Jean-François de Lapérouse

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La Pérouse Jean François de Galaup, comte de Lapérouse (ou de La PérouseIl a longtemps semblé qu'à l'origine ce nom ajouté à Galaup s'écrivait en deux mots mais Lapérouse signait en un seul mot) (23 août 1741 près d'AlbiChâteau du Gô - 1788) est un officier de marine et explorateur françaisExtrait des Mémoires d'outre-tombe. (François-René de Chateaubriand doit être reçu par le comte Hector), en préalable à son entrée aux gardes de la marine
Jean-François de Lapérouse

La Pérouse Jean François de Galaup, comte de Lapérouse (ou de La PérouseIl a longtemps semblé qu'à l'origine ce nom ajouté à Galaup s'écrivait en deux mots mais Lapérouse signait en un seul mot) (23 août 1741 près d'AlbiChâteau du Gô - 1788) est un officier de marine et explorateur françaisExtrait des Mémoires d'outre-tombe. (François-René de Chateaubriand doit être reçu par le comte Hector), en préalable à son entrée aux gardes de la marine Lorsque le comte de Boisteilleul me conduisait chez M. Hector, j'entendais les jeunes et les vieux marins raconter leurs campagnes, et causer des pays qu'ils avaient parcourus : l'un arrivait de l'Inde, l'autre de l'Amérique ; celui-là devait appareiller pour faire le tour du monde, celui-ci allait rejoindre la station de la Méditerranée, visiter les côtes de la Grèce. Mon oncle me montra La Pérouse dans la foule, nouveau Cook dont la mort est le secret des tempêtes. J'écoutais tout, je regardais tout, sans dire une parole ; mais la nuit suivante, plus de sommeil : je la passais à livrer en imagination des combats, ou à découvrir des terres inconnues…. L'expédition maritime autour du monde, qu'il commandait, disparut corps et biens à Vanikoro, îles Salomon, en 1788. Il a laissé son nom à une localité de la banlieue de Sydney près de l'endroit où il aborda en 1788 (voir La Perouse (Australie)).

Biographie

Origine

Jean-François de Galaup, issu d'une famille albigeoise à la noblesse incertaine, est toutefois admis le 19 novembre 1756 comme garde de la marine, à 15 ansIl est encouragé par l'un de ses parents, le marquis Clément de la Jonquière.. Pendant ses études à Brest, il est engagé dès l'âge de 17 ans dans les conflits maritimes de la guerre de Sept Ans avec la Grande-Bretagne au large de l'Amérique du Nord, notamment à Terre-Neuve et sur le Saint Laurent avec son cousin Clément puis avec le chevalier de Ternay. Apprenant la mort du chevalier de Ternay, Lapérouse dira qu'il l'aimait comme un père et, en souvenir de leur amitié, il baptisera du nom de baie de Ternay un lieu qu'il avait observé sur la côte de Mandchourie, qui deviendra son véritable tuteur, ainsi qu'aux Antilles.

La Marine

À 18 ans, il est blessé et fait prisonnier pendant la bataille des Cardinaux, près de Quiberon, entre le maréchal de Conflans et l'amiral Hawke. Après d'autres activités sur les côtes françaises, il effectue un séjour de cinq ans à l'île de France (aujourd'hui île Maurice)Sous les ordres du chevalier de Ternay, et exécute plusieurs missions dans les îles voisines. La Pérouse fut promu au grade d'enseigne le 1764. Il est chargé de deux voyages aux Indes comme commandant de la SeineIl aura Robert Sutton de Clonard, dans son escorte. Il y rencontre sa future femme Eléonore Broudou, une jeune créole d'origine modeste. Buste par François Rude (1828) L'intervalle de quatorze ans de paix, qui s'écoulèrent depuis 1764 jusqu'à 1778, le mit à même de se livrer tout entier à la navigation ; il parcourut pendant ce temps les pays du globe les plus éloignés, d'abord en qualité de simple officier ensuite il commanda plusieurs bâtiments du roi.

La Guerre d'indépendance américaine

Rentré en France en 1777, il est nommé lieutenant de vaisseau et obtient la croix de Saint-Louis pour avoir sauvé Mahé des assaillants indiens. Lors de la reprise des hostilités (en 1778), il reçut le commandement de la frégate l'Amazone, et se distingua dans l'escadre du comte d'Estaing par la prise d'une frégate anglaise, nommée l'Ariel. Il participe ensuite à la guerre d'indépendance des États-Unis et aux combats contre les Britanniques aux Antilles jusqu'au Labrador (expédition de la baie d'Hudson), où il démontre sa valeur maritime et militaire en capturant deux forts britanniques. En 1779, il entre en franc-maçonnerie .

La Baie d'Hudson

Devenu capitaine de vaisseau, en 1780, il se rendit avec l'Astrée sur les côtes de la Nouvelle-Angleterre ; s'y étant réuni à la frégate l'Hermione, commandée, par la Touche-Tréville, il rencontra près de l'île royale une frégate ennemie et cinq petits bâtiments. La frégate fut prise avec un des cinq bâtiments ; les autres s'échappèrent. La Pérouse se rendit ensuite au cap Français. C'est là qu'on lui apprit qu'il était chargé d'aller attaquer les établissements anglais de la baie d'Hudson. Cette expédition ne fit pas dans le temps une grande sensation, à cause de son peu d'importance ; mais elle développa les talents de la Pérouse, et le fit connaître comme un officier capable de diriger une campagne de découvertes. Il venait de parcourir des parages peu connus, et il avait eu à surmonter, dans un espace très retréci, la plupart des dangers que la navigation peut offrir dans toute l'étendue du globe. Ce furent ces épreuves et cette gloire nouvellement acquise qui lui firent confier la direction de la belle campagne qui a mis fin à sa carrière et qui a illustré son nom. Nommé capitaine de vaisseau à 39 ans pour sa brillante conduite pendant la guerre, il épouse Eléonore Broudou en 1783 malgré les objections paternelles, et l'installe à AlbiDans une maison achetée rue de l'Ecole Mage. Le gouvernement lui avait abandonné le produit de la vente du Voyage de la Pérouse, publié à Paris en 1797, 4 vol. in-4°, avec atlas et un portrait de la Pérouse, gravé par Tardieu. Cette relation a été rédigé par M. Milet de Mureau d'après les journaux qui avaient été envoyés du Kamtschatka et de Botany-Bay. Il y en a une traduction anglaise..

L'Expédition

Après le traité de Paris, il est choisi par le marquis de Castries, ministre de la Marine et par Louis XVI pour diriger une expédition autour du monde visant à compléter les découvertes de James Cook dans l'océan Pacifique. En 1844, la ville d'Albi, patrie de l'illustre et infortuné navigateur, a élevé une statue de bronze à la Pérouse. Statue à Albi

Recherche des traces de l'expédition

D'Entrecasteaux

Une expédition partit à sa recherche en septembre 1791. Dirigée par l'amiral d'Entrecasteaux, elle atteint l'île des Pins le 16 juin 1792; puis le 19 mai 1793, l'expédition découvrit une île nouvelle que d'Entrecasteaux baptisa l'île de La Recherche. Elle poursuivit sa route vers Sourabaya sans jamais l'atteindre, or c'est sur cette île (également appelée Vanikoro) que les survivants de l'expédition Lapérouse (et peut-être Monsieur de Lapérouse lui-même) avaient trouvé refuge.

Des bruits

Cependant, de temps à autre, des bruits avaient rallumé quelques lueurs d'espoir, et une des déclarations qui eurent le plus de retentissement fut celle que fit, en 1793, l'Anglais George Bowen, capitaine du navire l'Albemarle, devant les autorités de Morlaix. Cet officier prétendit avoir vu, dans la nuit du 30 décembre 1791, sur la côte de la Géorgie australe, des débris de vaisseau, des filets de main-d'œuvre européenne. Les contradictions que présentait cette déclaration ne permirent pas d'en faire la base d'une tentative sérieuse. Toutefois, malgré le peu de succès des recherches faites avec zèle et persévérance pour retrouver les traces de l'infortuné la Pérouse, ses compatriotes n'avaient jamais perdu de vue cet illustre navigateur ; ils avaient au contraire toujours conservé l'espoir de retrouver quelques-uns de ses compagnons de voyage, ou au moins de recueillir quelque indice de nature à fixer leurs idées sur le sort qui leur avait été réservé.L'intérêt général ne s'était jamais ralenti à cet égard ; les bruits les plus vagues en apparence étaient saisis avec empressement ; ils venaient ranimer l'espoir que l'on avait conservé de retrouver, de sauver peut-être quelques-uns de leurs malheureux compatriotes, tristes débris d'un naufragé dans quelque île inconnue ou perdue au milieu de l'océan Pacifique ou grand Océan. Divers bruits de cette nature se succédèrent presque d'année en année, mais ils parurent trop peu fondés pour mériter de fixer l'attention.

Dumont d'Urville

Enfin, vers la fin de 1825, un officier anglais répandit dans le public les particularités suivantes. Il tenait, disait-il, d'un capitaine américain, que celui-ci, après avoir découvert un groupe d'îles bien peuplées et entourées de récifs, avait eu des communications avec les habitants, et avait vu entre leurs mains une croix de Saint-Louis et des médailles telles que la Pérouse en avait sur son expédition. Ces indices pouvaient faire croire que les bâtiments de la Pérouse avaient péri sur ces îles. Il ne manquait à des renseignements aussi bien circonstanciés que de faire connaître le nom et la position du groupe d'îles où avaient été découverts ces témoignagnes irrécusables de la présence des bâtiments de la Pérouse. Quoique l'espoir de le retrouver fût presque évanoui, et que le rapport du capitaine américain manquât de l'objet le plus important, c'est-à-dire de celui qui pouvait aider à diriger les recherches, on ne crut pas devoir négliger un bruit qui avait ranimé l'espérance dans tous les esprits. Les bruits dont nous venons de parler se répandirent vers la fin de 1825. Dumont d'Urville, alors capitaine de frégate, en fut vivement frappé. Il allait commander en chef une nouvelle entreprise de circumnavigation. Il parla avec tant de chaleur des nouveaux indices relatifs au sort de la Pérouse à M. le comte Christophe de Chabrol de Crouzol, alors ministre de la marine, que, dans les instructions qu'il en reçut, il lui fut recommandé, de la manière la plus précise, de s'occuper de la recherche des renseignements relatifs à cet objet. La corvette la Coquille, sur laquelle M. Duperré avait accompli sa circumnavigation, et que d'Urville allait commander, changea de nom et prit celui de l'Astrolabe, en mémoire de la frégate dont la Pérouse était le capitaine. D'Urville partit de Toulon le 25 avril. On s'était décidé, par le motif exprimé plus haut, à entreprendre une nouvelle campagne de découvertes, qui devait dans sa route passer au milieu des parages où l'on pouvait supposer que devait se trouver le groupe d'îles visité par le capitaine américain. Assurément il n'était guère possible de se flatter de le retrouver d'après des renseignements aussi vagues que ceux qui avaient été donnés sur sa position. Quelques personnes auraient même pu croire que les bruits répandus sur le témoignage de ce capitaine américain étaient dénués de fondement. Nous ne sommes pas même éloignés de croire qu'elles eussent eu raison ; car depuis on n'a plus entendu parler ni du récit du capitaine américain, ni de la croix de St-Louis, ni des médailles qu'il aurait vues entre les mains des habitants du groupe dont il s'agit. C'est par des renseignements bien plus circonstanciés, obtenus peu de temps après le départ de M. d'Urville, que l'on put enfin concevoir légitimement l'espoir de retrouver les traces de la Pérouse. Quatre mois après, le 15 août, un vaisseau de la compagnie anglaise des Indes orientales, expédié spécialement à la recherche des traces de la Pérouse, mouillait dans la rade de Tonga-Tabou, où il était venu sur des indications moins vagues que les précédentes, et dont il est à propos d'écrire la singulière filiation.

Peter Dillon

Il fallut attendre 1826-1827 pour que le capitaine marchand Peter Dillon découvre les restes du naufrage à Vanikoro, Îles Santa Cruz (Îles Salomon), au nord du Vanuatu. Dumont d'Urville reconnut après l'explorateur anglais Peter Dillon, dans l'île de Vanikoro le lieu probable du naufrage et de la mort de Jean-François de La Pérouse.

Navires de La Pérouse

Oeuvres de Lapérouse

- Jean-François de Lapérouse, Voyage autour du monde sur l’Astrolabe et la Boussole, Paris : La Découverte / Poche, 2005.
- Voyage Round the World; Performed in the Years 1785, 1786, 1787, and 1788, by the Boussole and Astrolabe -
- Paris 1789
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Notes et références

Source partielle

Voir aussi

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Sujets connexes
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