Pythagore

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Pythagore, détail de l'École d'Athènes de Raphaël, 1509 Pythagore (en grec / Pythagóras, annoncé par la « Pythie »), né vers -580 et mort vers -490, était un mathématicien, philosophe et astronome de la Grèce antique.
Pythagore

Pythagore, détail de l'École d'Athènes de Raphaël, 1509 Pythagore (en grec / Pythagóras, annoncé par la « Pythie »), né vers -580 et mort vers -490, était un mathématicien, philosophe et astronome de la Grèce antique.

Biographie

Pythagore, fils du Phénicien Mnésarchos, serait né à Samos, une île des Sporades protégée par Héra, la déesse au paon (ou à Tyrrhénie, ou à Tyr, ou en Syrie, cf. Clément d'Alexandrie, Stromates, I, 62) vers -580 et serait mort vers -490 ou -497, à plus de quatre-vingt ans (son acmé se situe dans la 60 olympiade, 540–537, selon Diogène Laërce). Contre toute évidence chronologique (un siècle d'écart), la tradition romaine en faisait le maître de Numa Pompilius, deuxième roi légendaire de Rome et le tenait pour fondateur de la religion romaine. L'historien Tite-Live réfute cette thèse dans son Histoire romaine I-18. Le nom de son père nous est donné par Hérodote dans le seul passage où il parle de Pythagore (Enquête, IV, 95) : Zalmoxis, la divinité thrace, fut en réalité un homme esclave de Samos « au service de Pythagore, fils de Mnésarchos ». Son père, graveur de pierres précieuses, et sa mère Parthenis, la plus belle des Samiennes, descendaient tous deux du héros Ancée, fils de Zeus, qui avait fondé la ville de Samos. Mnésarchos et Parthenis s'étant rendus à Delphes pour consulter la Pythie, ils apprirent que Parthenis était enceinte et mettrait au monde un fils beau et sage ; Mnésarchos changea alors le nom de sa femme en Pythaïs (la « Pythienne »), et nomma l'enfant annoncé par la Pythie « Pythagore », l'« annonciateur pythien ». En réalité, si Pythagore avait hérité de son père charnel un corps sujet à la naissance et à la mort, il tenait son nous, la partie hégémonique de son âme, d'Apollon lui même dont Pythaïs aurait eu les faveurs. L'enfant sera confié aux meilleurs maîtres. Hermodamas (Diogène Laërce), neveu de Créophyle de Samos, qui avait été l'hôte d'Homère, lui apprit L'Iliade et L'Odyssée par coeur. Il suivit ensuite les enseignements de Phérécyde de Syros, duquel il était le neveu par sa mère, et qui lui enseignait dans une caverne. Pour Cicéron (Tusc., I, 16) Phérécyde aurait été le premier à soutenir que les âmes des hommes sont immortelles, ce qui l'influencera profondément. Selon Dicéarque (Porphyre Vie de Pythagore, 11) Pythagore aurait assisté aux derniers moments de Phérécyde, et selon Aristoxène (Diogène Laërce, Vies, I, 118), il l'aurait enterré à Délos. Thalès de Milet lui aurait enseigné la maîtrise du temps, la tempérance et la science véritable. Il aurait enfin connu Anaximandre, dans la même cité. Après avoir quitté Milet, Pythagore se rendit à Sidon, en Phénicie où il rencontra les descendants du prophète Môkhos qui l'initièrent aux Mystères à Tyr et à Byblos. Faisant retraite dans le temple du Mont Carmel, la montagne du Seigneur Élie, il accomplit son premier miracle en franchissant un précipice de la montagne pour rejoindre un navire au pieds de la montagne, qui le mènera en Égypte. Reçu à Saïs par le pharaon Amasis, il passera vingt-deux ans dans ce pays où il sera initié aux Mystère de Diospolis (Thèbes) et à la doctrine de la résurrection d'Osiris ; les prêtres lui auraient appliqué sur la cuisse le disque ailé d'Atoum-Râ, en feuille d'or, ce qui lui vaudra le surnom de Pythagore chrysomère, i.e. "à la cuisse d'or". Prisonnier de Cambyse lors de la conquête de l'Egypte, en -525, Pythagore sera conduit en Chaldée où il apprendra des Mages, durant douze années, la doctrine des nombres et la musique. Il fut peut-être également en relation avec le chaldéen Zaratas-Zoroastre qui l'aurait purifié de ses souillures (Hippolyte, Réfutations de toutes les hérésies, I, II, 12). Il aurait vécu dix ans en Perse après la chute de l'imposteur Smerdis. Il aurait même été jusqu'en Inde où il aurait rencontré le Bouddha. Libéré de Perse par un Crotoniate du nom de Gillos, selon Apulée, Pythagore revient à Samos où le tyran Polycrate régnait toujours. Il commence à enseigner dans un amphithéâtre à ciel ouvert, l'Hémicycle, sans grand succès. Selon une tradition, avant de devenir célèbre pour son enseignement philosophique, Pythagore participa aux Jeux Olympiques à l'âge de 18 ans. Il remporta toutes les compétitions de pugilat (sport de l'Antiquité comparable à la boxe) Banni par Polycrate ou bien quittant Samos de son plein gré, il part pour la Grande Grèce et s'installe à Crotone où il restera une vingtaine d'années. Son influence sur Crotone s'étendit de l'assemblée aux enfants en passant par les adolescents et les femmes qui venaient tous l'écouter. Mais son enseignement était soumis à une règle de silence. Il fonda son école à Crotone. Cette influence à Crotone est l'occasion pour Porphyre de Tyr d'écrire une description sans doute idéalisée et romancée de Pythagore : « (…) les habitants de Crotone comprirent qu'ils avaient affaire à un homme qui avait beaucoup voyagé, un homme exceptionnel, qui tenait de la fortune de nombreux avantages physiques : il était en effet noble et élancé d'allure et, de sa voix, de son caractère et de tout le reste de sa personne émanaient une grâce et une beauté infinies. » Il semble que Pythagore ait également introduit de nombreux rituels importés d'Égypte, et qu'il acquit ainsi une grande renommée : les habitants de Crotone l'appelèrent Apollon Hyperboréen. Pythagore semble avoir eu deux enfants de Théano, pythonisse originaire de Crète : Arimnestos (qui fut peut-être le maître de Démocrite, cf. Porphyre de Tyr, Vie de Pythagore, 3), ou Télaugès, et une fille du nom de Mya (ou Arignotès). Il semble que ses enfants aient écrit des traités. D'après Timée de Locres (ibid., 4), cette fille était honorée « comme la Vierge des vierges et comme la Femme des femmes » et, après sa mort, sa maison devint pour les habitants de Crotone un sanctuaire de Déméter. Outre la fondation de l'école pythagoricienne, il serait à l'origine de la gamme musicale fondée sur le « cycle des quintes », et lui a donné son nom. Selon Isocrate (Busiris, 28–29), c'est lui qui introduisit la philosophie en Grèce, et qui inventa ce mot. Il aurait également introduit les mesures et les poids. Pythagore étudia les sciences mathématiques qu'il a appris des Égyptiens, des Chaldéens (astronomie) et des Phéniciens (nombres et calculs arithmétiques). Il aurait également appris l'art de faiseurs de miracles de Phérécyde. On rapporte d'ailleurs de nombreuses légendes sur son compte, faisant état de ses dons d'ubiquité, de sa jambe en or, etc. Ce caractère légendaire de la vie de Pythagore, qui suggère parfois l'usage d'artifices en vue de séduire, se retrouve également dans son entourage. En effet, l'un de ses anciens esclaves, Zalmoxis (Salmoxis), passe pour avoir dupé ses concitoyens en tirant profit de la sagesse de Pythagore : il leur enseigna la doctrine de l'immortalité de l'âme, puis il se cacha dans un souterrain pendant trois ans en se faisant passer pour mort. Il réapparut, au grand étonnement de tous, et, dès lors, sa parole devint l'objet d'une véritable foi. Vers la fin de sa vie, Pythagore s'enfuit pour Métaponte à la suite d'un complot fomenté en son absence contre lui et tous les pythagoriciens dont certains furent brûlés vifs dans une maison par les hommes d'un noble de Crotone, Cylon. Ce dernier voulait ainsi se venger du vieux Pythagore qui l'avait jugé inapte à suivre les enseignements de l'école. Ces persécutions conduisirent à la dispersion des membres de l'école pythagoricienne, et marquent le commencement du déclin de l'influence pythagoricienne en Italie, dont le dernier bastion fut Tarente, avec Archytas de Tarente. Pythagore serait mort à Métaponte, où il fut enterré, à l'âge de 90 ans. Son influence a été très grande : Empédocle aurait été l'un de ses disciples (ce point est toutefois réfuté par la chronologie), et Démocrite admirait sa pensée. Les compagnons identifiaient Pythagore comme l'une de leurs références, notamment en raison de la rigueur de l'enseignement, du caractère scientifique, mathématique, communautariste.

L'école pythagoricienne

Il s'agissait d'une fraternité philosophique, religieuse et scientifique, proche de l'orphisme, dont les disciples se conformaient à une philosophie de vie contraignante : le ponos. Une règle de vie que prescrivait Pythagore était le souci de la pureté et de l'abstinence du sang versé et de ceux qui le versent, et il était donc interdit de consommer la chair animale (voir végétarien). Il interdisait également de sacrifier des animaux dotés d'une âme. L'emblème de cette école était le pentagramme. Sur l'interdit de la consommation de fèves, les biographes se contredisent : « Abstiens-toi de la fève, abjecte nourriture, Je te répète ici l'ordre de Pythagore.» Ces interdits sont néanmoins contredits par plusieurs auteurs : Aristoxène dit que la fève était le légume habituel de Pythagore à cause de sa propriété laxative (Aulu-Gelle, Nuits attiques, IV, XI, 4.) ; il mangeait également des porcelets et des chevreaux. Aulu-Gelle indique, en suivant Aristote, que les pythagoriciens ne s'abstenaient en réalité que de certaines viandes.

Doctrine

De même que le personnage historique de Pythagore est très mal connu (bien que sa vie soit attestée), sa pensée s'assimile à l'école pythagoricienne dans son ensemble et dans toute sa diversité. La pensée de Pythagore lui-même est ainsi recouverte par les apports successifs de ses disciples : découvrir ce qui lui revient véritablement dans l'ensemble des témoignages qui concernent les pythagoriciens est pratiquement impossible : on pourra donc se reporter à l'article École pythagoricienne pour compléter l'exposé de la pensée supposée du maître. En outre, bien des aspects du pythagorisme semblent avoir leur véritable origine en Égypte. De même, selon Diogène Laërce (citant Aristoxène, VIII, 8), Pythagore aurait emprunté ses maximes morales à une prêtresse de Delphes, Thémistocléia. On peut néanmoins essayer de distinguer quelques éléments qui seraient les plus caractéristiques de la pensée de Pythagore :
-les règles de vie ;
-la métempsycose ;
-la politique ;
-les mathématiques ;
-la physique ;
-l'astronomie - « ce que tu regardes en levant les yeux est la Beauté organisée » (Cosmos) et « Si tu écoutes, tu entendras la musique des sphères ».

Mathématiques

Principes

Illustration du théorème de Pythagore Les principes sont, selon Pythagore, les nombres et leurs rapports (harmonies) et les éléments composés des deux (éléments géométriques). Mais il semble avoir ensuite introduit les idées de monade et de dyade : la monade est le principe de toutes choses dont découle la dyade ; la dyade est indéfinie, et est un substrat matériel pour la monade en tant que cause. De la monade et de la dyade indéfinie naissent les nombres, et des nombres les points, des points les lignes qui engendrent les figures planes ; les figures planes engendrent les figures à trois dimensions d'où naissent les corps sensibles composés de quatre éléments (feu, eau, terre, air) qui se transforment les uns en les autres. La nature du nombre est la décade, dont la puissance est renfermée dans le nombre 4. Selon Proclos (Commentaire sur le premier livre des Éléments d'Euclide, 65, 11), c'est Pythagore qui le premier étudia la géométrie depuis ses premiers principes afin de lui donner une méthode non empirique purement intellectuelle. C'est là le témoignage le plus précis que nous ayons sur la méthode philosophique de Pythagore. Pythagore est bien connu pour le théorème de géométrie qui porte son nom : le théorème de Pythagore.

Cosmologie

Pythagore formula l'idée d'une structure des formes de l'univers. Buste

Psychologie et théologie

Pythagore pensait que l'âme humaine est « immortelle, qu'elle migre d'un être vivant à un autre, que selon certaines périodes, les êtres qui sont nés un jour naissent à nouveau, qu'il n'y a, à proprement parler, aucun être nouveau et qu'il faut croire que tout ce qui est animé appartient à la même souche. » (Porphyre de Tyr, Vie de Pythagore, 19). C'est lui qui introduisit cette croyance en Grèce. On pourra la rapprocher du mythe rapporté par Platon (La République, X, 614 c), et connu sous le nom de mythe d'Er le Pamphylien. Sur l'idée de métensomatose chez Pythagore, nous avons également le témoignage d'Hérodote (Enquête, II, 123) : il expose la doctrine égyptienne de l'âme, puis indique que des Grecs (dont il connaît le nom, mais qu'il refuse de citer), ont repris cette théorie en la faisant passer pour leur invention et en l'introduisant en Grèce. Voici cet exposé : :« Ce sont encore les Égyptiens qui, les premiers, ont dit que l'âme humaine est immortelle et qu'au moment où le corps périt, elle vient se loger dans un autre être vivant qui naît alors ; que, lorsqu'elle a habité tour à tour toutes les espèces terrestres, aquatiques et aériennes, alors elle pénètre de nouveau dans le corps d'un homme à l'instant où il naît, après une migration de trois mille ans. » Pythagore disait qu'il était Midas de Phrygie, fils de Gordias. Ses disciples et biographes affirmèrent que ses métempsychoses avaient duré 216 ans. Selon Héraclide du Pont (Diogène Laërce, VIII, 4 - 5), Pythagore disait de lui-même qu'il s'était appelé autrefois Aethalidès, et qu'il était le fils d'Hermès. Hermès lui déclara qu'il lui donnerait ce qu'il souhaiterait, sauf l'immortalité. Il demanda alors de conserver le souvenir des événements de ses vies successives. Les noms des cinq incarnations que Pythagore se serait attribuées sont rapportés dans cet ordre :
-Aethalidès, Il était assez attiré pas les choses sexuelles...
-Euphorbe,
-Hermotime,
-Pyrrhos et enfin Pythagore.

Règles de vie

Acousmates

On attribue à Pythagore des préceptes oraux (appelés « acousmates ») ; leur authenticité est évidemment douteuse, bien que Jamblique indique que les pythagoriciens se gardaient d'y ajouter quoi que ce soit. Il signale également que ces préceptes sont sans doute inspirés des sept sages. Ces acousmates sont présentes par Jamblique (Vie pythagorique, 82 - 86) comme un enseignement oral qui se passe de toute démonstration, et qui a valeur de sentence divine. Il les classe en trois catégories : les acousmates qui révèlent l'essence, ceux qui révèlent l'absolu et ceux qui révèlent ce qu'il faut ou ne faut pas faire. Voici quelques exemples : Acousmates portant sur l'absolu :« Qu'y a-t-il de plus juste ? Accomplir des sacrifices. :Qu'y a-t-il de plus sage ? Le nombre, et après lui, celui qui a donné leur nom aux choses. :Quelle est l'activité humaine la plus sage ? La médecine. :Qu'y a-t-il de plus beau ? L'harmonie. :Qu'y a-t-il de plus fort ? La raison. :Qu'y a-t-il de meilleur ? Le bonheur. » Acousmates portant sur ce qu'il faut faire et ne pas faire :« Il faut engendrer des enfants. :Il faut commencer par chausser le pied droit. :Il ne faut pas battre sa femme. :Il ne faut pas donner d'autre conseil que le meilleur. :Les fatigues sont bonnes, mais les plaisirs, quels qu'ils soient, pernicieux. »

Symboles

Il existe une autre catégorie de préceptes, les symboles, qui sont des préceptes imagés.
- Ne pas rompre l'équilibre de la balance.
- Ne pas attiser le feu avec un couteau.

Politique

Il est le fondateur de la science politique. Il veut organiser la cité de façon mathématique et rationnelle. Des spécialistes du pythagorisme attribuent d'ailleurs à l'école pythagoricienne une grande partie de l'œuvre de Platon, La République, notamment le livre VII, connu pour sa célèbre allégorie de la demeure souterraine (allégorie de la caverne, où le philosophe, Socrate, développe la formation des politiciens, dernier niveau de la formation de l'école pythagoricienne). Extraits : :« ... Ainsi le gouvernement de cette cité (...) sera une réalité et non pas un vain songe, comme celui des cités actuelles, où les chefs se battent pour les ombres et se disputent l'autorité, qu'ils regardent comme un grand bien. Voici là-dessus quelle est la vérité : la cité où ceux qui doivent commander sont les moins empressés à rechercher le pouvoir, est la mieux gouvernée et la moins sujette à la sédition, et celle où les chefs sont dans des dispositions contraires se trouvent elle-même dans une situation contraire. :- Avec une éducation pareille, chacun ne viendra au pouvoir que par nécessité, contrairement à ce que font aujourd'hui les chefs dans tous les Etats. :- Oui, reprit Socrate, si tu découvres pour ceux qui doivent commander une condition préférable au pouvoir lui-même, il te sera possible d'avoir un Etat bien gouverné ; car dans cet Etat seuls commanderont ceux qui sont vraiment riches, non pas d'or, mais de cette richesse dont l'homme a besoin pour être heureux. Par contre, si les mendiants et les gens affamés de biens particuliers viennent aux affaires publiques, persuadés que c'est là qu'il faut en aller prendre, cela ne te sera pas possible ; car on se bat alors pour obtenir le pouvoir, et cette guerre domestique et intestine perd et ceux qui s'y livrent et le reste de la cité. »

L'héritage : le pythagorisme jusqu'à aujourd'hui

Cathédrale de Chartres (France). La richesse des travaux entrepris par l'école pythagoricienne a été telle que ses sources ont inspiré nombre de courants de pensée. Nombreux sont les auteurs qui établissent des liens étroits avec l'origine du christianisme, notamment par les liens entre l'orphisme et la fraternité de Pythagore, voire font un parallèle entre Jésus et Pythagore (revendication de naissance divine, positionnement distant avec le divin, jeûne, « miracles », résurrection, etc.). :« Isidore Lévy a pu voir "la charpente de l'édifice évangélique" (La légende de Pythagore, p. 340) et les raisons véritables du triomphe du christianisme. » (Jean-François Mattéi, Pythagore et les pythagoriciens, Que sais-je ?, p. 8) Simultanément, la rigueur des pythagoriciens et leur intérêt pour les sciences font établir des liens avec l'approche rationnelle des choses et des idées. L'approche pédagogique d'une manière générale, la formation exigeante des dirigeants de la cité en particulier font établir d'autres liens avec le pythagorisme. Des loges franc-maçonniques se réclament de la pensée pythagoricienne, comme la Grande loge suisse alpine (GLSA), la franc-maçonnerie française ainsi que la Loge italienne.

Œuvres

Selon Plutarque (De la fortune ou vertu d'Alexandre, I, 4), Pythagore n'aurait rien écrit. Mais ce point est contredit par plusieurs auteurs (Philodème, De la piété, 4 b, 3 ; et Diogène Laërce dit que cette affirmation est une plaisanterie en VIII, 6). Selon Diogène, on attribue à Pythagore les œuvres suivantes :
-De la nature
-De l'univers
-Traité du sacré
-De l'âme
-De la piété
-Crotone. Ces attributions sont fort incertaines, et dès l'Antiquité, on pensait que ces livres avaient été écrits par des disciples de Pythagore. Jamblique (Vie pythagorique, 199) nous rapporte l'histoire des écrits supposés du maître : :« L'exactitude avec laquelle la doctrine pythagoricienne a été conservée est étonnante, car, pendant de fort nombreuses générations - cela est manifeste -, personne n'a pu avoir accès aux archives de Pythagore avant l'époque de Philolaos, qui fut d'ailleurs le premier à éditer les trois livres que l'on sait. Selon la tradition, Dion de Syracuse les racheta, à la demande de Platon, pour cent mines à Philolaos, tombé dans une misère noire ; en effet, ce dernier appartenait lui aussi à la confrérie des pythagoriciens et c'est pourquoi il avait eu ces livres en sa possession. »

Sources

Aristote écrivit un livre Sur les pythagoriciens, dont il reste quelques fragments, et Démocrite, un Pythagore. Nous connaissons également les noms de plusieurs biographes de Pythagore : Aristoxène, Hippobote, Néanthès (Pseudo-Jamblique, Théologoumènes arithmétiques).
- , II, 83 et 123, IV, 95
- Jamblique, Vie pythagorique
- Porphyre de Tyr, Vie de Pythagore

Ouvrages en français sur la vie et l'œuvre de Pythagore

- Henriette Chardak, L'énigme Pythagore, Presses de la Renaissance, 2007
- Jean-Paul Dumont, « Pythagore », in : Les Présocratiques, Paris, Gallimard, 1988, coll. « Bibliothèque de la Pléiade » n° 345, XXVIII-1652 p., , p. 51-68 et 1198-1205.
- Antoine Fabre-d'Olivet, Les vers dorés de Pythagore, Henri Veyrier, 1991
- Jean Mallinger, Notes sur les Secrets ésotériques des Pythagoriciens, Paris, Niclaus, 1946 ; 2 éd. en fac-similé, Lille, F. Planquart, 1973
- Jean Mallinger, Pythagore et les Mystères, Paris, Niclaus, 1944 ; 2 éd. revue et corrigée, Lille, F. Planquart, 1974.
- Jean-François Mattei, Pythagore et les pythagoriciens, PUF Que-sais-je ? n° 2732, 1993
- Mario Meunier, Les vers d'or, Pythagore, Guy Trédaniel, édition de la Maisnie, 1987
- François Millepierres, Pythagore fils d'Apollon, les essais LXII, Gallimard, 1953
- Michèle Negri, Le Roman de Pythagore, Buchet/Chastel, 1991
- Léonard Saint-Michel, Les vers d'or de Pythagore, Adyar, 1991
- Édouard Schure, Les grands initiés : esquisse de L'Histoire secrète des religions, Rama. Krishna. Hermès. Moïse. Orphée. Pythagore. Platon. Jésus, Paris, Perrin & Co.
- Albert Slosman, Le Biblion de Pythagore - Livre des lois morales et politiques, Robert Laffont, 1980
- Docteur Emile Strohl, Pythagore, pérennité de sa philosophie, Editions Traditionnelles, 1968

Voir aussi

Article connexe

- École pythagoricienne (contenant la liste des pythagoriciens)
- Table de multiplication (table de Pythagore) ===
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