Kachoube

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Famille cachoube Drapeau cachoube Signalisation bilingue en polonais et en kachoube à la frontière du district de Puck en Poméranie. La langue kachoube ou cachoube (kaszëbsczi jãzek / kaszëbskô mòwa) appartient au groupe slave de la famille des langues indo-européennes. Le mot cachoube vient de kassub qui désigne un manteau que portaient les Cachoubes. Faisant partie de la branche nord-occidentale des langues slaves, c’est la se
Kachoube

Famille cachoube Drapeau cachoube Signalisation bilingue en polonais et en kachoube à la frontière du district de Puck en Poméranie. La langue kachoube ou cachoube (kaszëbsczi jãzek / kaszëbskô mòwa) appartient au groupe slave de la famille des langues indo-européennes. Le mot cachoube vient de kassub qui désigne un manteau que portaient les Cachoubes. Faisant partie de la branche nord-occidentale des langues slaves, c’est la seule langue poméranienne encore réellement parlée, les autres (le polabe, le slovince ou vieux-poméranien, les langues des tribus slaves de Poméranie occidentale, de part et d’autre de l’Oder) étant des langues mortes. Le cachoube a lui aussi failli disparaître du fait des politiques d’assimilation successives, surtout sous le régime communiste d’après-guerre. Dans Le Tambour, l'écrivain allemand Günter Grass décrit comment la mère et l'oncle du protagoniste Oskar Matzerath doivent pratiquer leur langue de manière quasi-secrète. Le cachoube est parlée dans le nord de la Pologne dans une partie de la province de Poméranie (« terre du bord de mer »), à l’ouest de l’agglomération de Gdańsk. L'utilisation du cachoube est relativement plus fréquente dans les cantons de Gdańsk (Gduńsk), Gdynia (Gdiniô), Wejherowo (Wejrowò), Puck (Pùck), Lębork (Lãbòrg), Bytów (Bëtowò), Kartuzy (Kartùzë), Koœcierzyna (Kòscérzna) et Chojnice (Chòjnice). Les Cachoubes n’ont pas le statut de minorité nationale ou ethnique, mais celui de groupe linguistique, sans doute parce que la Cachoubie n’a jamais existé politiquement, pas même en tant que région autonome. Il y a entre et personnes qui parlent ou comprennent le cachoube ; environ le parlent à domicile, le plus souvent en zones rurales. Mais le nombre de personnes qui appartiennent à la mouvance culturelle cachoube est plus important, approximativement un demi-million d’habitants. Les administrations locales peuvent utiliser le cachoube depuis 2005 seulement, à titre de langue complémentaire à la langue officielle. Le cachoube se rapproche du vieux polonais : il en a gardé beaucoup de mots ainsi que nombre de ses phonèmes. En revanche, contrairement à une opinion courante, le cachoube n’a intégré qu’à peine 5 % de mots allemands dans son vocabulaire, beaucoup d’emprunts étant anciens et communs au polonais. Cracovie en 1893 S’il existe de nombreux dialectes locaux du cachoube (presque chaque canton a son dialecte), il est possible de distinguer le cachoube du nord et le cachoube du sud. Carte de l'aire linguistico-culturelle cachoube d'aujourd'hui La littérature cachoube (le cachoube écrit) est proche du polonais à cause d’emprunts de vocabulaire et à une syntaxe similaire. Le cachoube s'écrit depuis le en écriture latine, d'après le modèle polonais. En revanche, le cachoube parlé diffère très nettement du polonais car d'importantes dissemblances existent dans l’alphabet, l’utilisation des prépositions, le vocabulaire et la formation des mots, les déclinaisons. Les règles d'accentuation sont très différentes de celles du polonais, du fait notamment de la chute des voyelles dans les syllabes non accentuées. Les dissonances phonétiques sont telles qu’un polonais ne comprend pas d’emblée le cachoube, qui lui parait difficile, alors qu’il comprendra plus facilement d’autres langues slaves telles que le slovaque ou le tchèque. Le cachoube est enseignée dans une cinquantaine d’écoles primaires et une dizaine de lycées, au total environ 6000 élèves suivent l’enseignement de la langue. Depuis 2005 le cachoube est une matière à option du baccalauréat. Friedrich Lorentz (1870-1937) du Mecklembourg a réalisé d’importantes recherches sur la langue, publiant plusieurs ouvrages sur l’orthographe et la grammaire ainsi qu'un dictionnaire de cachoube-poméranien. Le linguiste polonais de Cracovie, Stefan Ramult (1859-1913), a également publié un ouvrage sur ce thème.

Alphabet kachoube

Voir aussi

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Sujets connexes
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