Ordre du Bain

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Croix de l'Ordre du Bain Le Très Honorable Ordre du Bain (Most Honourable Order of the Bath) est le troisième ordre le plus important du système chevaleresque britannique. Il est principalement décerné aux militaires ainsi qu'à certains fonctionnaires de haut rang.Statuts de 1925, articles 8–12 L'Ordre a été fondé par le roi George Ier de Grande-Bretagne, le 18 mai 1725.Par lettre patente, citée dans les Statuts de 1725, bien que Risk parle du 11 mai. Son nom
Ordre du Bain

Croix de l'Ordre du Bain Le Très Honorable Ordre du Bain (Most Honourable Order of the Bath) est le troisième ordre le plus important du système chevaleresque britannique. Il est principalement décerné aux militaires ainsi qu'à certains fonctionnaires de haut rang.Statuts de 1925, articles 8–12 L'Ordre a été fondé par le roi George Ier de Grande-Bretagne, le 18 mai 1725.Par lettre patente, citée dans les Statuts de 1725, bien que Risk parle du 11 mai. Son nom provient de la cérémonie médiévale d'adoubement qui comportait un bain, symbolisant la purification, après lequel il devenait « Chevalier du Bain ».Anstis, Observations, p.4 Ce rituel a été initialement institué en 1399, par Henri IV d'Angleterre, lorsque ses 36 écuyers ont pris un bain en sa compagnie, après avoir veillé toute la nuit qui précédait son sacre. Ce n'est cependant qu'avec George I que les chevaliers furent élevés en ordre militaire régulier. L'Ordre n'avait jamais réellement existé précédemment en tant que corps de chevaliers gouverné par des statuts et avec un nombre fixe de chevaliers.Wagner, dans Heralds of England (p 357), en référence à John Anstis, affirme : "Il a été bien inspiré de redonner vie à l'association de la chevalerie avec un nom ancien, mais en les liant comme jamais auparavant, à un ordre ou une compagnie de chevaliers."Perkins, dans The Most Honourable Order of the Bath (p 1), affirme "Il est difficile d'affirmer qu'un ordre ait été constitué à proprement parlé dans les siècles " À l'origine, l'ordre s'appelait le Très Honorable Ordre Militaire du Bain (The Most Honourable Military Order of the Bath). Le terme 'militaire' a été supprimé par la reine Victoria, en 1847.Par une lettre patente datant du 14 avril 1847, citée dans les Statuts de 1847.

Histoire

Les Chevaliers du Bain

Peinture d'Edmund Leighton, montrant l'accolade reçue par le chevalier. Au Moyen Âge, la chevalerie était souvent associée à des cérémonies élaborées. Elles impliquait généralement la prise d'un bain rituel et symbolique, Risk, History of the Order of the Bath, p6 pendant lequel il était instruit des devoirs liés au statut de chevalier. Il était ensuite mis au lit afin de se sécher. Vêtu d'une robe spéciale, il était ensuite mené en musique à la chapelle où il passait la nuit à veiller. À l'aube, il se confessait et assistait à une messe, avant de se retirer pour dormir jusqu'au lever du soleil. Il était alors conduit devant le roi qui, après avoir ordonné à deux chevaliers d'attacher les éperons sur les talons du nouveau chevalier, passait une ceinture autour de sa taille avant de lui donner un coup sur le nuque (avec sa main, ou avec une épée) faisant de lui un chevalier.The Manner of making Knights after the custom of England in time of peace and at the Coronation, that is Knights of the Bath, cité par Perkins, pp 5–14 C'était cette accolade qui constituait l'acte essentiel de l'adoubement. Il existait également une cérémonie plus simple où le titre de chavlier était conféré juste en frappant ou en touchant le chevalier-en-devenir sur l'épaule, à l'aide d'une épée. On parlait alors de « Chevalier d'épée » ou de « Chevalier du tapis ».Anstis, Observations, p.73 La cérémonie complète était habituellement réservée aux hommes provenant de familles éminentes. Depuis le couronnement d'Henri IV, en 1399, les cérémonies complètes étaient réservées pour les grandes occasions, telles que les couronnements, l'investiture du Prince de Galles ou des Ducs et les mariages royaux.Anstis, Observations, p.66 Les chevaliers continuaient d'être adoubés par la cérémonie simplifiée. La dernière occasion au cours de laquelle des chevaliers du Bain ont été adoubés était lors du couronnement de Charles II en 1661. Depuis 1625, Risk, History of the Order of the Bath, p.114 ou peut-être depuis le règne de Jacques Ier, les chevaliers du Bain avaient pour devise : « Tria iuncta in uno » (du Latin, "Les trois réunis en un seul"), et portait un badge avec trois couronnes à l'intérieur d'un ovale en or massif.Nicolas, History of the orders of knighthood of the British empire, p.38–9 Ces deux références furent par la suite adoptées par l'Ordre du Bain. Leur symbolique reste cependant obscure. Les 'trois réunis en un' pourraient faire référence aux royaumes d'Angleterre, d'Écosse et de soit la France soit l'Irlande, qui étaient des possessions (ou une revendication pour la France) des monarques britanniques. Cela pourrait correspondre aux trois couronnes du badge.L'usage plus récent de l'Ordre n'est pas plus clair sur la signification. La présence de la rose, du chardon et du trèfle (respectivement, les symboles de l'Angleterre, de l'Ecosse et de l'Irlande) dans la parure de l'Ordre semble le corroborer. Le chardon n'a cependant été ajouté qu'au , probablement suite à une suggestion de Sir Joseph Banks, qui avancait le fait que cet ajout pourrait renforcer la signification de la devise (Risk, p.115). Une autre explication des couronnes est fournie dans les statuts de 1725 : le blason qui apparaît sur le seau de l'Ordre est présenté comme étant celui du roi Arthur. Une autre explication de la devise fait référence à la Sainte Trinité. Nicolas cite une source (avec scepticisme) qui affirme qu'avant Jacques Ier, la devise était « Tria numina iuncta in uno » ("trois puissances/dieux en une"), mais depuis le règne de Jacques Ier, le terme numina a été abandonné. La devise est alors comprise dans le sens « Tria iuncta in uno » ("trois royaumes réunis en un").Nicolas, History of the orders of knighthood of the British empire, p.38, citant Bishop Kennet Register and Chronicle Ecclesiastical and Civil from the Restoration of King Charles II faithfully taken from the manuscripts of the Lord Bishop of Peterborough, (1728) p.410 Sir Robert Walpole, le premier Premier Ministre à s'être servi de l'Ordre à des fins politiques.

Fondation de l'Ordre

Le premier à avoir modifié le fonctionnement de l'Ordre John Anstis, le roi d'armes de l'Ordre de la Jarretière, le plus haut poste héraldique d'Angleterre. Sir Anthony Wagner, un récent officier de la Jarretière, a décrit les motivations d'Anstis : Au , l'usage des honneurs différait considérablement du système honorifique actuel dans lequel des centaines, voire des milliers, de personnes reçoivent chaque année des honneurs sur la base du mérite. À l'époque, les seuls honneurs disponibles étaient des pairies et des baronnies héréditaires, la chevalerie ainsi que l'Ordre de la Jarretière (ou l'Ordre du Chardon pour des Ecossais), lesquels n'étaient pas attribués en grand nombre (la Jarretière et le Chardon sont limités respectivement à 24 et 16 membres vivants). L'environnement politique était également très différent : L'attrait du nouvel Ordre pour Walpole résidait dans le fait qu'elle fournirait une source de telles faveurs pour renforcer sa position politique.D'après les mots de son fils, Horace Walpole, "La résurgence de l'Ordre du Bain était une mesure de Sir Robert Walpole, et constituait un réservoir astucieux de faveurs en remplacement des positions de précédence. Son but était de freiner le nombre de demandes pour la Jarretière, en faisant en sorte que le Rouge soit une étape menant vers le Bleu ; ce qui lui permit de prendre une place dans ce dernier.", Horace Walpole, Reminiscences (1788). Étant d'accord avec la proposition de Walpole, George Ier commissionna Anstis pour rédiger de nouveaux statuts pour l'Ordre du Bain. Comme précisé précédemment, il adopta la devise et l'insigne utilisés par les chevaliers du Bain, ainsi que la couleur du ruban et du manteau, et la cérémonie d'intronisation. Le reste des statuts a été en grande majorité basé sur ceux de l'Ordre de la Jarretière, dont il était officier (en tant que Roi des armes).Nicolas, History of the orders of knighthood of the British empire, p.237–8, note de bas-de-page. L'Ordre a été fondé par lettre patente visée par le Grand Sceau, en date du 18 mai 1725, et les statuts ont été publiés la semaine suivante.Risk, The History of the Order of the Bath and its Insignia, p.4Statuts de 1725 À l'origine, l'Ordre était composé du Souverain, d'un Chevalier Principal (un prince de sang royal), d'un Grand Maître et de 35 Chevaliers-Compagnons.Statuts de 1725, article 2. L'Ordre désignait sept officiers (voir ci-dessous), ce qui présentait une autre source de parrainage politique, puisqu'il s'agissait de sinécures à la disposition du Grand Maître et financées par les redevances des chevaliers. Malgré le fait que l'Ordre était présenté comme un ordre militaire, très peu d'officiers militaires figuraient au rang des membres à sa création. Lors de la création de l'Ordre, celui-ci pouvait être décomposés en catégories comme suit (certains pouvaient appartenir à plus d'une catégorie) :Risk, History of the Order of the Bath, p.15-16 George Rodney (nommé Chevalier-Compagnon en 1780) portant le ruban et l'étoile de l'Ordre.
- 14 membres de la Chambre des Communes,
- 11 membres de la cour ou des sinécures royales,
- 4 diplomates,
- 3 membres de la famille Walpole, dont le premier ministre,
- 3 officiers de la British Army ou de la Royal Navy,
- 2 pairs irlandais,
- 2 gentlemen-farmer nommés par la Cour. La majorité des nouveaux Chevaliers-Compagnon ont été adoubés par le roi et investis avec leur ruban et leur insigne, le 27 mai 1725.Risk, The History of the Order of the Bath and its Insignia, p.16 Bien que les statuts prévoyaient que l'investiture des chevaliers se déroule lors d'une cérémonie médiévale complète, celle-ci n'a jamais été effectuée. D'ailleurs, il est probable qu'il n'en fut jamais question car les statuts d'origine contenaient une dispositionStatuts de 1725, article 6. Le même article qui déclare que : " prendre un soin tout particulier que les anciens rituels attachés à cette chevalerie soient observés avec la plus grande exactitude" permettant au Grand Maître d'éviter cette formalité pour le Chevaliers-Compagnon. Les chevaliers d'origine ont ainsi été dispensés de toutes cérémonies médiévales à l'exception de celle de Initiation, qui s'est déroulée dans la chapelle de l'Ordre, la chapelle d'Henry VII dans l'abbaye de Westminster, le 17 juin 1725. Ceci a créé un précédent qui a, dés lors, été suivi jusqu'en 1812, après quoi l'Initiation fut également exemptable, jusqu'à sa réapparition au vingtième siècle.Aucune Initiation ne s'est déroulée entre 1812 et le couronnement de George IV en 1821, date à laquelle l'Ordre comprenait plus de membres que de stalles dans la chapelle. Afin de permettre aux chevaliers de porter leur collier lors du couronnement (ce qu'ils ne pouvaient théoriquement faire avant d'être initiés), ceux-ci en furent dispensés, ce qui créa un précédent. (Risk, The History of the Order of the Bath and its Insignia, p.43) Les cérémonies sont cependant demeurées dans les statuts jusqu'en 1847.Risk, The History of the Order of the Bath and its Insignia, p.10 Bien que les nominations initiales de l'Ordre aient été en grande partie politiques, à partir des années 1770, les nominations ont été de plus en plus motivées par le mérite naval, militaire ou diplomatique. Ceci s'explique en partie par les conflits que la Grande-Bretagne a connus pendant cette période.Risk, The History of the Order of the Bath and its Insignia, p.20 La guerre d'indépendance espagnole a eu comme conséquence une telle recrudescence de candidats potentiels que les statuts durent être modifiés pour permettre la nomination de chevaliers supplémentaires en temps de guerre. Ceux-ci étaient donc en dehors du cadre fixant un nombre restreint de chevalier dans l'Ordre.Statut du 8 mai 1812, cité dans les Statuts de 1847. Un autre statut avait été émis quatre-vingt ans plus tôt, rendant obligatoire pour chaque chevalier de fournir et soutenir quatre hommes d'armes, en cas de besoin, pendant une période ne pouvant excéder 42 jours par an, pour intervenir sur tout le territoire national.Statut du 20 avril 1727, cité dans les Statuts de 1847 Cette compagnie était alors dirigée par le Grand Maître qui devait, lui, fournir quatre trompettistes et huit officiers (cette disposition n'a cependant jamais été invoquée).

La restructuration de 1815

En 1815, avec la fin des guerres napoléoniennes, le prince régent (le futur George IV) a étendu l'accès à l'Ordre du Bain L'Ordre consistait alors de trois classes : les chevaliers Grand Croix, les chevaliers Commandeurs et les compagnons. Les chevaliers compagnons qui existaient précédemment (au nombre de 60)The Times, 10 janvier 1815, p.3 sont devenus chevaliers Grand Croix. Cette classe était limitée à 72 membres, dont douze promus au titre de services diplomatiques ou civils. Les membres militaires devaient avoir au moins le grade de Major-General ou de Rear Admiral. Les chevaliers commandeurs étaient 180, sans compter les étrangers à la tête de commissions britanniques dont 10 pouvaient être promus au rang de chevalier Commandeur honoraire. Ils devaient alors au minimum avoir un grade de Lieutenant-Colonel ou de Post-Captain. Par contre, le nombre de compagnons n'était pas fixé, mais ils devaient avoir reçu une médaille honorifique ou avoir été mentionnés dans une dépêche depuis le début de la guerre, en 1803. Une liste de presque 500 noms a alors été publiée.The London Gazette, 16 septembre 1815, réimprimé par The Times, 18 septembre 1815, p.4 Lors de cette restructuration, deux officiers supplémentaires ont été instaurés : le "Officer of arms" et un secrétaire dédié aux chevaliers Commandeurs et aux Compagnons" La forte augmentation du nombre de membres a provoqué quelques plaintes car une si forte expansion réduisait le prestige de l'Ordre.

L'ère Victorienne

Actuellement, les chevaliers Grand Croix portent leur manteau par dessus leurs vêtement. Mais au , comme ci-dessus, ils les portaient sur des imitations de vêtements du . En 1847, la reine Victoria a émis de nouveaux statuts supprimant toute référence à un Ordre exclusivement militaire. Simultanément au retrait du terme militaire du nom de l'Ordre, celui-ci a ouvert les grades de Chevalier Commandeur et de Compagnon aux fonctionnaires. Les divisions militaire et civile de l'Ordre furent alors établies. De nouvelles limites numériques furent également imposées et les modifications réalisées en 1815 furent régularisées.Lettres Patentes du 14 avril 1847Lorsque le prince régent a effectué une modification de la structure de l'Ordre, en 1815, il l'avait fait par ordre signé de sa main. Ce type de document est d'une moindre importance par rapport aux lettres patentes visées par le Grand Sceau, par lesquelles l'Ordre et ses statuts furent établis à l'origine. A plusieurs reprise, il y a eu des interrogations sur la validité d'une modification des statuts de l'Ordre par autre chose qu'une lettre patente. Les lettres patentes de 1847 ont alors confirmé rétroactivement la validité du document de 1815 et les nominations qui suivirent. Les statuts de 1847 ont également aboli la totalité du rituel médiéval. Cependant, ils introduisirent une cérémonie formelle d'investiture, conduite par le souverain revêtu du manteau et de l'insigne de l'Ordre, et à laquelle participent les officiers et le plus possible de Grand Croix.Risk, History of the Order of the Bath, p.61 En 1859, une nouvelle modification des statuts a été réalisée, concernant principalement des questions financières. Avant cette date, l'insigne qui était délivré par la Couronne britannique, devait être rendu à la mort du récipiendaire (à l'exception des étrangers qui portaient un titre honoraire). Par ailleurs, les étrangers recevaient généralement une étoile en argent incrustée de diamants, alors que les membres ordinaires recevaient seulement une étoile brodée. La décision a été prise d'accorder une étoile en argent à tous les membres, sans exception, et que seul le collier devait être rendu à la mort du membre. L'État payait également des indemnités aux officiers de l'Ordre pour les membres qui avaient été promus lors de la dernière guerre. Les indemnités furent abolies et remplacées par un salaire de même valeur. Les postes de généalogiste et de messager furent supprimés et ceux de greffier et de secrétaire fusionnèrent.Risk, History of the Order of the Bath, p.70

Le XXème siècle

En 1910, après son accession au trône, George V ordonna le rétablissement de la cérémonie d'intronisation (probablement influencé par la première cérémonie d'intronisation de l'Ordre de Saint-Michel et Saint-Georges, plus récent, qui eu lieu quelques années avant)Risk, History of the Order of the Bath, p.89 et la construction d'une nouvelle chapelle pour l'Ordre du Chardon en 1911.Perkins, The Most Honourable Order of the Bath , p.122 La cérémonie d'intronisation se déroula le 22 juillet 1913 dans la chapelle Henri VII, Risk, History of the Order of the Bath, p.92Perkins, The Most Honourable Order of the Bath , p.124–131 et depuis elles se déroulent à intervalle régulier. Avant la cérémonie de 1913, la chapelle due être modifiée afin de pouvoir accueillir le nombre important de membres. Un appel au don fut alors lancé auprès des membres et un reliquat apparut après la cérémonie. Un comité fut alors formé pour administrer le 'Fond de la Chapelle du Bain' (Bath Chapel Fund), et avec le temps, ce comité vu ses prérogatives s'étendre au-delà des taches purement financières.Risk, History of the Order of the Bath, p.95–6 Une autre révision fut entreprise en 1925, pour consolider les 41 statuts additionnels qui ont été émis depuis la modification de 1859.16 sous le règne de la Reine Victoria, 6 sous celui d'Edouard VII et 19 sous George V. (Risk, History of the Order of the Bath, p.97) Les femmes furent admises au sein de l'Ordre à partir de 1971. En 1975, la princesse Alice, une tante d'Elisabeth II, devint la première à accéder au plus haut rang, Dame Grand Croix. La princesse Alice (dont le nom de jeune fille était Lady Alice Douglas-Montagu-Scott) était une descendante directe du premier Grand Maitre de l'Ordre, Risk, History of the Order of the Bath, p.102 et son mari, mort l'année précédente, avait également occupé ce poste. Les fonctionnaires expérimentés, tels que les secrétaires permanents, et les membres importants des forces armées, commes les généraux, sont souvent promus au sein de l'Ordre. Les fonctionnaires associés au Foreign Office, comme les ambassadeurs, sont générallement promus dans l'Ordre de Saint-Michel et Saint-Georges.

Composition

Le Souverain

Le monarque britannique est le souverain de l'Ordre du Bain. A l'instar des autres ordres honorifiques (à l'exception de ceux qui sont des possessions personnelles), L'Ordre de la Jarretière, l'Ordre du Chardon, l'Ordre du mérite et l'Ordre royal de Victoria le souverain décide de toutes les promotions de l'Ordre sur les conseils du gouvernement.

Le Grand Maître

Le deuxième personnage le plus important de l'Ordre est le Grand Maître. Dans l'histoire de l'Ordre, on n'en compte que neuf :
- 1725 – 1749 : John Montagu, 2nd Duc de MontaguNicolas, dans History of the orders of knighthood of the British empire (Appendix p. lxx), donne les quatre premiers Grand Maîtres de l'Ordre, même s'il considère que les trois derniers n'ont été que Grand Maître de facto.
- 1749 – 1767 : (vacant)
- 1767 – 1827 : Frederick, duc d'York et d'Albany
- 1827 – 1830 : William, duc de Clarence et de Saint-Andrews (le futur roi Guillaume IV)
- 1830 – 1837 : (vacant)
- 1837 – 1843 : Prince Augustus Frederick, duc de Sussex
- 1843 – 1861 : Prince AlbertLe prince Albert a été désigné Grand Maître de fait en 1843, avant d'être officialisé dans les statuts de 1847, article 4. Risk affirme que cette désignation date du 31 mars 1843. Cependant, The Times, à propos de la mort du Duc de Sussex (le 22 avril 1843, pp.4–5), affirme que le poste de Grand Maître est devenu vacant à sa mort (le 22 avril donc, et non le 31 mars). Lorsque les exécuteurs testamentaires du Duc de Sussex ont rendu l'insigne, le seau et les statuts à la Reine, le 20 juin (The Times du 21 juin 1843, p.6), le prince Albert est alors devenu Grand Maître.
- 1861 – 1897 : (vacant)
- 1897 – 1901 : Albert Edward, prince de Galles (le futur roi Édouard VII)The Times, 22 juin 1897, p.10
- 1901 – 1942 : Arthur, duc de Connaught et de Strathearn, 26 février 1901, p.4
- 1942 – 1974 : Henry, duc de GloucesterThe Times, 25 February 1942, p7
- 1974 – maintenant : le prince Charles., 10 December 1974 A l'origine, un prince de sang royal, en tant que Chevalier-Compagnon Principal, était second par ordre d'importance dans l'Ordre.Statuts de 1725, article 4 Ce poste a été fusionné à celui de Grand Maître dans les statuts de 1847.Par lettre patente du 14 avril 1847, cité dans les statuts de 1847 Le Grand Maître et Chevalier Principal est désormais soit un descendant de George I ou "un autre personnage exalté". Il est en charge du seau de l'Ordre et est responsable de la bonne application des statuts.Statuts de 1925, article 5

Les officiers

L'ordre de Bath a maintenant six dirigeants :
- le doyen
- le roi d'armes
- le greffier et secrétaire
- le secrétaire adjoint
- le généalogiste
- le gentilhomme huissier de la verge écarlate Le poste de doyen est tenu par le doyen de Westminster. Le roi d'armes de l'Ordre du Bain, autrement dit le responsable de l'héraldique, n'est pas membre du Collège d'armes, contrairement à beaucoup de hérauts. L'huissier de l'Ordre est connu sous le nom de « gentilhomme huissier de la verge écarlate ». Contrairement à son homologue de l'Ordre de la Jarretière, le gentilhomme huissier de la verge noire, il ne possède aucun rôle au sein de la chambre des Lords. A l'origine, il y avait sept officiers qui recevaient des émoluments de la part des Chevaliers Compagnon lors de leur nommination, puis chaque année par la suite. Le poste de messager a été supprimé en 1859.Risk, The History of the Order of the Bath and its Insignia, p.70 Celui de généalogiste a été supprimé à la même époque, avant d'être restauré en 1913.Risk, The History of the Order of the Bath and its Insignia, p.93 Les postes de conservateur et de secrétaire ont formellement fusionnés en 1859, bien que les deux positions aient été occupées par une seule et même personne au cours du siècle précédent.Risk, The History of the Order of the Bath and its Insignia, pp.13, 70 Les postes d'officier d'armes et de secrétaire pour les chevaliers Commandeurs et les Compagnons ont été établis en 1815, puis abolis en 1847.Statuts de 1847, article 15 Le poste de secrétaire a, quant à lui, été créé en 1925. Sous le règne de la maison de Hanovre, certains des officiers étaient également détenteur d’une fonction héraldique. L’office du « Blanc Coursier Herald of Arms » (littéralement le héraut d'armes du Coursier Blanc) était rattaché à celui du généalogiste, celui du « Brunswick Herald of Arms » (héraut d'armes du Brunswick) à celui du Gentleman Usher, et le roi des armes du Bain était également fait roi des armes de Gloucester avec la juridiction sur l’héraldique du Pays de Galles.Statut du 17 janvier 1726 (selon Risk, The History of the Order of the Bath and its Insignia, p.14), bien que les statuts de 1812 et de 1847 fassent référence à la date du 17 janvier 1725. Mais il s’agit probablement d’une erreur d'impression dans la mesure où l’Ordre n’a été fondé qu’en mai 1725. Par ailleurs, l’avenant aux statuts mentionne le nom des officiers en place. Ceci provient du fait qu’Anstis souhaitait donner d’avantage de sécurité financière aux détenteurs de ces sinécures. Les nominations pour les offices de l'Ordre du Bain étaient à la discrétion du Grand Maître, alors que celles des positions héraldiques revenaient au souverain avec apposition du Grand Sceau et étaient des nominations à vie.Risk, The History of the Order of the Bath and its Insignia, p.14

Les membres

Sir Richard Johns portant l'étoile, le ruban et le badge d'un chevalier Grand Croix de l'Ordre du Bain. L'accès à l'Ordre est réservé aux citoyens du Royaume-Uni et des pays du Commonwealth. Les membres de la division civile doivent "par leurs services à la couronne ou par la performance de leurs responsabilités publiques avoir mérité la faveur royale".Statuts de 1925, article 9 ("by their personal services to crown or by the performance of public duties have merited ... royal favour.") Les nominations au sein de la division militaire sont limitées par le rang militaire de la personne. Ainsi, le chevaliers Grand Croix doivent avoir le rang de Rear Admiral, de Major General ou de Air Vice-Marshal.Statuts de 1925, article 8 Les chevaliers Commandeurs doivent avoir le grade de Capitaine dans la Navy, de Colonel dans la armée de Terre ou chez les Marines, ou Group Captain dans l'Air Force.Statuts de 1925, article 10 Les compagnons doivent être Lieutenant Commander, Major ou Squadron Leader, et ils doivent par ailleurs avoir été mentionné dans les dépêches en distinction pour leur position de commandement en situation de combat. Les officiers qui n'évoluent pas en première ligne (comme les ingénieurs ou les médecins) ne peuvent être nommé qu'en cas de service méritoire en temps de guerre.Statuts de 1925, article 12 Les personnes hors du Commonwealth peuvent accéder à l'ordre en tant que membres honoraires.Statuts de 1925, article 15 La reine Elizabeth II a établi la coutume d'accorder le grade de Grand Croix honoraires aux chefs d'Etat en visite officielle. C'est notamment le cas de Gustav Heinemann (en 1972), The Times, 25 octobre 1972, p.21 Ronald Reagan (en 1989), Lech Walesa (en 1991), Fernando Henrique Cardoso et George H. W. Bush (en 1993).The Times, 1 décembre 1993, p.24 Les généraux étrangers sont également souvent promus honorairement au sein de l'Ordre. Cela a été le cas de Dwight Eisenhower et Douglas MacArthur après la Seconde Guerre Mondiale, The Times, 27 mai 1943, p.4, Norman SchwarzkopfThe Times, 21 mai 1991 et Colin Powell après la Guerre du Golfe. Un membre plus controversé de l'Ordre, Robert Mugabe, a vu son cas étudié par un comité désigné par le Foreign Affairs pour lui retirer cette distinction en 2003, mais aucune action n'a été prise.Daily Mail , accédée le 7 juillet 2007 Le nombres de membres dans chaque classe est fixé. L'Ordre se compose ainsi de :Statuts de 1925, article 2
- 120 chevaliers ou dames Grand Croix (abrégé en GCB),
- 355 chevaliers ou dames Commandeurs (respectivement KCB ou DCB)
- Compagnons (CB). Les membres honoraires ne sont pas décomptés des limites numériques de chaque classe.Statuts de 1925, article 18 Par ailleurs, les statuts autorisent le souverain à dépasser les quotas imposé en temps de guerre ou de circonstances exceptionnelles.Statuts de 1925, article 17 : "In the event of any future wars or of any action or services civil or military meriting peculiar honour and reward...to increase the numbers in any of the said classes and in any of the said divisions".

Les vêtements et le decorum

L’insigne d’un chevalier Grand Croix de la division civile. Les membres de l’Ordre portent des costumes raffinés lors des cérémonies importantes (comme l’initiation qui a lieu tous les quatre ans ou les couronnements). Les attributs des chevaliers varient suivant leur rang :
- Le manteau, porté uniquement par les chevaliers et les dames Grand Croix, est fait de satin cramoisi, réhaussé de taffetas blanc. Sur le côté gauche apparaît une representation de l’étoile (voir ci-dessous). Le manteau est noué grâce à deux gros glands.Statuts de 1925, article 23
- Le chapeau, porté uniquement par les chevaliers et les dames Grand Croix et Commander, est réalisé velours noir. Il est muni d’une plume sur le côté droit.Le chapeau était précédemment en satin blanc (Statuts de 1725, article 8), mais fut changé en velour noir selon la volonté de George IV pour son couronnement (Nicolas, p.198). Le chapeau n’est pas explicitement mentionné dans les statuts de 1847 ou de 1925.
- Le collier, porté uniquement par les chevaliers et les dames Grand Croix, est en or et pèse 933 grammes. Il représente les neuf couronnes imperiales et huit ensembles de fleurs (des roses pour l’Angleterre, des chardons pour l’Ecosse et le trèfle pour l’Irlande), reliés par dix-sept nœuds en argent. Pour de moindres occasions, des insignes plus simples sont employés :
- Létoile est portée uniquement par les chevaliers et les dames Grand Croix et Commander sur la gauche de la poitrine. Son style varie suivant le rang et la division du porteur :
- L'étoile de Grand Croix militaires consiste en une croix de Malte surmontant une étoile d’argent à huit branches. Celle des Commanders militaires est une croix pattée à huit branches en argent. Chacune présente en son centre les trois couronnes entourées d’un anneau rouge portant la devise de l’Ordre en lettres dorées. Le cercle est flanqué de deux branches de laurier et est situé au-dessus d’une bannière portant les mots Ich dien (ce qui signifie « je sers », en ancien allemand) en lettres d’or.
- L'étoile des Grand Croix civils consiste en une étoile argentée à huit branche, sans croix de Malte. L’étoile des Commanders civils est une croix pattée à huit branches en argent. Le design est identique à celui des étoiles militaires si ce n’est l’absence des branches de laurier et des mots Ich dien. L’insigne d’un chevalier Grand Croix de la division militaire.
- Le badge varie en design, en taille et dans la manière de le porter suivant le rang et la division. Celui des Grand Croix est plus grand que celui des Commandeurs, lui-même plus grand que celui des Compagnons.Statuts de 1925, articles 23 à 25 Cependant, ils sont tous suspendus pas un ruban cramoisi. Les Grand Croix le porte sur un ruban ou une ceinture qui passe par l’épaule droite et la hanche gauche. Les chevaliers Commandeurs et Compagnons portent le badge sur un ruban qui passe autour du cou. Les dames Commandeurs et Compagnons le portent au bout d'un noeud sur le côté gauche.
-L
insigne militaire est une croix maltaise en or à huit points, émaillée de blanc. Chaque point de la croix est décoré par une petite boule dorée et une petite figure d'un lion est représentée dans chaque angle. Le centre de la croix est occupé par trois couronnes sur l'avers, et un rose, un chardon et un trèfle émanant d'un sceptre sur le revers. Les deux emblèmes sont entourés d'un anneau rouge sur lequel est inscrit la devise de l'Ordre. Ceux-ci sont flanqués de deux branches de laurier, au-dessus d'un rouleau portant la mention Ich dien en lettres d'or.
- L'insigne civil se présente sous la forme d'un ovale doré, contenant trois couronnes sur l'avers, et un rose, un chardon et un trèfle sortant d'un sceptre au revers. Les deux emblèmes sont entourés d'un anneau avec la devise écrite dessus. Il arrive que le Souverain désigne certains jours comme des « jours du collier ». Les membres assistant à des événements peuvent alors porter le collier de l'Ordre par dessus leur uniforme militaire ou leur tenue de soirée. Quand le collier est porté, le badge y est suspendu. A la mort des chevaliers et des dames Grand Croix, le collier et le badge sont retournés à la Chancellerie Générale des Ordres de Chevalerie. Les autres insignes, eux, peuvent être conservé par les propriétaires.

La chapelle

Abbaye de Westminster et une procession de chevaliers du Bain. (Œuvre de Canaletto, 1749). La chapelle officielle de l’Ordre est la chapelle Henri VII dans l’Abbaye de Westminster.Statuts de 1925, article 21 Tous les quatre ans, une cérémonie d’initiation présidée par le Grand Maître, ainsi qu’un service religieux se tient au sein de la chapelle. Le souverain n’assiste qu’à une cérémonie sur deux (soit tous les 8 ans) dont la dernière s’est déroulée en mai 2006. Une stalle est attribuée au Souverain et à chacun des chevaliers initiés dans le chœur de la chapelle. En raison du nombre limité de stalles dans la chapelle, seuls les plus anciens chevaliers et dames Grand Croix ont la possibilité d’avoir ce privilège. Quand un chevalier Grand Croix vient à décéder, la stalle est réattribuée automatiquement au chevalier Grand Croix suivant par ordre d’ancienneté. Il faut toutefois noter que le successeur dans la stalle provient nécéssairement de la même division (civile ou militaire) que le précédent occupant. Le temps d’attente entre l’admission au sein de l’Ordre et l’attribution d’une stalle peut être très long. Ainsi, David Craig a été fait chevalier Grand Croix en 1984 et n‘a été installé qu’en 2006. Au-dessus de chaque stalle, le blason de l’occupant est apposé. Sa barre est perché sur le pinacle de la stalle, décorée d'un rideau et complété par son cimier. En vertu de la loi héraldique anglaise, à l’exception du monarque, aucune femme ne porte de barre ou de cimier. A la place, on utilise une petite couronne (le coronet) en adéquation avec le rang de la dame (si elle est pair ou membre de la famille royale). Au dessus du cimier ou du coronet, la bannière héraldique du chevalier ou de la dame est accrochée et décorée avec ses armoiries. A une échelle beaucoup plus réduite, on trouve au dos de la stalle une plaque de laiton avec le nom de l’occupant, ses armes et la date de son admission dans l’Ordre. A la mort d’un chevalier, sa bannière, sa barre, son rideau et son cimier (ou son coronet) sont retiré. Cependant, les plaques de laiton ne sont enlevées et restent de façon permanente sur la stalle, de sorte qu’elles sont festonnées d’un registre des chevaliers de l’Ordre qui s’y sont succédé à travers l’histoire. Quand le grade de chevalier Commandeur a été établi en 1815, les règlements intérieurs indiquaient qu'ils devraient également avoir une bannière et une plaque de laiton apposées dans la chapelle. Cette disposition n’a jamais été mise en application principalement à cause du manque de place, Risk, The History of the Order of the Bath and its Insignia, p.40 même si les statuts de 1847 donnent la possibilité aux trois classes de pouvoir faire la demande d’érection d’une plaque dans la chapelle avec leur nom, la date de nomination ainsi que l’écusson pour les deux classes les plus élevées.Statutes 1847, article 18

Préséance et privilèges

Une position dans l'ordre de préséance au trône est assignée à chaque membre de l'Ordre du Bain.Statuts de 1925, article 22 Les épouses des membres figurent aussi dans l'ordre de préséance. C'est le cas également des enfants de chevaliers Grand Croix et des chevaliers Commandeurs. Par contre, les proches des membres féminins n'ont pas le même privilège et n'apparaissent pas dans l'ordre de succession. Généralement, les gens peuvent acquérir une préséance de leur père ou leur mari, mais pas de leur mère ou de leur femme. Les chevaliers Grand Croix et les chevaliers Commandeurs peuvent faire précéder leur nom du préfixe "Sir". De même, les Dames Grand Croix et les Dames Commandeurs peuvent ajouter "Dame" devant leur nom.Statuts de 1925, article 20 Les femmes de chevalier peuvent ajouter le préfixe "Lady" à leur nom, mais il n'existe pas de privilège équivalent pour les maris des Dames. Les chevaliers et les dames Grand Croix utilisent les lettres post-nominales « GCB », les Commandeurs, « KCB » ou « DCB » (suivant qu’ils sont chevalier ou dame), et les Compagnons utilisent « CB ».. Il est fait mention de ces lettres post-nominales dans les Statuts de l’Ordre. Les chevaliers et les dames Grand Croix sont également autorisés à utiliser des supports héraldiques sur leurs armes.Statuts de 1925, article 28 Par ailleurs, ils peuvent entourer leurs armes d'un cercle rouge portant mention de la devise avec l’insigne qui pend, ainsi que le collier qui apparaît soit autour soit au-dessus de ce dernier. Les chevaliers et les dames Commandeurs, ainsi que les Compagnons peuvent afficher l'anneau, mais pas le collier, autour de leurs armes. L'insigne est figuré en suspension sur le collier ou l’anneau. Enfin, les membres de la division militaire ont la possibilité d’encadrer l'anneau avec deux branches de laurier sortant d'une bande de parchemin azur, sur lesquels sont inscrit les mots « Ich dien », comme sur l'insigne.

Révocation

D’après les statuts de 1725, il est possible de révoquer un membre de l’Ordre sous les motifs suivant : hérésie, haute trahison, ou la fuite d’un champ de bataille par lacheté. Les chevaliers Compagnons pouvaient alors être degrade lors de la reunion suivante du Chapitre. Il était ensuite de la responsabilité du gentilhomme huissier de retirer la plaque de laiton de la stalle et de la jeter hors de la chapelle avec toutes les « égards » dus à son infamie.Statuts de 1725, article 3 Cependant, seulement deux personnes ont jamais été dégradées, à savoir Thomas Cochrane en 1813 et Eyre Coote en 1816. Dans les deux cas, il s’agissait d’avantage de raisons purement politiques, que des motifs évoqués dans les statuts. Dés lors, Lord Cochrane a été rétabli dans son droit quelques années plus tard. Quant à Coote, il mourrut seulement quelques années après sa révocation et n’a donc pas pu bénéficier d’une réparationRisk, The History of the Order of the Bath and its Insignia, p.30 Selon les statuts de 1847, signés pas la reine Victoria, un membre « coupable de trahison, de crime, ou d'un quelconque délit infâme qui porterait préjudice à son honneur de chevalier, ou alors accusé sans avoir été jugé dans un délais raisonnable, sera dégradé de l'Ordre par une ordonnance spéciale signée par le souverain ». Le souverain était alors le seul juge habilité à prendre une telle décision, et à le rétablir, le cas échéant.Statuts de 1847, article 26 La situation actuelle est que l'adhésion peut être rendue nulle et non avenue (l’entrée dans le registre est ainsi effacée) par une ordonnance signée de la main du souverain et scellée avec le sceau de l'ordre, sur les recommandations du ministre approprié. Il reste cependant possible de revenir sur cette annulation.Statuts de 1925, article 30

Annexes

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