Marie-Thérèse d'Autriche (1638-1683)

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Marie-Thérèse d'Autriche (1638-1683)par Vélasquez Marie-Thérèse d'Autriche (Madrid, 1638 - Versailles, 1683), Reine de France. Fille du roi d'Espagne Philippe IV et d'Élisabeth de France, Marie-Thérèse naquit le 10 septembre 1638 à Madrid, et perdit sa mère en 1644 à six ans. De tous ces frères et soeurs ne survivait que l'infant Baltasar Carlos, héritier du trône qui mourut deux ans plus tard âgé de dix-sept ans. A 8 ans, Marie-Thérèse était le seul
Marie-Thérèse d'Autriche (1638-1683)

Marie-Thérèse d'Autriche (1638-1683)par Vélasquez Marie-Thérèse d'Autriche (Madrid, 1638 - Versailles, 1683), Reine de France. Fille du roi d'Espagne Philippe IV et d'Élisabeth de France, Marie-Thérèse naquit le 10 septembre 1638 à Madrid, et perdit sa mère en 1644 à six ans. De tous ces frères et soeurs ne survivait que l'infant Baltasar Carlos, héritier du trône qui mourut deux ans plus tard âgé de dix-sept ans. A 8 ans, Marie-Thérèse était le seul enfant survivant de Philippe IV et l'héritière des immenses possessions espagnoles sur lesquelles "le soleil ne se couchait jamais". Son éducation a été étroite, rigide, et profondément dévote. Depuis son plus jeune âge, il était question qu'elle épouse, pour des raisons dynastiques son cousin, chef de la branche autrichienne et impériale des Habsbourg d'abord l'archiduc Ferdinand qui mourut en 1654 puis son frère qui devint l'Empereur Léopold Ier en 1658. Marie-Thérèse vécut cependant dans l’intime conviction qu'elle épouserait le roi de France Louis XIV, son cousin doublement germain mais ennemi de sa maison. La France et l'Espagne étaient d'ailleurs encore une fois en guerre depuis 1635. Plus tard, après son mariage, on demanda un jour à Marie-Thérèse si elle avait éprouvé quelque penchant de jeune fille lorsqu'elle était encore en Espagne. « Mais non bien sûr, répondit-elle avec candeur, il n'y avait qu'un seul roi et c'était mon père ! ». À son mariage, elle ne parlait toutefois pas un mot de français mais elle apportait le chocolat et la première orange. Elle épousa le 9 juin 1660, à Saint-Jean-de-Luz, conformément au traité des Pyrénées, Louis XIV. Œuvre du cardinal de Mazarin, premier ministre français, ce mariage n'était pour le roi que Raison d'État. Il avait jusqu'au dernier moment espéré épouser la nièce du cardinal Marie Mancini, mais le ministre et la reine-mère, Anne d'Autriche, s'opposèrent à cette mésalliance. Cependant Marie-Thérèse était certaine que son futur époux était épris d'elle : à la manière de son grand-père Henry IV, Louis XIV avait fait porter à sa future épouse de nombreuses lettres et cadeaux avant leur mariage. À son arrivée au Louvre, sa belle-mère et tante Anne d'Autriche la prit sous sa protection. Elle tenta de lui enseigner le métier de reine, mais Marie-Thérèse ne se montra jamais réellement à la hauteur. La princesse n'était pas une femme du monde. Même si elle finit par atteindre une bonne maîtrise du français, elle n’avait pas les capacités requises, et les représentations publiques ne furent pour elle que des occasions où elle laissait paraître sa gaucherie. Anne d'Autriche ne vit plus en sa nièce que la femme devant lui donner des petits-enfants. Louis XIV délaissa bien vite son épouse pour ses nombreuses favorites. Il restait cependant un époux très consciencieux, et Marie-Thérèse mit ainsi au monde six enfants en dix ans :
-Louis, Grand Dauphin ( 1661-14 avril 1711)
-Anne-Élisabeth (18 novembre-30 décembre 1662)
-Marie-Anne (16 novembre-26 décembre 1664)
-Marie-Thérèse, la Petite Madame (2 janvier 1667- 1672)
-Philippe (5 août 1668-10 juillet 1671)
-Louis-François (14 juin-4 novembre 1672)
Marie-Thérèse d'Autriche''' Cette considérable mortalité était certainement due à la consanguinité dont on ne connaissait pas les méfaits : la mère de Marie-Thérèse était la sœur de Louis XIII et Philippe IV d'Espagne avait pour sœur Anne d'Autriche, mère de Louis XIV. Eux-même étant également, pour la plupart, issus d'unions consanguines. Marie-Thérèse finit par se replier sur elle-même, vivant au sein d'une petite cour, isolée au milieu de la Cour, recréant l'atmosphère de Madrid, entourée "de ses femmes de chambre espagnoles, de moines et de nains", mangeant de l'ail et buvant du chocolat, chaussant des talons très hauts qui la faisaient souvent tomber. D'une dévotion toujours plus intense, l'essentiel de son activité concerne les soins aux malades, aux pauvres et aux deshérités. Elle fréquente l'Hôpital de St Germain en Laye, assurant les soins les plus pénibles. Elle soulage même en secret les "pauvres honteux" en accordant des dots aux filles de noble pauvres. En 1665, son père meurt, laissant le trône à un fils souffreteux agé de quatre ans issus d'un second lit. Louis XIV en profite pour demander une part d'héritage (guerre de Dévolution). En 1666, la mort lui enlève le seul soutien qu'elle avait à la cour : sa belle-mère et tante, la reine-mère Anne d'Autriche. Marie-Thérèse souffrit beaucoup des adultères du roi qui faisait de ses favorites des dames de compagnie de son épouse et voyageait ouvertement avec sa femme et ses deux maîtresses. Confronté à ce spectacle immoral, on prétend que le peuple murmurait, goguenard ou affligé, "Le roi promène les trois reines". Elle souffrit également à partir de 1667 des légitimations successives des enfants naturels de son mari. Ces derniers faisaient de l'ombre au dauphin. En 1680, le roi marie le Dauphin à Marie Anne Christine de Bavière sans la consulter. Elle est bientôt grand-mère d'un petit duc de Bourgogne. A partir de l'été 1680, sous l'influence de Madame de Maintenon, Louis XIV se rapprocha de son épouse, qu'il avait publiquement délaissée. « La reine est fort bien à la cour », remarquera , toujours moqueuse, Madame de Sévigné. Marie-Thérèse, émue jusqu'aux larmes par les attentions inattendues de son volage époux dira : « Dieu a suscité Madame de Maintenon pour me rendre le cœur du roi ! Jamais il ne m'a traitée avec autant de tendresse que depuis qu'il l'écoute ! » Mais Marie-Thérèse ne profita guère de ce regain de faveur. Elle mourut brusquement, le 30 juillet 1683, à Versailles, des suites d'une tumeur bénigne sous le bras gauche mais mal soignée. Ses derniers mots furent « Depuis que je suis reine, je n'ai eu qu'un seul jour heureux ». Lequel ? Elle l'emporta avec elle. Louis XIV dira de cette mort « c'est le premier chagrin qu'elle me cause ». Guère plus de deux mois après ce trépas, il convolera secrètement avec sa dernière maitresse qu'il surnommait dans le privé "sainte Françoise" : Madame de Maintenon.

Voir aussi

- Marie-Thérèse d'Autriche (liste des personnages historiques ayant porté ce nom)
- Marie-Thérèse d'Autriche, ascendance sur trois degrés
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Bibliographie

- Simone Bertière, Les Femmes du Roi-Soleil, Éditions de Fallois, 1998, ISBN 2-253-14712-5 Catégorie:Reine de France Catégorie:Dynastie des Habsbourg Marie-Thérèse d'Autriche Marie-Thérèse d'Autriche ca:Maria Teresa d'Espanya (reina de França) de:Maria Theresia von Spanien (1638–1683) el:Μαρία Θηρεσία της Ισπανίας en:Maria Theresa of Spain eo:Maria Teresa de Hispanio es:María Teresa de Austria it:Maria Teresa d'Austria (1638-1683) ja:マリー・テレーズ・ドートリッシュ nl:Maria-Theresia van Spanje no:Maria Theresia av Spania pl:Maria Teresa Hiszpańska pt:Maria Teresa de Espanha ro:Maria Tereza a Spaniei ru:Мария Терезия Австрийская (Испанская) sv:Maria Teresia av Spanien uk:Марія Терезія Іспанська
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