Sylviculture

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douglas en Lorraine Empilement de billons Reboisement La sylviculture, étymologiquement la culture des forêts (du latin silvæ, les bois et forêts), a pour rôle de faire évoluer les forêts, en mettant à profit les facteurs écologiques et les potentialités naturelles, afin d’optimiser durablement les produits et les services que l’homme peut en attendre. La « sylviculture durable » renforce l'idée que la gestion doit veiller à ne pas surexploiter l
Sylviculture

douglas en Lorraine Empilement de billons Reboisement La sylviculture, étymologiquement la culture des forêts (du latin silvæ, les bois et forêts), a pour rôle de faire évoluer les forêts, en mettant à profit les facteurs écologiques et les potentialités naturelles, afin d’optimiser durablement les produits et les services que l’homme peut en attendre. La « sylviculture durable » renforce l'idée que la gestion doit veiller à ne pas surexploiter le milieu pour qu'il ne perde pas de son potentiel dans le futur. Certains modes de gestion apportent une attention plus soutenue à l'environnement et à la biodiversité, dont Prosilva, avec des techniques relevant de ce que les anglosaxons appellent « », qui peut être validée par des labels tels que par exemple le FSC.

Ajustement de l'offre et de la demande

Pour des raisons économiques, la sylviculture cherche à ajuster son offre de bois à la demande, ce qui est particulièrement difficile étant donné la lenteur relative de croissance des arbres, et parce que la demande peut varier dans le temps (Colbert plantait pour la marine, mais quand les chênes sont arrivés à maturité, les navires étaient construits en acier). Un choc pétrolier fait grimper le prix du bois, qui peut chuter 10 ans après. La croissance des importations de bois tropicaux a fait perdre de leur rentabilité à certains bois locaux. Une tempête, des incendies, les modifications climatiques sont des aléas mal anticipés. En France, après guerre, on a encouragé la culture des résineux pour la construction, mais ce marché n'a pas répondu aux espoirs des forestiers. Il s'agit aussi d'assurer des revenus aux propriétaires, sachant que la chasse peut y contribuer pour 50 % et plus.

Conservatoire d'espèces

Sur le plan écologique, la forêt naturelle ou peu anthropisée joue un rôle de conservation génétique d’espèces animales et végétales et, au-delà, si son étendue est suffisante, des processus d’évolution. Mais dans l'hémisphère nord et plusieurs zones tropicales, les forêts ont été très fragmentées et sont devenues très artificielles, perdant une partie des éléments biologiques remarquables qu’elles avaient conservé avec les gestions passées. Des opérations sylvicoles (conversions de peuplements très artificiels) peuvent être nécessaires pour assurer la pérennité de ces éléments. D’autre part, dans certains cas, une forêt protégera mieux contre des départs d’avalanches, éboulements ou glissements de terrain si elle présente (en permanence) une composition, une structure et des classes d'âge adaptées, ce qui peut être entretenu par une gestion active. Sur un plan social ou socioculturel, certaines formes de sylvicultures permettent de façonner ou maintenir les paysages appréciés, et de créer les diverses conditions d’accueil et d’ambiance que le public recherche. Certains sylviculteurs cherchent dans ce cadre à limiter les effets des coupes à blanc, par exemple en diminuant leur taille ou en conservant pour les cacher une bande boisée qui servira aussi de corridor biologique et de lisière protectrice pour les parcelles plantées ou en régénération.

Objectifs

Apparaissant comme le moyen de faire évoluer la forêt vers des objectifs à long terme, la sylviculture « souhaitable » en un lieu donné dépend schématiquement de trois principaux facteurs :
- Les conditions « stationnelles » : elles déterminent les possibilités de croissance et d’utilisation des diverses espèces végétales ; elles limitent le choix des essences qui pourront être utilisées. Elles peuvent en outre imposer des précautions sylvicoles, voire certains types de sylvicultures ; c’est le cas des stations forestières rares et remarquables, de certains milieux humides par exemple ; c’est encore le cas des stations fragiles, soumises à des risques prononcés d’érosion, d’engorgement par remontée du « plan d’eau », de dégradation d’un sol peu stable, etc. Ses conditions dépendent de la nature du sol (argile, limon, podzol, ...) et du climat.
- L’état de l’écosystème forestier : il est lié notamment aux essences, aux structures, aux densités des peuplements en présence, peut apporter de fortes contraintes au sylviculteur. Il ne sera jamais possible, par exemple, d’appliquer un traitement de futaie jardinée à un vieux peuplement à faible durée de survie ou d’éclaircir fortement et rapidement une futaie devenue trop dense ;
- Les objectifs fixés : pour le moyen et le long terme, ils contribuent d’une manière décisive aux choix sylvicoles. Des objectifs multiples sont généralement associés : la gestion est dite « intégrée » ou « multifonctionnelle ». Mais certains objectifs généraux ou transversaux sont pris en compte dans toutes les sylvicultures :
- objectif de conservation de toutes les potentialités au profit des générations futures, ce qui fait dire que la gestion est « durable » ; cet objectif interdit toute transformation irréversible ; il impose le maintien, à titre de précaution, de toutes les ressources biologiques, espèces animales et végétales, écotypes, gènes... ; il va maintenant au-delà en incluant la conservation de tous les éléments de la biodiversité, une attention toute particulière étant portée aux éléments les plus remarquables ;
- objectif de maintien ou de conduite de la forêt vers les mosaïques d’écosystèmes les plus stables grâce à des essences et des structures bien adaptées et à l’équilibre judicieux entre les divers stades d’évolution ; cet objectif répond à un haut niveau d’ambition pour une « gestion durable » ;
- objectif de maintien des types de paysages caractéristiques et appréciés ou d’atténuation des modifications paysagères. Outre ces objectifs généraux, d’autres objectifs sont affectés spécifiquement à telle ou telle zone ; ce sera, par exemple, la production de bois d’œuvre, l’accueil du public, la protection d’un paysage remarquable, la rétention de la neige, la préservation d’une espèce ou d’un milieu rare, la conservation des processus naturels d’évolution. Plusieurs objectifs spécifiques sont le plus souvent associés ; ainsi des objectifs de protection et d’accueil accompagnent généralement l’objectif de production ; mais la même sylviculture ne peut généralement les optimiser tous en même temps ; l’un d’eux est choisi comme « l’objectif déterminant » : il induit le modèle de sylviculture à appliquer et ces modèles de sylviculture sont nécessairement très divers. Ces considérations montrent qu’il ne peut y avoir un type général de sylviculture, mais plutôt des sylvicultures très diverses, adaptées aux stations, aux peuplements, aux objectifs en chaque endroit. Elles montrent encore que les sylvicultures ne peuvent être figées dans le temps.

Régimes et traitements sylvicoles

Les forestiers ont développé des techniques pour adapter les forêts à leurs attentes et "conduire" les arbres jusqu'au stade que le sylviculteur considère être leur stade de maturité. En zone tempérée, on peut distinguer 6 classes de régime et mode de traitement sylvicoles
-coupe rase (ou coupe à blanc),
-futaie régulière,
-futaie irrégulière (éventuellement mélangée, et/ou jardinée),
-mélange futaie feuillue/taillis,
-taillis simple,
-mélange futaie résineuse/taillis. Les trois régimes de base sont : taillis, taillis sous futaie et futaie.
-Le "taillis" est constitué de rejets et/ou de drageons, dont la perpétuation est obtenue par une coupe de rajeunissement, ce qui correspond à un renouvellement assuré par voie végétative. Le but du taillis est de produire des bois de petites circonférences destinés au bois de chauffage. Il exige des essences qui rejettent de souches (noisetier, érable, châtaignier...)
-La "futaie" est issue d'un peuplement forestier composé d'arbres provenant directement de semis sur place. Son but est de produire des arbres qui donneront un maximum de bois d'œuvre.
-Le régime du "taillis sous-futaie" est un régime mixte qui a pour objet de perpétuer des peuplements comportant des arbres dont certains sont nés de semences et d'autres obtenus par voie végétative. Il permet de produire du bois de chauffage et du bois d'œuvre.

Systèmes de sylviculture

Il existe quatre méthodes principales d'exploitation forestière ou de régénération appelées systèmes de sylviculture. Ce terme décrit non seulement les différentes coupes, mais aussi aux façons de préparer un nouveau lit de germination après l'abattage des arbres, c'est-à-dire les moyens pour régénérer le prochain peuplement.
- La coupe rase : on rase l'ensemble de la forêt puis on laisse pousser les semis naturels. C'est une solution économique car on peut faire de l'abattage mécanique et une extraction facile mais on obtient une forêt uniforme avec des arbres ayant tous le même âge.
- La coupe de jardinage : on coupe périodiquement uniquement les arbres matures. C'est une méthode plus écologique mais plus coûteuse car on extrait qu'une petite quantité de bois à chaque fois sans possibilité d'abattage mécanique et on risque des dégâts collatéraux à chaque coupe.
- La coupe d'ensemencement : seuls 10 % des arbres sont conservés comme reproducteurs dans toute la zone de coupe
- La coupe progressive de régénération : on coupe les arbres les plus âgés sur une période de dix à quinze ans, afin de permettre la reproduction naturelle et de produire des peuplements d'âge relativement régulier.

Méthodes de régénération

;sous le régime du taillis: régénération par voie végétative ;sous le régime de futaie :régénération par voie sexuée ;sous le régime de taillis sous futaie: combinaison des deux modes sexués et végétatifs

Les opérations sylvicoles

Elles comprennent éclaircissages, dépressages, élagages, plantations, semis directs, et pare-feu (dans les régions sèches).

Éclaircissage

Les éclaircies sont des coupes d'arbres de franc pied ou de brins âgés (baliveaux) d'une cépée. Elles visent à favoriser le développement des arbres qui présentent un intérêt, le plus souvent économique par élimination d'arbres proches. Cette technique ne peut s'employer que dans les peuplements denses. Mais il faut veiller à ce que l'investissement en temps et en hommes permette un gain économique appréciable en qualité et en quantité des volumes récoltés. Une technique moderne mais peu employée consiste à écorcer les arbres à éliminer, au moyen d'un appareil spécialement conçu. Ils meurent sur pied et produisent du bois mort et de l'humus, en minimisant la main d'œuvre et le dérangement (pas de bruit de tronçonneuse, pas de transport).

Dépressage

Le dépressage consiste à supprimer certain nombre de jeunes sujets issu d'une régénération naturelle dans un peuplement très dense dont la hauteur des tiges dominantes est généralement inférieure à 9 m, toujours pour améliorer la croissance de ceux restant. Cette opération est effectuée à l'aide d'une débroussailleuse à dos, par cloisonnement ou par abattage.

Élagage et taille de formation

L'élagage et la taille de formation consistent à couper au ras du tronc les branches pour à améliorer la forme et la qualité du fût et du bois, en réduisant la taille des "nœuds" dont les fibres ne sont pas dans le même sens que le reste du bois, qui entraîne une faiblesse dans les pièces produites ou un déclassement commercial. La hauteur d'élagage varie en général entre 2 et 10 mètres, et il se pratique dans les sylvicultures intensives tous les 10 ans sur les jeunes arbres. De nombreuses espèces, en condition de concurrence pour la lumière font un autoélagage naturel, qui est favorisé dans les approches de type prosilva, ce qui réduit les coûts d'entretien et limite les risques de transmission de champignons et bactéries pathogènes par les outils de coupe ou de taille.

Plantation par semis direct

La plantation par semis direct ou la transplantation est surtout utilisée en cas de coupe rase. Elles consistent à semer des graines d'arbres sélectionnées pour leur meilleure croissance et leur résistance aux maladies ou à planter des plants issus de pépinière. Pour les jeunes plants, on utilise des sachets en polyéthylène ou un substrat de tourbe-vermiculite. Ils peuvent aussi être cultivés en pleine terre puis plantés racines nues, ce qui demande un soin attentif. Planter permet de choisir précisément les essences d'arbres et donc de créer des plantations qu'on espère parfaitement adaptées aux conditions naturelles. Mais la biodiversité génétique et donc la stabilité du peuplement ou sa résistance à des maladies (en particulier rouille pour le peuplier) peuvent en pâtir. On procède en alignant et en espaçant régulièrement les plants, souvent depuis les années 1980 après un sous-solage, un dessouchage, voire un traitement désherbant, un labour et un apport d'engrais dans le cas de certains boisements intensifs (peupleraies, eucalyptus). Certains pays imposent une provenance certifiée des graines dont les plants sont issus, ce qui a contribué à encore diminuer l'hétérogénéité génétiques des forêts plantées, au risque de diminuer leur stabilité et leur capacité de résilience écologique.

Pare-feu

Le but des pare-feu est de créer une discontinuité dans le peuplement forestier afin de stopper ou ralentir la progression d'un feu. Ils doivent être installés perpendiculairement aux vents dominants pour ne pas au contraire devenir des couloirs de propagation du feu. Un pare-feu mal conçu risque aussi d'être un facteur d'érosion, voire de fragmentation écopaysagère. Ceux qui sont enherbés et entretenus par des herbivores (moutons en général) semblent les plus efficaces. Ils jouent généralement aussi un rôle de cloisonnement et de layons de chasse (les chasseurs y attendent le gibier, plus facile à tirer, éventuellement poussé par les chiens et rabatteurs). ----

Nouvelle méthode extensive

La sylviculture extensive s'applique principalement dans les peuplements de hêtre. C'est une méthode douce par interventions ciblées qui limite les coûts en assurant une régénération de qualité tout en préservant la biodiversité. La mise en place s'effectue en trois phases majeures : L'installation-l'acquisition, la compression et le détourage.

L'installation-l'acquisition

Le gestionnaire forestier vérifie que l'installation des semis est en place afin d'entreprendre la coupe définitive des semenciers. Pendant les deux premières années il s'assure que les semis ne soient pas concurrencés par la souille ligneuse et ronceuse. Le cas échéant, il prévoit un passage en dégagement grossier à la débroussailleuse pour maîtriser la végétation afin d'obtenir la plus forte régénération de ou des essences objectives.

La compression

Le hêtre peu gourmant de soleil doit rester en compression pour favoriser sa pousse apicale. Effectivement, s'il est trop dégager, il aura tendance à se développer par ses branches basses ce qui influencera des défauts majeurs comme les fourches basses. La compression qui peut durer quinze ans, permettra d'obtenir à un stade gaulis - bas perchis des tiges objectives sans branches basses qui réduira le coût d'un élagage éventuel. Néanmoins, des travaux pendant cette phase sont nécessaires au calibrage de la régénération des essences secondaires et d'accompagnement comme le charme, le frêne, les érables ainsi que les essences précieuses comme le merisier et l'alisier torminal. L'intervention consiste à intervenir par méthode de "cassage" sur les tiges concurrentes afin de favoriser la mise en lumière apicale. Au stade bas perchis, le cassage sera remplacé par l'annélation des tiges singulières afin de toujours garder l'efficacité de la compression. A ce stade on peut considérer aquise la régénération de 200 tiges / hectares.

Le détourage

Le détourage contrairement à l'éclaircie est ciblé sur une tige désignée d'avenir et n'est pas sujet à la commercialisation. L'intervention consiste sur des tiges (stade perchis - haut perchis) dont la hauteur de bille sans branche est comprise entre 7 et 8 mètres, d'abattre tous les sujets environnants afin de libérer les houppiers en vue de la croissance finale. La quantité sera de 80 à 100 tiges /hectare et formera la jeune futaie.

Conditions de croissance des stations forestières

La caractérisation des milieux par la typologie des stations forestières est un préalable à une gestion forestière raisonnée, permettant d'éviter l'installation d'essences non adaptées au terrain. L'anticipation des risque de sécheresse ou d'inondation de longue durée est également un facteur de réussite, de même qu'une bonne diversité génétique et la protection de l'humusLegay M., Ginistry C., Bréda N. . « Que peut faire le gestionnaire forestier face au risque de sécheresse ? ». Rendez-Vous techniques 11 : 35-40 (6 p., 4 fig., 11 réf.)., et pourrait le devenir plus encore dans un contexte global de modifications climatiques. La concurrence herbacée, et l'abroutissement par les herbivores (cerf, chevreuil, sauf en cas de fortes populations) ne pose théoriquement pas de problème pour les peuplements, hormis dans le premier stade en cas de plantations ; la transpiration herbacée est maximale au début du printemps quand l'eau ne manque pas. Elle diminue ensuite alors que avec la feuillaison du couvert arboré. Pour que l'eau manque moins en été, il peut être utile de restaurer les capacités de stockage de l'eau et d'infiltration. (Il ne s'agit pas forcément de diminuer le drainage de la forêt ou d'y aménager des bassins ; Le retour des castor et de leurs réservoirs s'est montré de ce point de vue efficace en Amérique du Nord).

Histoire de la sylviculture

La sylviculture est ancienne. Elle a des racines probables dans la préhistoire et en Chine qui l'a développé, tout en déboisant rapidement une grande partie du territoire dès 8000 ans avant nos jours. La sylviculture était une science suffisamment reconnue pour que lorsque l'empereur Qin Shi Huang (nom signifiant « premier empereur universel » 221 ans avant J.C. ordonna de brûler tous les ouvrages indésirables, il fit 3 exceptions pour les seuls livres traitant de médecine, d'agriculture et de sylviculture. Sur tous les continents, des secrets et des savoirs ouverts se transmettaient sur les manières de planter, sélectionner, ou tailler les arbres. Des écoles de sylvicultures ont diffusés des pratiques et savoir faire, avec plus ou moins de bonheur et d'efficacité, qu'on peut classer entre deux extrêmes, encore aujourd'hui souvent opposés ;
- dans la forêt naturelle même, ou à sa lisière, avec des pratiques extensives s'appuyant sur la sylvigenèse naturelle et la régénération, avec une sélection lente, et quelques plantations (ex: citronniers ou cacaoyer plantés en forêt, plantation de deux sagous par sagous coupé..)
- en systèmes artificiels et intensifs, appuyés sur des plantations en monoculture, des pépinières et une sélection importante (gènes, graines, plants, baliveaux, arbres en croissance, portes-graines)...

en France

En 2006, 75 % du volume de bois commercialisés dans les forêts domaniales était vendu « sur pied » par adjudication le plus souvent, avec 6 658 000 m3 de bois récoltés annuellement (résultats moyens 1995/2004 exprimés en volume “bois forts”) ; En 2007, la forêt française (publique et privée) couvre à nouveau plus de 25% du territoire national, au profit d'une sylviculture plus étendue (résineux et peupleraies notamment). Sa répartition et la composition de ses espèces ne sont pas liées qu'aux seules conditions édaphiques et climatiques. Avant le XXème siècle, la forêt française avait fortement régressé : Du Moyen Âge jusqu'au début du XXe siècle, on a assisté à une période de défrichage intensif visant à gagner des terres de culture, récolter plus de bois de chauffage, de boulange et d'oeuvre. Colbert et le code forestier de 1827 ont finalement bloqué la régression du couvert forestier. Dans le même temps, un renouveau forestier était favorisé par les alternatives fossiles que sont le charbon puis le pétrole et le gaz naturel voire l'électricité nucléaire, mais aussi grâce à l'exploitation massive (surexploitation parfois) des forêts tropicales. Ces alternatives ont par ailleurs fortement contribué au développement économique des pays riches, qui a encouragé à une urbanisation centralisée (et donc un exode rural libérant des terres aux plantations ou à l'enfrichement et à la forestation spontanée). Des primes d'état et détaxations ont également encouragé les sylviculteurs à étendre leurs surfaces boisées, alors que l'amélioration des rendements agricoles et la concentration de l'agriculture sur les sols les plus riches libéraient les terres les plus pauvres ou pentues. Cette augmentation de surface forestière. Mais alors que les plantations de faible intérêt en terme de biodiversité gagnaient du terrain, le bocage, l'agrosylviculture traditionnelle et des arbres isolés et d'alignements reculaient ou disparaissaient rapidement, avec leur biodiversité... les remembrements et primes à l'arrachage des haies et fruitiers, etc. ont eu des impacts très importants en Europe, et notamment en France dans les années 1960 à 1980. A partir cette époque, on a reboisé certains territoires pour les remettre en valeur (Sologne, Limousin), pour combattre l'érosion (Cévennes), pour fixer les dunes (Landes).

Voir aussi

- Glossaire de sylviculture
- Arboriculture
- Dendrologie, surface terrière
- agro-foresterie
- Office national des forêts
- Essence forestière
- Aménagement forestier
- Forêt modèle

Bibliographie

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