Maximilien Sébastien Foy

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Maximilien Sébastien Foy est un général du Premier Empire né à Ham (Somme) le 3 février 1775 et mort à Paris le 28 novembre 1825. Admis à l'École d'artillerie de La Fère dès l'âge de 15 ans, puis de Chalons, il est reçu à 16 ans comme sous-lieutenant en second au 3 régiment d'artillerie. Il fit ses premières armes en 1792, sous Dumouriez. C’est à Jemmapes en 1792 qu’il mérite les grades de lieutenant et capitaine d'artillerie. En 1794, il est arrêté par
Maximilien Sébastien Foy

Maximilien Sébastien Foy est un général du Premier Empire né à Ham (Somme) le 3 février 1775 et mort à Paris le 28 novembre 1825. Admis à l'École d'artillerie de La Fère dès l'âge de 15 ans, puis de Chalons, il est reçu à 16 ans comme sous-lieutenant en second au 3 régiment d'artillerie. Il fit ses premières armes en 1792, sous Dumouriez. C’est à Jemmapes en 1792 qu’il mérite les grades de lieutenant et capitaine d'artillerie. En 1794, il est arrêté par Joseph Le Bon à Cambrai pour avoir soutenu la cause libérale. Sauvé par le 9 thermidor, il est réintégré dans son grade. Il fait les campagnes de 1796 et 1797 à l'armée du Rhin et obtient le grade de chef d’escadron, il n'a pas encore 20 ans. Il est alors choisi comme aide de camp par le jeune général Bonaparte. En 1799 il obtient à l’armée d'Helvétie les grades d'adjudant général puis de chef de brigade. En 1800, il combat à l'armée du Rhin sous Moreau. Il fut nommé adjudant-général sur le champ de bataille de Diessenoffen en 1800, et justifia de plus en plus cet avancement dans les campagnes suivantes. Il devient en 1801 colonel du 5 régiment d'artillerie légère. Après de nouvelles victoires en Italie, la paix d'Amiens en 1802 le rappelle en France. Républicain convaincu et malgré son admiration pour Bonaparte, il ne peut accorder son approbation au gouvernement, son vote le consigne comme simple colonel pendant 7 ans. Lors de la mise en jugement du général Moreau, une adresse où la conduite politique de ce dernier était incriminée fut présentée à la signature du colonel Foy, qui refusa de l'apposer en disant : « Qu'il était militaire et non pas juge. » Peu de temps après, il vota négativement pour l'établissement du gouvernement impérial, lorsque le suffrage de l'armée fut invoqué. Il continua de signaler sa valeur, ses talents et ses vertus militaires en Italie, en Allemagne et en Portugal. En 1807, il est envoyé à Constantinople pour organiser l'artillerie turque, il se distingua à la défense des Dardanelles contre la flotte britannique. Passé à l'armée du Portugal, il est nommé général de brigade après la bataille de Vimeiro le 3 septembre 1808. Foy fut choisi par le maréchal Masséna pour défendre auprès de Napoléon Ier la cause de l'armée de Portugal arrêtée sur les bords du Tage par des obstacles qu'il ne dépendait pas de sa valeur et de son dévouement de surmonter. C'est à la manière non moins noble qu'habile, dont il remplit cette mission honorable, qu'il dut d'être mieux apprécié par le chef du gouvernement, qui le renvoya à l'armée avec le grade de général de division. Placé dans une position plus avantageuse, le général Foy, pendant la retraite de Portugal et les campagnes suivantes en Espagne, notamment à la bataille des Arapyles ou à la bataille de Salamanque, 22 juillet 1812, au passage du Duero, à Tordesillas, dans les affaires qu'il eut à soutenir après la bataille de Vittoria. Il prend une part active à toutes les campagnes de la péninsule et des Pyrénées jusqu'à la bataille d'Orthez où il est gravement blessé. Nommé inspecteur général d'infanterie en 1814, il se rallie à l'Empire pendant les Cent-Jours. Monument du général Foy au cimetière du Père-Lachaise. Il commande alors la 9 d'infanterie (2 corps d'armée) dans la campagne de Belgique. Il reçoit à Waterloo la 15 blessure de sa carrière, il resta à son poste jusqu'à la fin de cette journée. Nommé en 1819 inspecteur général d'infanterie dans les 2 et 16 divisions militaires, le général Foy fut élu le 11 septembre de la même année membre de la Chambre des députés par le département de la Aisne, il déploya un grand talent oratoire, défendit les principes constitutionnels et les sentiments patriotiques, ne cessa de lutter contre les tendances de la Restauration, et réussit plusieurs fois à arrêter le gouvernement des Bourbons dans sa marche rétrograde. Ses pairs l'ont honoré en érigeant une statue dans les couloirs de l'assemblée. Un concours immense de citoyens accompagna son cercueil ; une souscription nationale ouverte en faveur de sa famille produisit près d'un million. Un monument a été érigé à sa mémoire au cimetière du Père-Lachaise. : « Les généraux qui semblaient réservés au plus brillant avenir étaient Gérard, Clausel, Foy, Lamarque, etc., c'étaient mes nouveaux maréchaux. » (Napoléon à Sainte-Hélène.) Ses Discours, avec notice biographique, ont paru en 1826. On a aussi de lui une Histoire des guerres de la Péninsule sous Napoléon, publiée en 1827, Paris, 4 volumes in-8. Le jeune Alexandre Dumas lui rendit visite le 1823 et obtint de lui la recommandation qui lui permit d'entrer au service du Duc d'Orléans.

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