Urgences

Infos
Les Urgences sont le service d'un hôpital qui s'occupe de recevoir les malades et les blessés qui se présentent d'eux-mêmes, ou qui sont amenés par les services de secours (pompiers, etc.).
Urgences

Les Urgences sont le service d'un hôpital qui s'occupe de recevoir les malades et les blessés qui se présentent d'eux-mêmes, ou qui sont amenés par les services de secours (pompiers, etc.).

L’urgence pré-hospitalière

Les origines du transport pré-hospitalier ne sont pas récentes. En effet, au VIe siècle, l’empereur Mauricius fut le premier à créer un corps de cavaliers chargés du ramassage des blessés et de leur transport chez les barbiers (chirurgiens de l’époque). Il faudra malheureusement attendre 1544 avant qu’une initiative de ce genre soit prise de nouveau en la personne de François 1 qui créa le grand bureau des pauvres chargé d’aller chercher à domicile les malades indigents et trop faibles pour se rendre à l’Hôtel Dieu. Durant la guerre de Corée et la Seconde Guerre mondiale, le service de santé américain sera le premier à se doter de matériel d’urgence, visant au déchoquage sur place des patients en arrêt cardiaque. En s’inspirant de cette expérience, le 5 janvier 1949, le ministère français chargé de la santé publia la première circulaire relative à l’organisation des secours d’urgence. En 1958, le professeur BOURRET (à Salon de Provence) prend l’initiative d’envoyer, directement sur les lieux des accidents, un médecin dans un véhicule équipé pour prendre en charge la(les) détresse(s) vitale(s) dans un milieu extra-hospitalier. Séduit par ces démarches, le ministère de la santé publie le 27 juillet 1960 une circulaire autorisant la création expérimentale d’antennes de réanimation routière. Ainsi la médecine d’urgence est à même de sortir des murs de l’hôpital et fait la preuve qu’une prise en charge spécialisée sur place est bénéfique pour le pronostic vital du patient. Ceci permet en 1965 la promulgation de deux décrets aboutissant à la création du SMUR :
- le 2 décembre le ministère oblige certains centres hospitaliers à se doter de moyens mobiles de secours et de soins d’urgence ;
- le 31 décembre il déclare que « l’hôpital se doit de sortir de ses murs pour porter assistance médicale à toute personne qui en a besoin ». Cette doctrine est toujours actuelle et s’oppose à la conception américaine de l’urgence pré-hospitalière qui prescrit de ne pas médicaliser les patients sur place, mais de les « emballer » et de les transférer rapidement vers l’hôpital (c’est ce que l’on appelle le pack-and-run). Par la suite, le Service d’Aide Médical d’Urgence ( SAMU] ) chargé de la coordination des SMUR et « le 15 » (numéro de téléphone gratuit et national pour les urgences médical) sont créés respectivement en 1970 et 1978. Il faudra, néanmoins, attendre la loi n° 86-11 du 6 janvier 1986 pour offrir une reconnaissance légale aux deux structures ( SAMU et SMUR ). Afin de nous aider à faire l’état des lieux de la pratique de l’urgence pré-hospitalière nous devons nous pencher sur les trois éléments qui vont déterminer son fonctionnement et son évolution : les conceptions philosophiques et scientifiques de l’urgence, les composantes socio-économiques (qui expliquent la nécessité de telles structures d’urgence et en limitent le coût) et l’organisation de ces structures préexistantes, leurs ressources, humaines et matérielles, et leur mode de fonctionnement.

L’urgence un problème philosophique et scientifique

Malgré des réflexions séculaires (Hippocrate essayait déjà de définir l’urgence au V siècle avant Jésus-Christ), il est intéressant de constater « l’absence de définition médicale ou administrative du terme urgence ». Dans le domaine des sciences médicales, ce terme fait partie du paradigme médical. Un paradigme est « le cadre conceptuel à l’intérieur duquel une science raisonne pour résoudre les problèmes relevant de leur discipline ». En quelque sorte, il est à rapprocher de ce que sont les axiomes pour la géométrie. Dans ce contexte, le sens des termes comme « urgences », « états de santé » et « états de maladie », faisant parti du paradigme médical, n’est pas « considéré comme un problème scientifique en soi » mais, au contraire, est tenu « comme établi ». Dans la pratique des urgences pré-hospitalière, l’hétérogénéité du concept d’urgence s’explique par sa variation selon quatre critères principaux :
- le flux des situations considérées comme urgentes : les priorités ne seront pas les même selon que nous nous trouvions en face d’un cas isolé ou d’un afflux massif de blessés ;
- le type de problème rencontré : médicaux (« urgence vraie », tel un polytraumatisme, ou « urgence ressentie », à l’instar de fortes palpitations cardiaques) et/ou médico-sociaux (personnes âgées, peu insérées socialement, toxicomanes ou en état de détresse psychologique) ;
- la nécessité de prodiguer des soins techniques de qualité avec précocité : des cas de détresses graves (qui « ne représente qu’un faible pourcentage », malgré la racine grecque du terme urgence : urgens, signifiant pressée) ;
- la possession par le service mobile ou la proximité de matériels ou de structures adaptés à la situation (tel un plateau médico-technique). Ainsi, les situations urgentes rencontrées sont très complexes. Au regard de la performance des nouvelles méthodes médicales de soins vis-à-vis du pronostic vital, la composante technique de la prise en charge de ces situations efface souvent le caractère unique de chacune d’elle.

La dimension socio-économique

C’est le propre des sociétés occidentales de donner une importance considérable à l’urgence et à sa prise en charge : tout d’abord, c’est un problème largement amplifié par les médias ; il suffit de voir le rôle de catalyseurs qu’ils ont joué sur le soulèvement de conscience vis-à-vis des décès de personnes âgées au cours de la canicule de l’été 2003. Par ailleurs, la société tend aujourd’hui à rejeter sur les services d’urgences hospitalières et pré-hospitalières « tout ce qui l’encombre et la dérange ». En effet, il est facile pour la famille, les voisins et même pour la police ou les professionnels de santé de se décharger sur les services d’urgences lorsqu’ils sont face à une personne dont ils n’arrivent pas eux-même à résoudre les problèmes médicaux, psychologiques ou sociaux. De plus, auprès d’un public de plus en plus informé, les SMUR, tout comme les institutions hospitalières, se retrouvent face à une exigence accrue. D’ailleurs, à ce titre, ils s’inscrivent dans une démarche qualité. Enfin, dans notre contexte économique, notre système de couverture santé est sans cesse rediscuté du fait de son coût, les gouvernements successifs n’ont eu de cesse de chercher à réduire « le coût de la santé » en France. Le recours de plus en plus courant aux services d’urgences pèse, ainsi, un poids non négligeable dans la gestion économique de la santé. D’ailleurs, cette prise en charge apparaît comme gratuite, du fait de l’absence d’obligation d’avancer les frais de soins, et ne permet donc pas au patient de prendre conscience du coût réel des services.

L’organisation du réseau des urgences pré-hospitalières en France

Conformément à la loi du 6 janvier 1986 sur l’Aide Médicale Urgente (AMU) chaque département est équipé d’un centre de réception et de gestion des appels médicaux urgents (le SAMU) et de moyens d’intervention pour faire face à la demande, à l’image du SMUR pour les urgences graves. La doctrine de cette loi est que «l’AMU en relation avec les dispositifs communaux et départementaux d’organisation des secours, doit faire assurer aux malades, blessés et parturientes, en quelques endroits qu’ils se trouvent, les soins d’urgences appropriés à leur état ». Notre exposé étant centré sur la pratique soignante nous ne développerons pas le fonctionnement du SAMU. Les SMUR, quant à eux, sont rattachés aux SAMU du département et aux urgences des principaux hôpitaux de celle-ci qui mettent à leur disposition :
- des moyens de transport, de type Véhicule Radio-Médicalisé (véhicule léger) ou de type Unité Mobile Hospitalière (UMH) ou Ambulances de Réanimation (AR) consistant en une ambulance spécialement équipée ;
- le matériel nécessaire à la prise en charge d’un patient présentant une détresse vitale ;
- une équipe médicalisée, constituée d’un chauffeur hospitalier ( titulaire du Certificat de Conduite d’Ambulance ) et d’un médecin assisté, au mieux, d’un Infirmier Anesthésiste Diplômé d’État (IADE) ou d’un IDE, selon le décret 97-620 du 30 mai 1997. Les SMUR sont aidés dans leurs tâches par : - Des associations d'urgentistes libéraux (type Sos médecins) - les médecins généralistes qui assurent des « gardes » et par - les pompiers qui peuvent, en première intention, projeter rapidement sur les lieux d’intervention des Véhicules de Secours et d’Assistance aux Victimes (VSAV) armés de trois secouristes et capables de transporter une victime. Par convention avec les hôpitaux gérant les SMUR, certains groupements de sapeurs-pompiers (comme le bataillon X) sont autorisés à armer des UMH nommées ambulances de réaniamtion et à participer de la sorte aux secours médicalisés. ---Un livre hors du commun, consacré aux acteurs de l’urgence : « au cœur de l‘action URGENCES » aux éditions ETAI, auteur : Louis-Frédéric Dunal, (Juin 2007). est un réseau de 70 associations d'urgentistes libéraux, réparties sur l'ensemble du territoire Français, et représentées par un échelon fédéral : SOS Médecins France. Ces associations fonctionnent 24h/24 en étroite collaboration avec le Samu dont elle sont l'un des principaux effecteurs. Elles possèdent leur propre standard accessible par un numéro national unique (0820.33.24.24), et sont interconnectées avec le centre 15 par le biais d'une ligne téléphonique directe. Dans le cadre de l’urgence pré-hospitalière en France, l’objectif est donc de faire venir le médecin au malade, il s’agira aussi, comme dans tout autre service hospitalier, de donner des soins aux patients. ==
Sujets connexes
Démarche qualité   Hippocrate   Hôpital   Infirmier   Soin infirmier   UMH  
#
Accident de Beaune   Amélie Mauresmo   Anisocytose   C3H6O   CA Paris   Carole Richert   Catherinettes   Chaleur massique   Championnat de Tunisie de football D2   Classement mondial des entreprises leader par secteur   Col du Bonhomme (Vosges)   De viris illustribus (Lhomond)   Dolcett   EGP  
^