Point fixe

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En mathématiques, pour une application f d’un ensemble E dans lui-même, un élément x de E est un point fixe de f si f(x) = x. Exemples :
- dans le plan, la symétrie par rapport à un point A admet un unique point fixe : A
- l’application inverse (définie sur l’ensemble des réels non nuls) admet deux points fixes : -1 et 1 Graphiquement, les points fixes d’une fonction f
Point fixe

En mathématiques, pour une application f d’un ensemble E dans lui-même, un élément x de E est un point fixe de f si f(x) = x. Exemples :
- dans le plan, la symétrie par rapport à un point A admet un unique point fixe : A
- l’application inverse (définie sur l’ensemble des réels non nuls) admet deux points fixes : -1 et 1 Graphiquement, les points fixes d’une fonction f (où la variable est réelle) s’obtiennent en traçant la droite d’équation y = x : tous les points d’intersection de la courbe représentative de f avec cette droite sont alors les points fixes de f. Toutes les fonctions n’ont pas nécessairement de point fixe ; par exemple, la fonction x \mapsto x+1 n’en possède pas, car il n’existe aucun nombre réel x égal à x+1.

Point fixe et suites récurrentes

On considère la fonction continue f: E \mapsto E et (un) la suite récurrente définie par sa valeur initiale u0 et par la relation de récurrence un+1=f(un). Dans ce cas, si (un) converge, elle le fait nécessairement vers un point fixe de f. Il faut noter qu’une telle suite ne converge pas forcément, même si f possède un point fixe.

Point fixe attractif

Un point fixe attractif d’une application f est un point fixe x0 de f tel qu’il existe un voisinage de x_0 sur lequel la suite de nombre réels x, \ f(x), \ f(f(x)), \ f(f(f(x))), \ \dots converge vers x_0. Par exemple, la fonction cosinus admet un unique point fixe, qui est attractif. Cependant, tous les points fixes d’une fonction ne sont pas nécessairement attractifs. Ainsi, la fonction réelle x \mapsto x^2+x possède un unique point fixe en 0, qui n’est pas attractif. Les points fixes attractifs sont un cas particulier du concept mathématique d’attracteur.

Théorèmes du point fixe

Il existe plusieurs théorèmes permettant de déterminer qu’une application satisfaisant à certains critères possède un point fixe. Le plus connu est le suivant : Soit E un espace métrique complet muni d’une distance d et f: E \mapsto E une application contractante (c’est-à-dire qu’il existe k \in [0, 1[ tel que pour tous (x, y) \in E^2, d(f(x), f(y)) \le k.d(x, y)). Alors f possède un unique point fixe l. Ce résultat permet de dire que toute suite de la forme u_=f(u_n) converge vers l et que d(u_n, l) \le k^nd(u_0, l), ce qui permet d’avoir une estimation de la vitesse de convergence de la suite.

Utilisation en automatique

L’automatique consiste à fabriquer des systèmes qui convergent vers un point fixe (mais réglé arbitrairement par l’opérateur) et qui se nomme le point de consigne.

Voir aussi

-Autorégulation
-Théorèmes de point fixe Catégorie:Systèmes dynamiques de:Fixpunkt (Mathematik) en:Fixed point (mathematics) fi:Kiintopiste (matematiikka) he:נקודת שבת it:Punto fisso ja:不動点 nl:Dekpunt pl:Punkt stały pt:Ponto fixo ur:مستقل نکتہ zh:不动点 (数学)
Sujets connexes
Application contractante   Attracteur   Automatique   Autorégulation   Continuité   Distance (mathématiques)   Ensemble   Espace complet   Espace métrique   Fonction trigonométrique   Limite de suite   Mathématiques   Nombre réel   Plan (mathématiques)   Suite (mathématiques)   Symétrie (transformation géométrique)   Théorème   Théorèmes de point fixe  
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