Peinture murale

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Chambre des Époux, château de San Giorgio à Mantoue, Andrea Mantegna, 1474 La peinture murale est la première histoire de la peinture. L’humanité a commencé par l'art pariétal des peintures murales des cavernes, premiers signes transmis entre les hommes. Dessins, tracés, images de beauté, d’effroi, de magie. La paroi, le mur a été le premier support de la peinture. Le support de la peinture murale est la pierre, le béton, la brique, le plâtre, les matériaux
Peinture murale

Chambre des Époux, château de San Giorgio à Mantoue, Andrea Mantegna, 1474 La peinture murale est la première histoire de la peinture. L’humanité a commencé par l'art pariétal des peintures murales des cavernes, premiers signes transmis entre les hommes. Dessins, tracés, images de beauté, d’effroi, de magie. La paroi, le mur a été le premier support de la peinture. Le support de la peinture murale est la pierre, le béton, la brique, le plâtre, les matériaux de l'architecture. Le peintre peint directement sur le support ou peint sur des toiles qui sont ensuite marouflées (collées) sur les murs. La fresque est une technique particulière de la peinture murale. La couleur y est appliquée sur un enduit à la chaux fraîche (fresco en italien). Le terme de fresque est le plus souvent utilisé improprement dans le langage courant et désigne la peinture murale en général et rarement la technique.

Définition

Peinture murale, art universel

Partout dans le monde, des histoires parallèles et parfois entrecroisées tissent l’histoire de la peinture murale à travers toute la planète, au fil des siècles. Les Aborigènes d’Australie l’ont pratiquée pendant des milliers d’années, les Égyptiens, dans leurs lieux sacrés, les peintres des villas de Pompéi, les peintres des édifices religieux, les populations du Yémen, les fresquistes des palais de la Renaissance, les peintres militants officiels ou contestataires, les artistes des murs peints contemporains. Ces peintures ornent aussi bien les parois des grottes que des plafonds d’églises et de palais, l’habitat privé comme les façades de bâtiments, les paquebots aussi bien que les parcs de stationnement, les restaurants, les musées, les escaliers, les alcôves, les couloirs, les halls, les salons, les bureaux, les usines, les lieux de travail, les bâtiments publics, de quelques dimensions que ce soit. Mur des cavernes, puis mur bâti, mur intérieur de l’habitat et mur extérieur dans la cité, voûte, plafond, coupole, la peinture murale reste toujours la grande alliée de l’architecture. Mur familier, il est au cœur de notre vécu et de notre environnement.

Domaine de la peinture murale

La peinture murale témoigne des préoccupations de chaque époque, art public ou privé, laïque ou religieux, populaire ou élitiste, jouant un rôle social, voire politique. La peinture murale est solidaire de l'architecture, elle en est le prolongement et à ce titre, la perspective est son outil pour la troisième dimension. La peinture murale peut mieux et autrement que la publicité valoriser et marquer les entrées de ville, créer des repères, identifier des lieux. Elle favorise l'expression, le lien social. Domaine de l'art public, de l'imagination de ses artistes et de ses décideurs. Cet art mural, populaire, art d’artisan, modeste et ambitieux jouit du respect et de la complicité du spectateur et reste méconnu et souvent ignoré des instances culturelles. Une peinture murale de Dominique Antony à Gentilly et son Anamorphose, image cachée en haut à droite Photo Philippe Guerin

Dans le monde

Peinture d'une Trabant passant le Mur de Berlin Le Mur de Berlin, construit en 1961 pour séparer Berlin-Est de Berlin-Ouest à l'époque de la guerre froide, a été le support de nombreuses peintures, qui contestaient notamment sa présence. Après sa destruction en 1989, la majeure partie du Mur a disparu, mais des fragments ont été conservés par des particuliers (les Mauerspecht, pic de mur), par l'État allemand et par d'autres pays (Parlement européen à Bruxelles; fort Langley de la CIA aux États-Unis; Centre de commerce mondial, à Montréal). Le reste le plus connu du Mur est situé le long de la Spree, entre la gare de l'Est et le pont de l'Oberbaum, qui enjambe la Spree. Ce n'était pas une partie du mur externe, mais de ce que l'on a appelé le mur de l'arrière-pays, qui séparait la zone frontalière de la RDA avec Berlin-Est. En 1990, il a été transformé par des artistes internationaux en « East Side Gallery » et classé monument historique. Il n'y avait pas de mur extérieur à cet endroit, car la frontière était située sur la rive opposée de la Spree. Un autre fragment du mur (réel) se trouve le long de la Niederkirchnerstraße, dans le district centre, à proximité de la chambre des députés de Berlin. Il a aussi été classé monument historique en 1990.
-Roquebrune sur Argens : pas loin de Roquebrune sur Argens, à Frejus, sur la place février (place de la mairie) on peux admirer des trompe l'œil de grande qualité.
-Paris: de nombreux trompe-l'œil et pochoirs ornent les murs de la capitale. La période de mai 1968 a vu l'éclosion de multiples graffitis contestataires et de peintures sur les murs, notamment, de Paris et de la Sorbonne.
-Toulouse : de nombreuses peintures murales et graffitis célèbres enrichissent les murs de Toulouse depuis les années 1990. Mademoiselle Kat, Miss Van et Fafi sont les graffeuses les plus populaires de la ville rose.
-Lyon : de nombreuses fresques murales, entres autres La fresque des Lyonnais sur les bords de la Saône, Le mur des Canuts et la fresque Lumière. . À voir aussi, au quartier des États-Unis, les fresques dédiées à Tony Garnier, grand architecte lyonnais. image:sallesillustre.jpg|Salle des illustres. Paul Gervais. Le Capitole, Toulouse. image:Fresque_murale_moya.jpg‎|Patrick Moya - rue Quincampoix Paris. image:funambule.jpg|Mur peint, rue de Islettes, Paris. image:palissade.jpg|Art de la rue, Paris. image:mademoiselle-kat.jpg|Mademoiselle Kat. Toulouse, rue de la Pomme.
En Irlande du Nord, les peintures murales (murals'') font partie du paysage des villes et des villages. Chaque communauté a sa spécificité bien que l’on retrouve des thèmes communs. Les fresques loyalistes La première fresque loyaliste est peinte à Belfast autour de 1908. L’exécution des fresques loyalistes faisait partie des festivités du 12 juillet, jour de la commémoration de la Bataille de la Boyne, occasion pour la population protestante de réaffirmer sa loyauté à la couronne d’Angleterre et sa suprématie sur la population de confession catholique. Le nombre de murals loyalistes a décliné dans les années 1970 pour reprendre dans la deuxième moitié des années 1980, notamment autour de thèmes militaristes nécessaires à la propagande des groupes paramilitaires loyalistes. Cependant d’autres thèmes sont abordés depuis la fin des années 1990 : historiques, culturels ou encore liés à l’actualité politique. Les fresques républicaines Les premières fresques républicaines apparaissent dans un contexte de lutte et de censure. A partir de la fin des années 1970, au moment de la lutte des prisonniers pour un statut politique, les républicains ont commencé à peindre des slogans sur les murs comme moyen de soutien et de propagande. De manière générale, même si dans un premier temps, les fresques en l’honneur des membres de l’IRA (Armée républicaine irlandaise) et des prisonniers ont continué à apparaître, dans la deuxième partie des années 1980 et les années 1990, les thèmes utilisés dans les murals républicains ont été les suivants : l’histoire, la culture, les solidarités internationales, les réactions aux sujets d’actualité. Il existe en permanence environ trois cents murals en Irlande du Nord. Cette pratique de « propagande murale » n’a pas d’équivalent en Europe de par son étendue et sa diversité. Image:Old Dundonald Road.jpg|Reproduction d’une photo prise sur le champ de bataille de La Somme, le premier jour, le 1er juillet 1916. Old Dundonald Road, East Belfast, 2002. Image:Collusion is not an illusion.jpg|”Collusion is not an illusion”. Ardoyne, North Belfast. 2002. Image:The Titanic.jpg|Le Titanic a été construit dans les chantiers Harland and Woolf de Belfast, bastion de la communauté protestante. Lower Newtownards, East Belfast. 2006. Image:Bloody Sunday 1.JPG| Bloody Sunday. Rossville Street, Derry. 1998.
-Peintures murales Nord-Irlandaises
-Conflit nord-irlandais
-Histoire de l'Irlande

Peinture murale de Francesco del Casino à Orgosolo De nombreuses peintures ont été effectuées sur l'île de Sardaigne à partir de la deuxième moitié du . L'on peut trouver ces fresques murales sur les murs des villes ou sur des rochers. Elles sont captivantes quant au choix de la couleur. Des couleurs pastels et assez tristes, avec des visages profonds où on peut remarquer que le peuple sarde a fortement été touché par l'histoire. Le message qu'elles transmettent est souvent de nature politique, mais peut être également historique ou citoyen. Les premières apparurent à San Sperate, au sud, puis le phénomène essaima et se développa particulièrement à Orgosolo, dans les montagnes du centre. Ce village compte à lui seul 400 murales, dont bon nombre ont été réalisés, souvent dans un style inspiré par Picasso, par Francesco del Casino et ses élèves. Les peintures portent sur la vie du village ou sur des thèmes politiques : luttes d'ouvriers et de bergers, contestation contre le nucléaire ou les occupations militaires (de l'OTAN, des États-Unis). Le mouvement se poursuit aujourd'hui grâce à des artistes sardes, allemands, français...

Le mur de John Lennon dans le quartier de Malá Strana.À Prague, en face du palais Bucquoy, siège de l’ambassade de France, le « mur John Lennon » héberge depuis les années 1980 le portrait du célèbre chanteur, régulièrement effacé par les sbires de la Sécurité d'État, tout aussi régulièrement repeint et grafitté par des jeunes contestataires, il devient l'un des symboles de la dissidence politique et de la rébellion artistique contre la Normalisation en Tchécoslovaquie. Il a survécu à la chute du Mur de Berlin et à la Révolution de Velours et est désormais « entretenu » par les hordes de touristes qui ne manquent pas d'y laisser une marque de leur passage. On est passé du Politique au Postmodernisme… Le mouvement Set Setal a poussé à la fin du de nombreux jeunes et enfants à peindre sur les murs de la capitale, Dakar.
La peinture murale est couramment employée dans le pays pour des usages qui ne sont pas directement artistiques : faire des publicités (y compris pour de grandes marques qui utilisent elles aussi ce support dans le pays), décorer les façades des magasins, etc. Diego Rivera réalisa à partir des années 1920 des peintures portant sur des thèmes politiques et visant à créer un « style américain » combinant l'art mexicain, indigène, esquimau.
Le mexicain Diego Rivera peignit sur les murs de Détroit et (mais la peinture fut bientôt retirée) sur le Rockefeller Center de New York. De jeunes artistes développèrent cette pratique à partir des années 1960-1970, notamment à Los Angeles ou à New York. Jean-Michel Basquiat peint et dessina des graffitis dans cette dernière ville dans les années 1980. ==
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