Dolcett

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Dolcett est le pseudonyme d'un auteur de bandes dessinées fétichistes originaire de Toronto, Canada, qui s'est fait connaitre essentiellement grâce à Internet. Dolcett, qui a commençé son activité à la fin du vingtième siècle, dessine des scènes de bondage, de cannibalisme sur des femmes exlusivement, et d'assassinat de femmes qu'il classe en deux catégories: par empalement Gynophagia Stories et par pendaison Asphixia Stories, les femmes qui en sont le
Dolcett

Dolcett est le pseudonyme d'un auteur de bandes dessinées fétichistes originaire de Toronto, Canada, qui s'est fait connaitre essentiellement grâce à Internet. Dolcett, qui a commençé son activité à la fin du vingtième siècle, dessine des scènes de bondage, de cannibalisme sur des femmes exlusivement, et d'assassinat de femmes qu'il classe en deux catégories: par empalement Gynophagia Stories et par pendaison Asphixia Stories, les femmes qui en sont les victimes étant la plupart du temps consentantes. Ses dessins, presque tous réalisés en noir et blanc, ont un style distinctif qui les rend immédiatement reconnaissables.

Son univers

La singularité de l'oeuvre de Dolcett est d'être aussi celle d'un visionnaire. L'univers où il entraine le lecteur est à la fois celui d'une dictature crépusculaire sans passé ni avenir et à la fois celui d'une société de loisir arrivée à son stade ultime qui se suicide en dégustant sa propre chair. Dans ce cannibalisme d'Etat qui est censé répondre à l'explosion démographique, la femme remplit la même fonction alimentaire que le Soleil Vert dans le roman de Harry Harrison, à la différence qu'elle se donne en repas en esclave soumise et résignée. Les jeunes femmes vivent ainsi dans l'attente du moment où elles seront désignées pour figurer sur la liste de collecte de viande, où leur numéro sera tiré au sort à l'occasion d'une loterie. Cet arbitraire auquel aucune femme en âge de procréer ne peut se soustraire sous peine de mort n'exclut nullement les détournements et autres dérapages inhérents à toute société, et qui servent à l'auteur d'arguments à ses histoires. Head or tails raconte notamment comment Carrie se rend à son oncle, alors que celui-ci lui fait croire que son heure est venue pour pouvoir en faire son repas. Si ces mises à mort ne semblent pas avoir d'autre justification que celle qui est ordonnée par une administration invisible et toute puissante (The Execution of Joanne), elles ne se manifestent pas autrement que par le plaisir du spectacle offert comme celui de l'essayage d'une chaise électrique dans Current Affair, le "real show" que mettent en scène de concert le mari et l'amant de Nena dans Housewife's Hangup, ou dans ce jeu qui dans Ali's Bet consiste à pendre deux femmes et rôtir celle qui succombera la première. Ou bien alors, tout cela est-il aussi absurde que la contravention que Penny, l'automobiliste de Tightrope Zone, se voit infliger pour avoir oublié de mettre son clignotant... ce qui la conduit tout droit à la potence. Car comme lui dit le prètre, "ce n'est pas le crime qui est important, c'est le châtiment". L'originalité de Dolcett, qui est la marque de son talent, est de normaliser l'horreur apparente des exécutions et de les inscrire dans la routine conformiste d'une classe moyenne qui aime se réunir autour d'un barbecue et dont les valeurs ressemblent de près à celle de l'Amérique des années 70.

Son style, sa tonalité

Comme le suggèrent les aventures de Karyn, nunuche à lunettes qui apparait dans plusieurs récits où elle y est régulièrement empalée, cuite, rôtie à toutes les sauces, les histoires de Dolcett parlent de la consommation du corps des femmes et de l'aliénation de celles-ci en mêlant ironie froide et humour au deuxième dégré. Lorsque le bourreau du Club X demande à Nancy si elle a une quelque chose à dire avant que la broche qui l'empale ne lui ressorte par la bouche, elle répond simplement; "Je suis désolée. Je suis tellement secouée, je suis un peu nerveuse" Les codes y sont bien établis. A l'exclusion toutefois de Club X qui, pour la représentation de scènes de torture en arrière-plan avec son attirail de fouets et de chaines, s'inspire plutôt de Histoire d'O, les autres récits obéissent à des règles communes: pas d'effusion de sang, pas de cris de souffrance, pas de haine, pas d'insultes misogynes, aucune épouvante. Et alors que les blondes sont présentées comme d'innocentes victimes dupées ou malchanceuses, et qu'elles s'efforcent vainement (comme Kay ou Penny) de dissimuler leur nudité après s'être déshabillées, les brunes à l'instar de Marsha dans The Roasting Grotto offrent un profil psychologique moins superficiel et sont capables d'insulter au passage leurs bourreaux de quelques "s.o.b.". Comme pour servir de symbole à ce style si particulier, la fameuse machine à empaler les femmes pour les rôtir ensuite vivantes, conçue et mise au point dans Dinner by design par Kay, une étudiante en sciences sociales, occupe naturellement une place centrale. L'utilisant à plusieurs reprises, Dolcett en explique la mécanique dans les moindres détails dans Merideth's Last Interview, quand une journaliste pousse la conscience professionnelle jusqu'à expérimenter la machine sur elle-même pour les besoins de son reportage. Souvent pendues ou décapitées à la hache non sans avoir été pénétrées une dernière fois, vidées de leurs entrailles une fois passées à la broche, les femmes, toujours nues et presque toutes semblables (hormis quelques connaissances de l'auteur), n'en continuent pas moins d'exprimer leurs sentiments. Tout juste se plaignent-elles de l'inconfort de leur situation ou de l'offense faite à leur pudeur, tout en demeurant jusqu'au bout impeccablement coiffées malgré la graisse de la cuisson. Pour que tout aille bien, on calme leur inquiétude, on les rassure sur la qualité de leur chair, on les complimente pour les morceaux de choix (vulve, anus, seins) qu'elles vont fournir quand elles seront servies sur les tables. Celles qui n'auront ni la chance d'être tuées par leur maitre et amant, ni le privilège d'être au menu d'un repas d'affaires organisé par leur mari, seront invitées à se rendre dans un abattoir avant de finir à l'étal d'un boucher. Feast Day nous en raconte avec précision les étapes successives. Seules quelques unes dont la résistance au supplice aura inspiré le respect seront exposées en vitrine, serviront de porte-parapluie, auront leur tête en trophée ou livrée au regard envieux d'autres jeunes et futures candidates à la rôtissoire.

Un artiste atypique

Dolcett est un artiste difficile à cataloguer. Si la présence constante dans ses récits de femmes nues à la plastique irréprochable, exposées sous tous les angles, en font un dessinateur érotique et pornographique incontestable, il ne manifeste pourtant pas d'intérêt exagéré pour les pratiques sexuelles de ses personnages. Celles-ci d'ailleurs sont expédiées sans qu'aucun des partenaires n'exprime d'orgasme irrépressible. En fait, il serait plus juste de parler de pénétrations de pure forme, comme si leur but ne se bornait qu'à établir le rapport de domination, tant elles ne font généralement qu'accompagner une conversation, prolonger, accompagner une mise en situation... ou encore faciliter l'entrée de la broche. On n'aurait tort également d'en faire un auteur sado-masochiste car on ne retrouve pas dans ses dessins les conventions habituelles du genre. L'humour dont il saupoudre ses séquences dédramatise des situations qui seraient insoutenables si elles étaient traitées avec un minimum de réalisme. En réalité, Dolcett ne fait que jouer avec l'image de la femme-objet qui émerge de la société de consommation des années 60, et il en fait un jouet qu'on se plait à manipuler dans tous les sens et découper en morceaux. La répétition de certaines pratiques comme l'épilation rituelle des femmes avant de les mettre à cuire, le rapprocherait plutôt du courant fétichiste. Mais il ne tranche pas seulement dans le monde des créateurs de bande dessinée par ce style inimitable, il s'impose également comme une personnalité atypique, très privée, qui continue d'entretenir un tel mystère qu'on a même cru un moment qu'il s'agissait d'une femme. Quelle signification faut-il donner au fait qu'il se présente dans Ali's Bet sous les traits du mari d'une femme sans visage, une des rares dans son oeuvre qui échappe à la mort ? Les quelques personnes qui l'ont rencontré ces dernières années ont assurés qu'il dessinait seulement pour le plaisir, n'avait jamais rien vendu, laissant à ses oeuvres, sans qu'elles n'aient jamais été imprimées ou éditées, toute liberté de rejoindre le domaine public. Voila pourquoi elles sont uniquement disponibles sur la toile. C'est grâce aux bons soins de Karyn, la conceptrice de La Casa de Dolcett, qu'elles y ont obtenu une visibilité.

Liste d'histoires complètes

- Club X
- Fantasy BBQ (Le barbecue des fantasmes)
- Merideth's Last Interview (L'ultime interview de Merideth)
- Ali's Bet (Le pari d'Ali)
- The Execution of Joanne (L'exécution de Joanne)
- Current Affair (Une affaire courante)
- Feast Day (Jour de banquet)
- Head or Tails (La tête ou la queue)
- Housewife's Hangup (La pendaison de la ménagère)
- Lunch Date (Rendez-vous au déjeûner)
- Tightrope Zone (La mortelle dimension)
- Volunteer Pig (Volontaire pour être rôtie)
- Dinner by Design (Un dîner bien conçu)
- The Roasting Grotto (La caverne de la rôtissoire)
- Texas Twister (Pendaison au Texas)
- Karyn's Choice (Le choix de Karyn)
- Karyn's Cookout (La cuisson de Karyn)

Source

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