Galère (navire)

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Galères par Pierre Puget- vers 1655 Une galère (du grec :Galia, un navire byzantin de ce genre) est un type de navire à voiles et rames, ayant souvent une fonction militaire. Elle était mue par des galériens généralement esclaves ou des repris de justice. On utilisait cette force humaine pour actionner les avirons, lorsque que le vent ne soufflait pas dans la bonne direction et, lors de manœuvres d'attaques ou de parades. Parmi les différents types de galères o
Galère (navire)

Galères par Pierre Puget- vers 1655 Une galère (du grec :Galia, un navire byzantin de ce genre) est un type de navire à voiles et rames, ayant souvent une fonction militaire. Elle était mue par des galériens généralement esclaves ou des repris de justice. On utilisait cette force humaine pour actionner les avirons, lorsque que le vent ne soufflait pas dans la bonne direction et, lors de manœuvres d'attaques ou de parades. Parmi les différents types de galères on trouve :
- la monère, à une seule rangée de rameurs ;
- La birème, à deux rangées de rameurs, appelée aussi dière (cf. les dières engagées à la bataille de Salamine en 480 avant J.-C.);
- La trière ou trirème, à trois bancs de rameurs ;
- La tétrère ou quadrirème ;
- La pentère ou quinquérème, à cinq rangs.
- Le nombre de rangées de rames n'est plus indicatif pour les noms des galères plus grosses qui sont les hexères, heptères, etc.
- Puis les galères plus récentes Liburnes, Dromons, Galéasses, Galiote... Les principales dispositions offensives et défensives que l'on peut trouver sur une galère sont le château, l'éperon et le corbeau. Il est à noter que le vocabulaire maritime sur les galères est très différent du vocabulaire standard.

Histoire

La galère a été essentiellement employé en Méditerranée dans l'Antiquité puis, à nouveau, à l'Époque moderne par exemple à la bataille de bataille de Lépante.

Antiquité

Une birème assyrienne vers Dès le , les Grecs construisent des vaisseaux de combat à voile et à rame. La trière développée à partir du pentécontère, devient dès le le vaisseau de combat le plus efficace. Durant l'époque hellénistique a lieu une course au gigantisme avec les quadrirèmes puis les quinquérèmes, se faisant, Alexandre le Grand les équipera de catapultes. Durant la première guerre punique, la flotte carthaginoise est équipée de quinquérèmes, que les Romains copient. Rome, qui préfère les trirèmes, réussit à en construire cent en deux mois en 261 av. J.-C.. Ils utilisent le corbeau, sorte de pont volant qu'on pouvait laisser tomber sur le bord du bateau ennemi pour lancer un abordage. Le nombre de rang de rame a pu varier de 2 à 3. Ils démontrent la supériorité des trières sur les navires plus gros. Ces bateaux construits pour la méditerranée, ont connu quelques succès également dans Atlantique. À la bataille d'Actium, la flotte d'Auguste est équipée de liburnes, bateaux plus légers et dérivés des navires pirates de la côte dalmate avec deux rangs de rameur faiblement décalés. Ces liburnes étaient spécialisés dans la lutte contre les pirates, seule menace maritime pour l'empire aussi bien en Méditerranée, dans Atlantique, la Manche, sur le Rhin et le Danube. Si, au à Athènes les rameurs étaient tous des citoyens libres, éventuellement renforcés par des métèques rémunérés, les Romains eux, utilisaient des marins, main-d'œuvre spécialisée, qui sont des hommes libres ou des esclaves.

Galères byzantines et turques

A la chute de l'empire romain d'Occident, l'Empire byzantin assure sa suprématie sur la Méditerranée en faisant évoluer la galère vers le Dromon, un autre bâtiment léger. Les arabes après avoir conquis la Syrie sont aussi à même de construire ces bâtiments. En 653, la flotte arabe, après s'être emparée de Chypre, infligeait une sévère défaite à la flotte byzantine sur les côtes de Lycie. Les Byzantins regagnent leur hégémonie maritime face au arabes en inventant le feu grégeois et en faisant grossir leurs vaisseaux. Au , celui-ci à deux rangs de rames largement séparées. À la même époque, il existait d'autres types de dromons plus légers : le pamphyle, l'ousiakos et la galaia, qui allait donner son nom aux navires de combat, qui se caractérisent tous par l'usage de rameurs, de voiles et d'un éperon. Byzance affaiblie par les Arabes laisse les Cités-États maritimes d'Italie se développer et acquérir leur propre flotte de birèmes puis de tirèmes. C'est à ce moment que la voile alla trina d'origine arabe remplace la voile carrée.

Époque classique

La Galère amirale La Réale, gravure de 1697Vers 1290, Benedetto Zaccaria, un Génois, inventa la sensile. Une nouvelle technique de maintien des rames qui permet d'asseoir trois hommes sur un même banc. Ainsi, quelque 70 galères génoises à sensile écrasèrent une flotte de plus de 100 galères classiques vénitiennes au large de Curzola en 1297, sans presque aucune perte du côté génois. Cette technique allait rapidement s'imposer et seulement quelques changements mineurs, comme le remplacement des avirons de gouverne latéraux par le timon à la bayonnaise et l'apparition à l'avant d'un second mât : l'arbre de trinquet, eurent lieu avant la disparition des galères. Vers 1450, on embarque de l'artillerie. vers 1540, toutes les réales et toutes les capitanes étaient des quadrirèmes à quatre hommes et quatre rames par banc. Les techniques de rames évoluent et les galères s'alourdissent. Des galères imposantes appelées Galéasses sont construites. Les galères françaises allaient souvent combattre les Anglais en Manche et en mer du Nord. Ceux-ci tentèrent alors de créer un type de navire mieux protégé mais capable de marcher à l'aviron, les « rowbarges » qui n'eurent que peu de succès face aux français. Durant le Moyen Âge les rameurs des galères étaient des volontaires - comme dans presque toutes les flottes européennes - on était « marinier de rame » à bord d'une galère comme « marinier de voile » à bord d'un navire. À la fin de la Guerre de Cent Ans (milieu du XVe siècle), Marseille installe un commerce régulier avec les « échelles du Levant » en Méditerranée orientale, le nombre des galères augmente alors considérablement; parallèlement elles sont allongées pour transporter un maximum de marchandises, ce qui implique plus de rameurs et rapidement la pénurie. On va alors prélever des condamnés dans les prisons, et comme chacun y trouve son compte cette ponction se transforme en peine de justice : dès le XVIe siècle on condamne directement aux galères. Il faut alors empêcher les évasions en enchaînant les condamnés à leur banc : avec l'apport d'un uniforme rouge, le galérien est né. Les seigneurs provençaux propriéraires de leurs galères se sont fédérés en un « Corps des galères » à la fin du XVe siècle pour se mettre au service du roi de France dans ses Guerres d'Italie. À leur tête un général qui monte la plus belle des galères, la Réale. Ce Corps des galères fonctionne ainsi tout au long du XVIe siècle; lorsque Richelieu crée vers 1626 la Marine de guerre, les galères opposent un refus absolu à leur intégration dans cette flotte de combat. Et ceci jusqu'en 1748. A son apogée, entre 1690 et 1700, le corps des galères comprend quarante galères, douze mille rameurs, trois mille officiers et matelots, quatre mille soldats. Les galères ne servaient guère que sur la Méditerranée et la Baltique au . Pour la France, elles avaient pour quartier général Marseille où résidait l'intendant des galères. Elles allaient en même temps à la voile et à la rame. Les rames très longues (douze mètres) étaient manœuvrées par cinq rameurs. Il y avait 26 bancs par galère, soit 260 rameurs. Au XVIIe siècle, la domination s'effaça devant l'apparition du grand navire de guerre à voiles (nave, galion puis vaisseau) inattaquable par les galères, qui continuaient de garder leur avantage propre, à savoir, naviguer avec peu de vent ou de tirant d'eau et la rapidité en cas de vent contraire. En 1748, le corps des galères disparaît en France et en Espagne. Les dernières galères russes participèrent pour la dernière fois à des combats dans le conflit de 1808 entre la Russie et la Suède.

Voir aussi

Bibliographie

-La science des galères, Barras de la Penne, 1667, musée de la marine.
- Didier CHIRAT, "Vivre et mourir sur les galères du Roi-Soleil", Editions L'Ancre de Marine, 2007. ===
Sujets connexes
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