La Goulue

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« La Goulue » La Goulue, de son vrai nom Louise Weber (née à Clichy-la-garenne le 13 juillet 1866 et décédée le 29 janvier 1929), était une danseuse de cancan populaire.
La Goulue

« La Goulue » La Goulue, de son vrai nom Louise Weber (née à Clichy-la-garenne le 13 juillet 1866 et décédée le 29 janvier 1929), était une danseuse de cancan populaire.

Les débuts

Elle est née le 13 juillet 1866 à Clichy, dans une famille juive d'Alsace. De son vrai nom, Louise Weber. Sa mère tenait une blanchisserie à Clichy. Dansant dans de petits bals de banlieue, Louise Weber devint rapidement une personnalité populaire, aimée à la fois pour ses dons de guincheuse et pour sa charmante attitude pleine d'audace. Elle fut remarquée par un certain Goulu-Chilapane qui l'accueillit quelque temps dans son hôtel particulier de l'avenue du Bois. Elle taquinait l'audience masculine par le tourbillon de ses jupes à volants relevées qui laissaient entrevoir sa culotte et de la pointe du pied elle faisait voler le chapeau d'un homme. Son habitude de vider les verres des clients, tandis qu'elle passait à leurs tables, lui valut le surnom de « La Goulue » par le journaliste Marcel Astruc. À Montmartre, elle rencontra Pierre-Auguste Renoir, qui l'introduisit dans un groupe de modèles qui gagnaient un supplément d'argent en posant pour des artistes et des photographes. Achille Delmaet, ami de Marie-Juliette Louvet, qui devint célèbre plus tard, fit de nombreux "nus-photos" de la Goulue.

Le Moulin Rouge

Affiche du Moulin Rouge : Moulin rouge - La Goulue par Toulouse-Lautrec, 1891 Louise et ses sœurs ainée et cadette furent prises en main par Zidler et les frères Oller qui ouvraient leur bal du Moulin Rouge, place Blanche, dès 1889. Sa sœur ainée dansait sous le pseudonyme de "Gazelle" et la cadette sous le nom de "Pigeonnette". Louise fit la connaissance de Jacques Renaudin (1843-1907), un marchand de vin qui dansait à ses moments libres sous le nom de scène de "Valentin le désossé". Ils dansaient le « chahut ». Les deux devinrent instantanément célèbres, mais c'est Louise qui vola la vedette avec sa conduite outrageusement captivante. En permanence en haut de l'affiche, elle fut synonyme de cancan et de Moulin Rouge. La mieux payée de son époque, elle devint l'un des sujets favoris de Toulouse-Lautrec, qui l'immortalisa par ses portraits et ses affiches pour le Moulin Rouge.

Le déclin

La Goulue arrivant au Moulin Rouge Riche et célèbre, en 1895 elle décida de quitter le Moulin Rouge et de se mettre à son compte dans les fêtes foraines, puis comme dompteuse. En avril, elle passa commande à son ami Lautrec de panneaux décoratifs pour orner sa baraque de danseuse orientale. En décembre 1895, elle accoucha d'un fils, Simon Victor, de père inconnu (« un prince », disait-elle...). Un modeste forain l'adopta et lui donna son nom. En 1898 elle se produit chez Adrien Pezon qui lui apprend à dresser les lions. En 1900, le 10 mai à 12 heures, à la mairie du XVIII arrondissement de Paris, la Goulue épousa le magicien Joseph-Nicolas Droxler (né à Paris le 24 mars 1872, domicilié rue de Belfort à Paris). Il devint dompteur. Le couple habitait 112, boulevard Rochechouart (XVIII arrondissement). Dans son habit de dompteuse, on la vit pimpante, allègre, mince, jusqu'en 1923. José, dont elle s'était par ailleurs séparée, sans divorcer, mourut à la guerre de 1914. Et Simon-Victor Colle qui avait eu une liaison en 1914 avec une cuisinière, Adeline Perruquet, née à Chambave (Val d'Aoste) en 1884 (Marthe, née à Paris XVIIIeme le 24 octobre 1914 fut le fruit de leur amour) mourut, à l'âge de 27 ans. La pauvre Louise ayant perdu son fils chéri, qu'elle surnommait « Bouton d'or », tomba dans la déchéance de l'alcoolisme. Malade et bien loin de ses heures glorieuses, se laissant aller, bien qu'ayant encore des restes de fortune et étant l'amie de cœur de Réthoré, un chifonnier-antiquaire, qui faisait des affaires aux marché aux puces de Saint-Ouen.La Goulue revenait souvent, de Saint-Ouen où elle vivait aux beaux jours, dans sa roulotte, près du marché aux puces, vers Montmartre. La Goulue possédait son logement pour l'hiver, Boulevard Rochechouart, contre le cabaret La Cigale. Elle aimait flâner sur la Butte Montmartre en 1928 et dans les bistrots où tout le monde la connaissait. Pour le plaisir de rencontrer encore « le beau monde », elle allait devant l'entrée du Moulin Rouge, où se produisait Mistinguett, vendre des cacahuètes, des cigarettes et des allumettes. Elle signait ses photos à ceux qui la reconnaissaient. Mais presque personne ne reconnaissait la reine de Montmartre de jadis. Cette grosse femme qu'elle était devenue restait néanmoins, par son sourire, sa joie de vivre, une figure pittoresque et attachante de Montmartre. La « Miss », ainsi que Jean Gabin et Maurice Chevalier, la firent remonter plusieurs fois sur scène pour la présenter au public du Moulin Rouge. Souffrant d'hydropisie, elle mourut à l'hôpital Lariboisière le 29 janvier 1929. Quand elle mourut, elle était domiciliée à Saint-Ouen, dans sa roulotte située 59, rue des Entrepôts. Elle fut enterrée presque sans témoin, mais en présence de Pierre Lazareff, alors agé de seize ans, et attaché a la direction artistique du Moulin-Rouge, au cimetière de Pantin. Grâce à son arrière-petit-fils Michel Souvais, elle fut exhumée en 1992, et le maire de Paris, Jacques Chirac, ordonna le transfert de ses cendres au cimetière de Montmartre. L'inauguration de son nouveau tombeau fut faite en grandes pompes, avec tous les honneurs des associations montmartroises, de la République de Montmartre et du Moulin Rouge. Le garde champêtre Anatole et sa compagne, Mick la cantinière, étaient présents, ainsi que Michel Souvais qui prononça l'oraison funèbre, les fameux petits « poulbots », la chanteuse-danseuse LaToya Jackson, alors à l'affiche du Moulin-Rouge, les télévisions et la presse internationale, ainsi que deux mille personnes, assistaient à cette cérémonie. « C'est la Goulue qui inspira Lautrec ! » disait l'actrice Arletty, dont Michel Souvais était le secrétaire.

Références

- Michel Souvais, La Goulue, mémoires d'une insolente, Paris, Éditions Bartillat, 1998.

Lien externe

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Sujets connexes
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