Charles Marie René Leconte de Lisle

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Charles Marie René Leconte de Lisle (1818-1894) est un poète français de la seconde moitié du . Il est considéré comme le chef de file du mouvement parnassien, autant par l'autorité que lui a conférée son œuvre poétique propre que par des préfaces dans lesquelles il a exprimé un certain nombre de principes auxquels se sont ralliés les poètes d'une génération – entre la période romantique et le symbolisme – regroupés sous le vocable de parnassiens à parti
Charles Marie René Leconte de Lisle

Charles Marie René Leconte de Lisle (1818-1894) est un poète français de la seconde moitié du . Il est considéré comme le chef de file du mouvement parnassien, autant par l'autorité que lui a conférée son œuvre poétique propre que par des préfaces dans lesquelles il a exprimé un certain nombre de principes auxquels se sont ralliés les poètes d'une génération – entre la période romantique et le symbolisme – regroupés sous le vocable de parnassiens à partir de 1866. Son œuvre est dominée par trois recueils de poésie, les Poèmes antiques (1852), les Poèmes barbares (1862) et les Poèmes tragiques (1884), ainsi que par ses traductions d'auteurs anciensHomère, les tragiques grecs (Eschyle, Sophocle, Euripide), Hésiode, Théocrite, Biôn, Moskhos, Tyrtée, Horace, etc.. Son choix de certains thèmes et leur traitement le relient au romantisme, notamment : description de la nature sauvage (couleur, exotisme, animaux, ...), sujets historiques et mythologiques, goût de la liberté dans la fantaisie, énergie. Mais, amplifiant l'impulsion donnée par Théophile Gautier avec son culte de L'Art pour l'Art et par Théodore de Banville, Leconte de Lisle rompt avec ce mouvement et défend une doctrine nouvelle – celle qui sert de modèle aux parnassiens – caractérisée par quelques principes : la poésie doit rester impersonnelle (le poète ne doit pas chanter son ego) ; le poète doit privilégier le travail de la forme plutôt que se laisser aller à sa seule inspiration débridée ; il doit viser la beauté, dont l'antiquité (grecque, hindoue, nordique, etc.) fournit les modèles absolus ; par opposition aux sentiments, la science, guidée par la raison, constitue un champ d'expression infini ; le poète ne doit pas s'impliquer dans la vie moderne. En 1886, Leconte de Lisle succède à l'Académie française au fauteuil de Victor Hugo.

Généalogie

- Son père : Charles-Marie Leconte de Lisle, né en 1794, à Dinan, Côtes du Nord, breton, ancien chirurgien des armées de Napoléon, émigrant en 1816 à l'Île Bourbon (actuellement Île de la Réunion) et devenu planteur.
- Sa mère : Anne Suzanne Marguerite Elysée de Riscourt de Lanux, fille d'un planteur de Saint-Paul, arrière petite-fille de Jean Baptiste François de Lanux, issue d'une famille du Languedoc installée à Bourbon depuis 1720 (en la personne du Marquis François de Lanux, languedocien, exilé par le Régent), qui appartient à l'aristocratie de l'île et est apparentée au poète Parny
- Ses cinq frères et sœurs : Élysée Marie Louise (23 octobre 1821- ?), Alfred (1823-1888), Anaïs (31 juillet 1825- ?), Emma (1836- ?) et Paul (1839-1886). Origine du nom de "Leconte de Lisle" : la famille "Le Conte", originaire d'Avranches et venue habiter Dinan (Bretagne) vers le milieu du 18 siècle, s'était autrefois séparée en deux branches, les "Le Conte de Préval" (la branche cadette) et "les "Le Conte de Lisle" (la branche aînée)Il peut être utile de corriger comme suit certaines erreurs qu'on lit dans des études critiques ou dans des manuels d'enseignement :
-Leconte de Lisle est-il un aristocrate ? Non : le "de" n'est pas une particule nobiliaire, pas plus que "Leconte" n'est une déformation de "Le Comte".
-Leconte de Lisle a-t-il lui-même, par vanité, voulu faire croire à une prétendue origine noble, en ajoutant "de Lisle" à son nom "Leconte" ? Non, car le nom complet "Le Conte de Lisle" était déjà le patronyme de sa famille paternelle. Et c'est même lui le premier qui a réuni "Le" et "Conte", « pour éviter le semblant d'un titre ».
-Le nom "Lisle" se rapporte-t-il, avec une écriture archaïque, à île Bourbon (La Réunion), son lieu de naissance ? Non, pas à l'île Bourbon, mais à une terre bretonne.
-Où doit-on le ranger alphabétiquement ? Réponse : à "Leconte de Lisle", et non pas à "Lisle (Leconte de)"..

Biographie

1818-1822, Île Bourbon

:1818. - Le 22 octobre, naissance à Saint-Paul (Île de la Réunion, à l'époque Île Bourbon). :1818-1822. - Enfance sur l'île.

1822-1832, Bretagne

:Séjour en Bretagne (Dinan, Nantes). En 1830, le jeune Charles est pensionnaire à l'Institution Brieugne de Nantes, en même temps que son compatriote Auguste Lacaussade.

1832-1837, Île Bourbon

:Retour à l'Île Bourbon. Études secondaires. Leconte de Lisle découvre Les Orientales de Victor Hugo et tombe amoureux de sa cousine Marie-Elixène de Lanux Naciede (1821-1840), qui sera sa muse. On trouve dans certains poèmes, comme Le Manchy, des évocations de cette passion. Premiers essais littéraires.

1837-1843, Bretagne

:1837. - Le 11 mars, nouveau départ de Leconte de Lisle pour la France, en vue d'y poursuivre des études de droit. Mais il faut d'abord décrocher le baccalauréat ès lettres. :1838. - Novembre : Leconte de Lisle obtient le baccalauréat. Études de droit à Rennes. Sans goût pour cette voie, il abandonne au bout d'un an. Sa famille lui coupe les vivres :1840. - Le 3 janvier, mort de Marie-Elixène à l'âge de dix-huit ans.Projet avorté d'un recueil poétique, qui aurait eu pour titre : Les Rossignols et le Bengali.Fondation d'une revue satirique éphémère, La Variété. :1841. - En janvier, il obtient le baccalauréat en droit. :1842. - Il tente de fonder une nouvelle revue Le Scorpion. :1843. - Le 12 juin, retour sur l'Île Bourbon.

1843-1845, Île Bourbon

:Pendant ces deux ans, il donne quelques leçons et collabore à divers journaux locaux. Il aurait écrit des vers, mais les aurait jetés.

1845-1894, Paris

:1845. - Départ définitif pour la France. Il professe des opinions républicaines et anti-esclavagistes. Il fait la connaissance de Charles Baudelaire. :1846. - Il se fixe à Paris. S'enflamme pour les idées fouriéristes. Il collabore à des publications fouriéristes : La Démocratie pacifique, quotidien auquel il donne des contes en prose et quelques articles de politique ; La Phalange, mensuel dont il assure le secrétariat et qui publie plusieurs des futurs Poèmes antiques. :1848-1851. - Il participe très activement à la campagne d'un groupe de jeunes créoles en faveur de l'abolition de l'esclavage. On l'envoie dans les Côtes-du-Nord, pour se présenter à la députation. C'est un piteux échec. Il aurait été présent sur les barricades, pendant les événements de juin. Il est incarcéré pendant quarante-huit heures. Déçu par la tournure que prennent les événements après 1848, il se détourne de la politique pour se consacrer à la littérature. Il décide de se consacrer désormais à la poésie. Il vit de leçons particulières, de correspondances adressées à des journaux de son île natale et d'aides diverses. Il lui arrive souvent de traverser des périodes de très grande pauvreté. :1852. - Son ami Lacaussade le met en relation avec l'éditeur Marc Ducloux, qui publie ses Poèmes Antiques. Très remarqué, ce recueil consacre sa place dans le monde des lettres. Le 9 février, article élogieux de Sainte-Beuve dans Le Constitutionnel. :1853-1855. - Chez Louise Colet, Leconte de Lisle fréquente Gustave Flaubert, Alfred de Vigny, Victor Cousin, etc. Flaubert est enthousiasmé par sa poésie. Le Conseil Général de la Réunion lui octroie, comme à Lacaussade, une pension annuelle de 2000 francs. :1855. - Poèmes et poésies. :1856. - Il obtient le prix Lambert (1000 francs) de l'Académie Française. :1857. - Mariage avec Anne Adélaïde Perray, lingère. C'est un mariage modeste. Nouveau prix de l'Académie (1500 francs). :1858. - Poésies complètes. :1860. - Le succès des recueils poétiques, la préface retentissante des Poèmes antiques, une série d'articles sur Les Poètes contemporains dans Le Nain jaune posent Leconte de Lisle comme chef de file d'une nouveau courant poétique. Il reçoit les jeunes poètes chaque samedi, dans son salon : Catulle Mendès, Villiers de l'Isle-Adam, Louis Xavier de Ricard, Léon Dierx, Sully Prudhomme, François Coppée, José María de Heredia, Mallarmé, etc. :1862. - Poésies barbares. :1864. - Tacitement rallié au régime impérial, il accepte une pension payée sur la cassette personnelle de l'Empereur. :1866. - Première série du Parnasse contemporain. La position de chef d'école de Leconte de Lisle est affirmée avec éclat. :1867-1868. - Traduction de l'Iliade et de l'Odyssée. Alphonse Daudet, Paul Arène et plusieurs de leurs amis publient un pastiche, Le Parnassiculet contemporain, recueil de vers nouveaux précédé de l'Hôtel du Dragon-Bleu, et orné d'une étrange eau-forte. Paris, J. Lemer, 1867. Les auteurs du pastiche sont : Alphonse Daudet, Paul Arène, Charles Monselet, Charles Bataille, Jean Du Boys, Alfred Delvau et M. Renard. Rééditions : 1872 et 1876 : augmentée de neuf pièces inédites non moins surprenantes que les premières, attribuées aux même auteurs et découvertes après leur mort., visant notamment Leconte de Lisle. :1870. - Il est décoré de la légion d'honneur, mais après la chute de l'Empire, la révélation de la pension impériale lui aliène certains de ses amis et lui interdit la carrière politique qu'il avait pu imaginer. :1871. - Publication d'œuvres de commande, chez Lemerre : Histoire populaire de la Révolution française et Histoire populaire du christianisme. Dans sa correspondance, Leconte de Lisle se montre hostile à la Commune, qui lui semble compromettre les chances d'établir la République. Le 28 décembre, il est nommé, en remplacement de François Coppée, démissionnaire, "employé" à la Bibliothèque du Palais du Luxembourg. Il accepte tout en se sentant blessé par la médiocrité de l'offre. Logé et chauffé aux frais de l'État, il conserve cette sinécure modeste jusqu'à la fin de ses jours
- Le 28 décembre 1871, il est nommé employé à la Bibliothèque du Palais du Luxembourg, dépendant à cette époque du Ministère de l’Instruction publique, au traitement de 2500 francs.
- Le 1873, il devient sous-bibliothécaire, au traitement de 2700 francs.
- Le 1876, après le rétablissement du Sénat, il est nommé sous-bibliothécaire du Sénat et son traitement passe à 3600 francs, puis 3800 francs au 1878, 4000 francs au 1880 et 4200 francs au 1882.. Publication anonyme du Catéchisme populaire républicain, qui rencontre un succès considérable, avec au moins 24 éditions, et qui suscite le tapage de la droite monarchiste à l'Assemblée de Versailles. :1872. - Le 6 février : un membre de l'Assemblée nationale, Dufaur de Gavardie, interpelle le Gouvernement. Le Garde des Sceaux répond quelques phrases évasives et l'incident n'a pas de suite. Le nom de Leconte de Lisle n'est pas prononcé. Publication des Poèmes barbares, réédition refondue et considérablement augmentée des Poésies barbares. :1873. - Le 6 janvier, création à l'Odéon de la tragédie antique Les Érinnyes, avec une musique de scène de Jules Massenet. Le succès est modeste. Rédaction finale, avec Anatole France, de l'édition posthume du Grand dictionnaire de cuisine d'Alexandre Dumas père. Échec de sa première candidature à l'Académie française au fauteuil du père Gratry. :1874. - Seconde édition, augmentée et refondue des Poèmes antiques. Il se lie avec Victor Hugo. :1876. - Il collabore à une Histoire du Moyen Âge, signée seulement par Pierre Gosset. Le 15 mai, reprise de la pièce Les Érinnyes à la Gaîté Lyrique, avec la musique de scène remaniée par Massenet. :1877. - 2 candidature à l'Académie française pour le fauteuil de Joseph Autran : il est battu par Victorien Sardou ; il n'obtient que deux voix, celle d'Auguste Barbier et celle de Victor Hugo, qui vote pour lui avec ostentation. Leconte de Lisle déclare que le suffrage de Victor Hugo équivaut à son élection et qu'il ne se présenterait plus. On considéra que Victor Hugo l'avait ainsi désigné pour lui succéder. Début de la collaboration avec le compositeur Franz Servais pour L'Apollonide. :1880. - Un important article de Jules Lemaître fait l'éloge de Leconte de Lisle dans La Nouvelle Revue (21 août). :1882. - 3 candidature à l'Académie française. Il obtient une voix : c'est à nouveau celle de Victor Hugo. Le pavillon de Voisins, dernier séjour de Leconte de Lisle :1883. - Il est élevé au grade d'officier de la légion d'honneurN° L1536074.. :1884. - Poèmes tragiques. Pour ce recueil, il reçoit un prix de l'Académie Française et le prix Jean Reynaud de 10000 F. :1885. - Aux funérailles de Victor Hugo, il prononce un discours. :1886. - Le 11 février, malgré l'opposition d'adversaires irréductibles, il est élu à l'Académie française, par 21 voix sur 32 votants, au fauteuil de Victor Hugo. :1887. - Le 14 février, parution, cosignée par Leconte de Lisle, de la Protestation des artistes contre la Tour de M. Eiffel Protestation parue dans Le Temps, parmi environ 300 personnalités, dont Ernest Meissonnier, Charles Gounod, Charles Garnier, François Coppée, Alexandre Dumas fils, Guy de Maupassant, Sully Prudhomme, Victorien Sardou, Joris-Karl Huysmans, Paul Verlaine.. Le 31 mars, réception de Leconte de Lisle à l'Académie française. Alexandre Dumas fils y fait l'éloge de la poésie sentimentale de Lamartine et de Musset ! :1888. - Relations privilégiées avec la reine Élisabeth de Roumanie, qui signe ses œuvres littéraires du pseudonyme de Carmen Sylva. L'Apollonide. :1893. - Hérédia dédie ses Trophées à son maître Leconte de Lisle. Leçon de Brunetière, à la Sorbonne, sur Leconte de Lisle. :1894. - Le 17 juillet, le poète meurt subitement au hameau de Voisins, près de Louveciennes.

Événements posthumes

:1894. - Le 21 juillet, funérailles de Leconte de Lisle. Discours prononcés par Hérédia et Gaston Boissier. Obsèques religieuses à Saint-Sulpice ! Enterrement au cimetière du Montparnasse, à Paris. Madame Leconte de Lisle, sa veuve se voit allouer une pension (1669, 50 francs). Une souscription publique est ouverte afin d'élever un monument, dont l’exécution est confiée au sculpteur Denys Puech, grand prix de Rome. :1895. - Publication de Derniers poèmes. Saint-Paul, à la Réunion :1896. - Le 3 décembre, au théâtre de l'Odéon, représentation de la version théâtrale de L'Apollonide, 1888, précédée d'une conférence de Jules Lemaître. :1898. - Le 10 juillet, inauguration du monument de Denys Puech. Il est placé dans le jardin du Luxembourg, jardin que Leconte de Lisle traversait quotidiennement. Il représente une allégorie de la Gloire, les ailes déployées, qui enlace le buste du poète en marche vers le Parnasse. José-Maria de Heredia, qui représente l’Académie française à l’inauguration, prononce un discours. :1899. - Le 29 janvier, représentation du drame musical (opéra) L'Apollonide, musique de Franz Servais, au Théâtre Grand-Ducal de Karlsruhe, sous la direction de Felix Mottl. :1933. - Création de l'association Les Admirateurs de Leconte de Lisle. :1934. - Le 3 juin, inauguration d'une plaque apposée sur son domicile du 64 boulevard Saint-Michel. :1965. - Fin des éditions Lemerre, et donc de leur exclusivité plus que centenaire des éditions de Leconte de Lisle. :1977. - En septembre, retour des cendres de Leconte de Lisle dans son île natale, et inhumation le 28 septembre au cimetière marin de Saint-Paul, conformément à son vœu de reposer en terre réunionnaise exprimé dans ses poèmes le Manchy et Si l'AuroreLe Journal de l’île du 28/09/77 écrit : « Le dernier retour du poète dans son île natale. Le DC 8 du Cotam qui se posait hier en début d’après-midi n’était pas semblable aux autres. À son bord se trouvait un illustre passager, Charles Leconte de Lisle, qui retrouvait son île natale 132 ans après avoir vu s’estomper les côtes dans les brumes de l’horizon. Parti sur les flots, il revenait par les airs (...). La presque totalité des personnalités de l’île se retrouvait dans la cour de l’établissement où le jeune Charles Leconte de Lisle dut s’ébattre. ».

Œuvres

L'apport littéraire essentiel de Leconte de Lisle est constitué par les trois recueils de poésie qu'il a destinés à la publication, tels que mentionnés dans le tableau suivant. Compte tenu du nombre d'éditions et d'évolutions que ces recueils ont connues de son vivant, ce tableau précise pour chacun d'eux les éditions les plus significatives : 1°) la première édition et 2°) la dernière édition composée par lui, appelée de ce fait « édition de référence ». Mais son œuvre complète, dont une partie importante est accessible sur Wikisource, comprend également des textes non poétiques ou des textes qu'il n'avait pas destinés à la publication. La liste suivante répartit les œuvres connues de Leconte de Lisle en catégories (Poésie, Théâtre, Traductions, etc.), et à l'intérieur de chaque catégorie, les range par ordre chronologique de publication. Pour certaines, les dates des rééditions parues avant 1900 sont aussi mentionnées.

Poésie

Recueils

Dans leur état de référence (Poèmes antiques, 1891, Poèmes barbares, sd (1889) et Poèmes tragiques, 1895), les trois recueils sont le résultat d'une évolution marquée par les livres préalables suivants, qui les ont préparés :
- 1852 - Poèmes antiquesPoèmes antiques, Marc Ducloux, 1852. Rééditions : Lemerre, 1874, 1881, 1886. Éd. de référence : 1891..
- 1855 - Poèmes et PoésiesPoèmes et Poésies Dentu, 1855. Réédition : Taride, 1857..
- 1856 - Le Chemin de la Croix ou La PassionLe Chemin de la Croix ou La Passion, Chez les Auteurs, 1856. Rééditions 1857, 1858..
- 1858 - Poésies Complètes : Poèmes antiques - Poèmes et poésies - Poésies nouvellesPoésies Complètes : Poèmes antiques - Poèmes et poésies - Poésies nouvelles. Poulet-Malassis et de Broise, 1858..
- 1862 - Poésies BarbaresPoésies Barbares Librairie Poulet-Malassis, 1862. Rééditions : Lemerre (sous le titre définitif Poèmes barbares ; et incorporant Le Soir d'une Bataille, 1871) : 1872, 1878, 1881 ou 1882. Éd. de référence : 1889..
- 1871 - Le Soir d'une BatailleLe Soir d'une Bataille, Lemerre, 1871. Leconte de Lisle l'a ensuite incorporé dans les Poèmes barbares.
- 1871 - Le Sacre de ParisLe Sacre de Paris, Lemerre, 1871. Leconte de Lisle l'a ensuite incorporé dans les Poèmes tragiques..
- 1884 - Poèmes TragiquesPoèmes Tragiques, Lemerre, 1884. Ce recueil incorpore : Le Sacre de Paris, 1871 ; Les Erinnyes, 1873. Rééditions : 1886. Éd. de référence : 1895.. Les deux livres suivants ont été publiés après la mort du poète :
- 1895 - Derniers poèmesDerniers poèmes, Lemerre, 1895. Ce recueil posthume, élaboré par José María de Heredia et le Vicomte de Guerne, réunit, outre quelques poèmes, les œuvres suivantes : L'Apollonide ; La Passion ; les préfaces des Poèmes antiques, 1852 et de Poèmes et Poésies, 1855 ; Les Poètes contemporains, 1864 et Charles Baudelaire, 1861. Réédition : 1899..
- 1902 - Premières poésies et lettres intimesPremières poésies et lettres intimes, Fasquelle, 1902.. Citons également :
- 1895 - Les États du DiableNe subsiste de cette œuvre, Les États du Diable, qu'un fragment qui figure dans les Derniers poèmes, sous le titre Cozza et Borgia., extraits.

Poèmes

Théâtre

- 1873 - Les Érinnyes, tragédie antique, en deux partiesLes Érinnyes, tragédie antique en deux parties, en vers, avec introduction et intermède pour orchestre, musique nouvelle de M. Massenet, Alphonse Lemerre, 1873. Rééditions : 1876, 1889. Leconte de Lisle a incorporé cette pièce dans son recueil Poèmes Tragiques. : Première partie - Klytaimnestra ; Deuxième partie - Orestès.
- 1888 - L'Apollonide, drame lyriqueL'Apollonide, drame lyrique en trois parties et cinq tableaux. Musique de Franz Servais, Lemerre, 1888. Cette pièce, dont l'argument reprend celui dIôn d'Euripide, fut écrite sur l'initiative du compositeur Franz Servais et en collaboration avec lui. Elle a été incorporée dans le recueil posthume Derniers Poèmes, 1895. Le livret de l'opéra diffère de la pièce, ainsi que le montre la partition chant et piano, L'Apollonide (Iôn), drame musical en trois actes et cinq tableaux d'après Leconte de Lisle, musique de Franz Servais, Paris, Choudens, 1899. Dans son livre L'Apollonide de Leconte de Lisle et Franz Servais, Mardaga, 2004, Malou Haine donne les deux versions du texte, ainsi que le texte de deux manuscrits de Leconte de Lisle. Une représentation de la version théâtrale est donnée à l'Odéon en 1896, et le drame musical (opéra) est créé à Karlsruhe en 1899..
- 1895 - Frédégonde
Frédégonde. Pièce de théâtre mentionnée par Fernand Calmettes. Seul un court fragment du premier acte figure dans les Derniers poèmes, 1895..

Traductions

- 1861 - Théocrite, Idylles et Epigrammes ; Odes anacréontiques
Idylles de Théocrite et Odes anacréontiques, traduction nouvelle par Leconte de Lisle, Poulet-Malassis et de Broise, 1861..
- 1866 - Homère, IliadeHomère, Iliade, Lemerre, 1866. Rééditions : - 1874, - 1882, - 1884..
- 1868 - Homère, Odyssée, Hymnes homériques, , Homère, Odyssée, Hymnes, Epigrammes, Batrakhomyomakhie, Lemerre, 1868..
- 1869 - Hésiode, La Théogonie, Le Bouclier d'Héraclès, Les Travaux et les Jours ; Hymnes orphiques, Biôn, Idylles ; Moskhos, Idylles ; TyrtéeHésiode, Hymnes orphiques, Théocrite, Biôn, Moskhos, Tyrtée, Odes anacréontiques, Lemerre, 1869..
- 1872 - Eschyle,
ThéâtreEschyle, Théâtre, Lemerre, 1872..
- 1873 - Horace, ŒuvresHorace,
Œuvres, Lemerre, 1873..
- 1877 - Sophocle, ThéatreSophocle, Théâtre, Lemerre, 1877..
- 1884 - Euripide, ThéatreEuripide, Théâtre, Lemerre, 1877..

Manifestes

Bien qu'elles n'aient pas fait l'objet d'une publication séparée de la part du poète, trois préfaces sont isolées ici comme des œuvres à part entière, d'une part en raison du rôle important qu'elles jouent dans l'histoire littéraire comme manifestes, avec l'exposition des idées littéraires et esthétiques de Leconte de Lisle qui annoncent le mouvement parnassien, et d'autre part du fait qu'il les a fait figurer dans la seule première édition des recueils concernés. Les deux premières ont été reprises dans le recueil posthume Derniers poèmes, 1895 :
- 1852 - Préface des Poèmes antiques, Marc Ducloux.
- 1855 - Préface des Poèmes et poésies, Dentu.
- 1861 - Préface des Idylles de Théocrite et Odes anacréontiques, Poulet-Malassis et de Broise. Dans cette même rubrique, on peut inclure l' Avant-propos écrit pour les études sur les Poètes contemporains, ainsi que, pour ce qui a trait au problème de la traduction, Avertissement de la traduction d'Homère, 1867.

Récits en prose

Récits parus dans sa revue littéraire La Variété :
- 1840 - Mon premier amour en prose,
- 1841 - Une Peau de Tigre, Récits parus dans La Démocratie pacifique :
- 1846 - Le Songe d'Hermann,
- 1846 - La Mélodie incarnée,
- 1846 - Le Prince Ménalcas,
- 1846 - Sacatove,
- 1847 - Dianora,
- 1847 - Marcie,
- 1847 - La Rivière des Songes,
- 1847 - La Princesse Yaso'da, Récit publié dans La République des Lettres :
- 1876 - Phalya-Mani (il s'agit d'une deuxième version de La Princesse Yaso'da). Ces récits en prose ont été réunis plus tard, sous l'appellation de contes Contes en prose (impressions de jeunesse), Aux dépens de la Société normande du livre illustré, 1910. Pour la Société des Médecins bibliophiles, 1925..

Œuvres polémiques

- (NP) - Histoires des guerres sociales, en collaboration avec E. Maron
Histoires des guerres sociales. Œuvre non publiée :
- Jean Dornis, dans Essai sur Leconte de Lisle, p. 129, cite une lettre à Ménard, 1849 : « Manou et moi, nous sommes en train de faire L'Histoire des Guerres Sociales, jusqu'aux Anabaptistes inclusivement... ».
- Edgard Pich la mentionne tome des Œuvres, p. XV..
- 1858 - L'Inde française
L'Inde française, Le Présent, t. , 1858. Œuvre mise au jour par Edgard Pich ; Rééditions : tome des Œuvres de l'édition E. Pich, p. 388 ; Grand Océan, coll. Les Introuvables de l'Océan Indien, 1999..
- 1870 - .Le Catéchisme populaire républicain est paru sans mentionner l'auteur.
- 1871 - Histoire populaire du christianisme.
- 1871 - Histoire populaire de la Révolution française.
- 1876 - Histoire du Moyen-Âge, en collaboration avec J. Marras et Pierre Gosset.
Histoire du Moyen-Âge est paru sans mentionner J. Marras. Pierre Gosset n'est mentionné que sur la couverture des exemplaires brochés..

Études et notices littéraires

- 1861 - Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal, 2 édition, Paris, Poulet-Malassis
Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal, 2 édition, Paris, Poulet-Malassis, Revue Européenne, décembre 1861. Cet article est intégré dans le recueil posthume Derniers poèmes, 1895, en dernière place des Poètes contemporains..
- 1864 - Les Poètes contemporains : Béranger, Lamartine, Victor Hugo, Alfred de Vigny, Auguste Barbier
Les Poètes contemporains, Le Nain jaune, 1864, comprenant : Avant-propos, 3/08/1864 ; - Béranger, 13/08/1864 ; - Lamartine, 20/08/1864 ; - Victor Hugo, 31/08/1864 ; - Alfred de Vigny, 10/09/1864 ; - Auguste Barbier, 01/10/1864..
- 1887-89 - Notices sur Victor Hugo, Auguste Barbier, Edmond HaraucourtDans Anthologie des Poètes français du , Lemerre, 4 vol., 1887-89. Dans vol. , 1887, les notices sur Victor Hugo et sur Auguste Barbier ; dans vol. , 1889, notice sur Edmond Haraucourt, .

Discours

- 1885 - Discours prononcé aux funérailles de Victor Hugo, le 1885
Discours de M. Leconte de Lisle au nom des poètes, prononcé aux funérailles de Victor Hugo, au Panthéon..
- 1887 - , avec l'éloge de Victor Hugo, prononcé le 31 mars 1887
Discours prononcé dans la séance publique tenue par l'Académie françaie pour la réception de M. Leconte de Lisle, le jeudi 31 mars 1887, Institut de France, 1887..

Préfaces

- 1891 - Rimes de mai : Les Églantines, Léon Vanier.
- 1891 - Georges Bois, Monsieur le Vicaire, Dentu.
- 1893 - Robert de Montesquiou, Les Chauves-Souris, G. Richard.
- 1894 - Jean Dornis, La Voie douloureuse, roman, Calmann Lévy.

Correspondance

- 1902. - Lettres intimesDans Premières poésies et lettres intimes, Fasquelle, 1902.
- 1968. - Lettres à Émilie LeforestierDans Irving Putter, La dernière illusion de Leconte de Lisle. Lettres inédites à Émilie Leforestier, Librairie Droz - Genève, 1968. Les 59 lettres s'échelonnent du 13 juillet 1885 au 6 janvier 1890.
- 2004. - Correspondance entre Leconte de Lisle et Franz ServaisDans Malou Haine, L'Apollonide de Leconte de Lisle et Franz Servais, 20 ans de collaboration, Mardaga, 2004. Les 65 lettres échangées démarrent le 18 décembre 1877.
- 2004. - Lettres à José María de Heredia
Lettres à José María de Heredia, édition établie et annotée par Charles Desprats, Honoré Champion éditeur. Les 119 lettres s'échelonnent du 21 septembre 1863 au 22 février 1894.

Interviews


- Le Télégraphe, 8 juin 1885, La succession de Victor Hugo à l'Académie Française. Chez M. Leconte de Lisle.
- Le Matin, 15 février 1886, Leconte de Lisle.
- Gazette anecdotique, 31 octobre 1888, p. 235,
- L'Écho de Paris, 29 avril 1891, Enquête sur l'évolution littéraireArticle repris dans Jules Huret, Enquête sur l'évolution littéraire, Paris, Bibliothèque-Charpentier, 1894, pp. 278-286..
- Le Journal, 30 septembre 1892, Une statue à Baudelaire - Chez M. Leconte de Lisle.
- Le Rappel, 5 janvier 1893, Chez M. Leconte de Lisle.
- Le Gaulois, 20 mars 1893, Interview-Express.
- L'Éclair, 21 janvier 1894, Le sort d'une tête - Comment devrait être composée la commission des grâces.

Divers

- 1854 - Épître au Czar, au sujet des lieux saints
Épître au Czar, au sujet des lieux saints. Œuvre mentionnée dans l'ouvrage collectif Le premier siècle de l'Institut de France, sous la direction du comte de Franqueville (1895)..
- 1873 - Grand Dictionnaire de cuisine d'Alexandre Dumas
Grand Dictionnaire de cuisine d'Alexandre Dumas. Signé d'Alexandre Dumas père, mais rédigé après sa mort à partir de ses notes par Anatole France et Leconte de Lisle, à qui on doit peut-être la part importante qui y est donnée aux épices et aux recettes exotiques. Éditions : Lemerre, 1873 ; Pierre Grobel, 1958, Tchou, 1965, Henry Veyrier, 1973 ; Edit-France, 5 vol., 1995-96 ; Phébus, 2000..

Sources

Éditions modernes des oeuvres de Leconte de Lisle

Les éditions les plus complètes sont, selon l'ordre chronologique de leur publication :
- 1927-1928. -
Poésies complètes de Leconte de Lisle, texte définitif avec notes et variantes de Jacques Madeleine et Eugène Vallée
Poésies complètes de Leconte de Lisle, texte définitif avec notes et variantes , eaux-fortes de Maurice de Becque, Lemerre, en 4 tomes :
- Tome : Poèmes antiques, 1927
- Tome : Poèmes barbares, 1927
- Tome : Poèmes tragiques. - Les Érinnyes. - L'Apollonide, 1928
- Tome : Derniers poèmes, La Passion, Pièces diverses, Notes et variantes, 1928. , Lemerre, en quatre tomes.
- 1976-1978. -
Œuvres de Leconte de Lisle, édition critique par Edgard Pich
Œuvres de Leconte de Lisle, édition critique par Edgard Pich, publiée par la Société d'édition « Les Belles Lettres », en quatre tomes :
- Tome : Poèmes antiques, 1977
- Tome : Poèmes barbares, 1976
- Tome : Poèmes tragiques - Derniers Poèmes, 1977
- Tome : Œuvres diverses, 1978., publiée par la Société d'édition « Les Belles Lettres », en quatre tomes. Voir aussi, complétant l'édition Edgard Pich :
-
Articles, Préfaces. Discours
'Articles, Préfaces. Discours, textes recueillis, présentés et annotés par Edgard Pich, Les Belles Lettres, 1971.. À signaler enfin en format de poche :
- 1985-1994. -
Poèmes antiques'Poèmes antiques, édition présentée, établie et annotée par Claudine Gothot-Mersch, Gallimard, coll. Poésie (n° 279), 1994. et Poèmes barbares'Poèmes barbares, édition présentée, établie et annotée par Claudine Gothot-Mersch, Gallimard, coll. Poésie (n° 202), 1985., éditions présentées, établies et annotées par Claudine Gothot-Mersch, Gallimard, collection Poésie.

Ouvrages sur la vie de Leconte de Lisle

Témoignages directs

- Henry Houssaye, Discours de réception à l'Académie française, avec l'éloge de Leconte de Lisle, prononcé le 12 décembre 1895
Discours prononcés dans la séance publique tenue par l'Académie françaie pour la réception de M. Henry Houssaye, le 12 décembre 1895, Institut de France, 1895. C'est Ferdinand Brunetière qui prononça le discours de réponse.
- Jacques VincentJacques Vincent est le pseudonyme de Madame Musseaux, née Angèle Bory d'Assex., Un salon parisien d'avant-guerre, Jules Tallandier, 1929, ch. 1 à 3. Période : 1892-1894.
- Jean Moréas, Feuillets, Editions de la Plume, 1902, ch. 1., pp. 9-13.
- Henri de Régnier, Proses datées, Mercure de France, 1925, ch. 1, pp. 5-20.

Autres documents

- Marius-Ary Leblond, Leconte de Lisle, essai sur le génie créole, Mercure de France, 1906Rééd. 1930, 1933 sous le titre Leconte de Lisle d'après des documents nouveaux, MdF. Rééd. Leconte de Lisle, essai sur le génie créole, préface d'Edgard Pich, commentaires de J.-F. Reverzy, Grand Océan, 1995.
- Fernand Calmettes, Un demi-siècle littéraire, Leconte de Lisle et ses amisLes amis cités sur la couverture du livre de F. Calmettes sont : Thalès Bernard, Louis Ménard, De Flotte, Louise Colet, Flaubert, Baudelaire, Théodore de Banville, Victor Hugo, Catulle Mendès, Jean Marras, François Coppée, Villiers de L'Isle-Adam, Léon Dierx, J.M. de Hérédia, Léon Barracand, Judith Gautier, Mallarmé, Glatigny, Jules Andrieu, Léon Cladel, Verlaine, Armand Sylvestre, Henri Cazalis, Valade et Mérat, Henry Houssaye, Anatole France, Paul Bourget, etc., etc., Plon, s.d.
- Edmond Estève, Leconte de Lisle, l'homme et l'œuvre, Boivin & Cie.
- Jean-Paul Sartre, L'Idiot de la famille. Gustave Flaubert de 1821 à 1857, Gallimard, 1972, éd. revue et complétée 1988, tome 3, livre I. La névrose objective, 5. Névrose et prophétie, pp. 338-440.
- Christophe Carrère, Leconte de Lisle ou la passion du beau, Fayard, 2008.

Études de l'œuvre de Leconte de Lisle

Critiques contemporaines de Leconte de Lisle

- Sainte-Beuve, 1864 et 1868Sainte-Beuve, Nouveaux lundis, t. , 1864 ; t. , 1868.
- Charles Baudelaire, 1868Charles Baudelaire, L'Art romantique, 1868. ;
- Paul Bourget, 1886Paul Bourget, Nouveaux essais de psychologie contemporaine, 1886.
- Jules Lemaître, 1887Jules Lemaître, Anthologie des poètes français contemporains, 1887.
- Ferdinand Brunetière, 1894Ferdinand Brunetière, L'Évolution de la poésie lyrique en France au dix-neuvième siècle. Leçons professées à la Sorbonne, Hachette, 1894, tome second, 13 leçon.
- Jules LemaîtreJules Lemaître, Impressions de Théâtre, 9 série, Boivin & Cie, ch. 1 Euripide, L'Ion d'Euripide, et l'Apollonide de leconte de Lisle.
.

Études classiques

Citons, parmi les études parues entre 1895 et 1944 :
- Jean DornisJean Dornis, Essai sur Leconte de Lisle, Paris, Société d'éditions littéraires et artistiques, 1909.,
- Pierre FlottesPierre Flottes, Le Poète Leconte de Lisle, documents inédits, Librairie académique Perrin et Cie, 1929.,
- Joseph VianeyJoseph Vianey :
- Les Sources de Leconte de Lisle, Montpellier, Coulet, 1907,
- Les Poèmes barbares de Leconte de Lisle, Malfère, 1933..

Études modernes

Citons parmi les études parues depuis 1945 :
- Irving Putter 1951-54-61Irving Putter, Leconte de Lisle and his contemporaries, University of California press, Berkeley and Los Angeles, Publications in modern philology, vol. 35, n° 2, pp. 65-108, 1951 ; The Pessimism of Leconte de Lisle, Sources and Evolution, id., vol. 42, N° 1, pp. 1-144, 1954 ; The Pessimism of Leconte de Lisle, the Work and the Time, id., vol. 42, N° 2, pp. 145-408, 1961.
- Jules-Marie Priou, 1966Jules-Marie Priou, Leconte de Lisle, Pierre Seghers éditeur, coll. Écrivains d'hier et d'aujourd'hui, n° 27, 1966.
- Edgard Pich, 1975Edgard Pich, Leconte de Lisle et sa création poétique - Poèmes antiques et Poèmes barbares, 1852-1874, Université Lyon , 1975.
- Robert Sabatier, 1977Robert Sabatier, Histoire de la poésie française. La poésie du dix-neuvième siècle. 2-Naissance de la poésie moderne, Albin Michel, 1977, pp. 16-26.

Divers

Lieux où Leconte de Lisle a vécu

-Nantes : 8, rue Gresset ; 38, rue Contrescarpe. Ces deux adresses sont incertaines. Elles sont mentionnées sur un site internet, mais ne sont pas confirmées par les archives de Nantes. (octobre 2007)
-Rennes : 4, rue des Carmes.
-Paris : 23, rue Cassette (au fond de la cour, 4 étage) ; 8, boulevard des Invalides (à partir de début avril 1861. Appartement mansardé au 5 étage. Le bâtiment a été détruit pendant le siège de Paris) ; 64, boulevard Saint-Michel (à partir de 1872).

Iconographie de Leconte de Lisle

- Portrait, par Jean-François Millet.
- Gravure-caricature d'Étienne Carjat. Dans J.-M. Priou, Leconte de Lisle, 1966, p. 25.
- Portrait, par Rajon, pour Poèmes antiques, 1874. Dans J.-M. Priou, op. cité, p. 26.
- Portrait, par F. A. Cazals. Dans J.-M. Priou, op. cité, p. 31.
- Dessin, par Maurice Ray. En frontispice des Poèmes antiques, Société des Amis du Livre, 1908.
- Photographie, par Nadar.
- Photographie de la collection Félix Potin.
- Photographie, par Carjat, 1857. Dans Jean Dornis, Essai sur Leconte de Lisle, 1909.
- Photographie, du studio Eugène Piriou, décembre 1878. Dans Malou Haine, L'Apollonide de Leconte de Lisle et Franz Servais.
- Dessin, par E. Giraudat, après 1886. Dans Malou Haine, op. cit.
- Tableau Chez Alphonse Lemerre, à Ville d'Avray (Salon de 1895), par Paul Chabas, Art Gallery of Hamilton, Ontario, USA. Reproduit sur la couverture de Histoire du parnasse, de Yann Mortelette.
- Quatre eaux-fortes, par Maurice de Becque, en frontispice des 4 tomes de l'édition Lemerre, 1927-28.
- Photographie, par Émile Perray. En frontispice de Pierre Flottes, Le Poète Leconte de Lisle - Documents inédits, 1929.
- Croquis, par Paul Verlaine.

Musique inspirée par des poèmes de Leconte de Lisle

Deux compositions ont déjà été évoquées au titre du théâtre de Leconte de Lisle :
- Jules Massenet, Les ÉrinnyesLes Érinnyes, partition pour chant et piano, Au Ménestrel-Heugel & Cie, 1900., Alfred Bruneau écrit dans son livre Massenet, 1934 : « Les Erinnyes ont une autre importance, une autre valeur. Elles occupent une place magnifique dans le somptueux bagage de Massenet. C'est Duquesnel, le directeur de l'Odéon, où elles furent représentées, qui décida de proposer à Leconte de Lisle une collaboration inattendue dont il s'inquiéta d'abord, ne se doutant pas qu'elle assurerait le succès de la pièce. Voici comment Massenet, à qui Duquesnel n'accordait qu'une quarantaine d'exécutants, surmonta les difficultés de l'entreprise. Vous trouverez dans sa narration le signe de son adresse coutumière. "Au lieu d'écrire la partition pour l'orchestre habituel - cela aurait produit un ensemble mesquin - j'eus l'idée d'avoir un quatuor de trente-six instruments à cordes, ce qui correspondait à un grand orchestre. J'y adjoignis trois trombones, l'image des trois Erinnyes : Tisiphone, Alecto et Mégère, et une paire de timbales. Mon chiffre de quarante était atteint." Plus tard, pour les concerts, Massenet réinstrumenta normalement sa partition et, pour des reprises fréquentes, il l'enrichit d'un ballet, de choeurs et d'intermèdes nombreux. Le pathétique solo de violoncelle accompagnant l'invocation d'Electre demeure célèbre. On ne s'explique pas les raisons qui empêchent nos associations symphoniques d'afficher et d'honorer cet ouvrage admirable, digne de leur fidèle sollicitude. ».
- Franz Servais, L'Apollonide (Iõn)L'Apollonide (Iõn), drame musical en 3 actes et 5 tableaux d'après Leconte de Lisle, partition et chant et piano, Paris, Choudens, 1899. Par ailleurs, de nombreux musiciens ont écrit des mélodies sur des poèmes de Leconte de Lisle, parmi lesquels :
- Ernest Chausson : La Cigale ; Nanny ; Le Colibri.
- Claude Debussy : La fille aux cheveux de lin.
- Henri Duparc : Phidylé.
- Gabriel Fauré : La rose ; Le parfum impérissable ; Lydia ; Les roses d'Ispahan ; Nell.
- Reynaldo Hahn : Lydé ; Lydie ; Néère ; Phidylé ; Pholoé ; Phyllis ; Salinum ; Thaliarque ; Tyndaris ; Vile potabis.
- Charles Koechlin : Deux Villanelles ; Épiphanie ; La Fin d'homme ; La Lampe du Ciel ; La Vérandah ; L'astre rouge ; Les Clairs de lune ; Les rêves morts ; Nox.
- E. Paladilhe : Six chansons écossaises.
- Albert Roussel : Deux Idylles ; Odes Anacréontiques.
- Louis Vierne : Le Rouet ; Nox. Une œuvre orchestrale a été inspirée par un poème de Leconte de Lisle :
-César Franck : Les Éolides.

Éditions illustrées de Leconte de Lisle

- Poèmes antiques
- Illustrateur Maurice Ray. Paris, Société les Amis des Livres, 1908 ; 30 illustrations in-t et h.t. ; grand in-8 en ff., imprimé par Draeger par les soins de R. Claude-Lafontaine, emboîtage d'éditeur.
- Poèmes barbares
- Illustrateur Raphaël Freida. Paris, Editions A. Romagnol, 1914, 99 eaux-fortes originales dont 18 en pleine page gravées par Edmond Pennequin et imprimées en taille-douce par A. Porcabeuf. Tirage limité à 301 exemplaires numérotés. In-4 (19 x 28, 5 cm), 426 pages.
- Illustrateur Philippe Labèque. Gravures originales sur cuivre. Sans lieu, Aux dépens de soixante-dix-sept bibliophiles, sans date. In-Folio, couv. rempliée, sous chemise et cartonnage, 77 exemplaires sur Grand Vélin de Rives.
- Illustrateur Odette Denis. Le Livre De Plantin, Paris 1948, in 4° en feuilles, 26 eaux fortes originales d'Odette Denis. Tirage limité à 205 exemplaires.
- Poèmes tragiques.
- Illustrateur Hugues de Jouvancourt de Pantouns malais avec cinq eaux-fortes et six ornements, in-folio, Genève, Pierre Cailler, 1946,
- Les Idylles de Théocrite
- Illustrateurs René Ménard et Jacques Beltrand : 25 gravures sur bois originales dont un frontispice de Ménard, 19 en têtes en couleurs, une vignette, un cul de lampe et 3 en têtes et bordures de Beltrand. Paris, Société du Livre d'art, 1911. In 4°, broché, sous chemise et étui. Tirage à 135 exemplaires.
- Les Érinnyes
- Illustrateur Auguste Leroux. Paris, Société des Amis du Livre Moderne, 1912 ; petit in folio 270 x 210 mm, 7 ff., 78 pages, 3 ff. ; illustré de 3 eaux-fortes hors texte et de 40 bandeaux gravés sur bois dans le texte en couleurs. Tirage à 150 exemplaires sur papier du Japon sous la direction de Charles Meunier, 125 réservés aux Membres de la Société.
- Illustrateur Raphael Drouart. Paris, Gaston Boutitie, 1920. 92 bois originaux. In 4°, 204 pages, en feuillets, sous chemise. Tirage total 320 exemplaire.
- Illustrateur A. Bouchet. Paris, Édouard-Joseph, 1920. Coll. Petites curiosités littéraires. Bois dessinés et gravés par A. Bouchet. Tirage total 1000 ex.
- Odes Anacéontiques
- Illustrateur André Derain, Lyon, Cercle Lyonnais du Livre, 1953, 1 vol. grand in-8 en feuilles sous couv. rempliée, chemise cartonnée, dos parchemin, et boite cartonnée, 81 pp + tables + liste des sociétaires. Tiré à 200 exemplaires numérotés, sur vélin B.F.K. de Rives, orné de 50 lithographies originales en noir, dans et hors texte par André Derain.
- Homère. Nausikaa
- Illustrateur Gaston de Latenay, P., Piazza, 1899, in-4°, br., couv. rempliée ill. en couleurs, 45 pp., 50 compositions coloriées au pochoir par E. Greningaire et gravées par Ruckert. Tirage limité à 400 ex.

Traductions en langues étrangères d'œuvres de Leconte de Lisle

« Pour les traductions en langue allemande, voir Fromm, Bibliographie deutscher Übersetzungen aus dem Französisch zwischen 1700 und 1948. Qaïn a été traduit en tchèque dès 1880 (Prague, Otto). Deux traductions des Érinnyes ont été publiées, en espagnol par la revue de Buenos Ayres Nosotros, et en russe par Lozinskij (1922). Un recueil de morceaux choisis, traduits en russe par Postupalskij et commentés Par I. Balacova, a été publié à Moscou en 1960. En Italie, des morceaux choisis de Vigny et de Leconte de Lisle ont été publiés à Milan en 1945, traduits par Filippo Ampola (Éditeur : Garzanti). » (Edgard Pich, Leconte de Lisle et sa création poétique, 1975, p. 535).

Attribution du nom de Leconte de Lisle

Portent le nom de Leconte de Lisle :
- un lycée prestigieux de Saint-Denis de la Réunion, le lycée Leconte-de-Lisle.
- un paquebot, le Leconte-de-Lisle (1922-1956).
- des rues : à Paris , à Louveciennes. ==
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