Mende (Lozère)

Infos
Mende (en occitan Mende ) est une commune française, préfecture du département de la Lozère, dans la région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés les Mendois. La ville, dont les premières traces d'habitations remontent à 200 av. J.-C., semble tirer son nom du paysage montagnard environnant, puisqu'elle est précédemment nommée Mimata. Mende est située entre Clermont-Ferrand et Montpellier, mais également sur l'axe Lyon-Toulo
Mende (Lozère)

Mende (en occitan Mende ) est une commune française, préfecture du département de la Lozère, dans la région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés les Mendois. La ville, dont les premières traces d'habitations remontent à 200 av. J.-C., semble tirer son nom du paysage montagnard environnant, puisqu'elle est précédemment nommée Mimata. Mende est située entre Clermont-Ferrand et Montpellier, mais également sur l'axe Lyon-Toulouse. Au niveau administratif, la ville est très proche des autres villes du Massif Central , principalement avec Aurillac, Le Puy-en-Velay et Rodez avec qui elle formait le réseau de ville Estelle .

Géographie

Situation

Plein est, avec la N88, en direction de Badaroux et Langogne Mende est située dans la vallée du Lot, en zone de moyenne montagne, dans le pays du Gévaudan. La ville est surplombée (côté rive gauche du Lot) par le Mont Mimat et sa forêt de pin noirs, on y accède par la Côte de la Croix Neuve. Rive droite, les quartiers résidentiels s'étendent sur différents causses comme le Causse d'Auge. La ville est située sur l'axe Lyon-Toulouse et a longtemps été un carrefour commercial entre l'Auvergne, le Rhône et le Languedoc. La commune est limitrophe de Chastel-Nouvel au nord, Badaroux à l'est, Lanuéjols au sud-est, Brenoux et Saint-Bauzile au sud, Balsièges au sud-ouest, Barjac et Servières à l'ouest et Chabrits au nord-ouest.

Climat

Mende est soumis à flux océanique qui arrive depuis l'Aubrac et à un flux méditerranéen en provenance des Cévennes. ;Chiffres
- Températures moyennes : 13°C (min) - 18° (max)
- Précipitations : de 1100 à 1800 mm (suivant l'exposition des régions), jusqu'à 50 jours de neige par endroits
- Ensoleillement annuel : 2090 heures de soleil (similaire à Toulouse) ;Records Quelques records relevés à Mende depuis 1985 :
- Température la plus basse : -20 °C
- Jour le plus froid : 16 janvier 1985
- Année la plus froide : 1985
- Température la plus haute : 36, 6 °C
- Jour le plus chaud : 16 août 1987
- Année la plus chaude : 1997
- Hauteur maximale de pluie en 24h : 96 mm
- Jour le plus pluvieux : 4 novembre 1994
- Année la plus sèche : 1991
- Année la plus pluvieuse : 1996

Les causses

thumb La ville de Mende est construite dans la vallée du Lot, au sein de la région des Grands Causses. La région des causses en Lozère est, avec la Margeride, l'Aubrac et les Cévennes, l'une des quatre régions naturelles du département. La ville est donc blottie au milieu de différents causses qui délimitent pour la ville des barrières naturelles. Au fil du , la ville a commencé cependant à déborder au delà de ces frontières. Le mont Mimat est le plus significatif d'entre eux. Surplombé par la croix de Saint Privat (une première croix a été plantée en 1900Un siècle d'images mendoises, ville de Mende, 1974, photo 276, puis remplacée vers 1950 par une croix illuminée), il abrite l'ermitage où se serait retiré le martyr du Gévaudan. C'est à son pied que se situe la zone de La Vabre où l'on retrouve les premiers vestiges d'habitations de la ville. Face à lui se trouve le causse d'Auge (nord-est) et le causse du Crouzet (nord-ouest), et plus loin les montagnes de la Margeride. À l'ouest, c'est le causse de Changefège qui complète les bordures de la ville, placé entre Mende et Barjac. 500px

Géologie

La géologie de la ville de Mende est très dépendante des causses environnant ainsi que des cours d'eau qui les traversentTour de Mende en Gévaudan, sentiers Pierre Dufort, Syndicat d'initiative de la ville de Mende. Le mont Mimat et le causse de Changefège sont composés de calcaire des « grands causses », présentant ainsi des rebords abrupts. Les autres causses (ainsi que la butte de Fontanille) sont eux composés de calcaire des « petits causses » (sans ces rebords). La vallée du Lot, elle, est composée de marne. Il est à noter que la vallée du Valdonnez, au sud de Mende, regorge de marne bleue, laissant présupposer que la marne de la ville de Mende aurait, pour partie, la même origine. Enfin, les différents rus (les Rieucros) des causses du nord de la ville sont bordés par des micaschistes.

Hydrologie

300px La ville de Mende s'est construite en bord du Lot. Mais le Lot n'est pas la seule présence d'eau dans la ville, celle-ci disposant de plusieurs sources. En effet, le mont Mimat est énormément fourni en terme de sources, la plus significative étant celle du quartier de la Vabre proche des premières habitations. Ces sources ont d'ailleurs souvent été canalisées et alimentent le réseau d'eau souterrain de la ville, visible par le biais des nombreuses fontaines et de l'ancien lavoir. Les rues telles la rue du torrent attestent du passage de l'eau en provenance du mont Mimat. Au nord, sur l'autre versant du Lot, les sources sont beaucoup plus distantes, mais la présence de l'eau est réelle dans les rus dénommés Rieucros.

Urbanisme

Les quartiers de la ville

300px 300px Le quartier de Fontanilles et le Lycée Notre Dame ;Le centre historique Le centre ville historique est bordé par les boulevards qui ont pris la place des anciens remparts. Outre les habitations, le centre est principalement occupé par des magasins de proximité et des artisans. Au delà des boulevards, on retrouve d'autres habitations ainsi que les administrations. Le conseil général et la préfecture se partagent en effet l'ancien palais épiscopal, mais les services sont disséminés dans toute la ville. L'allée Piencourt relie le centre ville avec les routes de Badaroux et du Chastel-Nouvel, les anciens prés du diocèse (pré claux et pré vival) ayant été aménagés. ;Mende Nord (Chaldecoste), le causse d'Auge Au nord de l'allée Piencourt, passé le pont de Berlière, les habitations sont présentes sur le pied du causse d'Auge. Celles-ci ont été établies en plusieurs tranches au fil des et s. La première tranche étant celle de Chaldecoste. C'est sur cette partie de la ville que l'on retrouve le grand et le petit séminaire, ainsi que le couvent du Carmel. La ville s'étend au nord en direction d'Alteyrac (commune de Chastel-Nouvel). Entre ces quartiers et Alteyrac justement est installée la ZAE du causse d'Auge. Les quartiers nord portent souvent des noms de fleurs, cette partie de la ville ayant un passé où étaient installés des jardins et des vignes, en bord de la draille qui reliaient le plateau du Palais du Roi. Le causse est délimité par deux rus : le Rieucros à l'est et le Rieucros d'Abaisse à l'ouest. ;Fontanille Au-dessus de la route de Badaroux, sur une colline, se trouve le quartier de Fontanille. Il s'agit principalement de logements sociaux. Au pied de cette butte est installé le lycée Notre-Dame, alors qu'au delà on retrouve le quartier du Saint-Laurent (où l'on retrouve trace dans l'histoire de la présence d'une chapelle et d'un moulin) et, plus loin, de la ZAE de Gardès. Dans cette partie, à l'ouest de Gardès, on retrouve également le village de Sirvens où l'on a retrouvé des traces d'une villa gallo-romaine. ;Mende Sud, le mont Mimat Coincé entre Fontanille, le mont Mimat et le centre ville on retrouve des quartiers situés en bord de route au dessus du pré claux. Dans cette zone sont situés le centre des pompiers, le château de Bellesagne, et l'ancienne gendarmerie. Le foirail est également dans cette zone, mais plus à l'est que les précédents cités (au delà des boulevards cependant). Au dessus de celui ci se situe le quartier de la Vabre et la colline du Bourreau où ont été retrouvées les premières traces d'habitations de la ville. On retrouve également à proximité la prison de la ville. ;Le Chapitre et la route de Chabrits Dans la direction ouest, on retrouve le quartier du Chapitre avec le complexe sportif et le village de vacance. Ce quartier est au pied d'une partie du causse de Changefège, où les habitations se sont installées le long de la route de Chabrit (avenue du 11 novembre, au nord-ouest de la ville). C'est dans cette partie de la ville que l'on retrouve le quartier nouveau de Valcroze, la ZAE de Chabrits et le parc technologique. ;La route de Balsièges. De l'autre côté du Lot, le long de la RN88, on retrouve l'avenue des Gorges du Tarn et la zone de Ramille. C'est dans cette partie que l'on retrouve les établissements de grande distribution. La zone de Ramille a vu l'implantation, malgré certaines critiques à propos de l'instabilité du sol, de l'hypermarché du département, ainsi que d'une zone commerciale.

Plan de la ville

Plan de la ville de Mende Sur le plan ci-contre on retrouve les principales routes de la ville. À l'ouest, la RN88 rejoint Balsièges en passant par le Rocher de Moïse qui se situe à l'extrémité gauche. Au nord-ouest, c'est le hameau de Chabannes, et plus loin celui de Chabrits. Au sud, on retrouve le mont Mimat où est symbolisée la croix neuve qui symbolise le sommet de la côte (bien que celle-ci se poursuive un peu plus). Par cette route on accède à l'ermitage de Saint Privat, à la croix du même nom et à la route du Valdonnez (Lanuejols, Brenoux, Saint-Bauzile). À l'est, le quartier de Fontanille est sur un butte, contournée par le Lot. Derrière c'est le quartier du Saint-Laurent, puis la ZAE de Gardès (et le village du même nom) et le village de Sirvens. En continuant à suivre la RN88, on atteint Badaroux. Enfin au nord, c'est le quartier de Chaldecoste (décomposé en plusieurs quartiers : Bergerie, Chanteperdrix, Vignette, ...) par où l'on peut atteindre la ZAE du causse d'Auge. Et plus au nord, on retrouve Chastel-Nouvel avant de rentrer sur la terre des Randon et le plateau du Palais du Roi. L'eau potable de la ville de Mende provient de cette direction puisque c'est la retenue d'eau de Charpal qui en est la principale source. ;Légende
-En bleu : les cours d'eau (dont le principal est le Lot).
-En noir : la ligne SNCF.
-En rouge : les routes.
-En rose : les habitations.
-En vert : les forêts.

Transports

Le viaduc de Rieucros en septembre 2007 (en construction) Mende est située au centre du département de la Lozère, et centralise par conséquent les accès routiers. La ville dispose également d'un accès ferroviaire et aérien, le Lot n'étant pas navigable (hauteur de l'eau trop faible) comme l'intégralité des rivières du département (hormis pour les loisirs type canoë, ou dans de rares exceptions pour le transport de personnes comme la traversée du Tarn vers La Malène). ;Réseau routier Mende est située sur la route nationale 88, qui relie Lyon et Toulouse. La route arrive par l'ouest de Balsièges et par l'est de Badaroux. Cet axe permet de rejoindre facilement la Haute-Loire et l'Ardèche à l'est, via Langogne et l'Aveyron à l'ouest via La Canourgue-Banassac, ainsi que l'autoroute A75. Un projet de doublement de la voie est en cours de réalisation dans le département qui explique le projet], contournant Mende par le nord. Ce doublement est cependant un projet de longue date (1993 ), connaissant plusieurs tracés et une certaine opposition, . Par ailleurs, un viaduc (le viaduc de Rieucros) est en construction depuis 2006 sur un tracé proche de celui de la future RN88, mais ne devrait pas être emprunté par ladite route. Il relie la zone artisanale du causse d'Auge au Pôle technologique de Valcroze (et la RD 42), et permet également de soulager le trafic en reliant les quartiers Nord et Nord-Ouest de la ville . La déviation de Mende pour la RN88 devrait tout d'abord partir de Pelouse pour arriver jusqu'au causse d'Auge avec une configuration Voie Express. Puis cela continuerait sur la D806 (ex RN 106 Nord) jusqu'au viaduc de Rieucros, et de là une nouvelle section du viaduc jusqu'à la sortie de Mende au lieu-dit, La Thébaïde (rocade ouest). Ces deux sections uniquement en deux voies. Par la suite la voie express arrivant du Causse d'Auge sera directement relié à l'A75. Une autre route nationale, la RN106, traversait autrefois la ville. Cette dénomination n'est désormais valable que pour le tronçon venant du Gard et rejoignant Mende par Florac (elle est alors commune à la RN88 sur le tronçon entre Balsièges et Mende). La partie nord de la route a été déclassée en 2007 et porte désormais le nom de route départementale 806. Ce tronçon relie Mende à Saint-Chély-d'Apcher (et l'autoroute A75) en passant par Chastel-Nouvel. Les accès secondaires sont assurés par la RD42 au nord-ouest, qui rejoint la RN88 à Barjac, et par la RD25 qui, en passant par la côte de la Croix Neuve, traverse le Mont Mimat afin de déboucher sur le Valdonnez. La gare de Mende ;Réseau ferroviaire Mende dispose d'une gare SNCF, située sur la ligne ferroviaire du Translozérien, entre Le Monastier (Ligne des Causses) et La Bastide - Saint-Laurent-les-Bains (Ligne des Cévennes). Cette ligne, construite au tout début du , porte le surnom de « ligne du toit de la France » , et Mende en est la gare principale. La gare est également le point de départ des liaisons TER vers Clermont-Ferrand en autobus, qui sont quotidiennes. ;Réseau de transport urbain Dénommé TUM (pour Transports Urbains Mendois ) le réseau de transport urbain est exclusivement équipé d'autobus, qui parcourent la ville et certains villages alentours (les Boulaines, Chabrits, Chabannes). Depuis sa mise en place, il a remplacé le service de ramassage scolaire. Le réseau de transport urbain est également en charge de la maintenance des parkings payants de la ville. Une partie du centre ville se retrouve exclusivement piétonnier. ;Transport aérien La préfecture de la Lozère partage son aérodrome avec la commune voisine de Brenoux . Cet aérodrome, situé sur le Mont Mimat, se trouve ainsi à environ de Clermont-Ferrand, de Montpellier et de Lyon ou Toulouse. Faits marquants, il a été le théâtre de la scène finale du film La Grande Vadrouille, mais également de deux étapes du Tour de France (1995 et 2005). Par ailleurs une liaison aérienne Mende-Paris a été mise en place en octobre 2007, mais le vol s'effectue au départ du Puy-en-Velay. Une navette par la route permet de rejoindre l'aéroport. Cette liaison est née d'une volonté d'un désenclavement aérien de Mende, qui est en effet en retard à ce niveau pour une préfecture, qui ne dispose d'aucun vol direct, contrairement à ses voisins Rodez, Aurillac ou le Puy-en-Velay.

Histoire

Époque gallo-romaine

Sur cette carte on trouve Anderitum (Javols), Mimate (Mende) et Gredone (Grèzes) Mende dans l'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers La région est un ancien site de peuplement remontant à l'âge du bronze, bien que la capitale du Gévaudan, de l'époque gauloise puis gallo-romaine, fut Anderitum. On retrouve dans les textes anciens les noms de Mimate, MimataBenjamin Bardy - Mende (éditions SAEP 1973 - p.13) (la montagne) pour désigner cette ville au pied du Mons Mimmatensis (mont Mimat). Un autre nom circule, toujours dans le même esprit, celui de Viculus Mimatensis (ou Vicus Mimatensis sur wikisource). Il est à noter que c'est la ville qui a donné son nom au mont Mimat (le mont des Mendois, littéralement) et non l'inverse. On a trouvé des traces d'habitations qui datent de 200 av. J.-C., ainsi qu'aux alentours de la ville, d'anciennes « villae » romaines. Mais des habitants pouvaient être domiciliés ici bien avant. En effet, sur le mont Mimat, à Chapieu, on a retrouvé au début du (vers 1913) un dolmen contenant notamment un crâne trépané. Les autres causses environnant attestent également de cette présence par d'autres dolmens (sur le causse de Changefège par exemple). Ces vestiges pourraient dater du chalcolithique. La ville, à proprement parler, ne date que du Moyen Âge, et on ne la retrouve citée qu'à la fin du par Grégoire de Tours dans son Histoire des Francs sur wikisource. Ce texte parle du martyre de Saint Privat, le premier évêque des Gabales, qui serait à l'origine d'un pèlerinage vers l'ermitage et les grottes où il s'était retiré. Mende au n'est alors qu'un bourg. L'histoire de Privat se situe donc vers ce , alors qu'il est envoyé par Austremoine pour évangéliser le Gévaudan. C'est à cette période que les Alamans envahissent le pays, guidés par leur chef, Chrocus. Les Gabales se réfugient dans la forteresse de Grèzes où ils résisteront au siège deux ans durant. Leur évêque, Privat, lui, se trouve dans l'une des grottes du mont Mimat qu'il a aménagées en ermitage. Lorsque Chrocus apprend que l'évêque n'est pas parmi son peuple, il part à sa recherche pour s'en servir d'otage afin de faire sortir les Gabales de Grèzes. De sa grotte du mont Mimat jusqu'au bourg de Mimate, Privat sera martyrisé. Présenté aux Gabales, il aurait refusé de livrer son peuple malgré tous les supplices barbares qu'on lui faisait subir (d'après Grégoire de Tours : « Le bon pasteur refusa de livrer ses brebis aux loups, et on voulut le contraindre de sacrifier
- aux démons » ). Exténués, les Alamans auraient laissé libres les Gabales en leur promettant la paix, tome I, p.178. Privat, lui, succombera à ses blessures dans les jours qui suivirent.

Moyen Âge

La cathédrale et ses clochers inégaux En 1161 Mende passe sous la suzeraineté du roi de France, et l'évêque de Mende (Aldebert III) reçoit les droits régaliens. Cet accord entre l'évêque et le Roi est symbolisé par la Bulle d'or, un acte signé du Roi et marqué d'un sceau royal en or. Ceci accorde à Aldebert et à ses successeurs, à perpétuité, la puissance royale, et les pleins pouvoirs de justice sur les habitants de l'évêché. Ce fait est assez rare puisque seulement quatre bulles d'or en six siècles furent accordés par les Rois de France. C'est à partir de cette époque les remparts de la ville sont construits. Aledebert souhaite protéger la ville et sécuriser les voies qui y mène. Il récupère ainsi la forteresse de Chapieu sur le Mont Mimat, qu'il renforce. Ceci permet donc de surveiller la voie directe vers le Mont Lozère et Villefort, autrement dit vers la voie Régordane, voie marchande. Mais à cette époque, Mende n'est pas pour autant la capitale civile et religieuse du Gévaudan. En effet le pouvoir est toujours dépendant de deux entités : le comté et le vicomté (celui de Grèzes). Le vicomté, propriété du Roi d'Aragon, a été récupéré par le Roi de France en 1258. L'évêque possède donc un grand pouvoir en qualité de vassal, mais il n'a pas la totale légitimité face à certains officiers royaux. Cette situation prendra fin à partir 1307 et l'acte de paréage conclu entre l'évêque Guillaume VI Durand et le Roi Philippe le Bel. Celui-ci fixe en effet définitivement les possessions du Roi et celles de l'évêque, bien que certaines querelles perdureront . Durant la guerre de Cent Ans la sécurité s'accroît avec la construction de fossés (1351). Cette période coupe Mende de ses voisins (du Puy-en-Velay notamment) et il faut attendre l'arrivée du connétable de France, Bertrand du Guesclin, puis l'intervention de Charles VI et la libération de la région pour que les communications se rouvrent (1452). C'est à cette époque que le bienheureux pape Urbain V fait débuter les travaux de la cathédrale (1368), pour un achèvement en 1467. Au début des années 1470, un conflit éclate entre l'évêque Antoine de la Panouse et le roi Louis XI, en raison du soutien qu'avait eu l'évêque en faveur du comte d'Armagnac lors de sa révolte. Pour le contrer, le Roi soustrait à La Panouse l'autorité sur la ville qui devient alors autonome. Ce n'est que vers 1478 que les évêques retrouveront l'autorité sur la ville, partageant les richesses avec le consulCe tant rude Gévaudan, , tome II, p. 1046. À la fin de la guerre de Cents Ans, Mende développe sa production de draperie, et accroît ainsi son rôle de carrefour commercial entre le Languedoc et l'Auvergne, exportant sa renommée. On estime qu'au Mende était l'un des diocèses les plus riches du Languedoc devant Montpellier et ToulouseBenjamin Bardy - Mende (éditions SAEP 1973 - p.35). Cette richesse apporte un grand pouvoir ecclésiastique. Ainsi parmi la liste des évêques de l'époque on peut compter sur un certain nombre issu de la famille du pape. Julien della Rovere sera ordonné évêque, bien qu'il ne se rendra pas dans la capitale du Gévaudan. Ses neveux, Clément et François, lui succéderont à ce poste. Durant son mandat, François agrémente la cathédrale de ses clochers, dont l'un accueillera la non pareille, la plus grosse cloche du monde l'. En octobre 1485, alors que Clément de la Rovère arrive au siège épiscopal, les vieilles querelles entre le consul et l'évêché resurgissent, les premiers cités ayant peur de voir disparaître ce privilège. Ainsi ils barricadent les portes de Mende, afin que l'évêque ne puisse y accéder. Il est à noter qu'à cette époque les évêques utilisaient principalement leur château de Balsièges comme résidence (celui de Chanac étant la résidence d'été). En vain puisque la famille della Rovere recouvrera la pleine autorité par avis du Roi en 1492. Le titre de consul est maintenu en place du traditionnel titre de syndic.

Renaissance

Mende au d'après une ancienne gravure Vue aérienne sur la cathédrale Les années 1500 voient arriver la Réforme et les guerres de religions qui vont en décliner. Le 21 juillet 1562, protestants se présentent sous les remparts de la ville. Ils détruisent les monuments non protégés et assiègent la ville en la privant d'eau. Ils se retirent 4 jours plus tard, largement gratifiés ( écusBenjamin Bardy - Mende (éditions SAEP 1973 - p.36)). Cette rémunération va assurer à la ville quelques années de paix. Lors du massacre de la Saint-Barthélémy, le baron Astorg de Peyre est assassiné, sa veuve engage alors un jeune homme, Mathieu Merle afin de venger la mort de son époux. De 1569 à 1576 il occupe avec ses troupes la forteresse de Grèzes d'où il s'empare peu à peu du Nord du Gévaudan. À partir de 1577 il s'installe avec ses troupes à Marvejols avec l'intention de s'emparer de Mende, bien que ne cessant ses conquêtes au Nord, il échoue cependant en août 1578 devant Saint-Flour. La nuit de Noël 1579 les soldats de Merle attendent que les Mendois soient à la messe de minuit pour entrer dans la cité. Durant son séjour à Mende, Merle fait fortifier un peu plus la ville, n'hésitant pas à raser 120 habitations pour remettre en état les rempart. En février 1581, alors qu'il règne sur tout le Gévaudan, il met à exécution la menace qu'il avait faîte aux habitants. Il leur avait en effet demandé de lui livrer écus, somme que les Mendois ne purent recueillir. Il détruisit ainsi partiellement la cathédrale construite par le bienheureux Pape Urbain V. Il en épargna un clocher pour ne pas endommager le palais épiscopal où il avait établi sa demeureCe tant rude Gévaudan, , tome I, p. 835. C'est d'ailleurs suite à cet épisode que l'un des clochers de la cathédrale est plus haut que l'autre, suite à sa reconstruction à grands frais. En effet le nouveau clocher (plus petit) a été construit à l'identique du précédent, mais sans ornements. C'est a ce moment qu'est fondue la Non Pareille, la plus grosse cloche du monde afin de se faire fabriquer des couleuvrine et autres boulets à canon. La ville sera libérée sous caution cette année là grâce à l'intervention du roi de Navarre. La ville libérée, une sénéchaussée est créée afin d'assurer la pacification. Une riposte a l'attaque de Merle s'organise en 1586 contre la ville de Marvejols, menée par le baron de Saint-Vidal. C'est durant cette riposte que disparaîtra la forteresse des Peyre sur le roc de Peyre. La sénéchaussée, elle, se met en place. La tour aujourd'hui dite des pénitents est construite afin d'accueillir 100 soldats. La sénéchaussée prend ainsi peu à peu le pas sur l'évêché, qui appelle le secours du duc du Languedoc en 1597. C'est après cet épisode que disparaîtra la sénéchaussée de Mende.

Du XVII à la Révolution française

Le pont Notre-Dame right Le début du est coloré par les travaux de reconstruction de la cathédrale, pour une inauguration en 1605, bien que les travaux durèrent jusqu'en 1629Ce tant rude Gévaudan, , tome I, p. 930. Bien loin de la somptuosité de l'originale, bien que reprenant le même plan, cette nouvelle cathédrale est caractérisée par un clocher plus petit que l'autre. Ente 1645 et 1660, la ville est le théâtre de querelles entre deux factions rivales : les Marmaux et les Catharinaux, tous membres des consuls ou de la bourgeoisie, mais n'ayant pas le même avis sur l'importance du pouvoir épiscopal, ces derniers y étant opposés. L'évêque est d'ailleurs victime d'un attentat alors qu'il officiait en la cathédrale de Mende en 1645 (il ne sera finalement pas touché). À la suite de plusieurs procès, c'est non sans mal que le royaume redonna à l'épiscopat son pouvoir ancestral, le consul restant sous sa coupe. À la fin de ce siècle, monseigneur Piencourt aménage l'allée qui rejoint le Lot (depuis dénommée Allée Piencourt) et surtout fait l'acquisition des tapisseries d'Aubusson pour le palais épiscopal. Ces tapisseries, classées, ornent depuis la cathédrale. Il sera à l'origine du développement de l'éducation naissante dans la ville et contribuera a l'édification de l'hôpital. Il fera d'ailleurs de l'hôpital son héritier, permettant à celui-ci de se développer. En 1702, la guerre des Camisards se déclenche en Cévennes, Mende aménage un peu ses remparts afin de prévenir toute attaque. Cependant cette guerre qui débuta par le meurtre de l'abbé du Chayla au Pont-de-Montvert ne touchera jamais Mende. En 1721 la grande peste arrive en Gévaudan touchant la ville de Mende à hauteur de victimes en un an. C'est à cette période que sont supprimés les remparts (en 1768), « pour que l’air circule mieux » , ville et pays d'air et d'histoire. Une fois tous ces tracas passés, la ville redéveloppe son économie autour de la laine et de l'élevage ovin. La ville s'étend un petit peu sous l'essor de l'apparition des filatures, et de sa première manufacture. En 1754, Mende voit passer Louis Mandrin le célèbre brigand, qui loge dans une maison où il aurait, selon la légende, caché un trésorA. Martin, « Notice historique sur la ville de Mende », (1893)Benjamin Bardy, « En marge du quadricentenaire du tabac », Lozere Nouvelle, septembre-octobre 1961. Entre 1764 et 1767, Mende aura été le témoin des allers et venues des louvetiers du roi, venu chercher repos dans la ville avant de retourner traquer la Bête qui terrorise le nord du pays gabale. Elle est aperçue proche de Mende (une fois au Pailhou, entre Rieutort-de-Randon et le Chastel-Nouvel A. André « La Bête du Gévaudan », Mende, Chaptal , 1931, repris ) mais restera principalement en Margeride. À cette époque les querelles entre le consul et l'évêque est remise au goût du jour par l'édit sur les organisations municipales. Les bourgeois et les nobles s'opposent, mais s'est finalement l'évêque qui conservera son pouvoir en 1771. Lors de la Révolution française, Mende doit partager avec Marvejols le chef-lieu du département du Gévaudan. Celui-ci sera renommé Lozère en 1790, et la tutelle de l'église disparaîtra en 1791, mettant ainsi fin au paréage de 1307. Mende sera le théâtre de petits affrontements contre-révolutionnaires, mais sans grands effets. Elle obtiendra l'unicité du chef-lieu peu de temps après.

Depuis le XIX siècle

right En 1800, la préfecture s'installe dans la ville, elle prend place au palais épiscopal après la vente des biens de l'église. Au milieu du les causses autour de Mende sont reboisés de pin noirs d'Autriche, cette forêt domaniale perdure depuis lors. Le choix du pin noir étant sa facilité d'acclimatation, et sa robustesse, qui protégera souvent Mende des inondations. Apparaît ensuite le chemin de fer dans la préfecture, la reliant alors à Sévérac-le-Château (3 mai 1884Benjamin Bardy - Mende (éditions SAEP 1973 - p.57)). La ligne de chemin-de-fer suit le Lot pour traverser la ville, et continue d'ailleurs à le suivre, tout comme la route nouvellement créée. En 1887 l'ancien palais épiscopal disparaît sous les flammes, la préfecture doit donc être reconstruite. Le 8 avril 1888 Mende devient une des premières villes de France, et le premier chef-lieu, à bénéficier de l'éclairage électrique. Le est beaucoup moins joyeux que toutes ses avancées. La fin progressive de l'industrie lainière, la Première Guerre mondiale et sa triste suivante dépeuplent la ville. Mende s'illustre néanmoins pour ses efforts dans la Résistance, idéalement placée entre les maquis des Cévennes et de l'Aubrac. Un camp d'internement qui deviendra exclusivement destiné aux femmes est construit dans le bois du Rieucros dès 1939 . La population s'y oppose, c'est d'ailleurs la raison pour laquelle ce camp de transit pour les antifascistes et les communistes va évoluer en un camp d'internement pour les femmes. Le maire de l'époque, Henri Bourrillon , condamne le régime de Vichy et le camp installé dans sa ville, où il obtient que les enfants internés avec leur mère puissent suivre un scolarité normale. Ses paroles et ses actes hostiles au régime en place l'ont conduit à être destitué de son poste en 1941. Il s'engage alors dans la résistance et deviendra un des chefs de la résistance lozérienne. Arrêté et envoyé dans les camps allemands en 1944, il mourra lors d'un transfert en 1945. Depuis lors, Mende a tenté de se reconstruire, en essayant de participer activement du 24 février 2001 à la politique de désenclavement du Massif central. Elle cherche également a s'inscrire dans un projet de développement durable, à l'image du département , avec entre autres projets, la construction d'une usine de cogénération et la mise en place d'un réseau de chaleur .

Héraldique

;Précédent Lorsque le roi Louis XI accorde son autonomie à la ville, il lui fait don (en 1469) de nouvelles armes. À celles-ci seront adjointes en 1475 un L surmonté d'une couronne, en remerciement au roiCe tant rude Gévaudan, , tome II, p. 1047. ;Actuel L'héraldique actuel date du .

Démographie

À l'inverse du département, la préfecture voit sa courbe démographique se dessiner de manière croissante depuis la Révolution française. Cela peut s'expliquer par la fuite des zones rurales vers les villes. Le présent tableau montre l'évolution démographique pour la ville de Mende, mais l'on peut considérer que tout le bassin mendois suit la même tendanceCanton de Mende-Sud
-Démographie et Canton de Mende-Nord
-Démographie.

Pyramide des âges

La population de Mende est assez jeune compte-tenu d'une population lozérienne vieillissante. Par rapport au recensement de 1990, c'est la tranche d'âge des 15-29 ans qui a le plus progressé aux dépens de celles des 0-14 ans et des 30-44 ans. Les personnes presque centenaires sont également plus nombreuses en 1999 qu'en 1990 .

Économie

Les zones d'activités Mende un centre industriel (industrie du bois, bijoux), de services (boutiques, restaurants, bars), administratif (génère une grosse partie des emplois) et touristique (ville médiévale, excursions vers les gorges du Tarn). La ville se veut le point de départ de l'implantation de nouvelles entreprises dans le département, et s'oriente de plus en plus vers les nouvelles technologies, avec l'avènement de son pôle technologique .

Zones d'activités

La ville dispose de cinq zones d'activités économiques, chacune ayant un rôle plutôt bien défini. La plus grande est la ZAE du causse d'Auge (au nord de la ville), avec une orientation principalement industrielle, que ce soit dans les automatismes ou dans la gestion du bois. La ZI de Gardès, sur la route de Badaroux est une zone industrielle, regroupant des entreprises de travaux publics et du bâtiment principalement. Les ZAE Lou Chaousse et de la route de Chabrits (toutes deux au nord-ouest) ont aussi une vocation artisanale, mais plus orientée vers le commerce pour les particuliers. Enfin le Pôle lozérien d'économie numérique (POLeN) est orienté vers les nouvelles technologies. De plus, depuis le milieu des années 2000, s'est créée la ZAC de Ramille. Cette zone, coincée entre le Lot et la RN 88 sur la route de Balsièges, accueille une zone commerciale qui tend à se développer. Dans un proche avenir une nouvelle zone d'activité devrait voir le jour au nord de Mende, sur la commune de Badaroux. Cette zone dont la taille devrait atteindre environ 40 hectares dans un premier temps, serait desservie par la RN 88 aménagée en voie express.

Industries

Secteur tertiaire

Mende est également le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de la Lozère. Elle gère l'aérodrome Mende-Brenoux.

Chiffres

Les principales entreprises en terme de chiffre d'affaire sont : Les principaux employeurs privés sontSources INSEE 1999, reprise dans Lozère, collection Département poche, par Francis Attard (conseil général de la Lozère), 2002 :

Politique et administration

right Mende est la préfecture et le siège du conseil général de la Lozère. Les bâtiments de ces deux institutions sont disséminés au sein de la ville. Un projet de maison du département regroupant tous les services du conseil général est à l'étude. La mairie est installée dans l'hôtel de ville qui date du , cependant les services ont été déplacés pour une grande partie d'entre eux vers l'annexe de la mairie .

Mairie

Logo de la ville de Mende C'est l'ancienne maison consulaire qui faisait office de mairie de la Révolution à 1852. À cette date, le maire Bécamel rachète à la famille Pagès l'hôtel particulier situé place d'Angiran. Depuis lors la mairie est basée dans cet hôtel de ville (classé monument historique ) sur la place devenue Place Charles de Gaulle, bien qu'une partie des services soient maintenant situés dans l'annexe qui lui fait face. Comme la cathédrale, l'hôtel de ville abrite également des tapisseries d'Aubusson, classées depuis 1909 . Le logo choisi par la mairie reprend les éléments de base de l'héraldique de la ville : les couleurs jaune et bleu (azur et or) ainsi que le soleil rayonnant. Il est également présent sur les oriflammes moderne de la ville qui décorent celle-ci.

Liste des maires de Mende

Intercommunalités

thumb La ville de Mende appartient à la Communauté de communes de la Haute Vallée d'Olt créée en décembre 2001. La commune étant la plus importante en terme d'habitant, c'est son maire qui est devenu président de la communauté, Jean-Jacques Delmas. La mise en place de cette communauté de communes a permis un transfert de compétences. Ainsi toutes les zones d'activité économique et les équipements sportifs sont depuis de la responsabilité de la communauté et non plus de la commune elle-même. Mais les actions sont bien plus larges puisque le traitement des déchets entre également dans les compétences de la communauté. La déchetterie de la commune se trouve dans la ZAE du causse d'Auge, au nord de la ville. Dans ce cadre-là, le ramassage du tri sélectif est aussi du ressort de la communauté des communes. Mais cette communauté des communes n'est pas la seule intercommunalité pour la ville de Mende. En effet, un plan global a été mis en place autour du label Pays d'Art et d'Histoire de Mende & Lot en Gévaudan. Ce sont donc 22 communes qui appartiennent maintenant au Pays d'Art qui vient dans la continuité du label Ville d'Art et d'Histoire que Mende disposait depuis 1981. Ce pays regroupe quatre communautés de communes : Haute Vallée d'Olt, Goulet-Mont Lozère, Valdonnez et Pays de Chanac, auxquelles s'est adjointe la commune du Chastel-Nouvel

Découpage administratif

La ville est divisée en deux cantons : Mende-Nord et Mende-Sud depuis 1982Lozère, par Francis Attard, collection département poche, Conseil Général de la Lozère, édition 2002, p.57. Dans les deux cas, la commune de Mende est le chef lieu de canton.

Jumelages

La ville de Mende est jumelée avec les villes de :
-
-
- Depuis 2007, les villes de Wunsiedel et de Volterra se sont également jumelées entre elles. Le jumelage avec Vila Real (ville beaucoup plus peuplée que Mende) s'explique par le fait qu'une grande partie de la population portugaise de Mende soit originaire de cette région.

Éducation

Le grand séminaire, qui abritait le Lycée Plaisance Mende possède trois écoles maternelles : les Solelhons (les petits soleil en occitan), l'école des chênes et l'école de Fontanilles. Elles sont en étroites relations avec les écoles primaires du Groupe solaire, de l'école annexe Michel del Castillo et de l'école de Fontanilles. L'école Jeanne-d'Arc s'occupant de l'enseignement privé. Le collège public Henri Bourillon et situé à la place de l'ancien petit séminaire, et partage les lieux avec le Lycée Chaptal. L'autre collège est lui privé, il s'agit du Collège Saint-Privat. La continuité de l'enseignement privé s'effectuant au Lycée Notre-Dame. Autre lycée, le lycée Émile Peytavin permet en plus de l'enseignement général de suivre un enseignement technique et professionnel au lycée Peytavin. Enfin, désormais rattaché au Lycée Notre-Dame , on trouve le lycée professionnel privé de Plaisance. Les établissements de la ville présentent par ailleurs une des meilleures réussites au diplôme du baccalauréat . Au niveau de l'enseignement supérieur, Mende accueille des BTS dans ses différents lycées. Un IUP, antenne de l'Université de Perpignan propose 4 formations : multimedia, gérontologie, secrétaire de mairie et tourisme . Enfin la ville abrite également un institut de formation des maîtres, un Institut de Formation en Soins Infirmiers (l'IFSIL), un CFA et un Greta

Vie religieuse

300px 300px La ville de Mende étant le siège épiscopal du Gévaudan puis de la Lozère, la vie religieuse a toujours été liée avec ses évêques. Également siège du Chapitre, Mende accueillait ainsi un grand nombre de chanoines. Une confrérie religieuse, la « confrérie des pénitents blancs » a longtemps existait, et effectuait une procession tout les Jeudis saints depuis le Un siècle d'images mendoises, ville de Mende, 1974, photos 379-380. La Tour des Pénitents (appelée ainsi car elle est accolée à la chapelle des pénitents) est d'ailleurs l'un des derniers vestiges des remparts de la ville. Le grand et le petit séminaire sont des traces de la présence de la formation des prêtres catholiques. Le lieu de culte principal est la cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Privat, construite à la demande du pape Urbain V, en lieu et place de l'ancienne église bâtie au dessus de la tombe de Saint Privat, mais la ville possède beaucoup de petites chapelles. L'une des plus ancienne est la chapelle Saint-Ilpide, sur la colline du bourreau, qui a cependant été détruite, remplacée par une toute petite chapelle. Deux autres chapelles ne sont plus utilisées : celle des pénitents (futur musée d'art religieux) et la chapelle Saint-Dominique (salle d'exposition). La chapelle de l'ermitage (sur le mont Mimat) et la grotte qui a été percée à côté, peuvent encore servir pour des offices. Le couvent du Carmel existe depuis 1880 et accueille depuis une communauté de carmélites, qui s'assure de la production du pain d'autel (ou hosties) pour le diocèse (et ceux environnants). Un autre couvent est installé à Mende, il s'agit du couvent de l'Adoration de Picpus. À la rue de la Chicanette est installée la communauté de la Providence Jeanne Delanoue, peu utilisée pour célébrer des offices, le lieu sert pour les rencontres entre les personnes du monde religieux. Il existe d'autres communautés religieuses, principalement liées aux établissements scolaires privés et aux maisons de retraite ou de repos. Le culte à Mende, de part son histoire, est donc très orienté vers le catholicisme, mais il existe d'autres lieux de culte pour les autres religions. Ainsi Mende, proche des Cévennes possède un temple protestant, installé à l'allée Paul Doumer. La ville possédait également une synagogue dans l'ancien quartier juif de la ville (qui a également servit de couvent des Carmes), mais elle a depuis longtemps été abandonnée . Bien que disposant d'une communauté musulmane non négligeable, la ville ne dispose d'aucune mosquée, simplement d'un appartement qui fait office de lieu de culte .

Monuments et lieux touristiques

toit de carène|thumb|right right right Depuis 1981 Mende est classé Ville d'art , et, depuis 2000, le groupement Mende et Lot en Gévaudan est classée ville et pays d'art et d'histoire. La ville possède ainsi un patrimoine architectural riche, témoin de l'époque prospère liée à la papauté. ;La cathédrale Notre-Dame et Saint-Privat La cathédrale Saint-Privat (classée monument historique en 1906 ) dont la construction débuta en 1368 à l'initiative du pape Urbain V. Ses clochers remontent, quant à eux, au , suite à la destruction de l'un d'eux lors du passage des huguenots de Matthieu Merle. Son grand clocher abritait notamment la « Non Pareille », plus grosse cloche au monde fondue entre 1517 et 1521 à Villefort et détruite lors des guerres de religion. Il n'en subsiste que le battant. La cathédrale se compose de douze chapelles rectangulaires, de deux chapelles absidiales et d'une sacristie. Elle a initialement était bâtie au dessus de la crypte Sainte-Tchècle où est enseveli le corps de Saint Privat. Elle est située à côté de l'ancien palais épiscopal. ;Les fontaines publiques La ville possède énormément de fontaines publiques. L'eau provenant des causses passe ainsi dans un système de canalisation aménagé sous la ville avant de rejoindre le Lot. Deux d'entre elles (Aigues-Passe et Soubeyrand ) sont classées monument historique. L'eau canalisée passe également dans l'ancien lavoir des Calquières, toujours visible rue d'Angiran. ;La Tour des Pénitents Cette tour est l'un des rares vestiges des anciens remparts du . Protégeant la porte d'Angiran qui était à côté d'elle, cette tour a servie de garde pour l'éphémère sénéchaussée de Mende. Elle est composée de trois étages et un grenier. C'est l'installation de la chapelle qui la jouxte, et principalement de son clocher à son sommet qui sauvera la Tour de la destruction des remparts en 1768 sur Mende, p.7. ;Le pont Notre-Dame Datant du , ce pont est l'un des symboles de la ville. Il n'a jamais était emporté par les crues pourtant fréquentes à Mende. Il portait avant le nom de pont Peyrenc, puis pris le nom de Notre-Dame en raison de la présence d'une Vierge sur son bec, celle-ci disparue lors des guerres de religions. Sa voûte mesure 22 mètres d'ouverture pour 7 mètres de haut. ;L'ermitage de Saint Privat Saint Privat s'était retiré, au , dans des grottes qu'il avait aménagé au dessus de Mende, sur le Mont Mimat. Depuis son ermitage a été aménagé lui aussi afin de permettre aux pèlerins de s'y rendre. On peut y accéder soit par le chemin de croix (depuis le foirail) soit par la route du causse (RD25). Au niveau de l'ermitage, on retrouve une hôtel, une chapelle, une grotte percée, et un aménagement vers la grotte originelle. ;L'ancienne maison consulaire La maison où siégeait le consul, depuis 1578, a également servit de mairie après la Révolution. Sur son fronton on retrouve les armoiries de la ville : « d'azur au M gothique d'or surmonté d'un soleil rayonnant de même ». Face à elle se trouve un mur en trompe l'œil symbole du jumelage entre Mende et Volterra.

Culture

Mende dispose d'un théâtre municipal et de plusieurs salles pouvant servir à ce genre de spectacle. L'ancien théâtre de la ville a été transformé en cinéma. Un projet d'aménagement prévoit la construction d'une nouvelle salle multiculturelle. De plus, Mende dispose d'une bibliothèque départementale, la bibliothèque Lamartine.

Théâtres et salles de spectacles

L'ancien théâtre de la ville ayant été remplacé par un cinéma, la salle principale servant pour le théâtre est désormais la salle des fêtes située sur le foirail. Cette salle, et son décor naturel fait d'arches, est multi-culturelle et est de plus la plus grande de la ville en terme de capacité. Sur le foirail se situe l'antirouille, un bâtiment municipal pour les jeunes et permettant à tous d'avoir un accès à Internet, ce bâtiment dispose d'une salle permettant de faire des concerts. À proximité du foirail, le long du chemin Saint-Ilpide, la salle municipale Urbain V permet d'accueillir des pièces de théâtre, des spectacles vivants, mais également des meetings et des projections (connaissance du monde par exemple). Enfin dans le cadre du réaménagement du foirail (commencé par l'installation de l'office du tourisme intercommunal et de la rénovation de la bibliothèque Lamartine), une salle de spectacle devrait être créée dans le prolongement de la salle des fêtes (le square Émile Joly étant déplacé) .

Musées et lieux d'exposition

Le musée Ignon-Frabre (ou musée de Mende) était situé rue de l'épine (ou rue de la Sainte épine), à la place de la première usine d'électrification de la ville. Celui-ci est cependant fermé en raison d'un manque de budget. Avant lui un musée était installé dans une maison à côté de la prison. La chapelle Saint-Dominique et l'actuel hôtel du département peuvent faire office de lieu d'exposition, tout comme la chapelle des pénitents et l'ancienne maison consulaire. Par ailleurs un projet de musée des arts sacrés est en cours d'étude pour s'installer dans la chapelle des pénitents.

Médias

Mende est le siège de la plupart des médias lozériens. Ainsi on retrouve la rédaction Lozère du Midi libre et le siège de la Lozère Nouvelle pour ce qui est de la presse écrite. La station de radio Totem possède ses rédactions Lozère, Haute-Loire et Cantal à la rue de la liberté . Alors que la radio Eaux-Vives Lozère est installée à l'ancien Grand Séminaire .

Animations

Les grandes fêtes de la ville de Mende ont lieu tous les ans au mois d'août. Elles étaient liées à leur origine à la fête de Saint Privat, le 21 août. Puis, en septembre, une année sur deux, Mende accueille sa fête de la bière, avec sa ville jumelle de Wunsiedel. La ville présente également plusieurs animations dans le domaine sportif. Au niveau culturel, au début des années 1990 étaient organisées les « rencontres des écrivains », au mois d'août. Elles ont accueilli des auteurs régionaux mais également des auteurs de renom tels Calixthe Beyala ou Michel Folco.

Citations sur Mende

Ce poème écrit par un auteur dont l'histoire n'a pas retenu le nom, et confirmé au par : :« Rien de beau comme le coup d'œil dont on jouit sur la ce qui domine Mende. Les montagnes verdoyantes entourent la ville, les jardins, les flèches hardies et élégantes de la Cathédrale, tout cela présente un tableau des plus pittoresques »« Landscape français », 1934, repris dans « Mende » de Benjamin Bardy, 1973, p.8 Mais tout le monde n'a pas eu une vision aussi positive de la ville. Celle-ci qui a longtemps eu des problèmes pour l'évacuation des égouts à l'époque moderne s'en trouve dénigrée malgré son charme : :« Cette ville est petite et la forme triangulaire la fait ressembler assez bien à la forme du cœur. Elle est très peuplée, sale, mal-propre et étouffée. Ses fontaines sont sa principale beauté »« Nouvelle description historique et géographique de la France », Piganiol de la Force, 1753 Cette citation vient peut-être des conditions dans lesquelles le géographe du Roi est venu dans la cité. Tout comme celles qui feront déclarer à Serge Livrozet que Mende est « chef-lieu de la Lozère et de la torture ».

Sport

Les installations

right Mende dispose d'une zone sportive dénommée le Complexe sportif du Chapitre, on y retrouve 3 terrains de football/rugby (le stade du Chapitre et 2 terrains d'entraînement), la piscine semi-olympique Marceau Crespin, des courts de tennis, d'une salle de musculation, d'un skate-park, d'un terrain de street-ball, d'une salle de tennis-de-table et d'archerie/tir au pistolet. C'est dans ce complexe qu'a lieu la "fête du sport", organisée tous les deux ans. Le stade du Chapitre, agrandit lors des Jeux méditerranéens, dispose de 500 places assises, mais ce chiffre peut-être largement battu lors de certains matches. Sinon sur le Causse d'Auge sont installés 3 terrains de football/rugby et une piste d'athlétisme, qui est venue remplacer l'ancienne piste de Mirandol (qui a fait également office de stade municipal jusque dans les années 1980). Depuis 2006, un centre équestre est également situé sur le Causse , il vient en complément de celui vieillissant de Sirvens (à la sortie de la ville). Le Mont Mimat dispose lui d'un parc acrobatique, de nombreux sentiers de randonnée/VTT/course à pied, d'un parcours de santé et d'un terrain de football. Sur le Lot, depuis 1983, une base de canoë a été aménagée afin de pratiquer plusieurs activités nautiques. Proche du lycée Chaptal et du collège Henri Bourrillon, on retrouve le complexe de la Vernède. Dans cette zone se trouvent ainsi deux gymnases, un dojo, une salle de gymnastique, une de danse, une d'escalade (plus une zone en extérieur), un terrain de pétanque couvert et un en extérieur. Avant la construction du gymnase de la Vernède, ce lieu avait été celui de la piscine municipale et de deux courts de tennis. A proximité des autres établissements d'éducation, d'autres gymnases sont installés. Il y en a 6 en tout dans la ville : la Vernède, lycée Notre-Dame, Piencourt, lycée Chaptal, lycée Théophile Roussel et collège Saint-Privat.

Les clubs sportifs

Mende est une ville sportive. Pour preuve, elle a été élue deux fois ville la plus sportive de France par le quotidien L'Équipe (1988 et 1998). C'est l'une des seules villes de France à avoir obtenu à deux reprises cette distinction précisant le caractère unique de cette performance. Information valable en mars 2007. Ainsi de nombreux clubs se partagent les installations de la ville. Le club de football l’
Éveil mendois a ainsi évolué en CFA2 durant quatre saisons, son successeur, l’Avenir Foot Lozère , évolue en Division d'Honneur (6 division nationale). L'éveil mendois football était issu du club omnisports du même nom, fondé en 1920. Depuis c'est le Mende Volley Ball qui a pris le relais, évoluant en Nationale 3 (5 division nationale) depuis la fin des années 1990. Le rugby (Rugby Club Mende Lozère) a retrouvé sa place en Fédérale 3 depuis 2006. Les équipes de handball (Mende Gévaudan Club) et de basket-ball (Basket Causses Mendois ) évoluent, comme le football, au niveau régional. En féminines ce sont d'ailleurs le handball et le basket-ball qui sont les clubs mendois de plus haut niveau. On peut accorder un statut particulier à la course d'orientation, sport individuel dont les compétitions se font par équipe. Toujours est-il le club de Mende évolue dans l'élite du championnat de France . La diversité sportive ne s'arrête pas là parmi les clubs de Mende on retrouve également du rink hockey (Les Commets''). Mais Mende est aussi le foyer de sports individuels : athlétisme, badminton, cyclisme, motocyclisme, ainsi que de nombreux clubs de sports de combat. Depuis le début des années 2000, un centre omnisports a été mis en place afin d'accompagner les jeunes sportifs de lycée à se préparer au meilleur niveau.

Les sportifs de haut niveau

Christophe Laurent sur le Tour de Suisse 2007 Parmi les sportifs professionnels nés à Mende, on retrouve le cycliste Christophe Laurent qui s'est illustré en remportant le maillot de meilleur grimpeur du Tour de l'Avenir et du Tour de Californie. Le motard Laurent Charbonnel, vainqueur du prologue du Paris-Dakar (1991), est aussi originaire de Mende. Il fait partie des enduristes ayant le plus beau palmarès de France, en ayant également été vice-champion du monde. La kayakiste Brigitte Guibal, vice-championne olympique en 2000 à Sydney, est née à Mende.

Les événements sportifs

right Chaque année le trèfle lozérien, épreuve d'enduro, centre son parcours sur la ville de Mende. Cette course fait partie des plus réputées de la saison enduriste et permet, de plus, de mélanger pilotes professionnels et amateurs. Un mois plus tard (juillet), le centre ville est alors dédié à la course pédestre et l'arrivée du Semi-Marathon Marvejols-Mende. Cette course part de Marvejols, rejoignant Mende par le col de Goudard et la côte de Chabrits. Elle sert parfois aux marathoniens de préparation pour les grands évènements (championnats du monde, jeux olympiques), mais est également ouverte aux amateurs comme la majorité des marathons. Le cyclisme est aussi à l'honneur de la ville. Le grand prix de la ville de Mende avait accueilli les meilleurs professionnels dans les années 1970. Depuis, la montée de la Croix Neuve a été lieu d'arrivée du Tour de France à deux reprises (en 1995 et 2005), du Tour de l'Avenir, de feus les Grand prix du Midi libre et le Tour du Languedoc-Roussillon et du Paris-Nice 2007. Depuis 2006 et la renaissance du Tour du Gévaudan, c'est à Mende que se juge l'arrivée finale de cette course amateur de grande importance. Durant l'hiver, un grand prix de cyclo-cross régional est aussi organisé. Mende a aussi été ville hôte des Jeux Méditerranéens en 1993 en accueillant les épreuves de cyclisme, de football et de natation. En octobre 2005, la ville accueille le 37 congrès national de la fédération française de randonnée , la Lozère étant un département très prisé des randonneurs, et étant traversé par deux des plus importants chemins du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle. Autres évènements exceptionnels, Mende accueille en 2007 une manche des championnats de France d'enduro , ainsi que la finale de la Coupe de France des rallyes

Personnages célèbres

-Henri Bourrillon (1891-1944), maire de Mende, héros de la Résistance déporté et mort à Auschwitz.
-Jean-Antoine ChaptalIl est né dans les environs de Mende, mais sur la commune de Badaroux, il est cependant très lié à la ville (1756-1832), chimiste, homme d'affaire et conseiller d'État sous Napoléon. Il est l'inventeur de la chaptalisation (procédé visant à améliorer la qualité du vin).
-Thierry Jean-Pierre (1955 - 2005), juge d'instruction, un homme politique et avocat.

Voir aussi

-Communes de la Lozère

Sources et références

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Sujets connexes
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