Omar ibn al-Khattab

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Abû Hafs ʿUmar ben al-Khattab ben Nufayl al-Qurachî al-ʿAdawîarabe : ʾabū ḥafṣ ʿumar ben al-ḫaṭāb ben nufayl al-qurašī al-ʿadawī, , ʿUmar ben al-Khattāb, Omar ou ʿUmar I surnommé Al-Fârûqarabe : al-fārūq, , l'équitable fut un compagnon du prophète Mahomet. Il devint le second calife de l'Islam en succédant à Abû Bakr en 634. Il faisait partie du clan Banu `Ad de la trib
Omar ibn al-Khattab

Abû Hafs ʿUmar ben al-Khattab ben Nufayl al-Qurachî al-ʿAdawîarabe : ʾabū ḥafṣ ʿumar ben al-ḫaṭāb ben nufayl al-qurašī al-ʿadawī, , ʿUmar ben al-Khattāb, Omar ou ʿUmar I surnommé Al-Fârûqarabe : al-fārūq, , l'équitable fut un compagnon du prophète Mahomet. Il devint le second calife de l'Islam en succédant à Abû Bakr en 634. Il faisait partie du clan Banu `Ad de la tribu Quraych. Il est mort assassiné le 4 novembre 64427/28 dhu al-hijja 23 A.H., `Uthman lui a succèdé.

Histoire

`Umar est né à La Mecque après 581Son année de naissance est très incertaine. Tabari, La Chronique (Volume II, `Omar, fils de Khattâb), Actes-Sud p260 : , cela le fait naître entre 582 et 591. Janine et Dominique Sourdel, Dictionnaire historique de l'islam, Éd. PUF, donnent 591 donne 583. Il s'est d'abord opposé aux premiers musulmans. Connu pour son instruction, il était aussi robuste et buveur de vin - Khalifa Umar bin al-Khattab : Islamic Actions and Social Mandates. Au début de l'islam, il défendait la religion traditionnelle des Quraychites considérée par les musulmans comme de l'idolâtrie. Il participait aux persécutions des musulmans.

Conversion à l'Islam

Ibn Ishaq dans son recueil Sirat An-Nabi (La vie du prophète) rapporte qu'`Umar s'était décidé à tuer le prophète en apprenant la conversion de sa sœur et de son mari à l'islam. Alors qu'il allait tuer le prophète, un musulman lui dit de mettre d'abord de l'ordre dans sa propre maison. Il fit demi-tour pour retourner chez lui, il y trouva sa sœur en train de réciter le Coran cela l'a rendu furieux et la frappa jusqu'à ce qu'elle saigne. Il s'excusa de cette faute auprès de sa sœur et lui demanda de lire la sourate qu'elle était en train de réciter (Sourate XX, Ta Ha). Il fut si impressionné à la lecture de cette sourate qu'il se rendit chez le prophète pour se convertir à l'islam (cinq ans avant l'hégire en 617). Depuis ce jour il défendit l'Islam et devint l'un des compagnons du prophète. Son surnom d'Al-Fârûq lui vient de ses charges d'arbitrage, de médiation et d'ambassade au cours de la période préislamique. Ce surnom qui signifie celui qui fait la distinction entre le bien et le mal, la justice et l'injustice lui a été donné par le prophète Mahomet.

Départ à Médine

`Umar participe au départ de Mahomet à Médine (622). Il est présent lors des batailles menées pendant cette période. En 625, Hafsa, sa fille, épousa Mahomet. Les relations entre les époux n'auraient pas été très bonnes. `Umar lui aurait dit :

La mort de Mahomet

À la mort de Mahomet, Omar refusa de croire à cette mort. C'est Abû Bakr qui lui dit : « Ne parle pas ainsi, Omar, car Dieu a dit au prophète 'Tu mourras et, eux aussi, ils mourront'Coran, XXXIX, 31 ». Abû Bakr ajouta : « Que ceux qui adoraient Mahomet sachent qu'il a quitté ce monde. Que ceux qui adoraient Dieu sachent que Dieu est vivant et ne meurt jamais » ; Le corps du prophète n'était pas encore lavé que déjà la dissension s'élevait à MédineTabari, La Chronique (Volume II, Mohammed, sceau des prophètes), Actes-Sud p. 349. Quelques notables refusèrent de faire allégeance à Abû Bakr après qu'il fut choisi comme calife, Omar se fit un devoir de les menacer et de les forcer à prêter sermentTabari, La Chronique (Volume II, Califat d'Abou Bekr), Actes-Sud p. 11.

Nomination comme calife

Lorsque Abû Bakr est tombé malade, il se soucia de sa succession et suggéra le nom d'`Umar. Les notables Médinois furent d'accord sur ce choix. Abû Bakr convoqua `Uthman ben Affan pour rédiger un testament allant dans ce sens. Le lendemain Abû Bakr décédaTabari, La Chronique (Volume II, `Omar, fils de Khattâb), Actes-Sud p. 121.

Prise de Damas

Dès sa prise de fonction il changea de chef des armées, sans raison claire, remplaçant le vainqueur de la bataille du Yarmouk, Khâlid ibn al-Walîd par Abû `Ubayda ben al-Jarrah. Abû `Ubayda conserva Khâlid à son côté. Les armées byzantines étaient à Damas et à Émèse (Homs) où l'empereur Héraclius se tenait en retrait. Le siège de Damas dura plusieurs mois (deux ou six selon les versions). Il y a été utilisé des machines de guerre pour envoyer des projectiles sur l'armée adverse. Damas finit par se rendre en livrant la moitié de ses richesses aux troupes musulmanes (janvier 635 ou septembre 635Tabari, ibidem p. 124. Tabari hésite entre les deux dates, mais semble préférer la seconde.). L'empereur byzantin se replia à Antioche (Antakya). En 637 Abû `Ubayda prend Baysan, Tibériade et Fahil. Le sud de la Syrie est ainsi complètement sous le contrôle des musulmans.

Conquête de l'Irak et de la Perse

`Umar voulut alors profiter de la faiblesse relative de la Perse pour l'attaquer. Il n'y eut guère de volontaire pour cette mission et seul Abû `Ubayd ben Mas`ud s'est porté volontaire. Il fut nommé à la tête de l'armée d'IrakTabari, ibidem p. 128. Il se dirige vers Al-Hîra avec l'armée de Médine rejoignant ainsi l'armée d'Irak qui l'attendait. Un combat eu lieu à NamarîqNamarîq ou Namraq : lieu non identifié proche de Koufa. Dans cette bataille un butin immense et un grand nombre de prisonniers étaient tombés entre les mains des musulmansTabari, ibidem p. 129. Il franchit l'Euphrate et se dirige vers la forteresse de KaskarKaskar : forteresse sur la rive droite du en aval de Ctésiphon face au site de la future ville de Wasit.. C'est une nouvelle victoire qui donne aux arabes le contrôle de la Mésopotamie. Yazdgard III, nouveau souverain perse de la dynastie des Sassanides, lance une attaque en direction d'Al-Hîra avec une armée conduite par son général Bahman : 30 000 hommes et trente éléphants. Les deux armée se font face de part et d'autre de l'Euphrate. Un pont fut construit pour que les arabes puissent passer sur l'autre rive du fleuve d'où le nom de « bataille du pont » donné à cet affrontement (octobre 634). Les éléphants affolaient les chevaux des arabes, ceux-ci sont reparti au combat à pied et cette fois ils ont négligé les éléphants et enfoncé l'armée perse. Cependant dans le combat un éléphant renversa Abû `Ubayd ben Mas`ud et l'écrasa. Les armées arabes se sont repliées et ont refranchi le pont. Deux batailles firent encore quelques milliers de morts à Bowayb et à Baghdâd. La bataille finale eut lieu à Al-Qâdisiyya(vers Date imprécise : Tabarî, ibidem, p. 153 indique « pendant la quatorsième année de l'hégire » donc en 635 ou au début de 636. Janine et Dominique Sourdel, Le dictionnaire historique de l'islam, Éd. PUF, indiquent « mars 636 ou 637 »). Elle dura quatre jours en opposant Rostam Farrokhzād commandant l'armée perse avec ses éléphants et 120 000 hommes et Sa`ad ben Abî Waqqâs qui ne pouvait participer lui même à la bataille, à cause d'une paralysie temporaire qui avait touché sa jambe droite. Il y eut au moins 30 000 morts du côté des perses et Rostam fut tué. Cette victoire des musulmans a fait entrer définitivement la région, rebaptisée Irak al-Arabî, dans le monde arabo-musulmanTabari, ibidem p. 141-156. Pour empêcher qu'une aide aux armées perses n'arrive par la mer, `Umar fonda la ville de Bassora à l'embouchure de l'Euphrate et y installa la garnison arabe.

Conquête des villes de Syrie

`Umar laissa au repos son armée d'Irak et remit celle de Syrie en campagne. Abû `Ubayda reçut l'ordre de s'emparer d'Émèse (Homs). Les byzantins renforcèrent les fortifications et une armée menée par Héraclius se déplaça d'Antioche (Antakya en Turquie) à Édesse (Urfa en Turquie) pour venir en aide à Émèse si nécessaire. Le siège d'Émèse commença en hiver. C'est un tremblement de terre qui vint en aide aux musulmans en écroulant une partie des fortifications. Le texte du Pacte d'Omar tel qu'il apparaît dans Ibn Qayyim Al-Jawziyya: "Quand les musulmans ont occupé la Grande Syrie, Omar ibn Al-Khattab a fixé les conditions suivantes à l'attention des chrétiens: Ils ne doivent pas construire de nouveaux monastères, églises ou cellules de moines dans leurs villes et leurs alentours ; Ils ne doivent pas reconstruire ceux qui ont été détruits ; Ils ne doivent repousser aucun musulman qui souhaite passer trois jours dans une église, et ont l'obligation de le nourrir ; Ils ne doivent pas héberger d'espions ; Ils ne doivent pas être secrètement déloyaux envers les musulmans ; Ils ne doivent pas enseigner le Coran à leurs enfants ; Ils ne doivent pas faire preuve de polythéisme en public ; Ils ne doivent pas empêcher les membres de leurs familles à l'islam s'ils le souhaitent ; Ils doivent faire preuve de déférence face aux musulmans ; Ils doivent céder leurs places assises aux musulmans qui souhaitent s'asseoir ; Ils doivent se différencier des musulmans par leurs tenues vestimentaires ; Ils ne doivent pas porter de noms musulmans ; Ils ne doivent pas conduire sur une selle ; Ils ne doivent pas porter d'épées ; Ils ne doivent pas vendre de vin ; Ils ne doivent pas se couper court la frange ; Ils doivent se revêtir de leur habit où qu'ils se trouvent ; Ils doivent se ceindre la taille d'une écharpe ; Ils ne doivent pas porter de crucifix ou l'un de leurs livres saints sur le chemin des musulmans ; Ils ne doivent pas enterrer leurs morts à proximité des musulmans ; Ils ne peuvent faire sonner leurs cloches que doucement ; Ils ne doivent pas lire à haute voix dans leurs églises en présence de musulmans ; Ils ne doivent pas porter de rameaux ; Ils ne doivent pas lever la voix pendant le deuil ; Ils ne doivent pas porter de bougies pendant leurs funérailles ; Ils ne peuvent pas acheter des esclaves capturés par les musulmans en temps de guerre ; S'ils enfreignent le moindre de ces interdits, ils ne seront plus protégés, et les musulmans pourront disposer d'eux comme ils disposent de ceux qui leur résistent." Il restait deux villes à prendre : Chalcis (Hâdir Qinnasrîn ou al-`Iss en Syrie) et Césarée (Césarée en Palestine). Chalcis étant la plus proche elle fut conquise en premier. `Umar nomma alors Mu`âwiya ibn Abî Sufyân à la tête de l'armée chargée d'attaquer Césarée. Les byzantins furent mis en fuite et 80 000 d'entre eux furent tuésTabari, ibidem p. 159-160 (636).

Prise de Jérusalem

`Umar envoya alors Mu`âwiya accompagné d'`Amrû ben al-`Âs à la conquête de Jérusalem. Partant de Damas, les armées arabe parcouraient la route des pèlerins À son approche le général byzantin chargé de défendre Jérusalem, nommé Artabun, s'enfuit vers l'Egypte (Janvier 637). À Jérusalem , le patriarche Sophronius voulut traiter directement avec `Umar et que celui-ci vienne en personne dans la cité sainte. `Umar accorda sa protection aux habitants de la ville au terme d'une lettre remise à ce patriarche. Il garantit la sauvegarde des sites chrétiens et donna ordre à ses hommes de ne pas les détruire et de ne pas les utiliser comme habitations. Le récit d'Eutychius raconte qu'`Umar ibn al-Khattab visita l'église de la Résurrection et s'arrêta pour s'asseoir sous son porche; mais, au moment de la prière, il s'éloigna de l'église et fit sa prière en dehors. Il craignait que les générations futures ne prennent le prétexte d'une prière de lui à l'intérieur de l'église pour la transformer en mosquée. Eutychius ajoute que `Umar ben al-Khattab avait écrit un décret interdisant aux musulmans de se réunir en ce lieu pour y prier. `Umar se rendit aussi sur l'esplanade du temple à l'endroit où Mahomet a été emmené au paradis la nuitCoran, Le voyage nocturne, XVII, 1. Ayant inspecté ces lieux il fit ses prières là ou se situe maintenant la mosquée Al-Aqsa. `Umar confia la Palestine, Jérusalem et la côte méditerranéenne à Yazîd ben Abî Sufyân. Abû `Ubayda était néanmoins le gouverneur général de toutes ces régions.

Prise de Ctésiphon

L'armée d'Irak s'étant reposée, elle peut repartir au combat sous les ordres de Sa`ad ben Abî Waqqâs. Yazdgard III, abandonne sa capitale Ctésiphon et toutes ses richesses sans combattre. Les arabes s'installent dans le palais, y découvrant des trésors inouïs pour euxTabari, ibidem p. 164-167 (637). La fuite de Yazdgard III se poursuit vers Ray (en Iran). `Umar décide de ne pas le poursuivre : « les arabes avaient fait assez de conquêtes pour cette année et le salut des musulmans est préférable à un nombreux butinTabari, ibidem p. 168 ». La conquête du nord de l'Irak se poursuit néanmoins avec la prise de Tikrīt puis celle de Mossoul (638).

Fondation de Koufa

`Umar se mit à la recherche d'un site où construire une nouvelle capitale. Le site de Koufa près d'Al-Hîra leur sembla avoir tous les avantages. Sa`ad ben Abî Waqqâs s'y a fait construire un palais et fit transporter la porte du palais de Ctésiphon pour en faire la porte de son propre palais. Une partie des habitants de Ctésiphon l'imitèrent en s'installant à Koufa. `Umar fut très mécontent de cette attitude, il envoya un messager charger de brûler le palais ainsi construit et de rappeler Sa`ad ben Abî Waqqâs à plus de modestie dans son train de vie. Ce palais ne fut restauré que sous le règne de Mu`âwiya ibn Abî Sufyân qui devint alors la résidence royaleTabari, ibidem p. 172.

Seconde bataille d'Émèse

Pendant toute la 17 année de l'hégire (638), il n'y eut pas de campagne de conquêtes car les arabes étaient occupés à la construction de Koufa. Une partie des chrétiens habitants de l'Irak s'étaient dirigés vers Émèse pour y rejoindre les byzantins. Il y eut une armée de plus de cent mille hommes sous les murs d'Émèse. Aussitôt Abû `Ubayda appela des renforts. Yazîd ben Abî Sufyân vint de Damas Mu`âwîya ben Abî Sufyân vint de Césarée et Khâlid ben Walîd resta à Chalcis à réunir une armée en attendant les renforts venant d'Irak. Khâlid ben Walîd arriva enfin et il conseilla à Abû `Ubayda de tenter une sortie. Une bataille de quatre jours s'engagea. Trois mille byzantins furent faits prisonniers. Trois jours après cette bataille l'Armée d'Irak arriva enfinTabari, ibidem p. 174-175. Une épidémie de peste ravagea la Syrie et en particulier le bourg d'Emmaüs elle fit deux victimes notables : Abû `Ubayda et Yazîd ben Abî Sufyân (639)Tabari, ibidem p. 180.

Conquête de l ‘Égypte

`Amrû ben al-`As se dirigea vers l'Égypte en traversant la Palestine, il reçut des renforts venus d'Irak. Il conserve à ces territoires leur administration antérieure, et ne cherche pas à convertir de force ses nouveaux sujets chrétiens ou juifs car, la loi coranique leur attribue un statut de « protégés » (dhimmi), au prix d'un impôt spécifique. Les troupes arabes sont maintenues dans un certain isolement dans des cités fortifiées nouvellement construites et sont payées avec le butin des conquêtes. `Umar al-Fârûq est assassiné le 4 novembre 644 dans la mosquée de Médine par un esclave persan nommé Firûz. Son successeur est Uthman ben Affan. Il ordonne la construction de la mosquée Qubbat al-Sakhra sur le lieu actuel du Dôme du Rocher, sur l'esplanade du Temple à Jérusalem, à l'endroit que le prophète Mahomet a visité la nuit (Isra voyager la nuit) et d'où s'est envolé au ciel chevauchant le cheval ailé Bouraq. On lui doit aussi l'institution de l'ère de l'hégire, nouveau calendrier musulman, dont il fixe la date au 16 juillet 622. Il est le premier calife à être appelé Amir al-mûminîn (« Commandeur des croyants »). Deux célèbres citations lui sont attribuées jusqu'à nos jours:
- Le plus malheureux des gouverneurs est celui qui fait le malheur de ses administrés.
- Fait peur au lion avant qu'il ne te fasse peur.

Notes

Voir aussi

- Liste des califes
- Omar (prénom)
- Sahaba

Documents externes

- Tabari, La Chronique (Volume II), Actes-Sud
- CHAPTER I, 11 A.H., Death of Mohammad, Election of Abu Bekr, 'Omar, 'Ali, Abu 'Obeida
-
- Janine et Dominique Sourdel, Dictionnaire historique de l'islam, Éd. PUF, Catégorie:Rashidun Catégorie:Sahaba Catégorie:Naissance en 581 Catégorie:Décès en 644 an:Umar ibn al-Khattāb ar:عمر بن الخطاب az:Ömər bin Xəttab bn:উমর ইবনুল খাত্তাব bs:Omer ibn el-Hattab ca:Omar cs:Umar ibn al-Chattáb da:Umar ibn al-Khattab de:Umar ibn al-Chattab dv:ޢުމަރުގެފާނު en:Umar eo:Umar ibn al-Khattab es:Umar ibn al-Jattab et:‘Umar ibn al-Khaţţāb fa:عمر fi:Umar ibn al-Khattab gl:Umar ibn al-Khattab he:עומר בן אל-ח'טאב hu:I. Omár kalifa id:Umar bin Khattab it:'Omar ibn al-Khattāb ja:ウマル・イブン=ハッターブ lt:Umaras ibn al-Katabas ml:ഖലീഫ ഉമര്‍ ms:Umar Al-Khattab nl:Omar ibn al-Chattab no:Umar ibn al-Khattab pl:Umar ibn al-Chattab pt:Omar ru:Умар ибн Хаттаб sh:Omar sk:Umar ibn al-Chattáb sq:Omeri sr:Омер sv:Umar ibn al-Khattab sw:Umar ibn al-Khattab th:อุมัร tr:Ömer ibn Hattab ur:عمر فاروق wa:Omar Ben Xhattab zh:奥马尔一世
Sujets connexes
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