Rassemblement pour la Calédonie

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Le Rassemblement pour la Calédonie (RPC) est un parti créé en 2006 par Jacques Lafleur après que celui-ci ait décidé le 28 décembre 2005 de démissionner du RPCR qu'il avait lui-même fondé. En effet, candidat à sa propre succession à la tête du mouvement, il fut battu au congrès de Rivière Salée à Nouméa par Pierre Frogier le 2 juillet 2005. En janvier 2006, Jacques Lafleur a lancé un nouveau journal politique, le Bulletin d'Information, dans lequel il annonc
Rassemblement pour la Calédonie

Le Rassemblement pour la Calédonie (RPC) est un parti créé en 2006 par Jacques Lafleur après que celui-ci ait décidé le 28 décembre 2005 de démissionner du RPCR qu'il avait lui-même fondé. En effet, candidat à sa propre succession à la tête du mouvement, il fut battu au congrès de Rivière Salée à Nouméa par Pierre Frogier le 2 juillet 2005. En janvier 2006, Jacques Lafleur a lancé un nouveau journal politique, le Bulletin d'Information, dans lequel il annonce dans son numéro 4 d'avril 2006 la création d'un nouveau parti qui reprend le nom d'origine du RPCR tel qu'il l'avait fondé en 1977: le Rassemblement pour la Calédonie. Il annonce dans le même temps la constitution d'un directoire chargé de diriger ce nouveau parti en attendant que celui-ci se dote de statuts, reçoive ses premières adhésions et organise son congrès fondateur dont la date n'a toujours pas été fixée. La présidence de ce directoire a alors été proposée au sénateur Simon Loueckhote, qui a finalement accepté cette offre (annonçant de fait son départ du Rassemblement-UMP) en octobre 2006. Bientôt, le Bulletin d'Information se dote d'un site internet qui devient par la même occasion le site du RPC, les adhésions pouvant dès lors se faire en ligne par mail à partir de cette adresse. Sinon, le premier formulaire d'adhésion fut présenté dans le numéro 6 (juin 2006) de ce bulletin. Ce numéro devait aussi être le dernier, mais ce journal politique continue toujours d'être publié. Pour Jacques Lafleur et ses partisans, ce nouveau parti doit permettre de retrouver « l'esprit d'origine » à la fois du RPCR et de l'Accord de Nouméa. Il critique donc la nouvelle équipe dirigente du Rassemblement-UMP qu'il appelle « le petit Rassemblement » n'ayant plus rien en commun avec le « grand Rassemblement ». Pour ses opposants, il s'agit du moyen de se maintenir en politique une nouvelle fois. Le RPC a d'ores-et-déjà annoncé qu'il présenterait des candidats pour les législatives de 2007, au moins dans la 1e circonscription aujourd'hui détenue par Jacques Lafleur. Cette candidature a été confirmée le 4 mai 2007 tandis que le parti et son leader ont indiqué alors qu'ils soutiendraient le candidat investi par l'UMP dans la 2e circonscription, à savoir Pierre Frogier.

Représentation politique

Parlementaire

Le parti disposait au moment de sa création en 2006, et jusqu'en 2007, de deux des trois parlementaires : le député de la 1 circonscription Jacques Lafleur qui est le fondateur de ce nouveau mouvement et le sénateur Simon Loueckhote qui en est le président. Suite aux législatives de 2007, Jacques Lafleur n'est plus député.

Au Congrès

Il n'y a pas pour l'instant de groupe RPC au Congrès, seulement deux élus l'ayant rejoint officiellement: Simon Loueckhote (qui est resté toutefois membre du groupe Rassemblement-UMP) et Françoise Sagnet-Chavereau (qui a quitté le RPCR dès le 21 février 2006, elle en a quitté le groupe aussitôt).

A l'Assemblée de la Province Sud

Il n'y a qu'une élue du RPC, Françoise Sagnet-Chavereau.

A l'Assemblée de la Province des Îles

Il n'y a qu'un élu du RPC, Simon Loueckhote.

Prises de position sur les sujets d'actualité

Corps électoral

Le RPC défend un « corps électoral glissant ». Jacques Lafleur a d'ailleurs pris la parole en ce sens lors du débat à l'Assemblée nationale le 13 décembre 2006, appelant à reporter le vote du projet de loi constitutionnel en attendant qu'un débat de fond soit mis en place entre les différentes parties et signataires de l'Accord de Nouméa. Le projet de loi a néanmoins été voté le jour même par les députés. Simon Loueckhote pour sa part va présenter au Sénat lorsque le projet sera débattu une contre-proposition, co-signée par Jacques Lafleur, qui mettera en avant non seulement le corps glissant mais aussi proposera de réduire la durée de présence minimum sur le territoire pour pouvoir participer aux élections provinciales de 10 ans à 3 ans. Le sénateur a sinon indiqué qu'il quitterait l'UMP si ce parti votait ce texte au Sénat. Ceci étant le cas, le texte étant désormais adopté après avoir été massivement choisi par les parlementaires réunis en Congrès à Versailles, les deux leaders du parti, Jacques Lafleur et Simon Loueckhote ont quitté UMP et ont déclaré leur soutien à Nicolas Dupont-Aignan en vue de l'élection présidentielle puis, celui-ci ne se présentant finalement pas, faute de pouvoir réunir les 500 signatures, ils ont apporté leur soutien à Nicolas Sarkozy.

Références

Voir aussi

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Sujets connexes
Accord de Nouméa   Assemblée nationale (France)   Jacques Lafleur   Le Rassemblement-UMP   Nicolas Dupont-Aignan   Nicolas Sarkozy   Nouméa   Pierre Frogier   Politique en Nouvelle-Calédonie   Rivière Salée   Simon Loueckhote   Sénat   Union pour un mouvement populaire  
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