Théorème de Pythagore

Infos
Version géométrique du théorème Le théorème de Pythagore est un théorème de géométrie euclidienne qui énonce que dans un triangle rectangle (qui possède un angle droit) le carré de l'hypoténuse (côté opposé à l'angle droit) est égal à la somme des carrés des deux autres côtés. Ce théorème est nommé d'après Pythagore de Samos qui était un mathématicien, philosophe et astronome de la Grèce antique. Théorème La forme la plus connue
Théorème de Pythagore

Version géométrique du théorème Le théorème de Pythagore est un théorème de géométrie euclidienne qui énonce que dans un triangle rectangle (qui possède un angle droit) le carré de l'hypoténuse (côté opposé à l'angle droit) est égal à la somme des carrés des deux autres côtés. Ce théorème est nommé d'après Pythagore de Samos qui était un mathématicien, philosophe et astronome de la Grèce antique. Théorème La forme la plus connue du théorème de Pythagore est la suivante : 200px Dans un triangle ABC rectangle en C, AB étant l'hypoténuse, où AB = c, AC = b et BC = a (cf. figure ci-contre), on aura donc : BC^2 + AC^2 = AB^2\, \! ou encore : a^2+b^2 = c^2 Le théorème de Pythagore permet ainsi de calculer la longueur d'un des côtés d'un triangle rectangle si l'on connaît les deux autres. Exemple : avec les notations ci-dessus, soit le triangle rectangle de côtés a = 3 et b = 4; alors la longueur du troisième côté, c, est donnée par: a + b = 3 + 4 = 25 = c d'où   c = 5. Un triplet de nombres entiers tel que (3, 4, 5), représentant la longueur des côtés d'un triangle rectangle s'appelle un triplet pythagoricien.

Réciproque

La réciproque du théorème de Pythagore (proposition 47 du premier livre des Éléments d'Euclide) est également vraie : Le théorème de Pythagore est donc une propriété caractéristique des triangles rectangles. Autre formulation : « Si dans un triangle ABC on a AC + BC = AB, alors ce triangle est rectangle en C. » Ceci peut être prouvé en utilisant la loi des cosinus (ou théorème d'Al-Kashi, déjà connu d'Euclide dans ses Éléments : les propositions 12 et 13 du livre II) qui est une généralisation du théorème de Pythagore appliquée à tous les triangles (euclidiens).

Histoire

Que la propriété de Pythagore soit connue depuis l'Antiquité est un fait dont on peut trouver trace dans l'histoire. Il suffit pour cela d'observer la corde à treize nœuds dont se servaient les arpenteurs égyptiens . Cette corde permettait de mesurer des distances mais aussi de construire, sans équerre, un angle droit puisque les 13 nœuds (et les douze intervalles) permettaient de construire un triangle dont les dimensions étaient (3 - 4 - 5), triangle qui s'avère être rectangle. Cette corde restera un outil de géomètre pendant encore tout le Moyen Âge. Le théorème de Pythagore a été utilisé par les magiciens, les gnostiques et les sectes ésotériques. Il s'agit de construire des oppositions entre le matériel et le spirituel, le ciel et la terre, l'humain et le divin, etc. Ainsi, Albert Pike affirme que le théorème de Pythagore constitue le gros secret de la franc-maçonnerie. . Ce théorème révèle en même temps que plusieurs de ces sectes rendent un culte secret envers Isis et Osiris. La plus ancienne représentation de triplets pythagoriciens (triangle rectangle dont les côtés sont entiers) se trouve sur des mégalithes (vers 2500 av. J.-C., Grande-Bretagne). On retrouve aussi la trace de triplets pythagoriciens sur des tablettes babyloniennes (tablette de Plimpton 322 vers 1800 av. J.-C.) qui prouvent que, plus de 1000 ans avant Pythagore, les géomètres connaissaient l'existence de triplets pythagoriciens. Mais entre la découverte d'une propriété : « on observe que certains triangles rectangles vérifient cette propriété », sa généralisation : « il semble que tous les triangles rectangles vérifient cette propriété » et sa démonstration : « il est vrai que tous les triangles rectangles (et eux seuls) dans un plan euclidien vérifient cette propriété », il faut souvent attendre plusieurs siècles. Pythagore Les preuves historiques de la vie de Pythagore sont déjà si rares qu'il n'est pas étonnant qu'on ne puisse pas lui attribuer avec certitude la paternité de la démonstration. La première trace écrite figure dans les Éléments d'Euclide sous la forme suivante : « Aux triangles rectangles, le carré du côté qui soutient l'angle droit, est égal aux carrés des deux autres côtés. » (Livre I, proposition XLVII) Avec sa réciproque : « Si le carré de l'un des côtés d'un triangle est égal aux carrés des deux autres côtés, l'angle soutenu par ces côtés est droit. » (Livre I, proposition XLVIII) Cependant, les commentaires de Proclos des Éléments d'Euclide (environ 400 ap. J.-C.) semblent indiquer qu'Euclide n'aurait fait que retranscrire une démonstration plus ancienne que Proclos attribue à Pythagore. C'est donc entre le et le que l'on peut dater la démonstration de cette propriété. On raconte que c'est à cette occasion qu'aurait été découverte l'existence de nombre irrationnel. En effet, il est facile de construire un triangle rectangle isocèle de côté 1. Alors le carré de l'hypoténuse vaudrait 2. Or une démonstration simple accessible du temps de Pythagore prouve qu'aucun rationnel n'a un carré égal à 2. On raconte que cette découverte fut tenue secrète par l'école pythagoricienne sous peine de mort. Parallèlement à ces découvertes, il semble qu'en Chine aussi la propriété soit connue. On retrouve trace de l'existence de ce théorème dans un des plus anciens ouvrages mathématiques chinois le Zhoubi suanjing. Cet ouvrage, écrit probablement durant la dynastie Han (206 av. J.-C. - 220 ap. J.-C.), regroupe des techniques de calcul datant de la dynastie Zhou ( - 256 av. J.-C.). Une démonstration du théorème, qui porte en Chine le nom de théorème de Gougu (base et altitude), figure dans le Jiuzhang suanshu (Les neuf chapitres sur l'art mathématique, 100 av. J.-C. - 50 ap. J.-C.), démonstration qui ne ressemble en rien à celle d'Euclide et qui prouve l'originalité de la démarche chinoise. En Inde, vers 300 av. J.-C., on trouve la trace d'une démonstration numérique de la propriété (preuve effectuée sur des nombres particuliers mais qui peut se généraliser aisément). D'une propriété géométrique, le théorème de Pythagore prend aussi un développement arithmétique avec la recherche de tous les triplets d'entiers associés aux trois côtés d'un triangle rectangle : ce sont les triplets pythagoriciens. Cette recherche ouvrira la porte à une autre : la recherche de triplets vérifiant l'égalité a^n + b^n = c^n, recherche qui conduit à la conjecture de Fermat résolue en 1994 par Andrew Wiles. Il existe en réalité de nombreuses démonstrations de ce théorème, de celle d'Euclide à celle des Chinois, en passant par celle de l'Inde, celle utilisant des similitudes, celle de Léonard de Vinci et même celle du président américain James Garfield. On ne peut pas passer sous silence Al Kashi qui donne pour un triangle quelconque une relation dont la formule de Pythagore devient alors le cas particulier du triangle rectangle : le Théorème d'Al-Kashi.

Démonstrations

C'est sans doute le théorème qui possède le plus grand nombre de preuves connues (la loi de réciprocité quadratique se distingue aussi dans ce domaine). En voici trois :

La preuve selon Euclide

left Avant de faire la démonstration, il faut prouver deux propositions. La première proposition qu'il nous faut prouver (proposition XXXV dans le 1 livre des Éléments) est l'équivalence de deux parallélogrammes de même base et de même hauteur : « Les parallélogrammes constitués sur une même base, et entre mêmes parallèles, sont égaux entre eux. » Considérons les deux parallélogrammes ABCD et BCFE, les deux sur la même base, BC, et entre les mêmes parallèles, BC et AF. Observez que AD est égal à BC (car ce sont les deux bases du parallélogramme ABCD), et BC est égal à EF (car ce sont les deux bases du parallélogramme BCFE), alors AD est égal à EF. Or, il n'y a que trois possibilités (montrées dans l'image) pour la position du point E relatif à D ; E peut être à la gauche de D, au point D, ou à la droite de D. Examinons chaque cas:
- Si E tombe à la gauche de D, ED est la partie commune de AD et EF, alors il est possible de vérifier que AD et EF sont égaux. Mais notez que les côtés AB et DC sont égaux, car ils sont des côtés opposés du parallélogramme ABCD. Aussi, parce que les points A, E, D et F sont colinéaires, les angles BAE et CDF sont égaux. Par conséquent, les triangles BAE et CDF sont égaux, parce que deux côtés de l'un sont égaux à deux côtés de l'autre, et un angle est commun. Donc les parallélogrammes ABCD et CBEF ne sont que des différents rangements du trapèze BEDC et le triangle BAE (ou CDF). CQFD
- Si E tombe au point D, on trouve d'une façon semblable à 1 que les triangles BAE et CDF sont égaux, et alors qu'il est possible d'obtenir les parallélogrammes ABCD et BCFE en ajoutant à la partie commune BCD le triangle BAE (ou bien CDF). CQFD
- Si E tombe à la droite de D, notez que, parce que les segments AD et EF sont égaux, en ajoutant à chacun la ligne DE, nous trouvons que AE et DF sont égaux. Par un argument semblable à ceux utilisés dans les cas 1 et 2, il est possible de prouver que les triangles BAE et CDF, et par conséquent les trapèzes BADG et CGEF, sont égaux. Alors, il est évident que les parallélogrammes ABCD et CBEF sont obtenus en ajoutant au triangle commun BCG le trapèze BADG (ou CGEF). CQFD Le remplacement d'un parallélogramme par un autre de même base et même hauteur, justifié par cette proposition, est connu en mathématiques sous le nom de cisaillement. Le cisaillement sera très important dans la preuve de la proposition suivante : right « Si un parallélogramme, et un triangle ont une même base, et sont entre mêmes parallèles ; le parallélogramme sera double du triangle. » Considérons un parallélogramme ABCD, et soit E un point sur l'extension de AD. Nous voulons démontrer que l'aire de ABCD est deux fois l'aire de BEC. Traçant la diagonale AC, nous voyons que l'aire de ABCD est deux fois l'aire de ABC. Mais, l'aire du triangle ABC est égale à l'aire du triangle BEC, car ils ont la même base. Alors, deux fois l'aire de BEC égale deux fois l'aire de ABC, c'est-à-dire l'aire de ABCD. Nous avons montré que ABCD (qui est double de ABC) est double de BEC. CQFD left Maintenant, nous pouvons continuer la démonstration. Considérons le triangle ABC rectangle en A. Soient BCED, ABFG et ACIH les carrés des côtés BC, AB et AC respectivement. Soit J l'intersection de AK et de BC. Ce que nous voulons démontrer est que l'aire de BCED est égale à de la somme des aires de ABFG et ACIH. Nous prouvons ce fait en démontrant que l'aire du carré ABFG est égale à l'aire du rectangle BJKD et que l'aire du carré ACIH est égale à l'aire du rectangle CEKJ. Démontrons la première égalité, notons que les côtés FB et BC sont égaux aux côtés AB et BD, respectivement. Parce que les angles ABF et CBD sont égaux, les angles FBC (FBA + ABC) et ABD (ABC + CBD) sont égaux. Par conséquent, les triangles FBC et ABD sont égaux aussi. Or, notez que, par la proposition XLI, l'aire du carré ABFG est double de celle du triangle FBC et que l'aire du rectangle BJKD est double de celle du triangle ABD. Comme FBC et ABD sont égaux, l'aire de ABFG est bien égale à celle de BJKD. La seconde égalité se prouve d'une manière semblable : observant que IC et CB égalent AC et CE, respectivement, et que l'angle ICB égale l'angle ACE, nous concluons que les triangles ICB et ACE sont égaux. Puis, sachant que l'aire du carré ACIH est double de celle de ICB et que l'aire du rectangle CEKJ est double de celle de ACE, et que le triangle ICB est égal au triangle ACE, l'aire de ACIH est donc égale à l'aire de CEKJ. En conséquence, l'aire de BCED, égale à la somme de l'aire de BJKD et de celle de CEKJ, est bien égale à la somme de l'aire de ABFG et de celle de ACIH. CQFD Sous cette forme, le théorème de Pythagore est un cas particulier du théorème de Clairaut.

Une preuve du théorème de Guogu (Chine)

Puzzle de Gougu Note : Le théorème de GuoguVoir par exemple ou bien Quelques exemples de démonstration en mathématiques chinoises, Jean-Claude Martzloff, in La démonstration mathématique dans l'histoire, Irem de Lyon est reconstitué d'après les commentaires du mathématicien chinois Liu Hui ( siècle ap. J.-C.) sur le JiuZhang SuanShu 九章算術 « neuf chapitres d'Arithmétique » (206 av.–220 ap. J.-C.), et le Zhoubi Suanjian 周髀算經, « l'ombre des cycles, livre de calculs » (un livre d'astronomie). Cette preuve utilise le principe du puzzle : deux surfaces égales après découpage fini et recomposition ont même aire. Il est à noter qu'Euclide, dans sa propriété de cisaillement, utilise le même principe. Dans la figure ci-contre, le triangle rectangle est tracé en gras, le carré du grand côté a été tracé à l'extérieur du triangle, le carré du petit côté et celui de l'hypoténuse sont tournés vers le triangle. Les parties des carrés des côtés de l'angle droit qui dépassent du carré de l'hypoténuse ont été découpées et replacées à l'intérieur de ce carré. Le triangle rouge est égal au triangle de départ. Le triangle jaune a pour grand côté de l'angle droit le petit côté du triangle de départ et a mêmes angles que le triangle initial. Le triangle bleu a pour grand côté de l'angle droit, la différence des côtés du triangle initial et a mêmes angles que le triangle initial.

Une preuve moderne

200px Considérons un triangle rectangle dont les côtés sont de longueurs a, b et c. Ensuite recopions ce triangle trois fois et plaçons le triangle et ses copies de manière à avoir le côté a de chacun aligné au côté b d’un autre, et pour que les jambes des triangles forment un carré dont le côté est a+b, comme dans l'image. Puis, nous essayons de trouver l'aire du carré formé par les côtés c. Évidemment, c'est c^2, mais c'est aussi égal à la différence entre l'aire du carré extérieur et la somme des aires des triangles. L'aire du carré est (a+b)^2 (car son côté est a+b) et l'aire totale des triangles est quatre fois l'aire d'un seul, c'est-à-dire 4 (ab/2), donc la différence est (a+b)^2 - 4 (ab/2), ce qu'on peut simplifier comme a^2 + 2ab + b^2 - 2ab, ou bien a^2 + b^2. Nous avons démontré que l'aire du carré de côté c est égale à a^2+b^2 ; en effet, c^2 = a^2+b^2. CQFD Image:Pythagorean proof.svg Il existe de nombreuses autres démonstrations du théorème de Pythagore ; le vingtième président des États-Unis d'Amérique, James Abram Garfield en développa une lui-même, très voisine de la précédente. L'une des plus intéressantes est la preuve calculatoire basée sur la formule d'Euler. (Voir les liens externes ci-dessous pour une présentation de différentes preuves du théorème de Pythagore).

Variations sur le théorème

Contraposée

La contraposée du théorème affirme ceci : « Si les longueurs des côtés d'un triangle ABC vérifient AB^2 \ne AC^2+CB^2\, \!, alors le triangle n'est pas rectangle en C. » Notons que la contraposée est logiquement équivalente au théorème direct, elle n'a en revanche pas le même usage en démonstration puisque le théorème sert à calculer le troisième côté manquant d'un triangle rectangle alors que la contraposée sert à démontrer qu'un triangle dont on connaît les longueurs des trois côtés n'est pas rectangle.

Contraposée de la réciproque

Enfin, la contraposée de la réciproque du théorème de Pythagore stipule ceci : Si le triangle ABC n'est pas rectangle en C alors AB^2 \ne AC^2+CB^2\, \!

Généralisation à d'autres figures que des carrés

Propriété des lunules Une autre généralisation du théorème de Pythagore fut déjà énoncée par Euclide dans ses Éléments (Proposition 31 du livre VI) : « Dans les triangles rectangles, la figure construite sur le côté qui sous-tend l'angle droit, est égale aux figures semblables et semblablement décrites sur les côtés qui comprennent l'angle droit. » Autrement dit : « Si on érige des figures semblables (voir géométrie) sur les côtés d'un triangle droit, alors la somme des aires des deux plus petites figures égale l'aire de la plus grande. » Cette propriété permet de montrer que l'aire du triangle rectangle est égale à la somme des aires des lunules dessinées sur chaque côté de l'angle droit (voir le théorème des deux lunules).

Utilisations

-En coordonnées cartésiennes dans un repère orthonormé, le théorème de Pythagore permet d'exprimer la distance entre deux points du plan : ainsi, si A(x_a, y_a) et B(x_b, y_b) sont des points du plan euclidien, la distance les séparant est donnée par : : \sqrt. : En effet, si C est le point de coordonnées (x_b, y_a), le triangle ACB est rectangle en C, les distances CA et CB sont données par CA= |xb - xa| et CB = |yb - ya| et la distance AB représente l'hypoténuse du triangle rectangle ACB.
-Plus généralement, dans un espace euclidien (ou dans un espace affine euclidien) de dimension finie, la distance de (x_1, \dots, x_n) à (y_1, \dots, y_n) s'écrit : \sqrt\sum_^.
-L'identité de Parseval peut être vue comme une généralisation du théorème de Pythagore aux familles infinies de vecteurs d'un espace préhilbertien.
-Le théorème de Pythagore se généralise aussi dans les simplexes de plus haute dimension. Si un tétraèdre possède un coin formé d'angle droit (un coin de cube), alors le carré de l'aire de la face opposée au coin est la somme des carrés des aires des trois autres faces. Ce théorème est aussi connu sous le nom de théorème de Gua.

Théorème de Pythagore dans d'autres espaces

Écriture vectorielle

En faisant intervenir le concept de vecteur, on peut reformuler le théorème comme suit : « Étant donnés deux vecteurs \vec et \vec, \Vert\vec+\vec\Vert^2 = \Vert\vec\Vert^2 + \Vert\vec\Vert^2 si et seulement si \vec u et \vec v sont orthogonaux. » De manière générale, on a simplement l'inégalité triangulaire : :||\vec + \vec||^2 \le ||\vec||^2 + ||\vec||^2 + 2||\vec|| \cdot ||\vec|| que l'on écrit en général :||\vec + \vec|| \le ||\vec|| + ||\vec||.

Dans un espace préhilbertien

Le théorème de Pythagore découle en fait directement de la définition du produit scalaire, et se généralise à tout espace préhilbertien. Dans ce cadre général, il affirme que si u et v sont deux vecteurs orthogonaux, alors : :\left\Vert u\right\Vert^2 + \left\Vert v\right\Vert^2 = \left\Vert u+v\right\Vert^2 La réciproque est vraie dans le cas réel. De plus, cette formule se généralise à une famille de vecteurs orthogonaux. Pour elle, la somme des carrées des normes est égale au carré de la norme de la somme. Ce résultat très général permet notamment de démontrer l'inégalité de Bessel, et l'égalité de Parseval.

En géométrie non euclidienne

Cette propriété résiste mal au transfert dans d'autres géométries à cause de leur courbure :
-si la courbure est positive (géométrie sphérique), on obtient : c < a + b ;
-si la courbure est négative (géométrie hyperbolique), on obtient : c > a + b ;
-si la courbure est nulle (géométrie plane ou cylindrique), on conserve : c = a + b. Plus précisément, pour tout triangle rectangle sur une sphère de rayon R, le théorème de Pythagore prend la forme suivante : :: \cos \left(\frac\right)=\cos \left(\frac\right)\, \cos \left(\frac\right). :En utilisant un développement limité d'ordre 2 de la fonction cosinus, on retrouve bien, pour des grandes valeurs de R, la formule classique du théorème de Pythagore.
-Pour tout triangle rectangle en géométrie hyperbolique, avec une courbure de -1, le théorème de Pythagore prend la forme suivante :: \cosh c=\cosh a\, \cosh b :où cosh est le cosinus hyperbolique. En utilisant le développement limité d'ordre 2 de cette fonction, on retrouve bien, pour de petites valeurs des côtés, la forme classique du théorème de Pythagore.

Espace physique

Comme le théorème de Pythagore est dérivé d'axiomes de la géométrie euclidienne, et que les espaces physiques ne sont pas toujours euclidiens, il ne doit pas être valide pour les triangles dans les espaces physiques. L'un des premiers mathématiciens à réaliser ceci fut Carl Friedrich Gauss, qui mesura donc attentivement de grands triangles rectangles dans le cadre de son étude géographique afin de vérifier ce théorème. Il ne trouva aucun contre-exemple avec sa précision de mesure. La théorie de la relativité générale soutient que la matière et l'énergie conduisent l'espace à être non-euclidien et le théorème ne s'applique donc pas strictement en présence d'énergie. Cependant, la déviation par rapport à l'espace euclidien est faible sauf auprès d'imposantes sources gravitationnelles comme les trous noirs. Déterminer si le théorème est enfreint sur d'importantes échelles cosmologiques, c'est-à-dire mesurer la courbure de l'Univers, est un problème ouvert pour la cosmologie.

Voir aussi

Notes

===
Sujets connexes
Albert Pike   Algèbre linéaire   Andrew Wiles   Antiquité   Axiome   Babylone   CQFD   Carl Friedrich Gauss   Carré (algèbre)   Cisaillement   Civilisation chinoise   Coordonnées cartésiennes   Corde à treize nœuds   Cosmologie   Courbure   Courbure spatiale   Cube   Dernier théorème de Fermat   Dynastie Han   Dynastie Zhou   Découpage   Démonstration   Développement limité   Espace (notion)   Espace euclidien   Espace préhilbertien   Euclide   Fonction hyperbolique   Formule d'Euler   Grande-Bretagne   Grèce antique   Géométrie   Géométrie euclidienne   Géométrie hyperbolique   Géométrie non euclidienne   Hauteur   Hypoténuse   IIIe siècle   Inde   Inégalité de Bessel   Inégalité triangulaire   Isis   James Abram Garfield   Les Neuf Chapitres sur l'art mathématique   Liu Hui   Livre I des Éléments d'Euclide   Loi de réciprocité quadratique   Longueur   Lunule   Léonard de Vinci   Mathématicien   Matière   Moyen Âge   Mégalithe   Nombre irrationnel   Norme   Osiris   Parallélisme (géométrie)   Parallélogramme   Philosophe   Principe   Proclos   Produit scalaire   Propriété   Puzzle   Pythagore   Rectangle   Relativité générale   Réciproque   Segment (mathématiques)   Similitude   Simplexe   Sphère   Théorème   Théorème d'Al-Kashi   Théorème de Clairaut (géométrie)   Théorème des deux lunules   Trapèze   Triangle   Triangle rectangle   Triplet pythagoricien   Trou noir   Tétraèdre   VIe siècle av. J.-C.   Vecteur   XVIIIe siècle av. J.-C.   XXVe siècle av. J.-C.  
#
Accident de Beaune   Amélie Mauresmo   Anisocytose   C3H6O   CA Paris   Carole Richert   Catherinettes   Chaleur massique   Championnat de Tunisie de football D2   Classement mondial des entreprises leader par secteur   Col du Bonhomme (Vosges)   De viris illustribus (Lhomond)   Dolcett   EGP  
^