Abruzzes

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La région des Abruzzes (Regione Abruzzo en italien), plus couramment appelée les Abruzzes, est une région d'Italie centrale, née d'une scission, le 27 décembre 1963 avec la région de la Molise, ce qui en fait la plus jeunes régions de la Péninsule. Sa capitale est la ville de L'Aquila. Pendant longtemps, les Abruzzes ont été considérés comme une partie sous-developpée du Mezzogiorno, c'est-à-dire du Sud de l'Italie. Mais grâce au dévelop
Abruzzes

La région des Abruzzes (Regione Abruzzo en italien), plus couramment appelée les Abruzzes, est une région d'Italie centrale, née d'une scission, le 27 décembre 1963 avec la région de la Molise, ce qui en fait la plus jeunes régions de la Péninsule. Sa capitale est la ville de L'Aquila. Pendant longtemps, les Abruzzes ont été considérés comme une partie sous-developpée du Mezzogiorno, c'est-à-dire du Sud de l'Italie. Mais grâce au développement du tourisme vert et d'industries légères, son économie s'est rapidement relevée. Cette région montagneuse abrite une multitude de petits villages datant du Moyen Âge. Les Abruzzes sont aussi célèbres pour leur domaine de chasse forestier. Le Corno Grande, dans le massif du Gran Sasso, en est leur point culminant avec ses 2 912 mètres. Les quatre provinces de la région comptent également d'innombrables stations balnéaires réputées (la seule station balnéaire de la province de L'Aquila, éloignée de la mer, se trouve en bordure du magnifique lac de Scanno, à plus de 900 mètres d'altitude). On y dénombre par ailleurs 21 stations de ski, dont la plus grande station des Apennins : Roccaraso, avec ses 100 km de pistes.

Géographie

Relief

La région des Abruzzes est caractérisée par de hautes montagnes sur l'ensemble de son territoire. C'est dans cette région que la chaîne des Apennins atteint sa largeur et sa hauteur maximales. Son point le plus élevé, le Corno Grande, culmine à 2 912 m dans le massif du Gran Sasso, qui rappelle les Pyrénées et les Alpes. Comme l'indique son nom, le Corno Grande ressemble à une "Grande Corne". De nombreux sommets y dépassent les 2 500 m :
- Corno Piccolo : 2 655 m
- Pizzo d'Intermesoli : 2 635 m
- Monte Corvo : 2 626 m
- Monte Camicia : 2 564 m
- Monte Prena : 2 561 m
- Pizzo Cefalone : 2 535 m
- Monte Aquila : 2 500 m Au sud du massif une vaste plaine d'altitude s'étend sur 20 km de long et 7 km de large, entre 1 600 et 1 800 m d'altitude. C'est le Campo Imperatore ("Campo" provient du latin "campus", plaine en français), région complètement plane et cernée par les montagnes. Le Campo imperatore est appelé "le petit Tibet" (il piccolo Tibet). Les deux versants du Gran Sasso sont radicalement différents :
- Le versant septentrional se caractérise par des parois tombant directement sur les collines
- Le versant méridional se compose de montagnes plus basses et arrondies, couvertes d'une rare végétation. Au sud du Gran Sasso se situe la Majella qui culmine à 2 795 m au Monte Amaro. À l'ouest de la région se dresse le massif du Velino (2 486 m)- Sirente (2 358 m) moins élevé que celui du Gran Sasso. Ses paysages sont très variés : les hautes prairies rocailleuses du Velino s'opposent aux vastes forêts se développant au pied de la paroi nord-est du Sirente, où vivent des ours. Au nord de la région se trouvent les Monti della Laga (2 458 m au Monte Gorzano) boisés et humides. Au sud, les Simbruini Ernici culminent à 2 156 m, tandis que les monts du parc national des Abruzzes s'élèvent à 2 285 m. Ces massifs sont séparés par d'importantes vallées et trois conques (larges vallées) de nature très différente :
- La conque de L'Aquila (élargissement local de la vallée du fleuve Aterno, à 700 m d'altitude)
- La conque du Fucin (plaine d'altitude fermée de 160 km² située à 650 m d'altitude. Elle abritait jadis un lac)
- La conque de Sulmona (carrefour de plusieurs vallées à 400 m d'altitude). Des collines argilleuses cultivées (bocages) de 40 à 50 km de large descendent vers la mer et assurent la transition entre la montagne et la côte. Il n'existe pas de véritables plaines dans la région. On peut citer, outre les nombreuses plaines d'altitude, une plaine littorale de quelques centaines de mètres de large qui peut s'enfoncer sur plusieurs kilomètres dans la mer, à l'embouchure des principaux fleuves (notamment à Pescara). Comme pour une grande partie des plages du côté italien de la mer Adriatique, la côte des Abruzzes est sableuse et rectiligne. Cependant, au sud de la région, des barres rocheuses interrompent la régularité de cette côte, entre Francavilla al Mare et Vasto, comme les falaises de la "Punta Penne" et la "Punta Aderci".

Hydrographie et climat

La chaîne des Apennins est fortement arrosée, dans la mesure où elle est coincée entre deux mers. Les Abruzzes reçoivent des précipitations abondantes et bénéficient de températures assez basses, du fait de la présence des montagnes. Toutefois, les données pluviométriques et thermiques sont très variables d'un endroit à l'autre, toujours en raison des montagnes. Alors que la côte jouit d'un climat méditerranéen (sec et chaud l'été, humide et doux l'hiver), les vallées intérieures et les conques ont un climat continental (chaud l'été, froid l'hiver, assez sec). Le massif montagneux, quant à lui, connaît un climat d'altitude (froid, humide et très variable). L'Aquila, qui se situe à plus de 700 m d'altitude, est flanquée sur ses 4 côtés par des montagnes de plus de 2 000 m d'altitude. Celles-ci bloquent l'arrivée des courants d'air maritime doux et humide et bénéficient d'un climat sec et froid. Selon un dicton, L'Aquila connaît "11 mois froids et 1 mois frais". La ville est également réputée pour être "la ville la plus froide d'Italie". Le versant oriental de la Majella est exposé aux vents provenant de la Sibérie qui, en hiver, après s'être humidifiés au contact de la mer Adriatique, la transforment en "montagne la plus enneigée d'Europe". Les températures les plus froides sont enregistrées en haute montagne, vers 2 000 m. La température peut y descendre jusqu'à 0°C l'hiver ; il peut même y neiger plusieurs jours durant l'été. Les précipitations les plus importantes ont été enregistrées sur le versant oriental du Gran Sasso et sur celui de la Majella. En raison de leur altitude, le Gran Sasso et la Majella bloquent les nuages issus de la mer Adriatique et entraînent des précipitations quasi quotidiennes. Les plaines d'altitude sont aussi fréquemment balayées par des vents forts.

Cours d'eau

Les Abruzzes sont une importante réserve d'eau pour Rome et l'Italie du sud (le Gran sasso alimente en eau 1 500 000 personnes). Les principaux cours d'eau sont :
- L'Aterno-Pescara, le deuxième plus long fleuve coulant vers la mer Adriatique au sud du Pô (145 km
- Le Sangro (122 km) prend sa source au coeur du Parc national des Abruzzes
- Le Tronto (117 km) au nord
- Le Trigno (85 km) au sud
- Le Vomano (75 km) prend sa source au nord du Gran Sasso.
- Le Volturno (le plus long fleuve des Abruzzes)(175 km), le Liri (158 km) et le Salto (un affluent du Tibre) se jettent dans la mer Tyrrhénienne.

Lacs

Les principaux lacs des Abruzzes sont des lacs de barrage. Le plus grand est le lac de Campotosto d'une superficie de 14 km² à 1 313 mètres d'altitude. C'est le deuxième plus grand lac artificiel d'Europe. Le rapport surface/altitude est particulier puisqu'en Europe, il existe peu de lacs de cette importance à cette altitude. Le plus grand lac naturel est le lac de Scanno (1km²) près du Parc national des Abruzzes avec la seule station "balnéaire" de la province de L'Aquila n'ayant pas accès à la mer. Autrefois, la conque du Fucin, avec des montagnes sur ses 4 côtés, contenait un immense lac de 160km² qui était le troisième plus grand d'Italie. Mais il fut asséché au XIX siecle pour en obtenir du terrain a cultiver.

Glaciers

Dans le Gran Sasso se trouve le glacier du Calderone (ghiacciaio del Calderone), le plus méridional d'Europe et le seul des Apennins. Situé au nord-est du Corno Grande, entre 2 680 et 2 870m d'altitude, d'une surface de 5ha, ce glacier est menacé de disparition à cause du réchauffement climatique.

Quelques chiffres concernant le Gran Sasso

Le Gran Sasso établit quelques records pour les Apennins :
- Le lac le plus haut : lac de Camarda, 2 051m d'altitude
- La source la plus haute : source des "Invalidi", 2 650m d'altitude
- La résurgence la plus haute :source "Grotte", 2 080m d'altitude

Histoire

L'histoire globale de la région

Préhistoire : L'homme s'est très tôt installé sur les collines et les montagnes des Abruzzes. Un fragment de fémur datant de 80 000 ans a été retrouvé sur le Gran Sasso. Antiquité : Avant la colonisation de la région par les Romains, différents peuples italiques habitaient la région : les Sabins, les Marrucini, les Piceni, les Samnites, les Vestini, les Péligniens, les Frentani, les Marses et les Aprutini (ces derniers donnèrent leur nom à la région des Abruzzes). Ce sont d'ailleurs eux qui prononçèrent pour la première fois le mot Italie, au Ier siècle avant J.C., à Corfinium. Atri, anciennement "Hatria", est l'une des villes les plus anciennes de la région, elle aurait donné son nom à la mer Adriatique qu'elle surplombe. La plus grande découverte archéologique est sans doute celle du Guerrier de Capestrano : haute de 2, 10 mètres, elle a été sculptée vers le avant J.C. En 90 avant J.C., les peuples italiques habitant dans les Abruzzes, qui avaient aidé les Romains à combattre l'armée carthaginoise, leur ont demandé la nationalité romaine. Mais le Sénat Romain refusa de le leur concéder pour des raisons encore inconnues. Alors, les Marses, les Péligniens, les Piceni, les Vestini et les Samnites se réunirent en un état unitaire, avec Corfinium pour capitale, et assiégèrent Rome. la Ville serait tombée si elle ne leur avait alors pas cédé la nationalité romaine. Sulmona était la ville natale d'Ovide. Ensuite les Romains s'installèrent dans les Abruzzes, et édifièrent Alba Fucens, Amiternum (dont l'amphithéâtre fut pris comme modèle pour le Colisée) et plusieurs routes traversant la région. Ils construisirent aussi le plus long tunnel de l'époque sous le lac Fucin : 6 km. Moyen-Âge : Pendant cette période, la région était tour à tour colonisée par les Lombards, les Goths, les Suèves et les Normands. L'Aquila fut construite au par la réunion de 99 châteaux ; la légende veut qu'elle conserve encore 99 places, 99 fontaines et 99 églises. De nombreux ermites s'installèrent autour de la Majella, dont Célestin V, couronné papeà L'Aquila dans la basilique de Collemaggio. Cette église a d'ailleurs la seule porte Sainte éxistant en dehors de Rome : elle ne s'ouvre qu'annuellement, le 28 août, après un grand défilé moyen-âgeux qui se pratique encore aujourd'hui : la Perdonanza. Au Moyen-Âge, L'Aquila était une ville florissante sur une importante route commerciale. Ses hauts remparts sont encore bien conservés. Mazrin est d'ailleurs né à Pescina, un village à côté d'Avezzano. Renaissance et temps modernes : En 1573, l'ingénieur De Marchi gravit pour la première fois le Corno Grande, pourtant difficile à grimper à l'époque. Dès lors, l'alpinisme naissait sur le Gran Sasso, avec plusieurs pionniers à l'assaut des cimes et la construction de nombreux refuges (le premier du Gran Sasso était le refuge Graribaldi, édifié en 1886). Au , l'élevage de moutons était à son apogée. De nombreux bergers pratiquaient la transhumance et descendaient leurs troupeaux l'automne des montagnes jusqu'aux Pouilles, puis revenaient au printemps dans les alpages. Epoque contemporaine : En octobre 1861, les Abruzzes, qui appartenaient au Royaume de Naples, entrèrent dans le Royaume d'Italie. En même temps, on assécha le lac Fucin pour mettre à la place une agriculture très productive. Entre la fin du et le début du , on construisit les voies ferrées actuelles qui sillonent la région. Le célèbre poète italien Gabriele D'Annunzio était né à Pescara. Aussi, à Popoli était né l'ingénieur D'Ascanio, qui fut le premier à mettre au point les prototypes d'hélicoptère et de moto Vespa. En 1922, le parc national des Abruzzes est institué : c'est le premier parc national européen. Lors de la Seconde Guerre Mondiale, le groupe de Résistants le plus au sud d'Italie opérait dans les profondes forêts des Monti della Laga (à Bosco Martese). Dans les années '70, tension, conflits et grèves secouent la région pour la nomination du chef-lieu entre Pescara et L'Aquila. Ce dernier remporta, car bien que plus petit, il a tout de même une importante histoire. En 1989, on institue le parc régional du Velino-Sirente, puis les parcs nationaux de la Majella et du Gran Sasso et Monti della Laga en 1991, et enfin le parc national de la côte de Chieti en 2007.

L'évolution de la population

Les Abruzzes font partie des régions les moins densément peuplées d'Italie (120 hab/km² contre 192 hab/km² pour l'Italie). En effet, après une sensible augmentation de la population du à la moitié du , celle-ci stagne ou augmente légèrement depuis. En 1861, on compte 866 828 habitants ; 1 277 000 habitants en 1951 et plus de 1 300 000 habitants actuellement. À cela s'ajoutent d'importants phénomènes migratoires de l'intérieur vers les côtes. Ainsi, les villages d'altitude sur le Gran Sasso ont tous perdu plus de la moitié de leurs habitants en 20 ans, tandis que la façade marittime a connu une explosion démographique. La mégalopole de Pescara rejoint aujourd'hui 300 000 habitants. En plus, la région a dû faire face à l'émigration de ses habitants vers le reste de l'Italie, voire à l'étranger. Entre 1900 et 1914, plusieurs centaines de milliers de personnes ont quitté la région. Parmi ceux-ci, 85% allèrent en Amérique (Etats-Unis, Argentine, Brésil). Vers 1950, cet exode change de cap et se dirige surtout vers le reste de l'Europe, surtout vers l'Allemagne. Quelques-uns partent aussi au Venezuala, au Canada et en Australie. Mais ce second phénomène migratoire pesa peu sur la région grâce au grand nombre d'Abruzzais qui revenaient chez eux. Depuis quelques années, le dépeuplement des montagnes est freiné, grâce à la création des parcs qui essaient de valoriser les villages, les traditions, la culture ancienne et les paysages qui les entourent. De nombreux restaurants et auberges ouvrent dans ces villages, et de plus en plus de gens de toute l'Europe y achètent une résidence secondaire de montagne. Souvent, quelques villages voués à l'abandon ont été sauvés in extremis grâce à l'installation de stations de ski (par exemple Rocca di Cambio grâce au domaine skiabme de Campo Felice). Aussi, sur la côte, pour éviter que la mégalopole de Pescara ne s'étale trop, des Oasis WWF ont surgi entre deux villes (par exemple les quelques centaines de mètres de côte sauvage entre Silvi et Pineto, là où domine aussi la Torre di Cerrano, la plus grande tour d'observation de la côte de la région). En 2007, avec la création du parc national de la côte de Chieti, la construction de bâtiments abusifs sur cette partie de la côte encore bien préservée a été enrayée.

La création du Parc National des Abruzzes

Affiche touristique des années 1920 L'histoire du plus important parc des Abruzzes débute en 1872 où, en même temps que naissait le plus ancien parc national du monde : celui de Yellowstone, une réserve royale de chasse a été instituée dans la Camosciara, une localité très sauvage du parc où pullulent chamois et ours, pour protéger les espèces qui y vivent. On commença à parler d'un parc national en 1907. Il fallait absolument sauver les derniers ours et les derniers chamois, ces derniers n'étant plus qu'au nombre de 15 en 1915. En 1921, la commune de Opi créa un premier noyau protégé de 500 hectares, qui s'étendit ensuite à 12 000 hectares en 1922. Cette date marque l'inauguration du Parc National des Abruzzes. En 1923, le parc nouveau-né s'étendit à 18 000 hectares, puis fut agrandi une première fois à 28 000 hectares en 1925, et une seconde fois à 30 000 hectares en 1926. Cela permit de sauver les derniers ours, et fit réhausser le nombre de chamois à 100. Mais en 1933 le régime fasciste supprima la gestion du parc, et le territoire tombait aux main des braconniers. Si bien que le nombre de chamois retombait à 30, et que les ours faillirent à nouveau s'éteindre. Et cette période sombre que subissait le parc ne disparut qu'après la Seconde Guerre Mondiale, en 1950, où la gestion du parc fut reconstituée. Mais cette période de tranquillité fut courte, car à la suite du boom économique de l'Italie, la gestion du parc fut encore supprimée entre 1963 et 1969, pour des raisons touristiques. Cette période fut la plus destructrice du parc. On traça des routes, on abattit des arbres, on construisit des villas, on fit des stations de ski. Cela fit sacrifier 3 000 hectares de surface, 120 000 arbres furent abattuts et la faune sauvage retomba à nouveau dans le chaos. Finalement, le parc repoussa cet assaut et on reconstitua la direction du parc en 1969. Le parc fut appuyé par les écologistes de tout le pays, et il s'en sortit avec des pouvoirs renforcés. La zone de protection externe fut créée, ce qui rajouta encore 60 000 hectares de surface au parc, qui s'étendit ensuite de 10 000 hectares de plus en 1976. Le parc mesure alors 100 000 hectares. Ce fut à cette date aussi que le parc national des Abruzzes réussit à convaincre l'Etat de protéger ses derniers loups (moins de 100 à l'époque). En 1988, on suspend la chasse sur tout le territoire du parc. En 1989, le "cas Civitella" montre au monde entier les bénéfices du parc ; en effet, le musée du loup situé dans le petit village de Civitella Alfedena a eu tellement de succès touristique que sa banque a été à la troisième place nationale, après Florence et Venise, pour les placements bancaires ! En 1990, le parc s'agrandit d'encore 4 000 hectares, puis d'encore 6 000 hectares en 2000. Bilan : le Parc National des Abruzzes a permis de sauver en même temps les chamois des Abruzzes, les ours bruns marsicains et les loups des Apennins, tout en préservant les paysages. 2 000 000 d'arbres ont été sauvé de l'abattage, les villages ont été enrichis et ne se sont pas dépeuplés, et chaque année 2 000 000 de touristes venus de tout le monde visitent chaque année le parc. Ce parc est désormais l'orgueil des Abruzzes, où la région a puisé sa vocation touristique nouvelle : le tourisme vert.

Les parcs des Abruzzes

Le parc national des Abruzzes (Parco Nazionale d'Abruzzo, Lazio e Molise) est l'élément le plus célèbre de la région. Créé en 1922, c'est le premier parc national d'Europe. Il a permis de sauver de l'extinction l'ours brun marsicain (emblème du parc) (il y en a 60 dans le parc), le loup des Apennins (50 dans le parc), le chamois des Abruzzes (900 dans le parc) et le lynx (10 dans le parc - population encore trop faible). Etendu sur 22 communes et 100 000 hectares, il est recouvert au 2/3 de forêts, son point culminant étant sur la dorsale derrière le Monte Marsicano - encore sans nom - mesurant 2253 mètres d'altitude, au nord du parc (le monte Marsicano fait 2245 mètres). Mais pour la périphérie du parc, le vrai point culminant est le monte Greco, au nord-est (2283 mètres). Chaque année, près de 2 000 000 de touristes viennent visiter le parc, ce qui a eu d'importants bénéfices pour la population locale - comme quoi la protection de la nature rapporte gros. Les Abruzzes l'ont compris, et ont ensuite institué le parc régional du Velino-Sirente (en 1989), puis le parc national de la Majella (en 1991), le parc national du Gran Sasso (en 1991) et le parc national de la côte de Chieti (en 2007). Le tout est entouré d'un immense réseau de réserves naturelles. Ceci fait du territoire des Abruzzes le plus amplement protégé d'Italie (plus du tiers de sa surface !). D'autres projets, comme ARVE (Abruzzo Regione Verde d'Europa) ou encore APE (Appennino Parco d'Europa) veulent faire regrouper les zones protégés des Abruzzes en un immense parc national de 500 ou 600 000 hectares, soit la surface d'un département français (en moyenne, un département français est 2 fois plus grand qu'un département italien). Les Abruzzes sont la seule région d'Europe qui s'est tournée vers la protection de la nature et de ses paysages pour sauver son économie. Le succès a été extraordinaire, si bien que les Abruzzes ne font désormais plus partie du Mezzogiorno (contrairement à une idée reçue), et la région est de plus en plus connue en Italie et à l'étranger du fait de la création de transnationales abruzzaises, de la valorisation de ses produits et de ses parcs et de l'amélioration de ses services. De grands projets sur la nature d'origine européenne ont eu lieu ou sont en cours. Les Abruzzes bénéficient d'un renouveau lié au tourisme grâce à trois parcs nationaux et à des réserves naturelles. Voici quelques chiffres concernant les Abruzzes, qui représentent seulement 4% de la surface de l'Italie :
- Sur les 100 ours italiens, 80 vivent dans les Abruzzes - soit 4 ours sur 5 = 80% de la population ursine.
- Sur les 20 lynx italiens, 10 habitent dans les Abruzzes - soit 1 lynx sur 2 = 50% de la population des lynx.
- Sur les 600 loups italiens, 200 se trouvent dans les Abruzzes - soit 1 loup sur 3 = 33% de la population lupine.

Transports

Transports routiers

Trois autoroutes traversent la région :
- l'A14, qui longe la côte Adriatique
- l'A24, qui va de Rome à Giulianova en passant par L'Aquila et Teramo
- l'A25, qui va de Pescara à l'A24 en passant par Chieti, Sulmona et Avezzano Les deux dernières autoroutes sont communément appelées "Route des Parcs"(Strada dei Parchi).

Transports ferroviaires

Les voies ferrées sont omniprésentes, que se soit sur la côte que dans les vallées internes. La ligne Rome-Avezzano-Sulmona-Pescara est la deuxième ligne la plus haute d'Italie. La ligne Sulmona-Roccaraso-Carpinone (Molise) est dénommée "Train des Parcs" (Treno dei Parchi). La "Flèche du gran Sasso"(Freccia del gran Sasso)(L'Aquila-Sulmona-Rome) et le "Train de la Vallée"(Treno della Valle)(le long du Sangro) peuvent traverser un relief accidenté grâce à de nombreux ouvrages d'art (viaducs et ponts). La ligne, le long de la côte, a 2 voies et est fréquentée par des Pendolini (TGV italien) et des trains marchands.

Transports maritimes

Les trois principaux ports des Abruzzes sont Pescara (avec un bac pour Split, en Croatie), Ortona (avec un bac pour les îles Tremiti, dans les Pouilles) et Vasto (navires marchands). Mais il existe de nombreux ports touristiques sur les côtes et dans les plus grands lacs de l'intérieur.

Transports aériens

L'"Aéroport des Abruzzes" (Aeroporto d'Abruzzo), à Pescara est un petit aéroport international qui dessert les grandes villes italiennes, mais aussi l'Europe et l'Amérique du Nord. L'Aquila possède un aérodrome touristique.

Tremblements de terre

La région des Abruzzes a connu de graves tremblements de terre dans son histoire : le 2 février 1703, un séisme se produit à L'Aquila, le jour du Carnaval. La fête est interrompue, et il y a des milliers de morts. Dorénavant, pour commémorer ce tremblement de terre, le carnaval aura toujours lieu le 3 février, contrairement au reste de l'Italie. En 1915, un gigantesque tremblement de terre se produit au sud des Abruzzes, à Avezzano. Ce séisme, carrément ressenti aussi à Rome, à 100 km du lieu de naissance, a fait 33 000 victimes, et la ville d'Avezzano perdit 82% de sa population. C'est le 20ème tremblement de terre le plus meurtrier de l'histoire de la planète ! Malgré la nouvelle reprise économique des Abruzzes, un tremblement de terre de ce genre peut se passer à nouveau. Ce serait alors la ruine de la région. Le soutien de l'Etat aux parcs des Abruzzes pourrait être détourné au reste de la région pour rembourser les dégâts, le braconnage pourrait alors reprendre et probablement exterminer à jamais les espèces importantes des Abruzzes, aujourd'hui forte source de revenus pour toute la région, qui perdrait alors son image de protectrice de la nature et donc son tourisme. Une caisse pour les séismes et un planning devraient être constitués au cas où le pire devait arriver.

Administrations

Provinces

Les Abruzzes sont divisées en 4 provinces :
-province de L'Aquila,
-province de Chieti,
-province de Pescara,
-province de Teramo.

Communes

- Communes de la province de L'Aquila
- Communes de la province de Chieti
- Communes de la province de Pescara
- Communes de la province de Teramo 31 communes se situent au-dessus de 1000m d'altitude, mais seulemnt 11 en-dessous de 100m. La commune la plus haute est Rocca di Cambio (1434 mètres), c'est aussi la plus haute d'Italie. ==
Sujets connexes
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