Dubrovnik

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Dubrovnik est une ville de Croatie, peuplée de 48 000 habitants. Elle était connue jadis sous le nom de Raguse et ses habitants, ainsi que ce qui s'y rapporte, s'appellent encore des ragusains.
Dubrovnik

Dubrovnik est une ville de Croatie, peuplée de 48 000 habitants. Elle était connue jadis sous le nom de Raguse et ses habitants, ainsi que ce qui s'y rapporte, s'appellent encore des ragusains.

Géographie

Située au sud de la côte dalmate, à proximité de la frontière avec la Bosnie-Herzégovine et le Monténégro, la ville-forte de Dubrovnik (Ragusa en italien et en latin) est un des hauts lieux touristiques de Croatie. Cette ville portuaire porte en effet de nombreux témoignages de sa très riche histoire, au travers de ses monuments et de ses rues pavées. La principale d'entre elles, la Placa (ou Stradun), est une large avenue dallée tracée au milieu de la ville, sur l'ancien marécage qui séparait la Raguse latine sur le rocher de Dubrava sur le continent. Lorsque la ville s'agrandit au cours du Moyen Âge, elle assécha ce marais et en fit une artère. L'artère principale de la vieille ville

Histoire

Moyen Âge et époque moderne

Dubrovnik a été fondée durant la première moitié du septième siècle. Dès sa fondation, la ville a été placée sous la protection de Byzance. En 980, la ville devint le siège d'un évêché. A l'instar de Venise dont elle devint concurrente, Dubrovnik sut tirer partie de sa position côtière pour développer un commerce maritime lucratif. Elle était gouvernée par un recteur, élu chaque mois. Celui-ci était logé au palais du recteur, où il ne recevait ni amis, ni famille, se consacrant entièrement à sa tâche. La République de Raguse comprenait uniquement les ports de Raguse (Dubrovnik) et de Ragusavecchia (Cavtat) jusqu'en 1120, date à laquelle elle étendit son arrière-pays. Entre 1180 et 1190, le Grand Prince de Rascie Stefan Nemanja (voir Stefan Nemanja) essaya à deux reprises de s'emparer de la République, sans succès. Entre 1233 et 1242, la République étendit à nouveau ses possessions dans l'arrière-pays. L'importance de son trafic la conduisit à établir la première quarantaine en 1377 pour se protéger de la peste noire. Après la quatrième croisade, elle est passée sous la domination de Venise, jusqu'en 1358. En 1358 (traité de paix de Zadar), la République de Raguse reconnut la suzeraineté du roi de Hongrie, à qui elle versa un tribut jusqu'en 1526, après la bataille de Mohács. L'autorité hongroise ne portait cependant que sur les impôts et la flotte et on fait donc traditionnellement débuter l'indépendance de la République de Raguse à1358. La République reçut l'île de Meleda (Mljet) puis les alentours de Slano en 1399. Entre 1427 et 1451, elle acheta la région des Konavle au royaume de Bosnie. En 1409 et en 1417, Venise lui contesta le monopole du commerce dans la ville de Drijeva, qui était alors possession du royaume de Bosnie. Elle échoua par deux fois, et Raguse resta maîtresse du commerce du sel (salines de la Neretva), qui passait par cette ville. En 1416, elle est le premier état européen à abolir l'esclavage et, donc, à interdire le commerce des esclaves. Durant les quinzième et seizième siècles, elle développa son commerce entre l'Europe ottomane et les ports de la Méditerranée. Au seizième siècle, la flotte de commerce de la République comptait 160 navires. L'avancée turque dans les Balkans, et notamment la conquête de la Serbie, nuit gravement au commerce de la République. Elle signa, en 1442, un traité avec les Ottomans; ce traité autorisait les marchands de Raguse à commercer dans les Balkans, moyennant le paiement d'une taxe. Farouchement catholique, la République réservait les postes de la magistrature aux membres de cette religion et obligea parfois les Orthodoxes à se convertir. En 1492, elle accueillit toutefois un groupe de Juifs expulsés d'Espagne. A la fin du quinzième siècle, des conflits opposèrent Venise aux Hongrois, puis Venise aux Ottomans pour le contrôle du marché de Drijeva, nuisant ainsi gravement au commerce des marchands de Raguse, qui en avaient le monopole. Il faut attendre 1503 pour qu'un traité de paix soit signé. Tout comme Venise, elle offrit de l'assistance à l'alliance musulmane lors de la bataille de Diu contre les Portugais, en 1509, dans l'Océan Indien (voir Battle of Diu). Après 1526, elle paya un tribut aux Ottomans, et ce jusqu'en 1718. Le tribut s'élevait alors à 12 500 ducats par année. La république ne se releva jamais complètement de la crise du commerce maritime en Méditerranée et du tremblement de terre de 1667 (plus de 5 000 morts). En 1699, elle céda deux portions de terre à l'Empire ottoman. De cette manière, Venise ne pouvait plus l'attaquer que par la voie maritime, et non plus par voie terrestre. Ceci est à l'origine de l'unique accès à la mer de la Bosnie dans la région de Neum. La puissance commerciale qu'elle acquit ainsi fut la source de la puissance politique qu'elle a su sauvegarder jusqu'à l'annexion en 1809 par Napoléon Bonaparte (incorporation dans les provinces illyriennes dirigées par Marmont puis Fouché). Plan des destructions de la vieille ville durant le siège de 1991-1992

Époque récente

Le 1 octobre 1991, l'Armée populaire yougoslave attaque et encercle Dubrovnik pendant la guerre d'indépendance croate. Le siège dura jusqu'à mai 1992. La plus grosse attaque d'artillerie eut lieu le 6 décembre 1991, tuant 19 personnes et en blessant 60. Le nombre total de victimes dans cette région est de 114 civils tués, selon la Croix-Rouge, dont le poète croate Milan Milisić (voir Milan Milisić). De 1992 à 1993, la ville a, par ailleurs, été la cible de tirs de l'armée serbo-monténégrine postée sur les hauteurs de Trebinje, au nord de la ville. L'attaque contre Dubrovnik visait à compromettre une société politique monténégrine réticente dans les entreprises militaires décidées par Slobodan Milošević : on avait raconté aux réservistes monténégrins que les "Oustachis" attaquaient le Monténégro, et ils ont mis à sac la région, notamment Cavtat et la vallée des Konavle. Il n'en existe pas moins aussi un discours serbe contemporain qui prétend que Dubrovnik serait "serbe", sous prétexte que la ville de Raguse a été fondée dans une région envahie par des Serbes au . Ce mensonge permet aux Serbes de s'annexer des écrivains et des dont, occupés par les Ottomans, ils ont cruellement manqué avant le . Ce n'est donc pas seulement parce que la ville n'est devenue légalement "croate" que par l'accord Cvetković-Macek du 26 août 1939 que nombre d'auteurs ont hésité à parler de Dubrovnik comme d'une ville "croate", ce dont ses habitants avaient cessé de douter dès le , après la brève mode intellectuelle des "Serbes catholiques" : la propagande serbe, relayée en France par la Troisième République, a aussi joué un rôle.

Reconstruction

68% des bâtiments de la vieille ville auraient été touchés directement ou indirectement par les tirs d'obus. La reconstruction s'est déroulée, autant que possible, dans le respect des techniques traditionnelles, tout en appliquant des normes anti-sismiques nouvelles, dans cette région géologiquement instable. La restauration des toitures fut particulièrement problématique, les matériaux traditionnels n'étant plus disponibles en quantité suffisante. Les anciennes tuiles furent ainsi progressivement remplacées par de nouvelles, bâtiment par bâtiment.

Images de la vieille ville

Image:Dubrovnik9.jpg| Image:Dubrovnik3.jpg| Image:Dubrovnik4.jpg| Image:Dubrovnik5.jpg| Image:Dubrovnik6.jpg| Image:Dubrovnik7.jpg| Image:Dubrovnik8.jpg| Image:Dubrovik-wall.png|

Personnalités

- Naissance de Anselmo Banduri en 1671
- Naissance de Ruđer Josip Bošković en 1711 ==
Sujets connexes
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