à celui qui s'est clos en 1997, c’est-à-dire une série de mesures sociales destinées aux étudiants, pour remédier à la situation difficile à laquelle beaucoup d'entre eux sont confrontés (problème de logement, obligation de se salarier pour financer ses études, …). Ce plan social comprendrait l'accélération de la construction et de la rénovation des cités U, l'accès des étudiants étrangers au système français d'aides sociales, l'augmentation immédiate du nombre et du montant des bourses, en attendant une refonte du système actuel et la mise en place de l'allocation d'autonomie.

Allocation d'autonomie

Revendication majeure de l'UNEF depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'allocation d'autonomie, telle qu'elle est conçue aujourd'hui par la majorité de l'UNEF, devrait être universelle (accordée à toute personne en contrepartie d'un projet de formation, éventuellement avec une limite d'âge à condition de prévoir les cas de reprise d'études) et individualisée (elle ne tiendrait compte que de la situation propre de l'étudiant, et non plus celle de ses parents comme pour le système actuel) : ses revenus, s'il habite encore chez ses parents, etc. Chaque étudiant serait alors tenu de faire une déclaration individuelle de ses revenus.

Démocratisation de l'enseignement supérieur

Cette revendication part du constat qu'aujourd'hui l'enseignement supérieur s'est plus massifié (il y a plus de 2, 2 millions d'étudiants) que réellement démocratisé : l'échec reste très fort en premier cycle. Les Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles ("CPGE") peuvent être considérées comme des voies de contournement des premiers cycles de l'Université, de même que des filières courtes réputées sélectives comme les IUT, où l'encadrement est plus important qu'en premier cycle universitaire "classique" et les taux de réussite bien plus élevés. Les étudiants issus d'un milieu modeste ont beaucoup moins de chance que les autres d'obtenir un diplôme de l'enseignement supérieur, mais il faut toutefois noter que l'influence du milieu d'origine s'exerce bien avant l'entrée dans l'enseignement supérieur. L'UNEF avance plusieurs propositions pour permettre cette démocratisation de l'enseignement supérieur: la fin de la division entre Grandes Ecoles et Universités, la multiplication des cours en petits groupes et des TD face aux cours magistraux, une plus grande interdisciplinarité des cursus permettant des changements de filière pour limiter les erreurs d'orientation, … L'UNEF a participé aux négociations sur la loi Pécresse et, après obtenu (avec les autres organisations étudiantes) l'absence de la sélection à l'entrée en master 1 et le contrôle national des frais d'inscriptions, l'association a jugé le texte , L'Expansion, 8 novembre 2007. Toutefois, l'UNEF a jugé a la rentré que Valérie Pécresse n'avait pas tenu ses promesses budgétaires, dénonce "un budget en trompe l'oeil" qui pousserait les universités à se tourner vers le privé, et appelé à prendre part au mouvement contre la loi. Selon certains journalistes, elle ne souhaite pas se laisser déborder par des organisations plus radicalesAprès avoir négocié la " loi Pécresse ", le président de l'UNEF est en position difficile, Le Monde, 9 novembre 2007..

Modalité du contrôle de connaissances

L'UNEF prône l'adoption d'une charte des examens garantissant un certain nombre de droits aux étudiants. Elle permettrait notamment de garantir l'anonymat des copies et la session de rattrapage, de supprimer toute note éliminatoire, ou encore d'autoriser l'étudiant à faire appel de la décision des jurys d'examen.

Égalité réelle des droits

La notion d'égalité des droits se distingue de celle d'égalité des chances. L'égalité des chances suppose que chacun a les mêmes chances de réussir au départ alors que l'égalité des droits doit permettre de donner à tous la possibilité de le faire, et donc de corriger en permanence les inégalités. L'UNEF s'oppose notamment aux frais d'inscriptions progressifs qui modulent les frais d’inscription en fonction du revenu des étudiants (un procès contre Sciences-Po, l'Institut d'Etudes Politiques, fut intenté sur ce point) car ils brisent cette égalité entre les étudiants.

Aide aux étudiants

L'UNEF développe des guides à l'intention des étudiants en général, ou pour des catégories d'étudiants comme les salariés ou les étrangers dont les problématiques peuvent être particulières :
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Notes et références

Voir aussi

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Sujets connexes
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