Le Dorat

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Le Dorat (en occitan Le Daurat) est une commune française, située dans le département de la Haute-Vienne et la région Limousin. Ses habitants sont appelés les Dorachons.
Le Dorat

Le Dorat (en occitan Le Daurat) est une commune française, située dans le département de la Haute-Vienne et la région Limousin. Ses habitants sont appelés les Dorachons.

Géographie

Histoire

Le Dorat, vue générale

La Fondation

Le Dorat s'appelait primitivement « Scotorum » du nom des missionnaires écossais qui vers l'an 950 y construisirent ou probablement reconstruisirent, une église dédiée à Saint Michel. Ce n'est qu'une vingtaine d'années plus tard que Boson le Vieux, premier comte de la Marche, fonda, près de Saint Michel, une chapelle Saint Pierre et un chapitre de 20 chanoines illustré au par Israël et Théobald devenus les saints protecteurs du Dorat. La collégiale fut reconstruite après l'incendie de l'an 1060 ; le grand clocher, surmonté de l'ange doré ne fut achevé qu'au début du XIIIe siècle. Les comtes de la Marche avaient dès cette époque un château au Dorat ; il était situé au point le plus élevé de la ville. Vers le milieu du XIe siècle, ils bâtirent un très important château-fort, en dehors de la ville ; château qui fut détruit au cours des guerres de Religion ; un jardin public en recouvre actuellement les ruines.

Un Moyen Age turbulent

En août 1356, l'armée du Prince Noir s'empara du Dorat. C'est elle qui, remontant sur Poitiers, y livra quelques jours après la funeste bataille où le roi Jean le Bon fut fait prisonnier et le comte de la Marche tué. Le roi Charles V reprit possession de la Marche en 1370, mais en 1405, Le Dorat tomba de nouveau aux mains des Anglais. La garnison du château faisant de nombreuses exactions dans la ville et dans le pays, le sénéchal de la Marche dut en 1423 promettre mille écus d'or à son commandant pour qu'il évacue la région. L'année suivante, pour se mettre à l'abri de nouvelles invasions, l'abbé du Dorat, Guillaume l'Hermite, entreprit la construction de fortifications tout autour de la ville. L'église Saint Michel et Saint Pierre furent incluses dans les fortifications et une tour de défense fut même construite sur l'une des chapelles de l'église Saint Pierre.

Des guerres de religions destructrices

Les Guerres de Religion n'épargnèrent pas Le Dorat. Le 2 novembre 1567, après un siège de trois jours, la ville fut prise par une troupe de 15 000 Huguenots sous les ordres du Seigneur de Saint-Cyr âgé de 83 ans. Quatre cents hommes furent tués et 3 600 livres de rançon durent être versées ; le pillage dura quatre jours, l'église fut saccagée, de nombreuses reliques et ornements brûlés, les orgues et statues détruites. Les passages de troupes, rançonnements et exactions de toutes sortes se poursuivirent jusqu'au milieu du : en 1576, ce fut l'armée de l'Amiral Coligny, celle de la Ligue en 1576 et encore en 1585 ; cette année là, l'insécurité était telle que la grande foire annuelle du jeudi de la Fête Dieu dut se tenir dans le cimetière en dehors de la ville dont les portes étaient prudemment fermées. Le 5 mai 1589, une armée de 4 000 hommes, envoyée par le roi Henri III et commandée par le duc de Montpensier, reprit après quelques coups de canons, le château du Dorat occupé depuis plusieurs années par les Ligueurs, Montpensier accorda aussitôt aux Dorachons la permission de raser cette forteresse, dont la présence était pour eux la cause de continuels tracas. Cela n'empêcha pas les Ligueurs de revenir assiéger Le Dorat en 1591, mais sans succès. Par écrit du roi Charles IX du 1 Janvier 1561, Le Dorat fut désigné comme chef-lieu judiciaire et capitale de la Basse-Marche qui était composée de sept châtellenies. Elle s'étendait sur 111 paroisses, dont 27 dans le département actuel de la Vienne, 19 en Charente et 2 en Creuse. Un autre édit de 1572 créait un siège secondaire à Bellac pour les châtellenies de Bellac, Rancon et Champagnac (en tout 21 paroisses) qui se trouvaient régies par le droit écrit, tandis que les quatre autres châtellenies étaient soumises au droit coutumier. Ce nouvel édit, pour attester la suprématie du Dorat, spécifiait que le Lieutenant général pourrait aller tenir les plaids de Bellac une ou deux fois chaque année. Le prétoire de la sénéchaussée du Dorat fut installé en 1572 dans l'ancienne église Saint Michel. Cette église se trouvait à l'emplacement actuel des parloirs du Carmel.

Le Dorat, cité toujours religieuse

En 1624, trois religieuses bénédictines de la Trinité de Poitiers vinrent fonder une maison au Dorat. Parmi elles se trouvait Catherine Pidoux, tante de La Fontaine ; elle mourut en 1662 âgée de 66 ans, et avait contribué en 1656 à l'ouverture, dans leur maison, d'une école publique et gratuite de fille qui fonctionna jusqu'à l'incarcération en 1792 des 22 religieuses de ce couvent. Après la Révolution, un petit séminaire, qui devint très brillant, s'installa dans le local des anciennes religieuses, mais dû se disperser après la loi spoliatrice de 1906. Cependant, dès 1910, un lycée de jeunes filles vint prendre la relève et perpétue encore de nos jours, et dans la même maison, la fondation en 1656 de sœur Pidoux.

Les Ostensions

Les Ostensions de St Israël et St Théobald se célébrent tous les sept ans depuis plus de trois siècles sans interruption. Ces années-là, les reliques de ces saints sont portées avec grande solennité à travers les rues de la ville ; d'importantes délégations de toutes les paroisses de la région, souvent avec groupes allégoriques et gens en armes, participent à la procession. Ces fêtes religieuses et folkloriques, toujours très populaires, attirent chaque fois des foules considérables au Dorat. Les dernières Ostentions ont eu lieu en 2002.

Héraldique

Armes de la ville du Dorat :1°) « De gueules, à deux dés d'argent passés en sautoir. » (Malte-Brun, in la France illustrée, tome V, 1884) 2°) « D'azur, à trois fleurs de lis d'or, à la bande abaissée de gueules, chargée de trois lions d'argent. » (Malte-Brun, la France illustrée, tome V, 1884)

Administration

Démographie

Lieux et monuments

On peut encore y voir des restes des fortifications en particulier la porte Bergère avec ses machicoulis, quelques maisons Renaissance, mais la principale curiosité est la Collégiale Saint-Pierre. La collégiale Saint-Pierre

La Collégiale Saint-Pierre

Imposante église romane, de granite gris, bâtie en forme de croix latine, au ; elle surpend par son gigantisme (77 mètres de long et 39 mètres au transept). Elle fut fortifée au ce qui lui donne un caractère massif.
- Le portail Ouest est polylobé, témoignant d'une influence mozarabe, cela apporte une note gaie à la sévérité de la façade.
- Le clocher est octogonal, à trois étages d'inégales hauteurs. Il est surmonté d'une flèche élancée et ornée d'un ange en cuivre doré datant du
- L'intérieur : En entrant par le portail Ouest, on doit descendre douze marches d'un escalier monumental. Le transept est profond et porte sur chaque bras une absidiole. Le chœur est surélevé, il comprend un déambulatoire orné de trois chapelles rayonnantes, deux d'entres elles contiennent les châsses de Saint Israël et Saint Théobald.
- La crypte : Elle date du et est dédiée à Sainte Anne, on y accède par le bras droit du transept, elle s'étend sous le chœur . Au fond de la nef se trouve une grande cuve baptismale préromane.

Personnalités liées à la commune

Illustrations

Image:Escurat.JPG|Domaine d'Escurat Image:Fuite en Egypte Coll. du Dorat.jpg|La fuite en Egypte. Vitrail de la Collégiale.Didron 1880. Image:Le_Dorat_portail_collégiale_St_Pierre.jpg|Le portail de la Collégiale Saint-Pierre. Image:Porte Bregère Le Dorat.jpg|La Porte Bergère. Image:Le Dorat Collegiale.JPG|La Collégiale.

Voir aussi

- Communes de la Haute-Vienne ==
Sujets connexes
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