Championnat de France de football

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Le championnat de France de football, connu sous le nom de Ligue 1 Orange depuis 2002, est une compétition annuelle mettant aux prises les vingt meilleurs clubs de football en France. Cette année, le championnat professionnel fête son 75 anniversaire. La première journée de l'édition inaugurale s'est tenue le 11 septembre 1932. Nommé « National » en 1932-33, le championnat prend le nom de « Division 1 » de 1933 à 2002 avant d'être rebaptisé « Lig
Championnat de France de football

Le championnat de France de football, connu sous le nom de Ligue 1 Orange depuis 2002, est une compétition annuelle mettant aux prises les vingt meilleurs clubs de football en France. Cette année, le championnat professionnel fête son 75 anniversaire. La première journée de l'édition inaugurale s'est tenue le 11 septembre 1932. Nommé « National » en 1932-33, le championnat prend le nom de « Division 1 » de 1933 à 2002 avant d'être rebaptisé « Ligue 1 » durant l'été 2002. L'Olympique Lyonnais est le tenant du titre depuis 2002 ce qui est un record (sixième titre consécutif).

La création du Championnat de France professionnel

Le football français résiste au professionnalisme jusqu'en 1930. En juillet de cette année, le Conseil national de la Fédération française de football se prononce par 128 voix contre 20 (Paris, Alsace et Auvergne) et 1 abstention (le président Jules Rimet) pour la mise en place du professionnalisme en FranceGabriel Hanot, « Naissance, enfance, adolescence et maturité du football professionnel en France », p.18 in Gilles Gauthey, Le football professionnel français, tome 1, Paris, 1961. Les pères fondateurs du professionnalisme français sont Georges Bayrou, Emmanuel Gambardella et Gabriel Hanot. Il est mis en application en 1932. La Fédération décide de limiter le statut professionnel à une élite restreinte. Elle met alors en place un championnat national à vingt clubs. Eux seuls pourront évoluer sous statut professionnel en 1932-1933. La Fédération édicte trois règles pour limiter le nombre des candidatures au statut professionnel : avoir eu des résultats probants par le passé, avoir des recettes guichets suffisamment importantes pour équilibrer les finances et avoir recruté au moins huit joueurs sous statut professionnelAlfred Wahl et Pierre Lanfranchi, Les footballeurs professionnels des années trente à nos jours, Paris, Hachette, 1995, p.61. Certains clubs refusent par principe le statut professionnel : les trois clubs strasbourgeois, le RC Roubaix, Amiens SC et de nombreux clubs parisiens dont le Stade français refusent ainsi de se porter candidat. Dans d'autres clubs, la tension est telle que l'on doit jouer sur des artifices pour permettre a certains clubs d'accéder à ce statut. Au Racing Club de France, historiquement hostile au statut pro, il n'est ainsi pas question de se fourvoyer. L'équipe fanion du RCF est alors rebaptisée Racing Club de Paris, et pose sa candidature au statut professionnel sous ce nom. L'Olympique Lillois fut également en pointe dans le refus au statut pro, mais pas pour des raisons de morale. La hantise de président Henri Jooris, également président de la puissante Ligue du Nord, était le passage de sa Ligue au rang d'une sorte de Division 2. Les voisins lillois du SC Fives n'eurent pas ces scrupules et furent candidats. Certains joueurs lillois commençaient même à signer des contrats professionnels avec Fives. Pour stopper l'hémorragie, Jooris fut contraint de présenter Lille au statut professionnelPaul Hurseau et Jacques Verhaeghe, Olympique Lillois, Sporting Club Fivois, Lille O.S.C., Joué-les-Tours, Alan Sutton, 1997, p.19. Même le Stade rennais hésita à franchir le pas du professionnalisme alors que le club faisait figure de club en pointe à ce sujet. A la surprise générale, le comité directeur repoussa cette possibilité par vote par 73 voix contre 20. Il fallut que les supporters promettent de renflouer les caisses en cas de déficit pour que le club rennais s'engage finalement chez les prosClaude Loire, Le Stade rennais, Rennes, Apogée, 1991, p.160-161. Si les dirigeants des clubs du Nord du pays apparaissent globalement hostiles à cette évolution, ce n'est pas le cas dans le Sud et de très nombreux clubs n'hésitent pas à poser leur candidature. Le Sud-est hérite ainsi à lui seul de près de la moitié des autorisations (neuf sur vingt). Un an plus tard, une Division 2 est mise en place et quelques clubs réticents en 1932 acceptent de franchir le Rubicon, Strasbourg, Amiens et le RC Roubaix notamment.

Histoire

L'avant-guerre (1932-1939)

Cinq clubs se partagent les sept premiers titres attribués : le FC Sochaux et le FC Sète en gagnent deux chacun tandis le RC Paris, l'Olympique de Marseille et l'Olympique Lillois doivent se contenter d'un seul. Ces cinq formations constituent de 1932 à 1939 la colonne vertébrale du championnat. Les joueurs britanniques, bien sûr, mais aussi ceux originaires d'Europe centrale (Autriche au premier chef) sont nombreux à rejoindre les clubs français désormais professionnels qui comptent ainsi dans leurs rangs quelques-uns des meilleurs joueurs de la planète. Citons ici Rodolphe Hiden, André Abegglen et Larbi Ben Barek. Côté françaisHiden fut naturalisé français et joua en équipe de France, tout comme Ben Barek, qui n'avait pourtant pas la nationalité française., Roger Courtois et Jean Nicolas sont les joueurs les plus en vue. Miné par des problèmes financiers inhérents au passage au professionnalisme et à la multiplication des longs déplacements, la guerre fauche le football professionnel alors seulement âgé de 7 ans. Un « effet Coupe du Monde » avait même été noté depuis le mondial français de 1938, laissant présager d'un avenir radieux.

Championnats de guerre (1939-1945)

Les championnats de 1939 à 1945 sont dits « Championnats de guerre ». Par convention, ces titres ne figurent pas au palmarès des clubs. En effet, entre 1939 et 1945, la France du football fut entravée par la guerre : les combats, le gouvernement de Vichy, les bombardements puis le désordre des premiers mois de la Libération furent d'authentiques freins à la mise en place d'un championnat digne de ce nom. Il est vrai que le championnat de la « drôle de guerre » ne fut jamais achevé, tandis que ceux de 1941, 1942 et 1943 couronnèrent un champion au Nord, un autre au Sud. En 1944, les équipes régionales du régime de Vichy sont à l'œuvre. La confusion de la saison de la Libération et l'impossibilité pour les clubs de l'Est d'y prendre part (combats obligent) expliquent le reclassement de cette compétition comme le dernier des « championnats de guerre ».

L'après-guerre (1945-1954)

La refonte de la Division 1 est le sujet numéro 1 de l'été 1945. Qui repart ? Et à quel titre ? Certains clubs ont fusionné pendant la guerre : Lille et Fives d'une part, les deux Roubaix et Tourcoing d'autre part. Des places se libèrent, d'autant que l'élite passe de 16 à 18 clubs. On se réfère ainsi aux résultats du dernier championnat pour admettre directement en D1 les clubs de Lyon, Bordeaux et Reims. Reims (4 du groupe Nord) est préféré à Clermont (4 du groupe sud) en raison de ses bons résultats durant les saisons de guerre. Le LOSC du président Louis Henno est le grand club de l'immédiate après-guerre. Les Lillois enlèvent deux titres et collectionnent les deuxièmes places. L'équipe surprise est également originaire du Nord. Le CORT Roubaix remporte en effet à la surprise générale le titre en 1947 avec quatre points d'avance sur une valeur montante du football français : le Stade de Reims. Les autres clubs titrés sont les Girondins de Bordeaux qui s'appuient sur une défense imprenable en 1950, et l'Olympique de Marseille qui s'impose au « finish » devant Lille et Reims en 1948. Emmené par le brillant Brésilien Yeso Amalfi en 1950-51, l'OGC Nice est le premier club a remporter deux titres consécutifs. Yeso part pour l'Italie après le premier titre, mais les Aiglons signent un doublé coupe-championnat en 1951-52.

Le football Champagne (1955-1963)

Sous la conduite d'Albert Batteux depuis 1950, le Stade de Reims s'impose comme l'équipe vedette du championnat en s'appuyant sur des joueurs comme Raymond Kopa (1951-56), Robert Jonquet (1942-60), Armand Penverne (1947-1959) et Just Fontaine (1956-62) notamment. Face à l'armada rémoise, Nice, Saint-Etienne et Monaco parviennent s'imposer. Le premier titre stéphanois est acquis en 1957 avec quatre points d'avance sur le RC Lens. Les meilleurs Verts de cette époque étaient Claude Abbes, Kees Rijvers, Rachid Mekloufi et Eugène N'Jo Léa sous la direction de Jean Snella. Nice et Monaco signent deux titres chacuns durant cette époque. Les principaux artisans de ce succès furent les entraineurs Luis Carniglia puis Jean Luciano à Nice et Lucien Leduc à Monaco. Le départ de Raymond Kopa pour le Real Madrid en juin 1956 est un crèvecoeur pour les supporters français. Il ne fut toutefois le premier à opter pour l'étranger et son exemple resta isolé. Just Fontaine aurait pu partir jouer au Brésil en fin de carrière, mais une blessure mis fin à ces exploits sur les terrains plus tôt que prévu.

Verts et Canaris (1963-1983)

Le FC Nantes accède en D1 en 1963 et remporte le titre dès sa deuxième saison parmi l'élite. Le jeu à la nantaise proné par José Arribas qui s'appuie avant sur la vitesse et le collectif est un digne héritier du football champagne du grand Stade de Reims. Saint-Étienne s'avère le seul club capable de rivaliser avec les canaris nantais et les matchs Nantes-Sainté seront, vingt ans durant, les sommets de la saison. Entre 1963 et 1983, les Verts enlèvent neuf titres et Nantes six, ne laissant que des miettes aux autres clubs. L'OM du président Marcel Leclerc parvient a connaitre deux sacres consécutifs (1971 et 1972) et le RC Strasbourg de l'entraîneur Gilbert Gress accroche le titre en 1979. L'AS Monaco enlève deux titres en 1978 et 1982. Outre ces clubs couronnés, Bordeaux collectionna les deuxièmes places. Deux générations de joueurs se succèdent sur ces vingt saisons. Robert Herbin, Jean-Claude Suaudeau et Gilbert Gress réussissent ainsi comme joueur avant de devenir des entraîneurs de talent. Côté joueurs chez les Verts on notera Rachid Mekloufi et Robert Herbin puis Jean-Michel Larqué, Christian Lopez, Dominique Bathenay, Georges Bereta, Hervé Revelli et Dominique Rocheteau sans oublier le gardien yougoslave Ivan Curkovic et le stoppeur Oswaldo Piazza. A Nantes, on citera Henri Michel, Maxime Bossis, Jean-Paul Bertrand-Demanes, Philippe Gondet, Bernard Blanchet et José Touré. Côté entraîneurs à Nantes, José Arribas, Jean Vincent et Jean-Claude Suaudeau inscrivent le club de Loire-Atlantique dans une continuité. La course au titre de meilleur buteur de la saison 1970-1971 fut l'un des grands moments de cette période. Le Marseillais Josip Skoblar remporte finalement le titre avec 44 buts inscrits en 38 matchs devant le Stéphanois Salif Keita, 42 buts. A l'image des 13 buts inscrits en phase finale de Coupe du monde par Just Fontaine en 1958, ce record de 44 buts sur une saison apparait comme inaccessible, même pour des buteurs en série comme l'Argentin Carlos Bianchi qui plafonne à 37 buts en 38 matchs en 1977-78. Autres grands buteurs de ces années : Philippe Gondet (36 buts en 1965-66), Bernard Lacombe (255 buts de 1970 à 1987), Hervé Revelli (216 buts de 1966 à 1975) et Delio Onnis (299 buts de 1972 à 1986), notamment. Michel Platini, Alain Giresse, Jean-Marc Guillou, Jean-Michel Larqué et Safet Susic brillèrent particulièrement au poste de milieu de terrain offensif tandis que Luis Fernandez et autres Jean Tigana s'illustrèrent en milieu défensif. A l'arrière, outre les défenseurs stéphanois et nantais déjà nommés dans ce chapitre, on citera Marius Trésor, Roger Lemerre, Jean Djorkaeff, Bernard Bosquier et Manuel Amoros. Chez les gardiens de but, citons Georges Carnus, Dominique Baratelli, André Rey, Jean-Luc Ettori, Joël Bats et Bruno Martini.

La déraison au pouvoir (1983-2001)

Cette période est marquée par le montée en puissance de clubs comme Bordeaux, Marseille et le PSG qui s'appuient sur des moyens financiers conséquents et pas toujours très clairs. Les affaires se multiplient et on atteint des sommets à l'occasion de l'affaire VA-OM et le titre de champion de France 1992-93 reste « non attribué ». Les hommes forts de cette période sont quatre dirigeants : Claude Bez, président des Girondins de Bordeaux de 1977 à 1990, qui transforme ce bon club en grand club ; Jean-Luc Lagardère, propriétaire du Paris FC puis du Matra-Racing, est responsable de la crise inflationniste de la seconde moitié des années 1980 ; Bernard Tapie, président de l'Olympique de Marseille, qui alterne le meilleur et le pire, et Canal+, propriétaire du PSG de 1991 à 2006, qui, à l'image d'un Tapie à Marseille, passe du meilleur (présidence de Michel Denisot), au pire après 1998. En 1996, l'arrêt Bosman ouvre les frontières europennes et on assiste depuis cette date à un véritable pillage des meilleurs joueurs français par les clubs étrangers (voir Liste de footballeurs français expatriés depuis l'arrêt Bosman). 1996 est également l'année choisie par l'AJ Auxerre, modèle de centre de formation à la française, pour accrocher son seul titre de champion de France. Deux ans plus tard, c'est le Racing Club de Lens qui vit son premier sacre, juste devant le FC Metz, autre grand ancien jamais encore couronné. Le meilleurs joueurs de cette époque furent principalement des Bordelais (Alain Giresse et Jean Tigana), des Marseillais (Jean-Pierre Papin, Chris Waddle et Basile Boli) et des Parisiens (Raï, Valdo et George Weah), mais modifications du marché des transferts oblige, le championnat se contente le plus souvent depuis le milieu des années 1990 de voir éclore des talents avant un départ sous d'autres cieux. Michel Platini faisait figure d'exception en début de période, aujourd'hui, c'est par dizaines que l'on compte les anciens joueurs du championnat de France évoluant au plus haut niveau à l'étranger. On citera ici pour mémoire Eric Cantona, Laurent Blanc, Didier Deschamps, Marcel Desailly, Zinedine Zidane, Lilian Thuram, Thierry Henry, Bixente Lizarazu, Patrick Viera.

L'hégémonie lyonnaise (depuis 2001)

L'Olympique Lyonnais domine le championnat du début du en remportant six titres consécutifs, record du genre, depuis la saison 2001-2002. La série est toujours en cours. Le président lyonnais Jean-Michel Aulas est à la base de cette réussite pour un club qui n'avait jamais connu cet honneur au . L'OL appuie son succès sportif sur des joueurs comme Sonny Anderson, puis Grégory Coupet, Juninho et autres Cris. La concurrence des Lyonnais est homogène : en 6 titres remportés, ils ont hérité chaque année d'un dauphin différent. Le pillage des meilleurs talents du championnat se poursuit. Ronaldinho n'effectue ainsi qu'un crochet par le PSG avant de rejoindre le FC Barcelone en provenance du Brésil. Les internationaux français évoluent pour la grande majorité dans des clubs étrangers. Cette politique génère nombre de désillusions au niveau européen, mais permet au championnat, ogre lyonnais mis à part, de proposer un plateau d'équipes assez homogènes.

Évolution du règlement

La promotion/relégation est désormais très simple. Les trois derniers du classement général final sont relégués tandis que les trois premiers de D2 sont promus. Cette méthode est en usage depuis 1993. Avant cette date, certains clubs étaient directement relégués (généralement deux) tandis qu'un système de barrages entre clubs mal classés de D1 et ceux classés juste après ceux promus de D2 avait lieu. Ces barrages eurent de multiples variantes. La plus simple consistait à opposer le 18 (ou le 16 en cas de championnat à 18 clubs) de la Division 1 contre le 3 de D2. Il exista également de véritables petits championnats d'après saison impliquant jusqu'à quatre clubs (deux de D1 et deux de D2). A l'époque du championnat à deux groupes, un match de pré-barrage opposait les deux vice-champions de chaque groupe de D2. Le vainqueur de cette confrontation affrontait alors le 18 de D1. Afin de relancer le spectacle, la Ligue met en place plusieurs systèmes de bonifications. Le bonus des années 1970 est le plus fameux. On accorde un point supplémentaire aux équipes marquant trois buts en 1973-1974. Ainsi, un match nul 3-3 est récompensé d’un point supplémentaire pour chaque équipe, générant quelques matchs douteux. La Ligue rectifie le tir la saison suivante en accordant seulement un point supplémentaire à une équipe qui s'impose en marquant au moins trois buts, puis abandonne cette formule qui prêta à controverses (1976). La Ligue joua également sur le nombre de points attribués pour une victoire. Dès la saison 1988-1989, le système de la victoire à trois points est testé. Il est finalement adopté en 1994. En 1932-33, la D1 compte 113 joueurs étrangers sur 387, soit 29, 2%. On monte à 35% en 1933-34Alfred Wahl et Pierre Lanfranchi, op. cit., p.79. Leur nombre est ensuite limité à trois puis à deux sur le terrain dès 1938Marc Barreaud, Dictionnaire des footballeurs étrangers du championnat professionnel français (1932-1997), Paris, L'Harmattan, 1998, p.20. Malgré ces restrictions, les clubs de D1 conservent en moyenne plus de cinq joueurs étrangers dans leurs effectifs jusqu'à la guerreAlfred Wahl et Pierre Lanfranchi, op. cit., p.79. De 1945 à 1955, le nombre moyen des joueurs étrangers par club de D1 passe de 1 à 3, 45Marc Barreaud, op. cit., p.20. Paul Nicolas, président du Groupement ferme les portes du championnat aux joueurs étrangers le 27 avril 1955Alfred Wahl et Pierre Lanfranchi, op. cit., p.137. Ceux déjà sous contrat peuvent rester (ils ne seront plus que 16 en D1 en 1960), mais aucun joueur étranger ne peut être recruté. Le but de Nicolas est de favoriser la formation au sein des clubs. Entre 1961 et 1963, les clubs peuvent recruter un joueur étranger, mais la frontière est ensuite de nouveau fermée jusqu'en 1966. De nombreux joueurs africains profitent de la période de fermeture du marché étranger pour faire leur entrée en masse en D1. Ces footballeurs africains et les clubs jouent en effet sur la double-nationalité des joueurs tous nés sous autorité française, empire colonial oblige. Après 1966, le marché étranger reste toujours accessible aux clubs français. Le nombre des joueurs étrangers par club est d'abord limité à deux, puis à trois. L'arrêt Bosman modifie la donne en profondeur en créant de fait un marché européen ouvert à partir de la saison 1996-1997. Cette nouvelle réglementation est néfaste au championnat de France qui perd nombre de ses meilleurs joueurs. Le contrôle financier des clubs par la Direction Nationale de Contrôle de Gestion est la conséquence de dérives observées durant les années 1980. Elle a une fonction de contrôle et dispose des moyens de sanctionner, notamment le pouvoir de rétrograder des clubs ou les interdire de promotions. La DNCG délivre ses premières sanctions de rétrogradation administrative en 1991. Le président de la Ligue Noël Le Graët tenta également d'imposer des critères pour accéder en D1 en matière de capacité d'accueil des stades. Cette règle ne fut jamais vraiment respectée, et jamais un club ne fut relégué ou interdit d'accéder à l'élite pour cette raison. Les cas de stades vétustes ou loin des minima imposés ne manquent pourtant pas, aujourd’hui encore.

Le trophée

L'Olympique Lillois, et son capitaine Georges Beaucourt, reçurent à l'issue de la finale du 14 mai 1933, des mains du sous-sécrétaire d'état à l'éducation nationale M. Ducos, la coupe récompensant le champion de France professionnelPierre Delaunay, Jacques de Ryswick et Jean Cornu, 100 ans de football en France, Paris, Editions Atlas, 1982, p.129. Il s'agissait d'ailleurs plus d'un vase (pas de anse) que d'une coupe. Ce trophée avait été offert par le journal Le Petit Parisien. Lille conserva définitivement ce premier trophée et Le Petit Parisien financa un nouveau trophée, différent du premier, mais toujours sans anse, qui resta en activité jusqu'en 2002. On remplaca juste la plaque mentionnant Le Petit Parisien après la guerre par une autre au nom du Parisien Libéré. Toutefois, il n'exista que très rarement de véritables cérémonies de remise officielle. Au milieu des années 1980, la ligue tenta pourtant de rétablir cet usage. On se souvient ainsi de la remise du trophée aux Girondins de Bordeaux à domicile contre AS Monaco en 1985
France Football N°2042 du 28 mai 1985, p.13. Pour récompenser l'AS Saint-Etienne de ces dix titres, un « super trophée » fut remis ; Il s'agissait du trophée remis tous les ans au champion, mais à une échelle 1, 5 Georges Ziegler, Roger Rocher, la passion, Lyon, Horvath, p.161. Avec le changement de nom du championnat, un nouveau trophée est créé : le Trophée de Ligue 1. Une cérémonie de remise calquée sur le modèle anglais est également mise en place. Représentant de manière stylisée un torse, il est présenté pour la première fois au public le 6 mai 2003France Football, N°2978 bis du 9 mai 2003, p.23. Pour honorer l'Olympique Lyonnais, cinq fois champion consécutivement, il fut décidé que le club le conserverait définitivement après le titre de 2006. Le nouveau trophée Hexagoal fut remis pour la première fois à l'Olympique Lyonnais à l'issue de la saison 2006-2007.

L'affiche

Depuis la mise en place d'un championnat en 1894, certaines rivalités ont généré des affiches focalisant l'intérêt des supporters et des médias. Depuis le début des années 1990, l'affiche PSG-OM se dégage ainsi clairement du reste du calendrier. La première affiche du championnat remonte à la fin du et opposa, de 1894 aux premières années du , les clubs parisiens du Standard AC et du Club français. L'effectif du Standard était principalement composé de joueurs britanniques tandis que les Clubistes étaient majoritairement français. Durant les dix années précédant la Première Guerre mondiale, c'est l'âge d'or des derbies avec la multiplication d'affiches mettant aux prises des clubs de la même ville. L'Olympique de Marseille avait ainsi fort à faire au niveau local face au Stade Helvétique de Marseille. De 1919 à 1932, la Coupe de France est la compétition de référence et initie les premières rivalités régionales. La création du championnat professionnel en 1932 accentue cette tendance. La politique un club, une ville, illustrée notamment par la fusion forcée des trois clubs professionnels de Bordeaux en 1937 élimine ainsi du calendrier les derbies interne à une même ville, et même Paris, ne dispose depuis 1990, date de la relégation du Matra Racing, que d'un seul club parmi l'élite, malgré des discours convenus sur l'intérêt de mettre en place un deuxième grand club à Paris. Déjà initiés avant la Seconde Guerre mondiale, les derbies régionaux s'imposent comme des rendez-vous incontournables du calendrier après le conflit. Il est vrai que les rencontres entre Lyon et Saint-Etienne ou Lens et Lille avaient été rares au plus haut niveau avant 1945. A l'image la rivalité entre le Standard et le Club Français de la fin du XIXe siècle, des chocs émergent également du calendrier. Ainsi, les rencontres entre le RC Paris et le Lille OSC entre 1945 et 1955, furent l'équivalent des PSG-OM d'aujourd'hui. Dans la même veine, le Stade de Reims remplace Lille comme rival du Racing du milieu des années 1950 au milieu des années 1960. Puis ces deux phares du football français se trouvent éclipsés par deux valeurs montantes : Nantes et Saint-Etienne. Du milieu des années 1960 au début des années 1980, le choc, c'était Nantes-Sainté. On signalera la micro-rivalité entre Saint-Etienne et Marseille entre 1969 et 1972, mais malgré une brillante mise en scène médiatique (Leclerc, président de l'OM était directeur du journal But!), l'opposition Nantes-Sainté restait l'affiche principale. Sous la direction de Claude Bez, les Girondins de Bordeaux s'impose comme la meilleure formation française des années 1980 et l'opposition face à l'OM de Bernard Tapie, dans la seconde moitié des années 1980, constituait un choc à la mesure des présidents des deux clubs. Depuis les déboires du président Bez, le PSG version canal+ est parvenu à se glisser dans la brèche, et en jouant sur la vieille rivalité Paris/Province, le choc PSG-OM fut mis au monde. Certains journalistes de la chaîne cryptée ont baptisé au début des années 2000 ce choc du terme de "classico", avec deux S contrairement au modèle espagnol.

Économie du championnat

Selon le dernier rapport financier publié par la DNCG, le budget cumulé des vingt clubs de Ligue 1 était de 910 millions d'euros en 2005-2006, soit une hausse de 39% par rapport à la saison 2002-2003 . Grace à cette solide croissance qui repose essentiellement sur une hausse importante des droits télé, les clubs français ont pu sortir de la crise financière quasi permanente depuis les débuts du championnat. Mis à part le PSG, tous les clubs de l'élite présentent désormais des comptes équilibrés ou bénéficiaires. La saison 2005-2006 est même marquée par un bénéfice global pour l'ensemble des clubs de Ligue 1 de 27, 708 millions d'euros. En comparaison, le déficit cumulé des clubs de l'élite était de 151, 176 millions d'euros sur la seule saison 2002-2003. Cette dernière grave crise financière qui débute au milieu des années 1980 avec la hausse des salaires imposée par des clubs comme le Matra-Racing fait suite à une autre période difficile qui débute au début des années 1960 et qui s'achève au milieu des années 1970. Au pire de la crise, la moyenne des spectateurs plonge à moins 7000 par match en 1968-69. Nombre de clubs prestigieux furent d'ailleurs contraints de stopper leurs activités en professionnel : le FC Sète (1960), le CA Paris (1963), le CORT Roubaix (1963), l'AS Troyes (1963), l'US Forbach (1966), le Racing Club de Paris (1966), le Stade français (1967), le SO Montpellier (1969), l'AS Béziers (1969), le RC Lens (1969) et le Lille OSC (1969), notamment. Après cette hécatombe, la Fédération et la Ligue, toujours en froid depuis 1944, trouvèrent un terrain d'entente afin de sauver le football français de haut niveau : c'est la réforme des compétitions qui entre en application en 1970. Depuis 1932, le championnat était fermé, et aucune équipe ne pouvait descendre de D2 en CFA. A partir de 1970, ce dispostif n'est plus, permettant l'émergence de nouveaux clubs professionnels comme Auxerre et Guingamp, parmi d'autres. Jusqu'aux années 1970, la quasi totalité des recettes des clubs provenait des guichets. En 2005-2006, les recettes des vingt clubs de Ligue 1 proviennent à 57% des droits télé et seulement à 15% des guichets. La publicité fut toujours présente autour des stades mais apparait sur les maillots des joueurs en octobre 1969 Alfred Wahl, Les archives du football. Sport et société en France (1880-1980), Paris, Gallimard-Julliard, p.330. Ce type de recettes pèse en 2005-2006 pour 18% dans les budgets des clubs de l'élite. Le merchandising et les subventions des collectivités locales (3%) complètent les budgets. Ces mêmes subventions représentaient un quart des recettes au début des années 1980Alfred Wahl, op. cit., p.328. Elles sont désormais sévèrement encadrées par la réglementation européenne.

Le championnat et la télévision

Avant Canal+ (1956-1984)

La première retransmission d'un match du Championnat de France en direct remonte au 29 décembre 1956. La rencontre Stade de Reims-FC Metz est diffusée par l'ORTF contre le versement d'une compensation financière au Stade de Reims couvrant la différence entre la recette du jour et la moyenne des recettes du clubcoll., Football 58, Paris, L'Équipe, 1957, p.5. Le parc est alors estimé à 700.000 téléviseurs en France. Le 12 novembre 1959, une crise éclate entre le football et TV suite à la diffusion sur la chaîne unique française du match Hongrie-Allemagne. La FFF qui n'avait pas donné son feu vert à cette diffusion bloque désormais toutes diffusions. Georges Briquet est alors nommé en 1960 comme médiateur afin de dénouer la crise qui s'enlise. Les accords signés le 4 février 1961 entre la fédération et l'ORTF ne concernent pas le championnat, qui reste absent des antennes pendant quatre autres années. En 1965-1966, quatre matchs de championnat de D1 sont diffusés en direct par l'ORTF : Sedan - Bordeaux, Sochaux - Nantes, Angers - Valenciennes et Stade Français – Sochaux. Red Star - Nantes et Sedan - Marseille en 1967-1968, puis sept matchs en 1968-1969, AC Ajaccio - Sedan, Lyon - St-Etienne, Rouen - Nantes, Nancy - Reims, Sedan - Metz, Bordeaux - St-Etienne et Angers - Angoulême, sont également diffusés en direct. Le 10 novembre 1968, la rencontre Red Star - Saint-Etienne est déprogrammée à la dernière minute par l'ORTF. Les clubs peuvent désormais arborer de la publicité sur leurs maillots, mais cette innovation déplait à la télé qui se refuse à diffuser des rencontres d'hommes-sandwiches. C'est le coup d'envoi d'une nouvelle période crise entre football et télévision en France. Le 6 mars 1969, signature d'accords entre la FFF et l'ORTF sous la haute autorité du ministère de l'information fixant les diffusions de matchs de football. Les téléspectateurs français pourront voir notamment 15 secondes périodes de matchs de D1 en différé pendant la saison 1969-1970. Les clubs repoussent cet accord et suite à l'affaire Vittel (la Ligue voulait imposer un sponsor unique à tous les clubs) récupèrent leurs droits de négocier directement avec l'ORTFAlfred Wahl, op. cit., p.330. Le prix minimum d'un match de D1 est fixé à 120.000 F. Le 8 novembre 1969, diffusion en direct par l'ORTF du match de championnat de D1 Lyon - Rennes devant seulement 894 spectateurs payants. Cette affluence famélique signe l'arrêt de mort des retransmissions en direct des matchs de championnat. En septembre 1976, la Ligue propose à Antenne 2 de lui céder gratuitement les images des résumés de matchs pour créer un magazine hebdomadaire de football. Jean Sadoul et Jean-Claude Darmon veulent surfer sur la vague verte qui vient de submerger la France entière et réconcilier au passage télévision et football, en froid depuis l'introduction massive de la publicité autour des stades et sur les maillots. À la surprise générale, Antenne 2 refuse ! Robert Chapatte et Roger Couderc repoussèrent ces propositions, précisant même qu'une émission qui proposerait des buts de football n'intéresserait personne... Un an plus tard, la Ligue propose le même produit à TF1, qui accepte, contre le versement de droits de 450 000 francsAlfred Wahl, op. cit., p.331. : c'est la création de Téléfoot le 16 septembre 1977, proposant le samedi à partir de 23 heures les résumés des matchs de divisions terminés une heure plus tôt. C'est un grand succès, et le prix du contrat atteint déjà trois millions de francs par an en 1979. La télévision français abandonne alors progressivement sa politique de dédommagement pour payer désormais le spectacle football à son prix comme l'illustre le président Claude Bez : « Il n'y a pas si longtemps, le football était à genoux devant la télévision. Maintenant, celle-ci doit se plier aux règles du jeu. » Jean-François Bourg, Football business, Paris, Olivier Orban, 1986, p.129

L'ère Canal+ (depuis novembre 1984)

Suivant l'exemple des Anglais qui diffusent à partir du 2 octobre 1983 des rencontres de championnat en direct, la France renoue avec ce type de diffusions le 9 novembre 1984. Cinq jours après ses débuts, Canal+ diffuse le match Nantes - Monaco. Un match de chaque journée de championnat est désormais diffusé sur la chaîne cryptée. C'est toujours le cas aujourd'hui (trois matchs en direct de chaque journée sont en fait aujourd'hui diffusés sur Canal+). Canal verse 250 000 F par match pour ses 200 000 abonnésAlfred Wahl, op. cit., p.332. Le montant est indexé sur le nombre d'abonnés ; plus Canal a d'abonnés, plus les matchs coûtent cher. Après avoir plafonné durant sa première année d'existence, le nombre d'abonné augmente très rapidement les années suivantes, permettant aux clubs professionnels de dégager des revenus toujours à la hausse en provenance des télévisions. Les droits pour un match passent ainsi de 250 000 à 2 millions de francs en cinq ans. L'inflation touche également le magazine Téléfoot : en 1987, chaque numéro du magazine dominical est facturé un millions de francs à TF1. Estimé en 1980 à moins de 1% dans le budget des clubs de football professionnels français, les droits TV pèsent 23% en 1990. Le 3 septembre 1996 est marqué par la diffusion de la première journée de championnat de France en mode « pay per view » par une filiale de Canal+. Depuis cette date, tous les matchs de championnat de France de D1 sont diffusés en direct par la télévision française. En profitant de la mise en place d'appel d'offres, TPS parvient à briser le monopole de Canal+ en obtenant les droits pour diffuser un match en direct lors de chaque journée. Les revenus TV couvrent en 2000 50% des budgets des clubs professionnels français. Billetterie, merchandising et publicité génèrent les 50% restants. L'appel d'offres de 2002 pour la période 2004-2007 génère un conflit. Canal+ fait main basse sur la D1 en mettant en avant une offre élevée (480M euros par an), mais aussi son antériorité. Tous les matchs sont concernés par des diffusions cryptées (3 matchs par journée) ou en pay per view (les 7 autres matchs de la journée). TF1 conserve Télé Foot mais perd la possibilité de diffuser un match en direct lors de chaque journée. À la surprise générale, les montants financiers en jeu (530M euros par an) sont en hausse de 40% par rapport au contrat précédent (380M euros par an). TF1 n'admet pas cette défaite et contre-attaque. A sa demande, le Conseil de la Concurrence suspend le contrat le 23 janvier 2003 puis autorise finalement en août 2004 une situation de monopole. Le 10 décembre 2004, Canal+ enlève l’exclusivité sur le championnat pour un montant record de 600 millions d’Euros par saison en moyenne sur trois saisons, soit une hausse de 62% par rapport au contrat précédent. Ceci signe l'arrêt de mort de TPS qui est ensuite absorbé par le groupe Canal+. Droits TV du championnat de France de Ligue 1 et Ligue 2 (non inclus les droits vendus à l'étranger) ¹ Sur ces 600 millions, 430 reviennent aux clubs de L1 ; autres : clubs de D2 101, taxe Buffet pour le sport amateur 30, LFP 20, FFF 12 et UNFP 7.

Clubs du Championnat de France de football Ligue 1 2007-2008

Bilan par club (1932-2007)

Titres de l'ère professionnelle (1932-1939 / 1945-2007)

-10 titres :
-8 titres : ,
-7 titres :
-6 titres : ,
-5 titres :
-4 titres :
-2 titres : - , , ,
-1 titre : , , , ,

Records

Records généraux

-Record de buts sur une saison : 1 344 lors de la saison 1946-47 (moyenne: 3, 51 par match) pour un championnat à 20 clubs ; 1 138 lors de la saison 1948-49 (moyenne: 3, 71 par match) pour un championnat à 18 clubs
-Plus grand nombre de spectateurs sur une saison : 8 290 346 spectateurs en 2006-07 (20 clubs)
-Meilleure affluence moyenne sur une saison : 23 154 spectateurs par match en 2000-01 (18 clubs)
-Meilleure affluence sur une journée : 278 139 spectateurs lors de la 33 journée en 1997-1998 (9 matches, soit 30 904 de moyenne par match)
-Plus petit nombre de buts marqués lors d'une journée de championnat : 8 buts lors de la 32 journée de la saison 2006-07 (10 matchs, soit 0, 8 but par match)
-Plus grand nombre de cartons jaunes : 1 654 lors de la saison 2002-03
-Plus grand nombre de cartons rouges : 131 lors de la saison 2002-03

Clubs

-Plus grand nombre de titres : Saint-Étienne, 10 fois
-Plus grand nombre de titres consécutifs : Lyon (2002-2007), 6 titres
-Plus grand nombre de points sur une saison (3 pts pour une victoire) : Lyon (2005-06), 84 points
-Plus grand nombre de points sur une saison (2 pts pour une victoire + 1 point de bonus pour 3 buts marqués lors du match) : Saint-Étienne (1973-74), 66 points, 23 victoires et 9 nuls
-Plus grand nombre de points d'écart établi avec le vice-champion (3 pts pour une victoire) : Lyon (2006-2007), 17 points
-Plus grand nombre de points d'écart établi avec le vice-champion (2 pts pour une victoire) : Saint-Étienne (1967-68 et 1969-70), 11 points
-Plus grand nombre de points à la trève (3 pts pour une victoire) : Lyon (2006-07), 50 points
-Record d'invincibilité : Nantes, 32 matches sans défaite (de la 1 à la 32 journée) lors de la saison 1994-95
-Record d'invincibilité à domicile : Nantes, 92 matches sans défaite, du 15 mai 1976 au 7 avril 1981
-Plus grand nombre de victoires sur une saison : 26 pour Reims (1959-60), Monaco (1960-61), Nantes (1965-66, 1979-80) pour un championnat à 20 clubs ; 25 pour Saint-Étienne (1969-70) pour un championnat à 18 clubs
-Plus grand nombre de victoires à domicile : 19 pour Saint-Étienne (1974-75)
-Plus grand nombre de victoires à l'extérieur : 12 pour Saint-Étienne (1969-70), Marseille (1971-72), Lyon (2005-06, 2006-07)
-Plus grand nombre de nuls sur une saison : 20 pour Bordeaux (2004-05)
-Plus petit nombre de défaites sur une saison : 1 pour Nantes (1994-95)
-Plus grand nombre de saisons disputées en L1 : Sochaux, 59 saisons (inclus la saison 2006-07)
-Plus grand nombre de saisons d'affilée en L1 : Nantes, 44 saisons, (entre la saison 1962-63 et 2006-07)
-Meilleure attaque sur une saison : 118 buts : RC Paris lors de la saison 1959-60 pour un championnat à 20 clubs ; 102 buts : Lille OSC lors de la saison 1948-49 pour un championnat à 18 clubs
-Plus petit nombre de buts encaissés sur une saison : Marseille, 21 buts encaissés (1991-92)
-Meilleure différence de buts sur une saison : +63 pour Reims (1959-60) pour un championnat à 20 clubs ; +62 pour Lille OSC (1948-49) pour un championnat à 18 clubs
-Victoire la plus large : 12-1, Sochaux - Valenciennes en 1935-36
-Plus grand nombre d'expulsions pour un club sur une saison : Bastia (1998-99), PSG (2002-03) et Lens (2003-04) : 13 expulsions
-Plus grand nombre de matches pour un entraîneur : Guy Roux, Auxerre et Lens (1980-2000, 2001-2005, 2007 -2008) 894 matches
-Meilleure affluence sur un match : 57 714, pour Marseille - Lyon lors de la saison 1998-99.

Joueurs

-Joueurs les plus titrés : Jean-Michel Larqué et Hervé Revelli de Saint-Étienne, 7 fois champions (1967, 1968, 1969, 1970, 1974, 1975, 1976)
-Joueurs les plus titrés consécutivement : Grégory Coupet, Juninho, Claudio Caçapa et Sidney Govou avec l'Olympique Lyonnais, 6 fois champions (2002, 2003, 2004, 2005, 2006, 2007)
-Record d'invincibilité pour un gardien : Gaëtan Huard des Girondins de Bordeaux, 1 176 minutes lors de la saison 1992-1993 (plus de 13 matches)
-Record d'invincibilité pour un gardien à domicile : Jérémie Janot de Saint-Étienne, 1534 minutes lors des saisons 2004-2005 et 2005-2006 (25 heures, soit un peu plus de 17 matchs)
-Plus grand nombre de matches : Jean-Luc Ettori de l'AS Monaco, 602 matches pour un gardien ; Alain Giresse (Bordeaux et Marseille), 586 matches pour un joueur de champ
-Meilleur buteur : Delio Onnis (1972-1986), 299 buts
-Meilleur buteur français : Bernard Lacombe (1970-1987), 255 buts
-Meilleur buteur sur une saison : Josip Skoblar (Marseille), 44 buts (1970-1971)
-Meilleur buteur sur un match : 7 buts, Jean Nicolas (FC Rouen), le 1 mai 1938 contre l'US Valenciennes ; André Abegglen (FC Sochaux) le 25 août 1935 contre l'US Valenciennes
-Joueur ayant marqué pendant le plus grand nombre de journées consécutives : 13 journées, Serge Masnaghetti (Valenciennes) en 1962-63
-Joueur le plus expulsé : Cyril Rool : 21 cartons rouges
-Plus jeune joueur à participer à un match : Laurent Paganelli de l'AS Saint-Étienne à 15 ans et 10 mois
- Plus jeune joueur à réaliser un coup du chapeau : Jérémy Menez du FC Sochaux le 22 janvier 2005 contre Bordeaux à 17 ans 8 mois et 15 jours
- Coup du chapeau le plus rapide : Matt Moussilou du Lille OSC le 2 avril 2005 contre Istres en 5 minutes, de la 13 à la 18 minute
- Meilleur buteur de Ligue 1 encore en activité : Pauleta du Paris Saint-Germain, 136 Buts durant la saison 2007/2008
- Meilleur buteur français de Ligue 1 encore en activité : Lilian Laslandes de l'OGC Nice, 126 Buts durant la saison 2007/2008

Notes

Bibliographie

-Jean Eskenazi, Le championnat de France, Genève, Famot-FFF, 1979
-Gilles Gauthey, Le football professionnel français, tome 1, Paris, 1961
-Pierre Delauney, Jacques de Ryswick et Jean Cornu, 100 ans de football en France, Paris, éditions Atlas, 1982
-Marc Barreaud, Dictionnaire des footballeurs étrangers du championnat professionnel français (1932-1997), Paris, L'Harmattan, 1998
-Alfred Wahl, Les archives du football, sport en société en France (1880-1980), Paris, Gallimard, 1989
-Alfred Wahl et Pierre Lanfranchi, Les footballeurs professionnels des années trente à nos jours, Paris, Hachette, 1995
-coll., Guides annuaires de Football, 1933-1944
-coll., Guide annuaire football de Ce soir-Sprint, 1945
-coll., Guides annuaires football de L'Équipe, 1953-1990
-Eric Lemaire, Guide français et international du football, 1993-2006
-
Football (1929-1944)
-
France Football'' (depuis 1946)

Voir aussi

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Sujets connexes
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