Colonisation

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Gravure de William Blake représentant métaphoriquement l'Europe soutenue par l'Afrique et l'Amérique (1796), illustrant un ouvrage de John Gabriel Stedman racontant une expédition de cinq ans ((1772 à 1777) au Guyana contre les esclaves noirs révoltés du Surinam Five Years' Expedition against the Revolted Negroes of Surinam in Guiana on the Wild Coast of South America; from the Year 1772 to 1777. . . 2 vols. La colonisation est un processus d'expansion et de domination p
Colonisation

Gravure de William Blake représentant métaphoriquement l'Europe soutenue par l'Afrique et l'Amérique (1796), illustrant un ouvrage de John Gabriel Stedman racontant une expédition de cinq ans ((1772 à 1777) au Guyana contre les esclaves noirs révoltés du Surinam Five Years' Expedition against the Revolted Negroes of Surinam in Guiana on the Wild Coast of South America; from the Year 1772 to 1777. . . 2 vols. La colonisation est un processus d'expansion et de domination politique, culturel et économique (à différencier du colonialisme qui est une doctrine ou une idéologie) pratiquée par certains états sur d'autres états ou peuples alors obligés d'accepter des liens plus ou moins étroits de dépendance Définition juridique en droit international public de la colonisation dans le lexique de termes juridique, Jurisprudence générale Dalloz, 1988, p. 90-91. Il s'agit d'un processus expansionniste d'occupation, qui consiste en l’établissement d’une ou plusieurs colonies par la mise sous influence étrangère d'autres territoires. Lorsqu'il y a domination politique du territoire et assujétissement de ses habitants, on parle alors d'impérialisme de la part du centre politique de décision appelé métropole. La colonisation peut avoir pour but l'exploitation d'avantages réels ou supposés (matière première, main d'œuvre, position stratégique, espace vital, etc.) d'un territoire au profit de sa métropole ou de ses colons, et peut avoir pour but anoncé le développement de la civilisation. Historiquement, la colonisation se différencie d’une simple occupation politique d’un territoire car elle est revêt une dimension idéologique (on convainc ou tente de convaincre les populations soumises qu’elles sont inférieures et que l’on va les aider à atteindre un « niveau » supérieur de civilisation) et/ou économique.

Aspect historique

En tout temps et en tous lieux, les peuples ont été amenés à envoyer (ou laisser partir) des fractions notables de leur groupe s'établir loin de leur patrie, sans pour autant rompre totalement les liens originels ni se fondre dans un autre groupe (la problèmatique étant alors celle de l'immigration). Les motifs peuvent être
- conflit interne (motifs politiques et juridiques) : un groupe est banni, ou préfère fuir sa patrie, suite à un conflit civil ou un crime (exemple : fondation de Carthage par Didon et ses partisans ; dans une certaine mesure, colonisation de l' Amérique du nord par des ressortissants britanniques et colonisation française en Algérie ) ;
- contrôle d'un emplacement stratégique sur le plan militaire et économique (exemple : colonisation romaine, colonisation portugaise ) ;
- problème économique voire alimentaire, lorsque la contrée ne nourrit plus la population (à cause de la croissance démographique ou inversement d'une réduction de la production). De plus, ces motifs peuvent se combiner.

Antiquité méditerranéenne

Des peuples de navigateurs comme les Grecs ou les Phéniciens, pratiquent une forme de colonisation souvent motivée par des dissensions internes ou le risque de famine (stenochoria : étroitesse des terres) que par le désir de créer un relais commercial ou un empire (Voir colonisations grecques). Certains groupes, qui ont pu s'intégrer à des cités pré-existantes, n'ont pas laissé de traces ; en revanche, de nouvelles cités importantes ont ainsi été fondées : Carthage, Tarente, Marseille, Syracuse, etc. ; ces colonies prospères ont pu à leur tour fonder de nouvelles colonies. La Rome antique pratique également la colonisation, mais avec une méthode significativement différente : de nombreuses villes européennes (telle Cologne) ont pris leur essor à partir d'un camp militaire érigé en « colonie romaine », après l'établissement définitif des légionnaires dans la ville. Ces derniers conservaient toutefois leur statut de « romains ». Ces villes n'ont jamais acquis le même type d'indépendance politique à l'égard de Rome que les colonies grecques ou phéniciennes : la façon dont Rome gérait les statuts des personnes et en particulier la citoyenneté romaine qui présentait tant d'avantages, la présence militaire romaine, et les flux économiques, n'incitaient pas à l'indépendance. L'Empire romain étendit progressivement la citoyenneté romaine à certaines de ses provinces, jusqu'à ce que l'édit de Caracalla ait attribué, en 212, cette citoyenneté à tous les hommes et femmes libres de l'Empire. Ce processus d'assimilation a permis à un Carthaginois de Syrta Magna, Septime Sévère, de devenir empereur à Rome (Voir colonie romaine pour la Rome antique).

Époque médiévale

- Les vikings
- établissement de colonies en Islande, au Groënland, avec des poussées jusqu'au Canada ("Vinland"), voire jusqu'au côtes de Floride.
- colonisation à des échelles et niveau variable partout en Europe : Russie (et le long de la Volga), Angleterre, Normandie, Sicile, etc.
- Les Califat et Theazas d'Espagne
- Les croisades peuvent être aujourd'hui réinterprétées en terme de colonisation,

Époque moderne

Carte des empires coloniaux en 1945

Époque Contemporaine

Suite au porcessus de décolonisation, à l'établissement d'un droit international à l'autodétermination des peuples et au phénomène de globalisation, les processus de colonisations qui ont été forcés de revêtir de nouvelles formes idologiques sont souvent rassemblées sous la dénomination de néocolonialisme. Certains pays ou peuples étant obligéq d'accepter des coopérations ou d'entrer dans des organismes économiques ou politiques qui réduisent leur autonomie et leur autodétermination au profits de quelques anciennes puissances cooloniales ou de nouvelles puissances économiques.

Origine géographique des colonisateurs

Les colonisateurs Européens

Le colonisation européenne est une manifestation des rivalités entre ces grandes puissances. Les États colonisateurs se sont d'abord concurrencés et combattus (corsaires français et britanniques contre les Espagnols aux Antilles, les Néerlandais contre les Portugais aux Indes et en Indonésie, les Français contre Britanniques aux Indes et au Canada). Les missionnaires ont joué un rôle important dans l'expansion coloniale : un prêtre était présent dans la première expédition de Christophe Colomb, et les Jésuites ont acquis une grande influence aux Indes, en Chine et au Japon. Les missionnaires protestants (britanniques, norvégiens ou américains) ont joué un rôle important à Madagascar, en Chine ou à Hawaii. Ces actions participent d'initiatives privées et d'une volonté de répandre la parole du Christ, mais l'État, à travers son armée, est souvent présent pour les protéger (en Cochinchine et en Afrique noire notamment). Les explorateurs, comme le Britannique Mungo Park en Afrique occidentale, ou David Livingstone en Afrique centrale, jouèrent un rôle d'avant-garde dans l'expansion coloniale. La colonisation française n'a pas fait oublier la perte de l'Alsace-Lorraine en 1871, mais elle a pu compenser ou tenter de compenser la défaite françaisehttp://www.assemblee-nationale.fr/histoire/Ferry1885.asp Discours de Jules Ferry Les fondements de la politique coloniale prononcé à la Chambre des députés le 28 juillet 1885]. De même l’Angleterre fait de son empire économique la base de sa puissance politique, le contrôle d'un territoire allant de l'Égypte à l'Afrique du Sud en passant par le Soudan visait à sécuriser la route des Indes qui passait par le Cap. L'Allemagne dont l’unité date de 1871 cherche à s’affirmer comme grande puissance mondiale. La colonisation conduit d’ailleurs à des crises annonciatrices de la Première Guerre Mondiale (Fachoda entre la France et la Grande-Bretagne, les deux crises marocaines d’Agadir et de Tanger entre la France et l'Allemagne). Suite à ces conflits, ils choississent de s'entendre :
- pour le partage des territoires à coloniser (conférences de Bruxelles et de Berlin au ) ;
- pour l'administration en commun de certaines colonies (condominiums britanno-égyptien du Soudan et britanno-français des Nouvelles-Hébrides).

l'Empire colonial britannique


- Les Amériques
- L'Inde
- En Afrique
- Au Moyen-Orient
- L'Australie
- La Nouvelle-Zélande
- Tentatives d'implantation en Chine

La colonisation Française

-Le Magreb
-l'Afrique noire
-Colonies américaines, la Louisiane, le Québec.
-Les comptoirs indiens
-Madagascar
- L'île Saint-Louis

La colonisation Espagnole


-Le Pérou
-Le Mexique

La colonisation Portuguaise

- L'Amérique du sud
- Découverte pour les Européens de l'île de Formose (la « Belle »), aujourd'hui Taïwan en 1590.

La colonisation Belge

- République Démocratique du Congo

La colonisation Néerlandaise


- L'Indonésie, l'Océan indien et le Pacifique
- Comptoir commercial sur l'île de Formose (maintenant Taïwan) en 1624
- Le Suriname : établissement d'une colonie en 1667 (occupation du territoire en partage avec les britanniques depuis 1581).
- Les Antilles néerlandaises : Aruba, Curaçao, Bonnaire, Saint-Martin, Saint-Eustache, Saba.

La colonisation allemande

- Les Amériques
- En Afrique : l'Éthiopie, le Sud-Ouest africain (génocide des Hereros)
- Le nazisme et la volonté d'expansion à l'Est L'expansion du Troisième Reich vers l'Est ne relève pas seulement de l'état de guerre qui conduirait à l'occupation provisoire de territoires à des fins stratégiques. La doctrine nazie prônait l'expansion vers l'Est avec pour but l'extermination des population slaves qui devaient être remplacées par des colons allemands destinés à cultiver les larges plaines d'Ukraine et de Russie.

Les colonisateurs Asiatiques

La Chine et la colonisation du Tibet

Le Japon

- La Mandchourie
- La corée
- Lexpansionnisme de la seconde guerre mondiale

Les colonisateurs Africains

Les colonisateurs Américains

Les États-unis

L'expansion continentale
La colonisation des territoires indien.
L'expansion dans le pacifique
Les îles Hawaï.

Les puissances colonisatrices précolombiennes

Les incas et la colonisation des régions Andines
à Partir de 1438, sous l'impulsion de l'empereur Pachacuti Yupanqui, l
empire Inca commence son expansion. On trouve dans l'ouvrage d' Inca Garcilaso de la Vega, un exemple de cette dimension colonialiste de l'empire Inca. Lors de la phase d'expansion de leur empire, les incas rencontrèrent l'a civilisation chimu. Comme à leur habitude, les incas proposèrent aux Chimu d'abandonner leurs lois au profits des lois de l'empire Inca, d'offrir "la terre et l'eau" à leur colonisateur , en même temps que d'abandonner leurs dieux aux profit du nouveau synchrétisme religieux mis en place au Cuszco. Les Incas exposèrent au chimu les bénéfices qu'ils pourraient retirer de ce nouvel état en leur offrant le mariage entre les élites Chimu et les élites Incas, en même temps que certains projets de développement? Les Chimu attachés à leur indépendance et leur culture refusèrent la colonisation. Les Incas déçu de l'attitude de ces "mauvaises gens" qui refusaient la civilisation envoyèrent leur armée sur le territoire Chimu. Au terme d'une guerre de 5 ans les armées chimu furent défaites, et leur cité Chan Chan détruite. En 1470 La population Chimu estt déportée et on installe des colons Incas sur le territoire des Chimu qui dés lors cessèrent d'exister en tant que nation.
Les Aztèques et La colonisation du Mexique précolombien
À partir de 1428, sous le règne de Itzcoal, l'empire aztèque comence son expansion.

Les causes de la colonisation

Le fardeau de l'homme blanc - un portrait satirique Le phénomène de colonisation observé a subi un examen critique au cours du et du , notamment à partir de la phase de décolonisation mondiale.

Les motivations idéologiques ou religieuses

Des idéologies ou corpus de croyances divers ont participé à l'émergence du colonialisme ou ont été utilisé pour le justifier.
- Les religions monothéistes, Christianisme, Islam
- Le racisme
- L'humanisme Depuis l'époque de Christophe Colomb, dans la bouche et l'esprit des colonisateurs européens, la colonisation s'est prévalue d'une volonté d'extension humaniste, d'abord du christianisme, puis d'une volonté civilisatrice. Cette conception, tout en se réclamant de généreux sentiments, a méconnu la culture des colonisés et les droits de l'homme dans ces pays : voir l'article fardeau de l'Homme blanc (The White Man's Burden de Rudyard Kipling). Dans sa lettre annonçant la découverte de l'Amérique écrite le , Christophe Colomb évoquait déjà la question de l'évangélisation des Indios par la reine d'Espagne. Plus tard, dans les lois de Burgos de 1512, la couronne de Castille décrète, dans l'article 17, que les Indios d'Amérique doivent être dominés dans le système de l'encomienda afin d'être évangélisés. Des notions de colonisation émancipatrice et de racisme philanthropique servent à justifier la colonisationpar exemple, un discours de Jules Ferry du devant l'Assemblée nationale française où les colonisateurs se présentent comme les porteurs d'une philosophiepar exemple les droits de l'homme. L'étude visant à la déconstruction de l'Orientalisme, effectuée dans le cadre des Études post-coloniales, notamment au travers de l'œuvre d'Edward W. Saïd, a émis l'hypothèse selon laquelle l'Occident s'était conçu culturellement un point de vue dominant sur un Orient plus conceptuel que réel, qu'il avait lui-même forgé. Ces idées appliquées au réel rencontré dans les colonies a justifié l'établissement des fonctionnaires de l'administration coloniale sur les indigènes assujettis. La théorie du choc des civilisations de Samuel Huntington approfondit cette distinction entre les « civilisations » de l'Occident chrétien, du monde islamique et de l'Extrême-Orient, mais ne considère plus que l'Occident doit tenter d'imposer ses valeurs, ses institutions et sa culture aux autres civilisations. Certains auteurs remarquent que ces idées humanistes n'ont pas fait le relai d'autres idées. Par exemple de la laïcité pour les colonies françaises où dès 1905 le culte est séparé de l'État en métropole. Aucune colonie française ne bénéficia de la législation laïque métropolitaineSource : http://www.atheisme.org/benoitmely-conference.html.

Les motivations économiques

L'expansion coloniale a en premier lieu été motivée par la recherche de matières premières dans les territoires colonisés, ainsi l'Egypte sous domination romaine est "le grenier de Rome" l'espagne importe l'or et les métaux précieux en d'amérique latine pour financer ses guerres en europe, l'angleterre et les autres nations européennes se lancent dans Les puissances coloniales étaient parfois motivées par la recherche de débouchés pour leurs produits manufacturés. L'angleterre du dix neuvième siècle et du début du vingtième siècle exporte ses produits de 'lindustrie textile apen Inde après ya voir détruit les structures de production locale en même temps qu'établit un système administratif nécessaire au pillage des ressources locale au profit de la métropole.

Les différents types de colonisation

La colonisation a pu structurellement revêtir différentes formes suivant le contexte colonial. En voici quelques exemples.

La colonisation de position

La colonisation de position consiste :
- soit à ouvrir des comptoirs commerciaux, destinés à l'échange, à la vente des produits métropolitains ou (et) à l'achat des productions locales (comptoirs phéniciens de Tyr autour de la Méditerranée, comme Icosim, ou, ultérieurement, Alger). Les comptoirs sont des établissements, le plus souvent côtiers, établis à des fins commerciales, afin de procurer un relais aux commerçants de la métropole, et un point d'échanges avec l'arrière-pays. Leurs établissements peut se faire à titre privé et précéder les iniatiatives coloniales d'un État mais ils peuvent aussi être l'initiative d'un État via des Compagnies commerciales à Charte (Compagnie des Indes occidentales, Compagnies des Indes orientales, créées par les Provinces-Unies (actuels Pays-Bas), le Portugal, la Grande-Bretagne et la France) ;
- soit en l'ouverture de bases navales ou militaires servant d'escales pour des colonisations plus lointaines (Aden, Djibouti), ou au contrôle du trafic maritime international (Gibraltar, Malte, Singapour).

La colonisation de peuplement

La colonie de peuplement vise à établir une population originaire de la métropole sur un territoire dont elle n'est pas issue. Celle-ci fait souche sur place. Ce type de colonie dépendra ou non de la métropole, et c'est l'importance de la population qui la rendra éventuellement autonome (certaines colonies phéniciennes ou grecques, fondées pour répondre à un surcroît de population de la métropole, comme Carthage ; colonies anglaises/britanniques du Nouveau monde, d'Australie, de Nouvelle Zélande, l'Algérie française, furent des territoires peu peuplés d'Indigènes). Cette colonnisation peut-être subie par les colons (prisonniers de droit commun, (convicts), en Australie ou en Nouvelle Zélande).

La colonisation d'exploitation

La colonie d'exploitation implique la conquête militaire d'un territoire en vue d'en exploiter les richesses naturelles, dans l'intérêt de la métropole. Dans ce type de colonisation, les colonisateurs fournissent les cadres — qui n'y font généralement pas souche — et les indigènes y sont les exécutants (colonies espagnoles d'Amérique du Sud, ou françaises d'Afrique noire et d'Indochine). Ce type de colonies peut introduire certaines techniques d'industrialisationexemple de Jean Laborde à Madagascar. La colonie mixte est une colonie d'exploitation, dans laquelle la partie métropolitaine de la population fait souche (Rhodésie).

La colonisation de plantation

La colonie de plantation est une colonie dans laquelle la population métropolitaine, chargée de l'encadrement fait souche, mais où les exécutants sont principalement des esclaves (Antilles, Brésil, certaines colonies anglaises/britanniques d'Amérique du Nord). Maintes colonies relèvent simultanément de deux ou plus des catégories ci-dessus. La plupart des types de colonies ci-dessus ont été au moins partiellement militaires (en dehors des colonies de position qui se sont limitées à une finalité purement commerciale). Le facteur militaire a pratiquement toujours joué dans l'expansion coloniale, soit dans la phase d'installation, soit ultérieurement, pour la protection ou le maintien de l'ordre : certaines colonies ont même eu une finalité essentiellement militaire, lorsqu'elles ont visé au contrôle d'un territoire, d'un lieu de passage stratégique, d'une population ennemie, elles ont alors souvent comporté une population suffisante pour épauler ou constituer elle-même une garnison (voir colonie romaine pour la Rome antique). Elles ont également pu être un relais, un point d'appui en territoire ennemi pour des opérations militaires. Ces colonies prennent ensuite sous différentes formes : assujetion totale à la métropole, assimilation, dominion, protectorat.

Les méthodes de la colonisation

Quelques exemples : La vente d'opium importée des indes britanniques dans les comptoir des côtes de chine ayan pour but de forcer 'louverture de la chine aux puissance européennes.

Les moyens de la colonisation

Certaines puissances coloniales se sont dotées d'outils économiques politiques ou militaires pour établir leur sytème colonial et organiser ou justifier l'appropriation des ressources des colonies assujetties.

Les moyens économiques

- La compagnie des indes orientales anglaises
- La VOC, Compagnie néerlandaise des Indes occidentales (en néerlandais West-Indische Compagnie ou WIC)
- Les confédérations de marchands Aztèques. l'Empire aztèque utilisa ses castes de marchands pour préparer ses phases d'expansion coloniales. Les marchands formaient des expéditions dans des contrés lointaines pour y étendre leur commerce. au cas où les populatiosn locales refusaient d'établir des liens commerciaux avec els nouveaux arrivant, l'empire décidait alors d'envoyer ses armées venger l'affront fait à ses marchands et établissait. à cete époque , tout comme en angleterre au 19ème siècle, la caste des marchands commença à occuper uen place plus grande dans l'ordre social de l'Empire Aztèque, et les members de cette caste purent prétendre à des titres et avantages qui étaient autrefois réservés aux guerriers.

Les moyens politiques

Les moyens militaires

Les états ou puissances coloniales se dotent de corps d'armées spécifiques destinés à maintenir la sujetion des colonise ou a en assurer la protection contre d'éventuelles puissances coloniales rivales.

Les conséquences de la colonisation

Les conséquences humaines

L'expansion de l'esclavage

Intimement lié au fait colonial bien qu'il n'en soit pas le seul apanage, l'esclavage a pu se développer dans ou à partir des colonies sous l'impulsion des puissances coloniales. On estime à 20 millions le nombre d'Africains déportés d'Afrique en Amérique. Un tiers d'entre eux seulement arrivaient à destination, bien que ces chiffres soeint sujets à études et controverse, on peut envisager que le coût en vie humaine a pu atteindre 40 millions de morts.

Des génocides et des exterminations

Le génocide est définit par l'extermination active ou l'établissement des conditions qui entraiennt la disparition d'un peuple, d'une éthnie ou d'une culture. Le génocide a pu être un moyen mais aussi une conséquence du fait colonial.
- Dans les Amériques Le génocide des indiens d'Amérique, était essentiellement motivé par la volonté d'exploiter les ressources naturelles des régions colonisées en même temps que d'en expulser ses habitants originels pour récupérer leurs terres. il demeure difficile à chiffrer Bartholomé Dias de las casas estime entre 500 000 et 1 millions le nombre d'indien vivant à Hispanõla avant l'arrrivée des colons espagnols, trente ans plus tard, ils ne sont plus que 30 000. LA plupart sont morts dans les mines où ils étaient forécs de travailler pour obtenir l'or demandé par la couronne d'Espagne. Certaines nations indiennes d'Amérique du nord, tels les Creeks, les cheyennes, les Séminoles ont été déporés ou exterminées, on estime à 4 millions le nombre d'Indiens directement vcitimes de la pahse d'expansion coloniale des États-Unis de la côte est à la côte Ouest au cours des 18ème et 19ème siècles.
- En Afrique En Éthiopie, les Herreros sont déportés par la puissance colonisatrice allemande qui y établit les premiers camps d'extermination Ainsi Lothar Von Trotha, écrit que « le peuple Herrero doit quitter le pays, sinon, je le délogerai avec le « groot Rohr » (grand canon) ». Sur une population de 90 000 herreros, il n'en restera bientôt plusq ue 15 000.

Le statut des peuples colonisés

La colonisation ne s'est pas faite sans violence ni révoltes. Une différence de traitement ou de statut (sujet, citoyen, esclave, etc.) peut exister entre les colonisés et les colons. . L'élément métropolitain peut jouer un rôle modérateur à l'égard des colons. C'est ainsi que les rois d'Espagne ont dû interdire aux colons ibériques la réduction des Indiens en esclavage à la suite de la controverse de Valladolid ou que le « Code Noir » est mis en vigueur par le gouvernement de la métropole, pour limiter les abus des planteurs, tout en restant répressif. L'esclavage est responsable de nombreux morts dûs aux conditions de vie difficile mais aussi des déplacements de populations visant à le fuir (nègres marrons, en Guyane, Guadeloupe, Martinique et à la Réunion ou en Amérique centrale). Au-delà de l'esclavage, la pacification, la repressions des révoltes et le travail forcé ont fait régresser les population sur le plan démographiqueJoseph Ki-Zerbo, Histoire de l'Afrique Noire, éd. Hatier, 1978, p.435. Les originaires de pays autres que les métropoles profitent de la colonisation pour venir se mêler à la population colonisatrice et s'associer à ses actions (Par exemple, immigrants espagnols et maltais en Algérie française, libanais en Afrique noire, ou Indiens d'Asie à l'Île Maurice).

Les conséquences sanitaires

Au niveau sanitaire, si avancent que les initiatives de santé publique visaient également à enrayer la décroissance démographique afin de conserver un réservoir de main d'œuvre. Par ailleurs, le travail forcé, les déplacements de populations et les campagnes de vaccination et de prévention de la maladie du sommeil sont suspectés d'être à l'origine de l'actuelle pandémie du virus VIH-1 (virus du SIDA) en Afrique Équatoriale Française dans les années 1910-1940. De même le commerce triangulaire d'esclaves pourrait expliquer l'expansion du VIH-2.Chitnis A., Rawls D., and Moore J. - 2000 - Origin of HIV Type 1 in Colonial French Equatorial Africa? AIDS RESEARCH AND HUMAN RETROVIRUSES, 16(1), 5-8 http://www.liebertonline.com/doi/abs/10.1089%2F088922200309548

Les conséquences culturelles

Dans les colonies françaises et britanniques, les colons mettent en place des écoles primaires et des établissements secondaires, de type collèges et lycées. Pourtant, il serait faux de considérer que les peuples colonisés n'avaient pas de culture à part entière et ne possédaient pas d'élites intellectuelles, et cela même lorsque ces cultures se transmettaient oralement et non par le truchement de l'écriture. Ainsi, s'agissant de l'Afrique sahélienne, dès le de notre ère, elle possédait des centres intellectuels. C'est ainsi que l'université de Sankoré rassembla de nombreuses générations de savants négro-africains, dont le Tarikh Es Soudan (1652) du Tombouctien Abderrahmane Ben Abdallah Ben Imran Ben Amir Es Sa'di a fourni une listeChap VI, Biographie des savants de Dienné ; chap. IX, Biographie des principaux savants et saints personnages qui ont habité Tombouctou à diverses époques, notamment des éléments biographiques sur Ahmed Baba. À l'Est du continent, le philosophe africain Zora Yacob est contemporain de Descartes dont sa philosophie se rapproche du cartésianisme. La mise en place des systèmes coloniaux a bien souvent détruit les sytèmes culturels préexistants en voulant les remplacer par les cultures importées des métropoles. Au mexique, dés les début de la colonisation, les moines espagnols brûlent des milliers de codex Mayas dont l'écriture figurative leur semble peuplée de démons.

Les conséquences écologiques

Les conséquences économiques

Les populations autochtones perdent généralement la direction de leurs affaires au profit des éléments colonisateurs. La colonisation se traduit par le développement du secteur primaire (plantation, industrie extractive), les industries de transformation étant réservées à la métropole. Un « Privilège de l'exclusif » en faveur de la métropole peut être mis en place avec vente exclusive des matières premières à la métropole ; achat exclusif des produits manufacturés métropolitains ; recours exclusif au fret métropolitain. Le développement des infrastructures locales est mis en oeuvre par les colonisateurs avec la main d'oeuvre local (travaux forcés, déportation de main d'œuvre, travail non rémunéréHGA, tome VII, chap. 15, recrutement forcéHGA, tome VII, chap. 15, etc.) dans le but d'exporter les richesses localesHistoire Générale de l'Afrique, tome VII, L'Afrique sous domination coloniale, éd Présence Africaine/EDICEF/UNESCO, 1989, chap. 14. De même, les bâtiments coloniaux étaient occupés par le personnel colonial, tandis que les populations autochtones habitaient à la périphérie de leurs propres terres, ou dans des lieux périphériques des villes coloniales : « Le modèle colonial urbain reposait sur trois éléments : le monopole foncier de l’administration publique sur le sol urbain ; la stricte application de la division fonctionnelle de l’espace : urbanisme de plan avec une administration tatillonne et introduction du droit écrit ; le lotissement comme outil physique d’aménagement de l’espace urbain et outil de ségrégation : lotissement équipé pour la population européenne et les évolués, lotissement sommaire pour les autochtones. »http://hist-geo.ac-rouen.fr/site/article.php3?id_article=150 ». Ensuite, pour le financement de toutes ces infrastructures, des prélèvements obligatoires en nature et en numéraire étaient ponctionnés sur les populations indigènes : impôt sur les cases, impôt de taille, impôt de capitation, impôt sur le revenu des personnes physiques, etc. Pour échapper à cette pression fiscale particulièrement drastique et aux représailles militaires, certains Africains s'enfuyaientJoseph Ki-Zerbo, Histoire de l'Afrique Noire, éd. Hatier, 1978, pp.433-434. Des exodes qui ont ralenti, voire annihiler, les échanges économiques avec les pays proches outre qu'ils étaient combattus par les troupes coloniales. Les colons manifestent généralement une attitude revendicatrice et souvent autonomiste à l'encontre des métropoles. Ce sont les colons qui ont exprimé les premières revendications autonomistes et conquis les premières indépendances coloniales :
- Colonies britanniques : refus des taxations métropolitaines et guerre d'indépendance des 13 colonies d'Amérique du Nord, indépendance des colons de Rhodésie.
- Colonies espagnoles : ce sont les créoles espagnols (José de San Martin, Francisco de Miranda et Simon Bolivar), et non les Indigènes, qui se sont plaints de l'oppression de la métropole et lui ont livré les guerres d'indépendance.
- Colonies françaises : ce sont les Européens d'Algérie, qui ont réclamé l'autonomie financière de la colonie d'Algérie (création des Délégations financières, des taux d'impôt réduits et des timbres particuliers distincts de ceux de France). Généralement l'on considère la valeur monétaire des échanges économiques entre les métropoles et leur colonies. Or, d'une part cette valeur est fixée unilatéralement par des institutions métropolitaines ; ce qui explique au moins partiellement le phénomène dit de la détérioration des termes de l'échange. D'autre part, la valeur stratégique de ces échanges est sans commune mesure avec les prix chichement alloués aux colonisés.

Voir aussi

Notes et références

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