Gérard Oury

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Gérard Oury (de son vrai nom Max-Gérard Houry Tannenbaum), né le 29 avril 1919 à Paris, décédé le 20 juillet 2006 à Saint-Tropez (France) est un réalisateur de cinéma, un acteur et un scénariste français. En tant que réalisateur, ses plus grands succès sont Le Corniaud et La Grande Vadrouille.
Gérard Oury

Gérard Oury (de son vrai nom Max-Gérard Houry Tannenbaum), né le 29 avril 1919 à Paris, décédé le 20 juillet 2006 à Saint-Tropez (France) est un réalisateur de cinéma, un acteur et un scénariste français. En tant que réalisateur, ses plus grands succès sont Le Corniaud et La Grande Vadrouille.

Biographie

Fils d'un violoniste d’origine juive et russe, Serge Tannenbaum, et de Marcelle Houry, journaliste critique d'art à Paris-Soir, résidant rue de la Tour, à Paris, il mène une scolarité sans histoire au lycée Janson-de-Sailly. Il y côtoie François Périer, Jean Dutourd, Maurice Siegel. À 17 ans, il suit les cours de René Simon, puis il entre au Conservatoire en 1938, aux côtés de Bernard Blier et François Périer, dans la classe de Mme Dussane. Pensionnaire de la Comédie-Française en 1939, il obtient son premier rôle que lui confie Edouard Bourdet dans Britannicus, en remplacement d'un acteur mobilisé. En 1940, il fuit la France avec sa compagne comédienne, Jacqueline Roman (élue Miss Exposition en 1937), d'abord en zone libre, puis à Marseille, à Monaco et enfin à Genève afin d'échapper aux mesures antijuives ayant cours en France occupée. En 1942, il ne reconnaît pas sa fille unique : la réalisatrice Danièle Thompson, pour lui éviter ce statut. À Marseille, il participe aux émissions de théâtre de la radio nationale, repliée sur place. À nouveau évincé pour les mêmes raisons, il est remarqué par Paul Olivier, l'agent de Raimu, qui l'engage dans une revue avec Alibert, Raimu et Rellys. Raimu le prend un temps sous son aile. C'est aussi à cette époque, en zone libre, qu'il fait ses premiers pas au cinéma, en tant qu'acteur, dans "Les Petits riens" et dans "Médecin des neiges" (1942), de Marcel Ichac. Après la Seconde Guerre mondiale, il revient en France, retrouve la Comédie Française, s'y bat même avec Robert Hirsch. Il joue au théâtre (notamment Les Vivants d'Henri Troyat, au Vieux Colombier en 1945), et quelques seconds rôles au cinéma (Antoine et Antoinette, de Jacques Becker, en 1948). Il boucle ses fins de mois avec les toiles que lui remettait Raoul Dufy, un des amis artistes de sa mère, qui l'avait initié à l'art. On le verra aussi dans La Belle que voilà (1949) de Jean-Paul Le Chanois. C'est dans ce film, dont le scénario est de Françoise Giroud, qu'il embrasse pour la première fois Michèle Morgan, dans une scène tournée dans un ascenseur. Un baiser de cinéma qui n'enflamme pas l'actrice. Dans Le Passe-Muraille, il reçoit des claques de la part de Bourvil, « le meilleur homme qu'il m'ait été donné de connaître », disait-il. On le voit encore dans La Nuit est mon royaume (1951) de Georges Lacombe, La Fille du fleuve (1954) de Mario Soldati, La Meilleure part (1955) d'Yves Allégret ou encore Le Dos au mur (1958) d'Édouard Molinaro. En 1958, il s'essaie au scénario dans Le Miroir à deux faces, coécrit avec André Cayatte. C'est à cette occasion qu'il va séduire Michèle Morgan.

La Main chaude

Gérard Oury réalise son premier film, La Main chaude, en 1959. C'est l'histoire d'une riche veuve qui prête 100 000 francs à Lécuyer (interprété par Alfred Adam) pour qu'il envoye son fils à la campagne. En fait, Lécuyer donne cet argent à sa maîtresse pour qu'elle avorte. Mais elle n'est pas enceinte et remet la somme à son autre amant afin qu'il achète un scooter. Celui-ci se sert de la somme pour séduire une jeune femme qu'il croit riche... Lors de sa sortie en salle en 1960, le film fut un échec commercial.

La Menace

Il se met en scène dans un rôle de docteur dans La Menace. Le film a pour interprète principaux Robert Hossein et Marie-José Nat. Cette dernière interprète Josépha, une femme qui s'ennuie beaucoup chez son tonton, antiquaire. Elle préférerait aller s'amuser avec la bande des Mariolles qui passent à scooter sous ses fenêtres. Un jour, elle est prise en stop par le pharmacien local qui l'emmène au ciné. Gentil, mais entreprenant. Puis une jeune fille de la bande est retrouvée assassinée. Josépha témoigne et ment. Le film n'est pas non plus un succès.

Le crime ne paie pas

Gérard Oury rencontre le succès en 1962 avec Le crime ne paie pas, qui réunit un casting d'exception, avec entre autre Michèle Morgan et Louis de Funès. Ce film se déroule en 4 sketches, inspirés des bandes dessinées de "France Soir". 1er sketch : Une comtesse apprend que son amant la trompe. Dans sa rage, elle le fait tuer. Sa rivale décide alors de se venger ... 2ème sketch : Inspiré de l'affaire Hugues, dans laquelle un député socialiste est pris malgré lui dans une machination voulant atteindre sa femme. 3ème skectch : Au début du XXème siècle, une jeune femme tue son mari et son amant pour être avec un troisième homme. 4ème sketch : Comment réussir un crime parfait ... Le comédien Louis de Funès qui tournait dans l'un de ces sketches adresse à Oury: "Tu te trompes de direction. Tu es un auteur comique et tu ne parviendras à t'exprimer vraiment que lorsque tu auras admis cette vérité-là". Le réalisateur suit cette suggestion et prépare une comédie Le Corniaud qui deviendra l'un des plus grands films cultes de France.

Le Corniaud

Gérard Oury écrit avec André Tabet et Georges Tabet l'histoire d'Antoine Maréchal (Bourvil), un honnête commerçant est utilisé par Saroyan (Louis de Funès) un trafiquant, pour emmener de Naples à Bordeaux un Cadillac remplie d'héroïne. Le tournage se déroule en France à Paris et en Italie à Rome et Naples en 1964. L'année suivante Le Corniaud est le plus gros succès du box-office avec près de 12 millions de spectateurs.

La Grande vadrouille

Gérard Oury renouvelle l'expérience avec La Grande vadrouille, toujours écrit avec André Tabet et Georges Tabet, avec le tandem Bourvil / De Funès. Le réalisateur écrit le scénario avec également sa fille Danièle Thompson qui fit ses débuts comme scénariste. Par la suite, elle coécrira tous les films de son père jusqu'à Vanille fraise, en 1989. Elle réalisera son premier film, La Bûche, en 1999. L'histoire se déroule en 1942, un avion anglais est abattu par les Allemands au-dessus de Paris. Les trois pilotes sautent en parachute et atterrissent dans différents endroits de la capitale. Ils sont aidés par deux civils français, un chef d'orchestre et un peintre en bâtiment qui acceptent de les mener en zone libre; ils deviennent ainsi, malgré eux, acteurs de la Résistance. Dans le film, Louis De Funès joue le rôle du chef d'orchestre. Et c'est l'acteur lui-même qui a dirigé La Marche hongroise, extraite de La Damnation de Faust, d'Hector Berlioz, à la grande surprise des musiciens du Palais-Garnier. Le film est un succès phénoménal et historique! Avec 17 267 000 spectateurs, La Grande vadrouille , sorti en décembre 1966, a longtemps été le numéro 1 du box-office français. Il faudra attendre 1998, et les 20 millions d'entrées de Titanic, de James Cameron, pour que le record soit battu. Le film de Gérard Oury reste le plus gros succès public de l'Histoire du cinéma français.

Le Cerveau

En mai 1968, alors que les étudiants s'attaquaient au bitume parisien, Gérard Oury, lui, s'inquiétait de savoir s'il allait pouvoir tourner son sixième long métrage: Le Cerveau. C'est l'histoire de deux gagne-petit du crime (Bourvil et Jean-Paul Belmondo) qui veulent attaquer un train transférant les fonds de l'Otan, alors qu'un as britannique du braquage surnommé le Cerveau est déjà sur le coup. "Un film pleins d'idées chères.", comme le dit aujourd'hui la fille de Gérard Oury, coscénariste du film. Mais le roi du rire est riche de ses deux précédents succès. Aussi peut-il s'offrir le luxe de faire un film en Scope, avec des stars françaises, mais aussi anglo-saxonnes – David Niven (dans le rôle titre) et Eli Wallach (un parrain de la mafia italienne)-, une séquence animée, des effets spéciaux, des cascades, des milliers de figurants, une copie de la statue de la Liberté, et même des images de la vraie, filmées à New York du pont du paquebot France! Pour financer cette folie des grandeurs, la Gaumont (et son producteur Alain Poiré) s'est associée à la Paramount, qui compte sortir ce film à dimension internationale aux États-Unis. Cela oblilge dans un premier temps les scénaristes, Danièle Thompson et Marcel Jullian, à équilibrer l'importance des rôles entre vedettes locales et étrangères, puis Gérard Oury à filmer en même temps une version en français et une autre en anglais... Fin juillet 1968, les étudiants sont rangés des barricades et le tournage du Cerveau commence enfin. Il dure trente semaines ! Mais dans la bonne humeur. Un jour qu'Alain Poiré est de passage sur le plateau, Oury lui dit : "C'est fou ce que je m'amuse." Ce à quoi le producteur lui répond: "Tu as des amusements coûteux." Certes. Mais qui rapporte aussi. Sortie en France le 7 mars 1969, Le Cerveau est un carton avec plus de 5, 5 millions de spectateurs ! Rien de tel aux États-Unis. Déstabilisée par l'échec de La kermesse de l'ouest, une comédie musicale avec Clint Eastwood, la Paramount sort The Brain dans une version amputée, sans y croire. C'est l'échec. Si cela n'avait pas été le cas, Gérard Oury serait parti finir sa carrière aux États-Unis.

La Folie des grandeurs

Après le succès du Cerveau, Gérard Oury devait retrouver le tandem qui a contribuer à son succès Louis de Funès / Bourvil. Mais ce dernier mourra quelques mois avant le début du tournage. En pleins désarroi, De Funès et Oury envisagent de ne pas faire le film. Mais après un remaniement de scénario le rôle de Bourvil revint à Yves Montand. L'histoire est celle de Don Salluste (interprété par De Funès) profite de ses fonctions de ministre des Finances du roi d'Espagne pour s'enrichir. Mais la Reine qui le déteste réussit à le chasser de la cour. Ivre de vengeance, il décide de la compromettre. Son neveu Don César ayant refusé de se mêler du complot, il choisit son valet Blaze, transi d'amour pour la souveraine, pour tiendra le rôle du Prince charmant. Malheureusement à force de quiproquos, il ne parvient qu'à s'attirer les faveurs de la peu avenante Dona Juana (Alice Sapritch). Lors de sa sortie La Folie des grandeurs a été l'un des grands succès de 1971, 4ème au box-office de cette année-là, après Les Aristochats, Les Bidasses en folie et Mourir d'aimer.

Les Aventures de Rabbi Jacob

En 1973, Gérard Oury et Louis de Funès se retrouvent pour un dernier film Les Aventures de Rabbi Jacob. Ce dernier campe Victor Pivert, un homme d'affaires irascible et raciste, qui se retrouve malgré lui confronté à un règlement de compte entre terroristes d'un pays arabes. Pour semer ses poursuivants, il se déguise en rabbin, après avoir croisé à Orly des religieux juifs en provenance de New-York, et pris leurs vêtements. Pour les besoins du tournage, Gérard Oury a fait reconstruire l'ensemble du hall d'arrivée d'Orly et transposa la rue des rosiers dans un quartier tranquille de la région parisienne. La scène où Louis de Funès tombe dans une cuve de l'usine de chewing-gum fut particulièrement éprouvante pour l'acteur, mais le cinéaste se souvient surtout des difficultés rencontrées à New York. Lors du tournage dans le Lower East Side, les juifs orthodoxes se montrèrent particulièrement agressifs et lui reprochent de réaliser "a pornographic picture". La sortie du film fut programmée pour 1972 et tomba malheureusement au même moment que la guerre du Kippour. Le caractère religieux du film provoqua plusieurs réactions inattendues et violentes. Georges Cravenne, célèbre publiciste, fut chargé de la promotion du film. Sa femme, Danièle Cravenne, imaginait que le film était politique, pro sémites et anti-arabes. Le jour de la sortie, elle détourna un avion et menaça de faire sauter l'appareil si le film n'était pas interdit. L'avion atterrit et la jeune femme fut abattue d'une balle en pleine tête. Sa mort fut qualifié de coup publicitaire et Gerard Oury reçut d'innombrables lettres d'insultes et de menaces : "Je ne changerais rien à ma vie, mais les jours qui suivirent je me promenais armé d'un pistolet" (G. Oury). Néanmoins, le film fut un carton, avec 7, 3 millions d'entrées. En 1976, Oury de tourner à nouveau avec Louis de Funès dans un film intitulé Le Crocodile, avec au casting : Régine Crespin, Aldo Maccione et Charles Gérard. Mais suite aux deux attaques cardiaques consécutives de Louis de Funès, le projet est annulé, alors que Gérard Oury pense à Peter Sellers pour interpréter le rôle principal.

La Carapate

Deux ans après, le réalisateur tourne La Carapate, avec Pierre Richard. En mai 1968, Jean-Philippe Duroc (Richard), taxé de gauchisme, rend visite à son client, Martial Gaulard (Victor Lanoux), accusé d'un meurtre qu'il n'a pas commis. A ce moment, une mutinerie éclate à la prison et Gaulard parvient à s'échapper. Recherchés par toutes les polices de France, Jean-Philippe parvient à voir le général de Gaulle et lui demander la grâce présidentiel pour Martial. Le film est tourné 10 ans après les événements de mai 68. Lors de sa sortie, le film totalise 2, 5 millions d'entrées, un gros succès mais perd de la vitesse en comparaison avec les précédents films du cinéaste.

Le Coup du parapluie

Deux ans plus tard, Gérard Oury collabore une seconde fois avec Pierre Richard sur Le Coup du parapluie. Ce dernier tient le rôle de Grégoire Lecomte, un comédien sans envergure, qui se rend à un rendez-vous pour obtenir un rôle de tueur dans un film. A la suite d'un quiproquo, il se retrouve engagé par de véritables mafiosi comme tueur à gages, tout en croyant que le "contrat" en question est celui de son rôle dans le film. Il part ainsi pour Saint-Tropez où il doit éliminer lors d'une soirée un trafiquant d'armes en usant d'un parapluie dont la pointe contient du cyanure. Mais Grégoire ignore que Moskovitz, le vrai tueur, est à ses trousses. Gérard Oury, profitant de l'affluence du 33ème Festival de Cannes, a situé l'une des séquences principales du film pendant la compétition de 1980. Après cela, le tournage c'est déroulé à l'aéroport de Nice, à Saint-Tropez, à Antibes et à Paris. Le casting comprend Valérie Mairesse, Gordon Mitchell, Gérard Jugnot, Maurice Risch et Dominique Lavanant. Sorti le 8 octobre 1980, Le Coup du parapluie est un succès dans la même veine que dans La Carapate (2, 4 millions d'entrées).

L'As des as

En 1982, Gérard Oury exploite la fibre comique de Jean-Paul Belmondo pour la deuxième fois, avec L'As de as. L'histoire est celle de Jo Cavalier, entraîneur de l'équipe Française de boxe pour les jeux olympiques de Berlin en 1936. Au cours des péripéties qui le mèneront à affronter Hitler, il prendra un enfant juif sous sa protection, le jeune Simon Rosenblum. Sorti le 27 octobre 1982, L'As de as est un carton avec 5 450 000 entrées, et restera n°1 au box-office de l'année.

La Vengeance du serpent à plumes

Gérard Oury décide de tourner alors avec le comique n°1 de l'époque Coluche sur La Vengeance du serpent à plumes , tiré d'une vérité : la réunion des chefs d'état de différentes nations, à Cancun, au Mexique. Coluche campe Loulou Dupin, tire-fesse, qui apprend que sa grand mère est morte et qu'il est l'héritier d'un appartement à Paris. A son arrivée, il a l'agréable surprise de trouver deux jeunes femmes dans son appartement : Valérie et Laura, dont il tombe sous le charme. Il ne sait pas que les jeunes femmes appartiennent à un groupe terroriste, Ravachol-Kropotkine, et qu'elles préparent un attentat avec des complices à Cancun, là ou 23 chefs d'état doivent se réunir pour discuter du Tiers-Monde. La Vengeance du serpent à plumes n'a pas eu le succès espéré mais s'est retrouvé n°4 au box-office de cette année là, avec un peu plus de 2 600 000 entrées.

Lévy et Goliath

Gérard Oury réalise alors trois ans plus tard Lévy et Goliath un film dans la même veine que Rabbi Jacob, une comédie sur les juifs. Richard Anconina interprète Moïse Lévy, un juif traditionaliste, qui monte sur Paris et se retrouve involontairement mêlé à un trafic diamantaire. Cela lui vaut l'antipathie de Goliath, que joue Maxime Leroux, un chef de bande. Avec pourtant un excellent casting, comprenant Jean-Claude Brialy, Ticky Holgado et Robert Hossein, le film est un échec avec seulement 544 892 entrées. Oury n'aura plus de résultat supérieur à celui-ci.

Mémoire d'éléphant

Gérard Oury a publié sa première autobiographie en 1989. Intitulée Mémoire d'éléphant, ce livre est remplie d'anecdotes.

Vanille fraise

Avec un humour toujours burlesque il tourne Vanille fraise en 1989, avec Pierre Arditi et Sabine Azéma. Cette dernière campe Clarisse Boulanger, une mère de famille et mariée à Antoine, chirurgien, qui tient une usine de porcelaine. Un beau jour, elle revoit son ancien amant, Guillaume (Jacques Perrin), qui lui demande de reprendre son rôle d'espionne, abandonné dix ans auparavant. Las des conquêtes de son mari, elle accepte et part en Italie. Nom de code : Vanille. Arrivée sur place, sa mission est de faire sauter un bateau contenant des missiles, avec l'aide de Hippolyte (Nom de code : Fraise), qu'elle doit faire passer pour son mari. Ayant appris le stratagème, Antoine, jaloux, part en Italie et se lance à la recherche des jeunes mariés. Le film totalise un résultat bien inférieur Lévy et Goliath, avec seulement 216 853 entrées.

La Soif de l'or

Gérard Oury travaille ensuite avec Christian Clavier, sur La Soif de l'or qui vient de cartonner dans Les Visiteurs. Ce dernier interprète Urbain Donnadieu, PDG d'une entreprise de maisons préfabriquées, qui a été élevé par sa grand-mère, Zézette (Tsilla Chelton), dans le culte du profit. Avare de première classe, il a volé 60 000 francs par jour à son entreprise, qu'il a transformé en lingot. Il voudrait bien les faire passer en Suisse. Il décide donc de cacher les lingots dans les briques d'une des maisons qu'il doit livrer. Tout irait pour le mieux si son épouse, Fleurette (Catherine Jacob), et son amant, Jacques (Philippe Khorsand), chauffeur et meilleur ami de Urbain, ne venait pas y mettre leur nez. Le film ne fera pas mieux que les précédents.

César d'honneur en 1993

Gérard Oury reçoit la même année, en 1993 un César d'honneur pour l'ensemble de sa carrière. Le réalisateur a offert sa récompense à Jeanne de Funès en hommage à son époux décédé 10 ans plus tôt.

Fantôme avec chauffeur

Pour Fantôme avec chauffeur, réalisé en 1995, Gérard Oury réalise le duo d'acteur en confiant à Gérard Jugnot et Philippe Noiret les rôles principaux. L'histoire se déroule à Paris, un grand patron de la finance (Noiret) et son chauffeur (Jugnot) sont tués. Alors que, vivants, ils n'avaient que des relations strictement professionnelles et hiérarchiques, leurs fantômes assistent le plus souvent ensemble aux conséquences de leurs modes de vie troublés. De nouveau, malgré de grandes stars du cinéma français, Fantôme avec chauffeur ne fait que 428 867 entrées.

Le Schpountz

Le Le Schpountz est le dernier film de Gérard Oury. Soixante-ans après le film de Marcel Pagnol, le réalisateur a choisi Smaïn pour chausser les souliers de Fernandel dans cette nouvelle version. Sabine Azéma succède à Orane Demazis. Egalement de la partie, Ticky Holgado et Martin Lamotte dans dernier film produit par Alain Poiré pour la Gaumont. L'histoire est celle d'Irénée Fabre, brave et naïf, qui rêve de devenir vedette du grand écran. Victime d'une farce montée par une équipe de cinéma qui tourne dans son village, il est cruellement déçu. Mais il met un pied dans un studio et remplace un jour au pied levé un acteur. C'est la gloire. Le tournage s'est déroulé à Marseille et en studio dans la région parisienne. La première eut lieu à Saint-Tropez le 25 août 1999. Lors d'une interview, le réalisateur a déclaré que : "Le Schpountz de Marcel Pagnol est la réhabilitation du rire et quelques fois malheureusement, c'est une oeuvre tenue à mépris". Ce n'a pas été le cas de cette phrase satirique. Pari gagné, non seulement ce Schpountz nouveau a le dont de faire rire mais aussi d'émouvoir. Voilà ce que pensait les critiques du nouveau film de Gérard Oury.

Gérard Oury sous la Coupole

En 2001, Gérard Oury a été élu membre de l'Académie des Beaux-Arts et reçu sous la Coupole le 1er mars par le vice-président Pierre Schoendoerffer. Le 11 mars 1998, il avait été nommé dans la section des créations artistiques dans le cinéma et l'audiovisuel, au siège qu'occupait René Clément. Le cinéaste a dont rejoint plusieurs confrères dont Roman Polanski, installé en décembre 1999 et le doyen Claude Autant-Lara, né en 1919. A sa mort, son fauteuil sera attribué à Jean-Jacques Annaud.

La Grande vadrouille de Gérard Oury

En mai 2001, Gérard Oury, presque aveugle mais toujours actif a publié Ma Grande vadrouille chez Plon. Loin d'être une autobiographie, ce livre de souvenirs rassemble une série d'anecdotes et de pensées classées par ordre alphabétique. Le lecteur voit ainsi défiler des tranches de vie où apparaissent aussi bien Bourvil que le Général de Gaulle, Coluche, ou l'élue de son coeur Michèle Morgan. Toute la vie de Gérard Oury, comédien passé réalisateur avant d'être intronisé membre de l'Institut, est ainsi contenue dans un abécédaire amusant.

Hommage du Festival de Cannes

Le 14 Mai 2001, le Festival de Cannes a rendu hommage à Gérard Oury. Le réalisateur était entouré à l'occasion de sa famille, mais aussi de Smaïn, Michel Boujenah et Jean-Paul Belmondo. Le cinéaste évoque: "Je n'ai jamais eu de film sélectionné à Cannes. Tout vient à point à qui sait attendre." Il déclare également qu'il n'y a pas de recette pour faire un film, c'est un apport d'auteurs, de techniciens. Son petit fils Christopher Thompson déclare qu'il a vu son grand-père travailler et son plaisir à travailler. Il évoque également la projection de Rabbi Jacob et le bonheur du public. La fille de Gérard Oury, Danièle Thompson explique qu'elle a vu ses parents travailler, heureux de faire ce qu'ils faisaient, que c'est un privilège. Elle parle de son père, de son humour mais dit qu'il avait le sens du travail. L'épouse du réalisateur Michèle Morgan explique qu'elle a tourné avec son mari à ses débuts. Elle parle de lui comme d'un artisan, quelqu'un qui a beaucoup d'humour. Jean-Paul Belmondo lui, raconte que ce qui l'intéressait dans le cinéma c'était de jouer des vaudevilles, que Gérard Oury lui a donné de grands rôles. Pour finir, le réalisateur tire la leçon de ses années de cinéma : du travail et une bonne histoire.

Gérard Oury décoré par Jacques Chirac

Le vendredi 20 septembre 2002, Gérard Oury a été élevé au rang de Grand officier de l'Ordre national du mérite par Jacques Chirac, lors d'une cérémonie dans la salle des fêtes de l'Elysée à laquelle assistaient notamment Michèle Morgan et Danièle Thompson, le Président de la République a déclaré que les films du metteur en scène se distinguaient par
"un comique sympathique, sans prétentions intellectuelles, fraternel et efficace", avant de rajouter que Gérard Oury est "un comique dont la vérité est universelle comme celle de Molière." Cette même année, en octobre, La Grande vadrouille a été projeté dans une version restaurée à l'Opéra de Paris en présence du réalisateur.

Pas de remake pour Le Corniaud

En pleine folie cannoise 2005, une rumeur sur un projet de remake du Corniaud courait : Benoît Poelvoorde et Jamel Debbouze avaient donné leur accord pour tourner dans le film et reprendre respectivement les rôles de Bourvil et de Louis de Funès. Mais Gérard Oury, qui a écrit été réalisé ce classique du cinéma français, à annoncé qu'il n'avait jamais donné son accord à un tel projet et que celui-ci n'était "en aucun cas à l'odre du jour". Le communiqué de Gérard Oury à http://www.allocine.fr/ AlloCiné :
"Monsieur Gérard Oury tient à faire savoir qu'il n'a jamais donné son accord sur le projet de remake du Corniaud et que celui-ci n'est en aucun cas à l'ordre du jour".

Décès de Gérard Oury

Gérard Oury décède le 20 juillet 2006 dans sa maison de Saint-Tropez, à l'âge de 87 ans. Il est enterré à Paris au cimetière du Montparnasse. À ses funérailles, de nombreuses personnalités furent présentes : sa fille Danièle Thompson, son petit-fils Christopher Thompson, sa compagne Michèle Morgan, et de nombreux acteurs comme Anouk Aimée, Richard Anconina, Pierre Arditi, Sabine Azéma, Jean-Paul Belmondo, Michel Boujenah, Jean-Claude Brialy, Robert Hossein, Gérard Jugnot, Pierre Richard, Smaïn, Philippe Torreton, les réalisateurs Alexandre Arcady, Alain Corneau, Claude Lelouch, Claude Pinoteau, Jean-Marie Poiré, Alain Terzian, les écrivains Jorge Semprun et Marek Halter, ainsi que le Premier ministre Dominique de Villepin, le ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres, l'ancien ministre Jack Lang, les journalistes Claire Chazal et Philippe Labro., Dominique de Villepin a rendu hommage au réalisateur, en saluant à la fois "l'acteur qu'il fut, le merveilleux cinéaste, l'ami. Je perds un ami et la France perd l'un de ses plus grands cinéastes, une grande figure du cinéma français", a déclaré le Premier ministre. Jacques Chirac a lui salué un "maître du rire et de la bonne humeur" qui était aussi "un formidable créateur de mythes". Donnedieu de Vabres a rendu hommage à un "maître du rire". "Au Panthéon du cinéma populaire de haute qualité, (Gérard Oury) figure en première place", avait affirmé peu auparavant son prédécesseur au ministère de la Culture, Jack Lang. Ils étaient tous là pour lui rendre un dernier hommage et l'entrée du cimetière était noire de monde. Le réalisateur a été enterré au cimetière du Montparnasse à Paris dans le caveau familial, sous un soleil radieux au son de la musique de Rabbi Jacob. "Pour la premiere fois, le roi du rire nous laisse seuls, lui a su mettre en lumière ce je ne sais quoi qui nous rassemble. Gérard Oury voulait enchanter nos vies en conteur généreux avec le sens du partage, donnant vie à des personnages éternels", a déclaré le Premier ministre devant l'assemblée. Un hommage a également été rendu par le rabbin Josy Eisenberg qui avait été conseiller technique sur "Les aventures de Rabbi Jacob" : "selon la tradition juive, remercions Dieu d'avoir donne vie a celui qui nous quitte". 300 anonymes ont également été autorisés à se rendre sur la tombe du cinéaste à l'issue de la cérémonie, lors delaquelle le cinéaste a été porté en terre au son des musiques de ses films interprétées par un quator à cordes. Famille et amis devaient ensuite se retrouver à la Closerie des Lilas pour un verre de l'amitié.

Filmographie

Réalisateur

- 1960 : La Main chaude (+ acteur, scénariste et dialoguiste)
- 1960 : la Menace (+ acteur)
- 1962 : Le crime ne paie pas (+ scénariste)
- 1965 : Le Corniaud (+ scénariste)
- 1966 : La Grande Vadrouille (+ scénariste)
- 1969 : Le Cerveau (+ scénariste)
- 1971 : La Folie des grandeurs (+ scénariste)
- 1973 : Les Aventures de Rabbi Jacob (+ auteur de l'histoire, scénariste et dialoguiste)
- 1978 : La Carapate (+ scénariste)
- 1980 : Le Coup du parapluie (+ scénariste)
- 1982 : L'As des as (+ scénariste)
- 1984 : La Vengeance du serpent à plumes (+ scénariste)
- 1987 : Lévy et Goliath (+ scénariste)
- 1989 : Vanille fraise (+ scénariste)
- 1993 : La Soif de l'or (+ scénariste)
- 1996 : Fantôme avec chauffeur
- 1999 : le Schpountz (+ scénariste)

Scénariste

- 1958 : Le Miroir à deux faces, d'André Cayatte - (co-scénariste, + acteur)
- 1959 : Un témoin dans la ville, d'Édouard Molinaro - (co-scénariste)
- 1959 : Babette s'en va-t-en guerre, de Christian-Jaque (auteur de l'histoire)
- 1959 : Voulez-vous danser avec moi ?, de Michel Boisrond - (adaptateur)
- 1996 : Leçons de séduction (
The Mirror Has Two Faces), de Barbra Streisand - « remake » du Miroir à deux faces

Acteur

- 1942 : Le Médecin des neiges de Marcel Ichac
- 1942 : Les Petits Riens
- 1947 : Antoine et Antoinette de Jacques Becker
- 1948 : Jo-la-Romance de Gilles Grangier
- 1948 : Du Guesclin de Bernard Delatour
- 1950 : La Belle que voilà
- 1950 : le Passe-muraille de Jean Boyer
- 1951 : Sans laisser d'adresse de Jean-Paul Le Chanois
- 1951 : La nuit est mon royaume de Georges Lacombe
- 1951 : Anna Karénine, mis en scène par Raymond Rouleau (rôle d'Alexis Karénine)
- 1952 : Le Costaud des Batignolles (le narrateur)
- 1953 : La Belle espionne (
Sea Devils), de Raoul Walsh
- 1953 : The Sword and the Rose ou When Knighthood Was in Flower, de Ken Annakin
- 1953 : The Heart of the Matter, de George More O'Ferrall
- 1953 : They Who Dare ou Lewis Milestone's They Who Dare, de Lewis Milestone
- 1954 : Le Détective du bon Dieu (
Father Brown), de Robert Hamer
- 1954 : L'Eterna femmina, de Marc Allégret
- 1954 : L'Amante di Paride, d'Yves Allégret et Edgar G. Ulmer
- 1955 : Les héros sont fatigués, d'Yves Ciampi
- 1955 : La Donna del fiume, de Mario Soldati
- 1956 : La Meilleure part, d'Yves Allégret
- 1956 : La Maison des secrets (
House of Secrets ou Triple Deception), de Guy Green
- 1957 : Méfiez-vous fillettes, d'Yves Allégret
- 1957 : Les Marines, de François Reichenbach - (récitant)
- 1958 : Le Septième Ciel, de Raymond Bernard
- 1958 : Le Dos au mur, d'Édouard Molinaro
- 1959 : The Journey, d'Anatole Litvak
- 1963 : Pas de lauriers pour les tueurs (
The Prize), de Mark Robson
- 1964 : À couteaux tirés, de Charles Gérard
- 1986 : Un homme et une femme : vingt ans déjà, de Claude Lelouch
- 2003 : Là-haut, un roi au-dessus des nuages, de Pierre Schoendoerffer

Honneurs

- 1991 : Commandeur de la Légion d'honneur
- 1993 : César pour l'ensemble de sa carrière
- 1998 (
mars) : membre de l'Académie des Beaux-Arts, (élu au fauteuil de René Clément).

Bibliographie

- Gérard Oury, Mémoire d'éléphant, Olivier Orban, Paris, 1988, 330 p., broché, 15 x 24 cm ; réédition Presses Pocket, Paris, 1989, 346 p. ; réédition Plon, Paris, 1999, 330 p., broché, 14 x 23 cm . : Son autobiographie remplie d'anecdotes.
- Gérard Oury, Ma grande vadrouille, Plon, Paris, 2001, 250 p., broché, 14 x 23 cm . : De A comme Avarice, à Z comme Zut, en passant par M comme Moi, un abécédaire de la vie du réalisateur par lui-même. Comme il le remarque en avant-propos de ce livre : .

Palmarès

- 1965 : Le Corniaud : 11 740 000 entrées
- 1966 : La Grande Vadrouille : 17 267 007 entrées
- 1969 : Le Cerveau : 5 547 000 entrées
- 1971 : La Folie des grandeurs : 5 560 000 entrées
- 1973 : Les Aventures de Rabbi Jacob : 7 300 000 entrées
- 1978 : La Carapate : 2 500 000 entrées
- 1980 : Le Coup du parapluie : 2 451 606 entrées
- 1982 : L'As des as : 5 450 000 entrées
- 1984 : La Vengeance du serpent à plumes : 2 664 000 entrées
- 1988 : Lévy et Goliath : 544 892 entrées
- 1989 : Vanille fraise : 216 853 entrées
- 1996 : Fantôme avec chauffeur : 428 867 entrées
- 1999 : Le Schpountz : 197 431 entrées

Acteurs ayant tourné avec Gérard Oury

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