Judée

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La Judée (en hébreu יהודה, Yehudah) était le nom romain pour le pays que les Juifs appelaient la Terre d'Israël, grosso modo. L'origine de ce nom, selon l'historien Felix Abel, est dans le mot araméen Yehoudaya יהודייא (= les Juifs), d'où il passa au grec dans la forme de Ioudaia et au latin dans la forme Iudaea (dans les inscriptions IVDAEA) d'où la forme française Judée. L'empereur Hadrien changea le nom de la province d
Judée

La Judée (en hébreu יהודה, Yehudah) était le nom romain pour le pays que les Juifs appelaient la Terre d'Israël, grosso modo. L'origine de ce nom, selon l'historien Felix Abel, est dans le mot araméen Yehoudaya יהודייא (= les Juifs), d'où il passa au grec dans la forme de Ioudaia et au latin dans la forme Iudaea (dans les inscriptions IVDAEA) d'où la forme française Judée. L'empereur Hadrien changea le nom de la province de Judée en Syria Palaestina (Syrie Palestine), Palestine, dans l'an 135. Au Nouveau Testament, le nom Judée a deux sens: 1) le territoire de l'ancien royaume de Juda; et 2) l'ensemble de la Terre d'Israël, appelée Palestine après Hadrien par les Romains. Judée dans le premier sens, le plus étroit, était située au sud de la région de Samarie. Ces deux régions --grosso modo-- sont aujourd'hui désignées collectivement sous le nom de Cisjordanie. Le terme de Judée est aujourd'hui utilisé par le gouvernement israélien et parfois aussi par des personnes parlant hébreu ou attachées à Israël pour se référer à une large région du sud de la Cisjordanie et d'Israël, ou plus spécifiquement à la Cisjordanie dans le terme « Judée-Samarie ». Le territoire de Judée dans le sens étroit était couvert par le royaume de Juda. Après la chute de ce royaume en 587 av. J.-C., la Judée fut envahie par les Babyloniens, puis les Perses et les Séleucides. La résistance des Hasmonéens-Macchabées (cf. Livres des Macchabées) donna lieu un temps à un royaume indépendant, le royaume de Judée, gouvernée par des ethnarques, grand-prêtres hasmonéens. La Judée tomba ensuite sous domination romaine en 63 av. J.-C. : Hyrcan II et Aristobule, fils de la reine Alexandra, se disputant le trône, Aristobule fit appel à Pompée. Le comportement d'Aristobule déplut à Pompée, et il mit Hyrcan sur le trône à sa place. La Judée devint un État-client, indépendant de jure mais dominé de facto. Quand Pompée fut vaincu par Jules César, Hyrcan fut mis de côté et le pouvoir effectif fut donné à Antipater, l'un de ses ministres, qui gouverna jusqu'à sa mort en 44 av. J.-C. En 40, Hyrcan II fut tué et son neveu, Antigone, monta sur le trône. Dernier des Hasmonéens, il fut tué en 37 av. J.-C. sur l'ordre d'Hérode (fils d'Antipater, tétrarque de Judée depuis 41 nommé par Rome), et de Marc Antoine. En -37, Hérode prit le titre de roi, il nous est connu sous le nom d'Hérode le Grand. Les Romains l'appelèrent roi, allié et ami du peuple romain (rex socius amicusque populi Romani). À sa mort en -4, il partagea son royaume entre ses enfants, parmi lesquels Hérode Archélaos, qui gouverna si mal qu'il fut déposé en l'an 6 de l'ère chrétienne par Auguste, à l'appel de sa propre population, et Hérode Antipas, époux d'Hérodiade, dont il est question dans le Nouveau Testament. Désormais, la Judée était directement sous contrôle romain : elle devient un district dépendant du gouverneur de Syrie et administré par un préfet, de l'Ordre équestre seulement à cause de la moindre importance de la province. Ponce Pilate fut l'un de ces préfets, en charge probablement de 26 à 36. En évidence du titre praefectus de Pilate, il y a une inscription en pierre découverte à Caesarée. La capitale passa de Jérusalem à Césarée, bâtie sous Hérode le Grand. La Judée regagna un peu d'indépendance entre 41 et 42, quand Hérode Agrippa reçut le titre de roi de l'empereur Claude Ier, puis quand son fils, Hérode Agrippa II, monta sur le trône en 48. Pendant son règne eut lieu la première grande révolte de Judée, en 66–70: elle fut matée par Titus, qui fit raser le Temple de Jérusalem. À la mort d'Hérode Agrippa II, la province revint sous contrôle romain direct. Deux révoltes eurent encore lieu :
- en 115–117, révolte de Kitos ;
- en 132–135, révolte de Bar Kocheba. À la suite de cette dernière révolte qui fit subir de lourdes pertes aux armées romaines, Hadrien changea le nom de la province en « Syrie Palestine », Syria Palæstina, et Jérusalem fut rebaptisée en Ælia Capitolina, pour humilier les Juifs. Selon l'historien chrétien Eusèbe, Hadrien interdit aux Juifs d'habiter la polis ou colonia de Ælia Capitolina, bien que les Juifs aient continué d'habiter les autres parties du pays, sous son nouveau nom de Syrie Palestine. Il est erroné de croire qu'Hadrien expulsa les Juifs de toutes les parties de l'ancienne Judée. Le frère dominicain et historien, feu Felix Abel, de l'Ecole Biblique à Jérusalem, fait autorité sur cette période de l'histoire du pays, ainsi que l'historien israélien Michael Avi-Yonah. ==
Sujets connexes
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