Castelsarrasin

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Castelsarrasin (parfois orthographiée en "Castelsarrazin" / occitan : Los Sarrasins) est une commune française, située dans le département de Tarn-et-Garonne en région Midi-Pyrénées. Les habitants sont appelés les Castelsarrasinois. Pendant la Révolution française la ville fut appelée Mont-Sarrazin.
Castelsarrasin

Castelsarrasin (parfois orthographiée en "Castelsarrazin" / occitan : Los Sarrasins) est une commune française, située dans le département de Tarn-et-Garonne en région Midi-Pyrénées. Les habitants sont appelés les Castelsarrasinois. Pendant la Révolution française la ville fut appelée Mont-Sarrazin.

Géographie

Bastide située sur le Tarn à 21 km à l'Est de Montauban sur la route nationale 113

Histoire

La première trace certaine de l’existence de Castelsarrasin remonte à l’an 961. Son nom, Castel Sarracenum, indiquerait "le château construit à la manière des Sarrasins". Mais il semble bien que les Arabes n’aient en aucun cas participé à la création du lieu. La première trace certaine de l’existence de Castelsarrasin remonte à l’an 961. Cette année là, Raimond I, comte de Rouergue, donne par testament à l’abbaye de Moissac, l’église Saint-Sauveur (nom toujours actuel de l’église de la ville - voir photo) et ses terres. Le début de l’histoire de la ville est marqué par les guerres : contre les anglais jusqu’à la fin du , puis Croisade des Albigeois pendant la première moitié du . À cette époque, la ville est administrée par des consuls et reçoit ses premières coutumes (textes de droit régissant la ville) en 1230. Au , les inondations, la peste, et surtout la guerre de Cent Ans vont ravager le pays qui ne connaîtra que quelques dizaines d’années d’accalmie au début du . Car, dès 1560, débutent les guerres de religion durant lesquelles, Castelsarrasin la catholique, est aux prises avec le reste de la région, plutôt protestant. L’église Saint-Sauveur est d’ailleurs une des rares qui ait échappé à la destruction dans le secteur. À la fin du , Antoine Laumet, dit Lamothe Cadillac naquit à Saint-Nicolas-de-la-Grave, non loin de Castelsarrasin. Envoyé par le Roi de France aux Amériques, il y fonda la ville de Détroit, puis fut nommé gouverneur de Louisiane en 1710. En signe de reconnaissance, Détroit donna son nom à la célèbre marque d’automobiles et des «Rencontres Cadillac» sont célébrées tous les deux ans à Castelsarrasin. Revenu en France, il devint gouverneur de Castelsarrasin le 11 février 1723 et y meurt quelques années plus tard, en octobre 1730. Les siècles suivants, jusqu’à la Révolution de 1789, seront plus calmes. À Castelsarrasin, comme partout en France, la fin du sera agitée, avec la mise en place de la République, puis du 1 empire. À partir de 1850, la ville qui compte 7000 habitants commence à se développer et à s’étendre, en particulier grâce à l’arrivée du chemin de fer, puis de "l’Usine". De même, en 1875, une caserne est construite ; la ville a encore aujourd’hui son régiment qui contribue largement à son dynamisme. Au , malgré les terribles saignées des deux guerres, la ville poursuit son expansion jusqu’à nos jours où elle s’affirme comme le deuxième site économique du Tarn-et-Garonne.

Administration

Démographie

Lieux et monuments

Église Saint-Sauveur

Elle se situe place de la Raison. Inscrite sur la liste supplémentaire de l’inventaire général des Monuments historiques. Mentionnée dès 961, l’église Saint-Sauveur fut reconstruite en 1254, " d’une manière somptueuse ". Elle assura jusqu’en 1626 des fonctions conventuelles (prieuré de l’abbaye de Moissac) et demeura jusqu’à la Révolution de 1789 la plus importante des églises du diocèse Bas-Montauban.
- Entièrement bâtie de briques, type même d’architecture du premier gothique avec nef et transept voûtés d’ogives et collatéraux couverts d’un berceau brisé roman.
- Clocher-tour de forme octogonale, à 2 étages séparés par un cordon extérieur. 32 fenêtres géminées et à plein cintre.
- Mobilier des est classé Monument historique. Il se compose de splendides boiseries provenant pour la plupart de l’ancienne abbaye de Belleperche acquises en janvier 1799 et d’autels et anges de marbre.
- Vitraux signés et datés de Joseph Villiet, Louis Gesta et Henri Feur
- Vitrine présentant divers objets de culte derrière le maître-autel. L’église abrite les reliques du patron de la ville, saint Alpinien, compagnon de saint Martial, évangélisateurs de la province gauloise appelée "Aquitaine" .
- Les boiseries Proviennent de l’abbaye de Belleperche, acquises en janvier 1799 :
- un buffet d’orgue dont le thème est l’enseignement musical.
- stalles le chœur n’en abrite que 39 sur les 80 d’origine
- une porte représentant certainement des membres de la famille d’Arcombald, fondatrice et bienfaitrice de l’abbaye de Belleperche.
- la chaire (s)
- les prie-Dieu
- porte de la sacristie représentant les apôtres Pierre et Paul sculptés en relief de façon tout à fait magistrale.
- Les marbres
- le maître-autel tout en marbres polychromes.
- les anges adorateurs taillés dans un marbre blanc très pur
- l’autel de la chapelle Saint-Alpinien composé de marbres polychromes
- Les bénitiers (s) proviennent certainement de Belleperche
- Autre mobilier
- une statue de la vierge à l’enfant en bois sculpté fin - début
- une statue de bois polychrome
- une châsse en bois dorée contenant les reliques de saint Alpinien
- un pavillon en bois doré .

Église Saint-Jean

Elle se situe à l'extrémité de la rue Paul-Descazeaux Les Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem sont présents dans la campagne environnante dès le (église Saint-Jean des Vignes). Mentionnée dès 1216 en ville, l’église est reconstruite partiellement en 1515.
- Bâtie de brique, architecture lourde, voûtes d’ogives basses.
- Clocher-tour à 2 étages, chacune de ses faces ajourée de deux fenêtres, à plein cintre, Deuxième étage surmonté d’une flèche hexagonale à arêtes aux faces ajourées de petites ouvertures en forme de croix de Malte.
- Vitraux de L. V Gesta de Toulouse
- Décoration intérieure réalisée en 1924 par le peintre tarn-et-garonnais, Gaillard-Lala. Intéressantes armoiries de personnages locaux.

Chapelle Notre-Dame d'Alem

Le premier titre attestant l’existence de cette chapelle date du 7 juin 1210. De tout temps la renommée de Notre Dame d’Alem fut grande. La chapelle a longtemps détourné vers elle les jacobites passant par Toulouse et Moissac. Détruite à trois reprises (Guerre de Cent Ans, Guerres de Religion et Révolution de 1789), elle est encore aujourd’hui debout.
- Elle doit deux de ses résurrections à deux " miracles " :
- le vœu de Sancerre (Guerre de Cent Ans). Le maréchal Louis de Sancerre, réfugié dans les ruines de la chapelle, implore la Vierge et promet de rebâtir celle-ci s’il remporte la victoire.
- le vœu de Galatoire d’Espagne (Révolution). Emprisonné dans le couvent de la Visitation, ce noble, parent d’émigrés promet de rebâtir la chapelle, s’il échappe à la guillotine.

Les anciens établissements religieux de la ville

Castelsarrasin comptait cinq établissements religieux. Deux d’entre eux ont été ruinés à la Révolution Française.
- Couvent des Dominicaines (1602-1792). Emplacement de l’école de musique et de la médiathèque. Pas de vestiges.
- Monastère des Capucins (1602-1793). Pas de vestiges
- Monastère des Carmes (1282-1794): Emplacement de l’hôtel de ville, de l’ancien tribunal et de l’ancienne gendarmerie Vestiges : Clocher , en briques, hexagonal à sa base et heptagonal dans ses deux étages supérieurs. Portail de l’église de la fin en plein cintre, encadrée par un long arceau en ogives à trois boudins.
- Couvent des Ursulines (1642-1792). Emplacement de la sous-préfecture Vestiges : Intérieurs : Une galerie du cloître, salles voûtées Extérieurs : une tour d’angle
- Prieuré de Saint-Jean (1282-1789). Emplacement du couvent et de la chapelle des sœurs de la Compassion.

L’hôtel de ville

Il se situe place de la Liberté. Construction de l’architecte Rivet en 1827. Horloge éclairante fabriquée par le plus grand horloger, le parisien Lepaut, en 1847. Encadrée des statues de Minerve (commerce) et Cérès (agriculture), œuvre du sculpteur toulousain Palat.

Curiosités

Plusieurs édifices ou rues méritent la visite.
- Maison Renaissance (place de la Liberté) Privé Construite fin début . Classée monument historique. Fenêtres Renaissance. Sculptures des culots et supports de fenêtres : animal et feuillage.
- Hôtel Lamothe-Cadillac (n° 6 place Lamothe-Cadillac) Privé Dite " maison des gouverneurs ", Lamothe-Cadillac, fondateur de Detroit, y vécu de 1723 à 1730. Façade , cour intérieure . Plaque commémorative.
- Maison de l’abbé de Prades (9, rue du commandant Châtinières) Privé Maison natale de l’abbé Jean Martin de Prades, collaborateur à l’Encyclopédie. Construction . Sculptures du portail : masque et guirlandes. Plaque commémorative.
- Maison à colombages (49, rue de la Révolution) Privé Construction . Façade en pans de bois.
- Rue de la Discrétion Typique Moyen Âge. Fenêtres à meneaux début .
- Rue de la Solitude Typique du Moyen Âge
- Monument aux morts, square Aristide Briand Œuvre du sculpteur toulousain Ducuing, 1920.
- Port Jacques-Yves Cousteau du Canal latéral à la Garonne

Personnalités liées à la commune

- Abbé Jean-Martin de Prades (1724 - 1782), philosophe, collaborateur de l’Encyclopédie
- Abbé François de Prades mainteneur des Jeux Floraux de Toulouse, curé de l'église Saint-Sauveur
- Pierre Perret (né en 1934), auteur-compositeur-interprète
- Adrien Alary, homme politique français
- Antoine Laumet (1658 - 1730), dit Laumet de La Mothe, sieur de Cadillac, aventurier, gouverneur de Castelsarrasin, fondateur de Detroit, gouverneur de la Louisiane
- Charles de Mazade-Percin (1820 - 1893), historien, journaliste politique, académicien
- Antonin Delzers (1873 - 1943), maître-graveur, Grand prix de Rome (1900), médaille d’honneur de la gravure du Salon des artistes français (1926)
- Louis de Guiringaud (mort à Castelsarrasin en 1982), ambassadeur de France, ministre des Affaires Etrangères, conseiller municipal de Castelsarrasin
- Henri Pottevin (1865 - 1928), chef de laboratoire à l’Institut Pasteur, maire de Castelsarrasin, député, sénateur
- Amiral Henri (Adrien, Barthélemy, Louis) Rieunier (1833 - 1918), grand-croix de la Légion d’honneur, médaillé militaire, ministre de la Marine (1893), député de Rochefort-sur-Mer (1898-1902), pionnier du Japon Meiji et de l’Extrême-Orient.
- Gaston Bénac (1881 - 1968), journaliste sportif, créateur du "Grand Prix des Nations"
- Frédéric Cayrou (1879 - 1958), felibre, sénateur
- Jean Dezos de la Roquette (1784 - ?), géographe
- Marcelle Duba (1899 - 1981), Poétesse

Voir aussi

- Communes de Tarn-et-Garonne ==
Sujets connexes
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