Amiens

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Amiens est une commune française, chef-lieu du département de la Somme et la préfecture de la région Picardie. Ses 136 234 habitants s'appellent les Amiénois. Le nom jeté des habitants est les maqueux d'gueugue (les mangeurs de noix).
Amiens

Amiens est une commune française, chef-lieu du département de la Somme et la préfecture de la région Picardie. Ses 136 234 habitants s'appellent les Amiénois. Le nom jeté des habitants est les maqueux d'gueugue (les mangeurs de noix).

Symboles de la ville

logo de la ville Le blasonnement d'Amiens est : :« De gueules au lierre d'argent, au chef d'azur semé de fleurs de lis d'or. » Sa devise est : « Liliis tenaci vimine jungor » : un lien puissant m'unit au lis. En 1991, un logo (ci-contre) a été conçu par la nouvelle municipalité formée autour de Gilles de Robien (élu maire en 1989). Le logo représente une fleur de lis et une feuille de lierre placées côte à côte de couleur rouge sur un fond gris ou blanc (selon l'utilisation).

Géographie

Situation géographique d'Amiens. Amiens capitale régionale de la Picardie est une ville traversée par la Somme. C'est la préfecture de la Somme, un des trois départements (Somme 80, Aisne 02, Oise 60) de la région. La Somme est un fleuve au cours généralement très paisible, sauf lors d'exceptionnelles crues de plusieurs semaines (comme celle du printemps 2001). Amiens doit une partie de sa renommée à sa cathédrale gothique, une des plus grandes du monde (en volume). Amiens s'est développé au niveau d'un rétrécissement naturel des hortillonnages dû à la présence au nord de la côte Saint-Pierre sur le tracé du fleuve. Cette butte est toujours observable, la Citadelle fut construite dessus et la Rue Saint-Pierre était un chemin légèrement incliné qui permettait de sortir de la ville par le nord. Au niveau de ce rétrécissement, un réseau de canaux étroits a permis la construction de ponts et d'édifices dont des filatures au Moyen Âge. Le canal de la Somme ne date lui que du début du et le pont situé au pied de la citadelle a été construit après la Seconde Guerre mondiale. Mais c'est autour des quartiers Saint-Leu, Saint-Maurice et de la partie plus administrative et civile de l'actuel centre-ville que la ville s'est développée depuis l'Antiquité. Amiens est un nœud d'axes de communications entre :
- la région parisienne et le nord de la France ;
- la Normandie et le Benelux ;
- la France et le Royaume-Uni. On peut y accéder par la route (Amiens est située au croisement de l'A16 et de l'A29), et par le train (ligne Paris-Boulogne).

Administration

Période contemporaine

Depuis le 29 mars 2007, le maire d'Amiens est Gilles de Robien suite à la démission de Brigitte Fouré. Il est également président de la communauté d'agglomération Amiens métropole.

Autrefois

- Liste des comtes d'Amiens
- Liste des évêques d'Amiens
- Liste des anciens maïeurs d'Amiens (maires d'avant la Révolution)

Cantons

Amiens est divisée en 8 cantons :
- Le 1 canton (Amiens-Ouest) est formé d'une partie d'Amiens et des communes de Dreuil-lès-Amiens et Saveuse (21 188 habitants) ;
- Le 2 canton (Amiens-Nord-Ouest) est formé d'une partie d'Amiens et des communes d'Argœuves et de Saint-Sauveur (14 434 habitants) ;
- Le 3 canton (Amiens-Nord-Est) est formé d'une partie d'Amiens et de la commune de Rivery (18 506 habitants) ;
- Le 4 canton (Amiens-Est) est formé d'une partie d'Amiens et des communes de Camon et de Longueau (24 118 habitants) ;
- Le 5 canton (Amiens-Sud-Est) est formé d'une partie d'Amiens et de la commune de Cagny (24 596 habitants) ;
- Le 6 canton (Amiens-Sud) est formé d'une partie d'Amiens (17 113 habitants) ;
- Le 7 canton (Amiens-Sud-Ouest) est formé d'une partie d'Amiens et de la commune de Pont-de-Metz (19 645 habitants) ;
- Le 8 canton (Amiens-Nord) est formé d'une partie d'Amiens et des communes d'Allonville, Poulainville et de Bertangles (18 209 habitants).

Juridictions

Amiens est une ville marquée par une forte tradition judiciaire, avec la présence historique de sa Cour d'appel, ainsi que de toutes les juridictions de premier et deuxième degré de l'ordre judiciaire. La cour d'appel d'Amiens a compétence sur les trois départements de Picardie, soit neuf tribunaux de grande instance. Plus récemment, Amiens est devenue le siège :
- de la Cour nationale de l'incapacité et de la tarification de l'assurance des accidents du travailCode de la sécurité sociale, art. R. 143-16, issu du décret 2003-614 du 3 juillet 2003.
- d'un tribunal administratif. Les jugements qu'il rend peuvent faire l'objet d'un appel à la cour administrative d'appel de Douai.
- de la Chambre régionale des comptes de Picardie.

Démographie

Histoire

Antiquité

La prospérité de la cité la désigne aux premiers assauts des barbares, Alains, Vandales, Burgondes, qui s'emparent successivement d'Amiens.

Moyen Âge

Au arrivent les Francs sous la conduite de Clodion le Chevelu. Mérovée y est élu roi par ses compagnons d'armes et élevé sur le pavois en signe du pouvoir qui lui est conféré. 859 : la ville est pillée par les Normands. 882 : nouvelle attaque des Normands qui prennent la ville et incendient la cathédrale. Si Amiens bénéficie, vers 1095, d'une ébauche d'organisation municipale, la commune n'est réellement constituée qu'en 1113, alors que d'autres villes de la région (Beauvais, Cambrai, Laon, Noyon, Saint-Quentin) l'ont devancée sur le terrain des libertés municipales. Le dimanche des Rameaux 1115, le roi Louis VI le Gros est présent à Amiens, pour soutenir l'évêque Geoffroi et les habitants contre le comte Enguerrand de Boves qui refuse de reconnaître l'institution de la charte des libertés communales. Réuni à la couronne en 1185, puis donné à la Bourgogne par le Traité d'Arras (1435), Amiens est acquise par Louis XI en 1477. En 1218, La foudre détruit les archives de l'évêché et celles du chapitre, et anéantit la cathédrale qui avait été reconstruite après l'invasion des Normands. Le 23 janvier 1264, Saint Louis rend un arbitrage, le Dit d'Amiens, dans un conflit opposant le roi d'Angleterre Henri III à ses barons révoltés. En 1597, les Espagnols attaquent par surprise grâce à une technique proche du Cheval de Troie et s'emparent de la cité. Après 6 mois de siège, Henri IV reprend la cité, mettant fin à son autonomie de gestion.

Époques moderne et contemporaine

Amiens est réputée au pour ses textiles dont le célèbre velours d'Amiens. La famille Cosserat est alors une des plus grandes familles de l'industrie textile amiénoise. Le 25 mars 1802, le Royaume-Uni et la France signent à la mairie d'Amiens un traité de paix qui met un point final à la deuxième coalition européenne contre la France. Durant le siècle, Amiens tire profit du développement de l'industrie. La ville s'étend et se modernise. Les remparts sont démontés pour laisser place à de larges boulevards qui ceinturent le centre-ville. Sur les parcelles des Hospices d'Amiens, éloignés des faubourgs de Saint-Honoré et Saint-Acheul, nait le quartier Henriville. La rue de la République est créé est devient la rue du pouvoir et du savoir, avec l'érection de la bibliothèque municipale et du musée de Picardie, ainsi que l'installation de la Préfecture. La première ligne de chemin de fer passant par Amiens est construite en 1848 : elle permet de relier la ville à Boulogne-sur-Mer. Certains anciens fossés jouxtant les remparts sont utilisés pour le passage de voies de chemin de fer. Ce progrès modifie la géographie de la ville, qui tourne désormais le dos à la Somme, à l'instar de l'Hôtel de ville qui transfert son entrée de la place au fil, vers l'actuelle rue des Trois cailloux. En 1849, comme dans toutes les communes de France, la population masculine majeure peut, pour la première fois, aller voter grâce à l'instauration du suffrage universel. Pendant la guerre franco-allemande de 1870, la Somme est envahie par les Prussiens, et Amiens occupée, tandis que la citadelle résiste quelques jours de plus. En 1906, la CGT y tient un congrès historique, qui élabore la Charte d'Amiens. Amiens connaît des dégâts lors des deux guerres mondiales. Ville de l'immédiat arrière-front en 1914-1918, la ville subit une courte occupation en septembre 1914. De 93 000 habitants à l'entrée en guerre, la population passe à 110 000 pendant le conflit du fait de la présence des troupes alliées. Population et industries subissent de lourdes privations (gaz, charbon, pain…), qui engendrent plusieurs grèves, 25 rien que pour l'année 1917. Face aux bombardements réguliers, la municipalité met en place dès 1915 la protection des monuments historiques, comme la cathédrale. Fin mars 1918, une vague de bombardements intense détruit la gare du Nord, les Nouvelles Galeries et la Halle aux blés, entraîne l'évacuation de la population, et de la municipalité qui se réfugie à Neufchâtel-en-Bray. À la fin de la Première Guerre mondiale, on dénombre 7 000 maisons détruites et 3000 endommagées, auxquelles s'ajoutent les pillagesAmiens pendant la guerre 1914-1918, Albert Chatelle. Amiens, 1919, Église Saint-Remy depuis un toit situé au niveau de l'actuelle place Gambetta Un plan de reconstruction est engagé par Louis Duthoit, remplacé en 1921. L'État rejette en 1924 la demande de la municipalité de dommages de guerre. Une reconstruction moins ambitieuse débute en 1925, dont témoignent quelques façades art déco. La reconstruction du centre-ville, déjà fortement touché en 1918, n'est pas terminée, que la ville est à nouveau rasé par les nombreux bombardements de la Seconde Guerre mondiale, en 1940. Le quartier bourgeois d'Henriville, le pittoresque quartier populaire de Saint-Leu, aujourd'hui réhabilité, et la cathédrale sont heureusement épargnés. En 1942, les premiers plans de reconstruction sont échafaudés par les gradés allemands, et par Pierre Dufau. En 1944, l'aviation britannique vise la prison lors de opération Jéricho, puis les voies ferrées. Amiens sort du conflit détruite à 60 %. La ville est reconstruite sur les plans de Pierre Dufau, alors que le quartier de la gare est conçu par Auguste Perret. Dans les années 1970, la ville achète peu à peu les maisons du quartier Saint-Leu et le rénove dans les années 1980. Dans les années 1990, au pied de la cathédrale est édifiée l’université de Picardie, et le parc Saint-Pierre réaménagé. Ces quinze dernières années, la ville s'est également développée à travers le quartier de la Vallée des vignes. Aujourd'hui (2006), un nouveau plan d'aménagement du quartier de la gare vient d'être officialisé.

Personnages célèbres

-Pierre l'Ermite (?-1115), prédicateur de la Première Croisade
-Vincent Voiture (1598-1648), dit « le bel esprit », poète
-Charles du Fresne, sieur du Cange (1610-1688), historien et philologue
- Jacques Rohault (1618-1672), physicien et prosélyte du Mécanisme
-Jean-Baptiste Gresset (1709-1777), poète (auteur de Vert-Vert et Le Méchant), membre de l'Académie française.
-Noël-François De Wailly (1724-1801), grammairien français.
-Choderlos de Laclos (1741-1803), écrivain (auteur des Liaisons Dangereuses)
-Jean-Baptiste Delambre(1749-1822), auteur de la définition du mètre
-Pierre-François-Marie-Auguste Dejean (1780-1847), général et entomologiste
-Jules Barni (1818-1878), philosophe et homme politique, député de la Somme
-René Goblet (1828-1905), journaliste et homme politique français
-Jules Verne (1828-1905), conseiller municipal de 1888 à sa mort. Il repose au cimetière de la Madeleine. Il a habité durant 18 ans un hôtel particulier situé dans le quartier Henriville, doté d'un observatoire au sommet d'une tour. Sa demeure, aujourd'hui classée monument historique, a été acquise par la Ville d'Amiens en 1980. Réouverte le 24 mars 2006 après un an de travaux, la Maison de Jules Verne est un musée à visiter. L'université de Picardie est baptisée Jules Verne. Un amphithéâtre de l'ESIEE porte son nom
-Charles Tellier (1828-1913), inventeur du froid artificiel
-Frédéric Petit (1836-1895), ancien maire d'Amiens et ancien sénateur IIIe République de la Somme
-Édouard Lucas (1842-1891), inventeur de jeux et casse-têtes mathématiques
-Édouard Branly (1844-1940), physicien, inventeur du cohéreur, le premier détecteur très sensible d'ondes radioélectriques et médecin. Un lycée ainsi qu'un amphithéâtre, celui de l'ESIEE portent son nom
-Louis Thuillier (1856-1883) physicien et biologiste, né et études à Amiens, enterré au cimetière de la Madeleine.
- Victor Pauchet (1869-1936), célèbre chirurgien amiénois (1896-1914) puis parisien (1915-1936) qui acquit une notoriété internationale dès les années 1910. Une clinique fondée en 1896, toujours existante et une place portent son nom.
-Roland Dorgelès (1885-1973), écrivain
-Germaine Dulac, réalisatrice, théoricienne du cinéma
-Clovis Trouille, (1889-1975), peintre
-Maurice Boitel, 1919, peintre
-Victorine Autier, l'infirmière héroïque de la guerre de 1870
-Pierre Garet, homme politique
-Aimé et Louis Duthoit, sculpteurs du qui ont, entre autre, aidé à la restauration de la cathédrale aux côtés de Eugène Viollet-le-Duc qui les qualifia pour cela de "derniers imagiers du Moyen Âge".
-Albert Roze, sculpteur
-Samarabalouf, groupe de musique manouche
-Père Féry, ingénieur du château-d'eau.
-Anne Brochet, comédienne
-Pierre Puvis de Chavannes peintre français, décorations murales idéalistes (Panthéon, Sorbonne)
-Albin de la Simone, auteur, compositeur, interprète
-Disiz la Peste, rappeur français

Autres personnalités liées à la ville

- Mgr Jacquenet
- Antoine Louis de Romance
- Camille Léon de Chassepot de Beaumont
-Auguste Perret (1874-1954), architecte, réalisateur de la fameuse Tour Perret et qui domine Amiens,
- Lafleur, héros et personnage principal du théâtre de marionnettes amiénois.
- Gilbert Hecquet dit Gilbert Richard, producteur-animateur de télévision sur la 1 chaîne (1960-1992).

Le tourisme à Amiens

cathédrale, on remarque le beffroi ainsi que l'église saint Germain sur la gauche. La position d'Amiens en fait une destination intéressante pour un week-end ou quelques jours, depuis Paris, Lille ou Bruxelles. D'autres touristes profitent de visiter la ville en même temps que la baie de Somme. Amiens bénéficie du label des « Villes et Pays d'Art et d'Histoire » depuis 1992. Dans ce cadre, l'animateur du patrimoine organise un certain nombre de visites guidées à thèmes destinées à un public adulte mais aussi aux enfants, avec des ateliers pédagogiques. Un circuit balisé permet une visite indépendante de la ville : des panneaux commentent les lieux et les édifices remarquables, à travers des explications et des illustrations fonctionnelles. Les principales curiosités qui suscitent un intérêt touristique sont la cathédrale, le centre-ville, la , la Tour Perret, le Musée de Picardie, ainsi que les quartiers Saint-Leu et Saint-Maurice.

Architecture

Habitat

La maison traditionnelle des faubourgs est amiennoise, en brique et à un étage. L'amienoise simple comprend une fenêtre au rez-de-chaussée et à l'étage, la double deux fenêtres à chaque niveau. Elle est construite sur une parcelle de quelques mètres de large mais en revanche très profondes, formant des cœurs d'ilots verts et des quartiers peu denses. Dans la basse ville, les façades utilisent largement le bois, en colombages ou en bardage. Les bâtiments officiels ou hôtels particuliers utilisent régulièrement des façades en brique sur un socle en grès, agrémentées de pierre pour les encadrements de fenêtres et de portes. Le quartier des chanoines présente des façades exclusivement en pierre.

Monuments et bâtiments remarquables

Notre-Dame d'Amiens

Cathédrale d'Amiens La ville est réputée pour sa cathédrale Notre-Dame, la plus vaste de France (et même la deuxième du monde après Yamoussoukro) par ses volumes intérieurs (200 000 m³). Elle est deux fois plus vaste que Notre-Dame de Paris. La cathédrale mesure 145 m de long pour 112 m de haut, et les voûtes de la nef centrale culminent à 42, 30 mètres. Datant du , sa construction est due à la richesse de la ville au Moyen Âge et à l'incendie de la cathédrale romane qui s'y situait auparavant. Trois architectes, dont Robert de Luzarches se sont succédé pour mener le chantier à bien. La cathédrale est inscrite depuis 1981 au patrimoine mondial de l'UNESCO. Un spectacle de restitution de la polychromie originelleContrairement à la plupart des cathédrales de France, Notre-Dame d'Amiens a conservé la quasi-intégralité de ses statues et ornements d'origine, ce qui permet, encore aujourd'hui, d'admirer certaines des couleurs employées au Moyen-Âge. des façades, découverte suite au nettoyage par laser de ces dernières, est donné tous les ans gratuitement en fin d'année et pendant la période estivale. Le spectacle est une projection sur la façade de diapositives en couleur. La statue de l'Ange Pleureur sur un tombeau sculpté par Nicolas Blasset et les bas reliefs sur Saint-Firmin et Saint-Jean, sont quelques-uns des ouvrages notoires de la cathédrale. Au sol se situe un labyrinthe intact de 234 m de long. Sur le coté nord de la cathédrale se trouve l'ancien Palais de l'Évéché d'Amiens occupé par l'École supérieure de commerce d'Amiens - Picardie.

Le Beffroi

Le beffroi d'Amiens Son origine remonte à l'établissement de la commune d'Amiens par Louis le Gros. Il est mentionné pour la première fois dans une sentence arbitrale rendue par le Chapitre d'Amiens en 1244. Symbolisant l'indépendance de la commune, il servait autrefois aux réunions des notables de la ville, puis de salle d'archives, de magasin d'armes et de prison. Un guetteur surveillait alentour les arrivées et prévenait la population des dangers extérieurs. Le beffroi sonne chaque heure de la journée. À l'abandon et dépourvu de toiture depuis la Seconde Guerre mondiale, le monument a été restauré en 1989. Depuis juillet 2005, le beffroi d'Amiens (inscrit à l'inventaire des Monuments Historiques) est, tout comme la cathédrale, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Au cours du Moyen Âge, le bâtiment fut à maintes reprises la proie des flammes. Ce beffroi est constitué d'une base en pierre de taille blanche, construite au entre 1406 et 1410, d'une superstructure en pierre servant de clocher édifiée à partir de 1749 avec des volutes de style baroque à sa base, et d'un dôme recouvert d'ardoises puis d'une flèche et d'une girouette arborant une renommée. À l'époque, une énorme cloche de 11 tonnes est installée à l'intérieur, celle-ci sera détruite ainsi que le dôme (suite à la fonte du cuivre le constituant) dans le bombardement et l'incendie de la ville le . La hauteur du beffroi est de 52 mètres. Situé sur la place au Fil, vieille place centrale de la ville avant l'arrivée du train et l'essor de la rue des Trois-Cailloux, le beffroi jouxte les Halles et l'arrière de l'Hôtel de ville.

Le Cirque municipal

Le cirque d'Amiens en 1912, lors de la fête de la Saint-JeanCirque Municipal d'Amiens En 1845, la traditionnelle foire de la Saint-Jean, qui se tenait place René-Goblet, est transférée place Longueville, grande esplanade prenant la place du bastion Longueville, depuis la démolition des remparts de la ville au début du . Chaque année, un cirque éphémère était mis en place à cette occasion. En 1865, une société du Cirque voit le jour pour réclamer un cirque en dur, qui sera édifié en bois par l'entrepreneur Schytte en 1874. Mais l'entretien onéreux incite la municipalité à envisager la construction d'un nouveau bâtiment. Décision est prise en 1886 sous l'impulsion du maire Frédéric Petit. Les travaux commencent alors. L'architecte en chef de la Somme, Émile Ricquier, élève de Gustave Eiffel, est chargé de sa construction. Il s'inspire du Cirque d'hiver de Paris, mais choisit une ossature métallique en fonte, plus fidèle à Eiffel, complétée par la brique du pays. Mais l'architecte des bâtiments civils, Charles Garnier, réclame que les armatures soient cachées avec un enduit imitant la pierre. La conception "moderniste" de Ricquier, choisissant d'afficher la structure, et de privilégier le matériau local qu'est la brique, est visible à l'arrière du monument. Avec sa forme polygonale à 16 côtés, d'un diamètre de 44 mètres, il intègre loges et stalles dans son enceinte. Moderne, il accueille deux machine a vapeur dédiées à l'éclairage entièrement électrique et au chauffage central. Il s'agit également du premier cirque qui intègre dès sa construction un buffet et une buvette, permettant de rentabiliser une édification dont les coûts ont finalement atteint le double des prévisions. En 1888, le nouveau conseiller municipal chargé des fêtes et célébration, Jules Verne, est chargé du suivi des travaux, et c'est lui qui l'inaugure le dimanche 23 juin 1889, pour l’ouverture de la foire et le centenaire de la Révolution française. :« Le nouveau cirque est une œuvre d'art que votre administration municipale a voulu doter de tous les perfectionnements de l'industrie moderne. C'est le plus beau, sans conteste, c'est aussi le plus complet par ses aménagements et son outillage qui a été édifié en France et à l'étranger. »Jules Verne, extrait du du 23 juin 1889. La toiture fut endommagée par un obus en 1916. Le cirque servit de décor à Federico Fellini pour Les clowns (1971), et au film de Jean-Jacques Beineix, Roselyne et les lions (1989), avec Isabelle Pasco pour actrice principale. Plus vaste des cirques de province avec ses 3 000 places, cet édifice acquiert une utilisation pluridisciplinaire puisqu'il accueille depuis des décennies des spectacles de théâtre, de danse, des concerts, des galas sportifs et des réunions publiques. Rénové en 2003, il porte désormais le nom de Cirque Jules Verne. Après avoir accueilli les représentations du Cirque Rancy, très populaire en Picardie, il héberge en résidence le cirque Arlette Gruss.

La Tour Perret

En face de la gare du nord, dont le quartier a été reconstruit après avoir été rasé en 1944, se situe la tour Perret (du nom de son architecte Auguste Perret). Haute de plus de cent mètres, c'est un des premiers gratte-ciel construits en Europe, et longtemps le plus élevé.

L'Église Saint-Leu

Cette église a été construite à la fin du , sur le modèle des églises-halles, elle est dédiée, comme son quartier, à Saint Leu, évêque de Sens du , puis exilé dans le Vimeu. Elle possède trois nefs. Un portail flamboyant orne la base du clocher. Ce dernier, frappé par la foudre, dut être refait au début du . Les abouts de poutres sont sculptés. Les statues de pierre et de bois datent du . Le chœur abrite la Gloire des frères Duthoit.

Autres bâtiments ou monuments intéressants

Antiquité

De nombreuses fouilles archéologiques ont mis au jour des vestiges de l'époque proto-historique à l'époque romaine. Deux puits percés place Gambetta permettent d'observer quelques vestiges du forum alors que les vestiges importants d'un grand théâtre gallo-romain mis à jour début 2007 lors des travaux de réaménagement de la place Alphonse Fiquet ont été détruits en mars 2007. Le jardin archéologique de Saint-Acheul témoigne de la présence humaine dans la vallée de la Somme il y a 450 000 ans. Une coupe stratigraphique, classée monument historique depuis 1947, permet de visualiser les strates successives de la Vallée de la Somme.

Moyen-Âge

- L'église St-Germain, désaffectée mais où se tiennent régulièrement des expositions sur la colorisation la cathédrale, et le quartier St-Germain, concurrent historique du quartier St-Leu. L'animosité entre les populations de ces deux quartiers a marqué l'histoire d'Amiens. Cette église possède une tour élevée et curieusement penchée. Touchée par les bombardements de 1940, elle a été rendue temporairement au culte en octobre 1965 après une minutieuse restauration.
- Les vestiges de l'Hôtel-Dieu. (quartier Saint-Leu, entre le CRDP et la fac de science)
- Les moulins Passe avant et Passe arrière (à Saint-Leu)

Renaissance

- La façade Renaissance de la Maison du Sagittaire. (déplacée pour jouxter le Logis du Roy)
- Le Logis du Roy. (faculté des arts jusqu'en 2003)
- La Citadelle : D'abord ravelin, érigé au nord de la porte Montrescu, la forteresse est aménagée en 1531 par F. di Giorgio sous l'ordre de François 1er (porte François I, avec salamandres sculptées). Après la prise par les Espagnols et sa reprise par Henri IV (1597), Jean Errard reçoit la charge de reconstruire les défenses de la cité.

- L'Hôtel de ville (en partie , en partie ). Style régional de pierres et briques, avec soubassement de grès, et pavillons en pierre. Sur le fronton on retrouve les statues du roi Louis VI le Gros et de l'évêque Geoffroi, qui ont octroyé la liberté à Amiens en 1115.
- La façade de l'ancien théâtre (actuellement une banque). Elle fut déplacée de 4 mètres pour l'alignement de la rue des Trois-Cailloux.
- La façade de la caserne Stengel (actuellement immeuble d'habitation)
- Le château d'eau et les fontaines d'Amiens (1753)
- Abbaye de Saint-Acheul et l'église (bâtie en 1760 sur le caveau de saint Firmin)

Monument à Jules Verne à Amiens
- .Le Palais de Justice d'Amiens fut construit de 1865 à 1880. À son emplacement s'élevait l'Abbaye Saint-Martin-aux-Jumeaux de 1073 à 1634 ( établie à l'endroit supposé de l'épisode du partage du manteau de Saint-Martin) puis le couvent des Célestins de 1634 à 1781. Les Célestins, dont l'ordre fut supprimé en 1778, quittèrent les lieux en 1881.
- Le quartier Henriville, dont l'hôtel Acloque (style néo-Louis XIII), et l'église Saint-Martin (néogothique, construite par Louis Antoine en 1874).
- La maison de Jules Verne, qui a été rouverte après rénovation, à la mi-mars 2006, présente notamment la salle à manger néogothique et le bureau d'époque. La tour a été couverte d'une sphère armillaire commandée à l'artiste François Schuiten, qui signe également la fresque murale prolongeant le jardin imaginaire d'antan. Autre endroit qui concerne Jules Verne, dans la métropole, le cimetière de la Madeleine, où se trouve sa tombe. Celle-ci a pour particularité de symboliser la résurrection puisque son monument représente Jules Verne soulevant la dalle qui la recouvre pour en sortir.
- L'horloge Dewailly, par Émile Ricquier (entièrement refaite en 1999), complétée par la statue de "Marie sans chemise" d'Albert Roze, initialement la place Gambetta, puis déplacée non loin.
- Ancienne Maison des Assurances, rue Marotte, édifié par Ricquier en 1893 (aujourd'hui bar).
- Le Musée de Picardie fut bâti de 1835 à 1869 par la Société des antiquaires de Picardie qui organisa à cette fin trois loteries. Le Prince Louis Napoléon en posa la première pierre. L'accès aux galeries de peinture du premier étage se fait par un escalier monumental dans un cadre consacré aux célèbres compositions murales de Pierre Puvis de Chavannes. Le Musée de Picardie abrite de riches collections de peinture (œuvres notamment de Fragonard, Chardin, Quentin la Tour et Millet).
- Bibliothèque Louis Aragon, rue de la République, construite par François-Auguste Cheussey en 1823. Style néoclassique, péristyle à colonnes à fûts toscans.
- Le monastère des Visitandines, construit entre 1839 et 1841 par Herbault
- La Palais de Justice, des nouveaux bâtiments édifiés par Cheussey en 1834 et 1846.
-Cathédrale d'Amiens renovation par Cheussey 1816 à 1848
-La Place Saint-Denis (aujourd'hui Place René Goblet) est conçue en 1839 par l’architecte François Auguste Cheussey
-Église paroissiale Saint-Firmin-le-Martyr (Cheussey 1843)

- L'Hôtel Bouctot-Vagniez (siège de la Chambre régionale de commerce et d'industrie), construit par Louis Duthoit en 1909, rare bâtisse amiénoise d'art nouveau
- Le quartier anglais, situé sur la route de Longueau, indiqué notamment par une cabine téléphonique britannique. Un îlot londonien au cœur d'Amiens.
- L'ESIEE
- Ensemble d'immeubles art déco rue Cauvin, ainsi que les garages Gueudet (rue des Otages)
- L'Église Saint-Honoré, reconstruite entre 1957 et 1961, par Paul Tournou, sur les plans du pavillon pontifical de l'exposition universelle de Paris de 1937
- L'Église Saint-Pierre, détruite en 1940, et reconstruite en 1949 par Evrard, en béton vitré, avec un clocher en brique.
- La Maison de la Culture, inaugurée le 19 mars 1966 par André Malraux, construite par Jean Duthilleul
- Stade de la Licorne, construit en 1999 par les architectes Philippe Chaix et Jean-Paul Morel
- L'Hôtel Vagniez-Renon (siège actuel du Tribunal administratif) : ancien hôtel particulier d'Henriville, il abrite une salle d'hydrothérapie de style mauresque, conçue par Émile Ricquier
- Courrier Picard : le siège du quotidien d'Amiens, d'abord Progrès de la Somme, offre une illustration d'Art déco.

Espaces verts

Les Hortillonnages

Près du centre-ville, des marais s'étendent sur 300 hectares, découpés en jardins par des « rieux » (canaux). Ce sont les « hortillonnages » (hortillon signifie en picard maraîcher, qui dérive de hortillus, "petit jardin" en latin). On y circule en barque à fond plat, autrefois appelée « barque à cornet », du fait de l'avant très relevé, permettant d'accoster facilement sur les berges fragiles des parcelles cultivées. C'est au port d'Amont, situé au pied de la cathédrale que se tient toutes les semaines le marché sur l'eau, bien que l'arrivée en barque des maraîchers ne s'effectue qu'une fois l'an, en été. Ce marché se tient toujours achteure. Hortillonages d'Amiens, l'île aux fagots Visite des hortillonages d'Amiens

Parcs et jardins

- Le parc Saint-Pierre, entre le quartier Saint-Leu et les Hortillonnages.
- Le jardin de l'évêché, au pied de la cathédrale.
- Le jardin des plantes.
- Le parc de la Hotoie et son zoo.
- Le Clos Alexandre, jardin floral et paysager
- Le Jardin archéologique de Saint-Acheul :

Quartiers et villages

Le quartier Saint-Leu

Canal dans le quartier Saint-LeuQuai Bélu Au pied de la cathédrale, parcouru de canaux, ce quartier pittoresque a été en grande partie réhabilité pendant les années 1990. Il s'étend jusqu'au canal de la Somme situé plus au nord au pied du coteau Saint-Pierre sur lequel la forteresse de Jean Errard, sobrement appelée Citadelle, a été construite. Historiquement, il s'agissait du quartier pauvre de la ville, où se regroupait tanneurs, bouchers et teinturiers. La faculté des sciences, présente depuis les années 1960 a été pour l'occasion rénovée et agrandie. La faculté de droit et d'économie a été également transférée au milieu des années 1990 depuis le campus universitaire (excentré au sud de la ville) vers sa nouvelle situation au pied de la cathédrale. Le parking à ciel ouvert qu'elle remplace était une "fracture" dans le paysage datant de la Seconde Guerre mondiale. Il permettait toutefois d'avoir une vue dégagée de la cathédraleles travaux avaient d'ailleurs été retardés, car d'aucun voulaient "préserver la cathédrale", alors que la situation était donc exceptionnelle. La plupart des bâtisses ont été rénovées et transformées en logement dont une grande partie pour les étudiants, nombreux dans le quartier. Ce quartier est devenu le cœur des soirées amiénoises. On se retrouve la nuit venue dans les nombreux bars, le centre nocturne se trouvant place du Don et quai Bélu, de l'autre coté de la Somme. On trouve rue Saint-Leu l'église du même nom, située juste entre la faculté des sciences et celle de droit-économie. Deux théâtres sont établis dans le quartier, celui des Cabotans et la Maison du Théâtre, au pied de l'église Saint-Leu.

Le quartier Saint-Maurice

Situé à l'ouest de la Citadelle et à l'est du cimetière de la Madeleine, ce très ancien quartier populaire d'Amiens, haut lieu industriel du , est en cours (2006) de réhabilitation avec la construction et la rénovation de nombreux logements. Bordé par le canal de la Somme, il offre une escale pour les plaisanciers, qui doivent y passer une écluse. Le quartier abrite l'ancienne teinturerie d'Amiens, transformée pour accueillir l'École supérieure d'art et de design et la faculté des Arts. Non loin, se trouve l'École supérieure d'ingénieurs en électronique et électrotechnique (ESIEE). Le Jardin des Plantes dit "le Jardin du Roi" intra muros appartient aussi au quartier.

Henriville

Le quartier d'Henriville nait au , après la démolition des remparts de la ville. On y trouve des maisons bourgeoises, avec une prédominance de la brique, mélant les styles néoclassique, troubadour et néogothique. S'y trouvent également des hôtels particuliers, comme celui de Acloque et la maison Jules Verne.

Le Pigeonnier

Amiens, comme toute les autres grandes villes, possède ses grandes barres HLM. Situé au nord de la ville sur les hauteurs au-delà de la citadelle, le Pigeonnier est un quartier populaire.

Saint-Acheul

Ce quartier existait avant Amiens puisque les hommes y vivaient dès la préhistoire. Les recherches archéologiques ont donné le nom d'Acheuléen à une période de la préhistoire. Un jardin archéologique peut y être visité librement. C'est aussi le quartier des hortillonnages, de l'église Saint-Acheul, d'une nécropole militaire de 1914-1918 et de l'ancienne École Normale d'Instituteurs devenue le Lycée Robert de Luzarches. Une partie du quartier comprend des maisons au style purement anglais, d'où son nom de "Quartier Anglais".

Médias

- Le Courrier picard, quotidien régional
- France Bleu Picardie
- Canal nord, chaîne de télévision locale
- L'union Amiens
- France 3 Picardie
- Journal alternatif Fakir
- Agir en Picardie (journal du Conseil Régional)

Culture

Festivals

- Festival international du film d'Amiens.
- Festival International de Jazz.
- Les rendez-vous de la BD d'Amiens.
- Les montreries (la briqueterie).
- FILMED.
- Le Picardie Mouv'. Le Festival des Musiques Actuelles. (Assecarm et Région Picardie)

Musées

- Le Musée de Picardie : grande collection d'archéologie, sculptures et objets d'art médiéval, ...
- Musée de l'hôtel de Berny. Fermé pour travaux jusqu'en 2012.
- Galerie du Vitrail : Vitraux religieux du .
- Maison de Jules Verne : retour sur les traces de l'écrivain dans sa demeure amiénoise.

Fêtes en extérieur

- La Fête dans la ville (mi-juin). Festival international des arts de la rue
- La rèderie d'Amiens (foire à la brocante) qui voit venir chaque année de plus en plus de monde, aussi bien des professionnels, français et étrangers, que de simples promeneurs curieux. Elle se déroule 2 fois l'an, au printemps et à l'automne et accueille plus de 800 exposants professionnels et particuliers

Culture régionale

- Chés Cabotans d'Amiens (Les cabotins en picard) : Fondé en 1933, il s'agit d'un véritable petit théâtre de marionnettes traditionnelles picardes. Lafleur, le héros, est né vers 1811 à Saint-Leu, il parle exclusivement picard. Habillé traditionnellement d'un costume de laquais (velours rouge coiffé d'un tricorne), Lafleur est gai, dynamique, indépendant et débrouillard. Sa devise en dit long sur son caractère: "Bien boire, bien manger et puis ne rien faire".

Musique

- Albin de la Simone
- Ribo
- The Strains
- Les Fatals Picards qui ont représenté la France à l'Eurovision 2007
- Le comité Amiens Burning qui regroupe de nombreux groupes Amienois

Spécialités gastronomiques

- Pâtés de canard
- Ficelles picardes
- Macarons d'Amiens
- Tuiles en chocolat
- Flamiche aux poireaux

Transport

Routier

La ville d'Amiens est desservie par les autoroute A16 & A29.

Aérien

L'Aérodrome d'Amiens - Glisy se situe à à l'est de la ville.

Ferrovaire

Il existe 2 gares :
-la gare d'Amiens, gare principale, dite gare du nord;
-la gare Saint-Roch (Somme) ; toutes deux situées sur la ligne Paris-Boulogne. Une troisième gare, excentrée, la gare TGV Haute Picardie permet l'accès au réseau TGV.

Transport en communs

Le réseau de bus est pris en charge par Amétis, une société d'économie mixte, dont le réseau couvre Amiens Métropole (la ville même et les villes alentours). La mise en place de voies de bus en site propre a débuté en 2006. Le maire, Gilles de Robien, rêve d'installer à Amiens un tramway qui est à l'étude.

Économie

Les éditeurs philatéliques Yvert et Tellier (catalogues de cotations) et l'Écho de la timbrologie (magazine) ont leur direction à Amiens, même si elles ont plusieurs de leurs services en région parisienne. Le groupe Gueudet, l'un des plus importants distributeurs automobiles en France, est implanté à Amiens depuis 1918. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, une bonne partie de l'économie de la ville était liée à l'équipement automobile avec des sociétés comme Valeo, les pneus Goodyear et Sumitomo-Dunlop. Depuis le milieu des années 1990, la ville essaye de se convertir à l'économie d'Internet et de la téléphonie. De nombreux centres d'appels ont ouvert principalement grâce à des aides de la ville, de la région ou de l'État. Amiens est le siège de la Chambre régionale de commerce et d'industrie de Picardie. Elle est aussi le siège de la Chambre de commerce et d'industrie d'Amiens. Elle gère l'Aéroport d'Amiens - Glisy.

Enseignement

Amiens compte plus de 26 000ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dpd/atlas/atlas2006/atlas2006.pdf Atlas régional des éffectifs d'étudiant, Ministère de l'éducation nationale étudiants et regroupe toutes sortes de formations supérieures, notamment :
-L'université de Picardie Jules Verne (UPJV) qui a son siège à Amiens et comprend des enseignements dans de nombreux domaines
-Facultés de médecine et de pharmacie ,
-Facultés de droit, de sciences-politiques et d'économie (au pied de la cathédrale),
-Faculté de sciences (dans le quartier Saint-Leu),
-IUP MIAGE (Méthodes informatiques appliquées à la Gestion des Entreprises),
-Facultés de sciences humaines, de lettres, de langues et STAPS (au Campus d'Amiens Sud),
-IUT Gestion des Entreprises et Administrations, Informatique, Génie Mécanique et Productique, Génie Civil, Génie Biologique et Tech de Co (au Campus Sud),
-Faculté des arts au site de la Teinturerie (centre-ville),
-Formation Continue et e-learning (centre-ville).
- Classes préparatoires aux grandes écoles scientifiques (Maths SUP MPSI, PCSI et Maths SPE MP, MP étoile, PC, PC étoile, PSI, TSI au lycée Édouard Branly), économiques voie scientifique(ECS), classe préparatoire économique voie économique au lycée Madeleine Michelis et classe préparatoire économique option technologique au lycée Edouard Gand, bio-veto et littéraires (hypokhâgne et khâgne) au lycée Louis Thuillier ;
-ESIEE : École supérieure d'ingénieurs en électronique et en électrotechnique ;
-École supérieure de commerce (Sup de Co) ;
-ISAM : Institut supérieur d'administration et de management (rattachée à la précédente) ;
-ESAD : École supérieure d'art et de design.
-École de Technicien en Analyses Biomédicales (IFTAB) ;
-Écoles d'infirmières et d'infirmiers ;
-École de sages-femmes ;
-École de masseur-kinésithérapeute.
-Ecole normale d'instituteurs d'Amiens

Jumelages

La ville d'Amiens est jumelée avec les villes allemandes de Dortmund et de Görlitz , ainsi qu'avec Darlington , et depuis 2005 avec Tulsa

Sports

Grâce à sa forte population étudiante, Amiens s'est vu décerner le titre de la ville la plus sportive par le journal L'Équipe en 2001.
- Football :
- l'Amiens SC, évoluant en L2, finaliste de la Coupe de France en 2001.
- l'Amiens AC, évoluant en CFA2 (D5).
- Hockey sur glace :
- les Gothiques d'Amiens, évoluant en Ligue Magnus, qui furent deux fois champions de France.
- Football américain :
- Les Spartiates d'Amiens, évoluant dans le Casque de diamant.
- Badminton :
- l'AUC (Amiens Université Club). Site web : Amiens accueille depuis le 29 avril 2006 la Fédération française de hockey sur glace créée lors de la coupe du monde de Hockey sur glace du groupe B (antichambre de l'élite mondiale) organisée à Amiens à la même époque.

Références

Filmographie

- Roselyne et les lions (sorti en 1989), film de Jean-Jacques Beineix, avec Isabelle Pasco.

Voir aussi

- Cathédrale Notre-Dame d'Amiens
- Liste des évêques d'Amiens
- Université de Picardie (ou Université Jules Verne)
- Tour Perret ==
Sujets connexes
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