Comité de salut public

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Le Comité de salut public, organe de gouvernement révolutionnaire mis en place par la Convention nationale le 17 Germinal an I (6 avril 1793), élu pour un mois et rééligible, formait de facto (sauf en matière financière) le gouvernement de la France jusqu'au Directoire (voir Création de la Commission de salut public). La Commune de 1871 décréta l'institution d'un nouveau Comité de salut public.
Comité de salut public

Le Comité de salut public, organe de gouvernement révolutionnaire mis en place par la Convention nationale le 17 Germinal an I (6 avril 1793), élu pour un mois et rééligible, formait de facto (sauf en matière financière) le gouvernement de la France jusqu'au Directoire (voir Création de la Commission de salut public). La Commune de 1871 décréta l'institution d'un nouveau Comité de salut public.

Présentation

Le Comité de salut public fut créé pour remplacer le conseil exécutif fondé après l'insurrection du 10 août 1792, lequel réunissait les six principaux ministres du gouvernement. Le Comité de salut public, d'abord dominé par Georges Danton, puis par Maximilien Robespierre, exerça, avec le Comité de sûreté générale, un régime de dictature et de terreur destiné à sauver la Révolution gravement menacée de l'intérieur —insurrections fédéralistes, guerre de Vendée— et à l'extérieur. Bien que la Convention nationale détint toujours l'autorité suprême, elle entérina le plus souvent les décisions du Comité de Salut public. Celui-ci devait néanmoins rendre compte de ses décisions à la Convention nationale. Jusqu'au 10 juillet 1793, la composition de ce comité de neuf membres, délibérant en secret, dominé par Georges Danton, comprenait, dans l'ordre de leur élection :
-Bertrand Barère de Vieuzac, député des Hautes-Pyrénées
-Jean-François Delmas, député de la Haute-Garonne
-Jean-Jacques Bréard, député de la Charente-Inférieure
-Pierre Joseph Cambon, député de l'Hérault
-Georges Danton, député de Paris
-Jean Antoine Debry, député de l'Aisne
-Louis Bernard Guyton-Morveau, député de la Côte-d'Or
-Jean-Baptiste Treilhard, député de Seine-et-Oise
-Jean-François Delacroix, député d'Eure-et-Loir Jean Antoine Debry, malade, donna sa démission et fut remplacé par Robert Lindet, député de l'Eure On installa ce nouveau comité le 7 avril 1793 aux Tuileries jusqu'à sa disparition en octobre 1795 dans les appartements de Marie-Antoinette de Habsbourg-Lorraine, situé au rez-de-chaussée au pavillon de Flore, devenu le palais de l'Égalité.

L'organisation du pouvoir en France

Suffrage universel | | Montagne Marais Gironde nomme +-----------------------+ nomme ------------------------| Convention nationale | ----------------- | +-----------------------+ | | ^ | | | | +---------------------------+ | +-------------------------------+ | Comité de salut public |------------- | Comité de sûreté générale | +---------------------------+ propose les lois +-------------------------------+ | fait passer les accusés devant nomme les représentants en mission | | | +-------------------------------+ | | | Tribunal révolutionnaire | | | +-------------------------------+ Inspection contrôle des des départements armées La politique dantoniste, politique montagnarde modérée, y prédominera. Considéré comme trop modéré, ce comité fut remanié après la chute des Girondins et, le 10 juillet 1793, on y élimina les dantonistes.

Le « Grand Comité de salut public »

Le 27 juillet 1793, Maximilien de Robespierre y fit son entrée. En septembre 1793, le comité comprit douze membres :
- Maximilien de Robespierre, député de Paris
- Bertrand Barère de Vieuzac, député des Hautes-Pyrénées
- Robert Lindet, député de l'Eure
- André Jeanbon Saint André, député du Lot
- Georges Couthon, député du Puy-de-Dôme
- Jean-Marie Hérault de Séchelles, député de Seine-et-Oise
- Pierre-Louis Prieur (dit Prieur de la Marne), député de la Marne
- Louis Antoine Léon de Saint-Just, député de l'Aisne
- Lazare Nicolas Marguerite Carnot, député du Pas-de-Calais
- Claude-Antoine Prieur-Duvernois (dit Prieur de la Côte-d'Or), député de la Côte-d'Or
- Jacques Nicolas Billaud-Varenne, député de Paris
- Jean-Marie Collot d'Herbois, député de Paris Jean-Marie Hérault de Séchelles fut éliminé pour dantonisme et ne fut pas remplacé. De juillet 1793 - après le départ de Georges Danton - jusqu'à juillet 1794, les mêmes Montagnards à l'exception d'un seul furent constamment réélus. Lors de la séance du 31 juillet 1793, pour fêter la prise des Tuileries du 10 août 1792, Barère, proposa de détruire des tombeaux de la basilique Saint-Denis. Les douze membres du « Grand Comité de salut public » furent loin d'être unanimes dans leurs opinions. Il existe une "droite" formée de Robert Lindet, Lazare Carnot et Claude-Antoine Prieur-Duvernois, une "gauche" qui comprenait Maximilien Robespierre, Louis-Antoine-Léon Saint-Just, Georges Couthon, Pierre-Louis Prieur, André Jean-Bon-Saint-André ; une « extrême-gauche » avec Jacques-Nicolas Billaud-Varenne, Jean-Marie Collot d'Herbois, Jean-Marie Hérault de Seychelle et Bertrand Barère de Vieuzac. Ses membres se joignent tantôt aux uns, tantôt aux autres. Mais le véritable chef de ce "Grand Comité de Salut public" sera Maximilien Robespierre. Bien qu'il n'ait joui d'aucune attribution particulière, son influence est vite prépondérante. Il sera le lien vivant entre Grand Comité de salut public et la Convention nationale d'une part, le "Grand Comité de Salut public" et le "club des Jacobins", d'autre part, le "Grand Comité de Salut public" et la Commune de Paris. C'est lui qui engagera le « Grand Comité de Salut public » dans une politique sociale qu'il a résumée ainsi dans son carnet : subsistances et lois populaires. Alors que le régime est menacé par l'intervention des armées étrangères, les Jacobins sous Robespierre centralisent les dénonciations, les procès et les exécutions sous la supervision de ce comité de dix à douze membres. Il gouverne le pays, envoyant en province et aux armées des représentants en mission qui appliquent une politique de Terreur. Dans chaque commune, ceux-ci pouvaient s'appuyer sur des comités de surveillance.

L'échec du « Grand Comité de salut public »

Les dissensions à l'intérieur du "Grand Comité de Salut public" amenèrent la chute du régime de Terreur, la majorité du "Grand Comité" conduite par Jacques-Nicolas Billaud-Varenne, Jean-Marie Collot d'Herbois et Lazare Carnot s'opposant à Maximilien Robespierre et ses amis, accusés par le Comité de Sûreté générale.

Le Comité de salut public après la chute de Robespierre

Après la chute de Maximilien Robespierre le 9 thermidor an II (27 juillet 1794), les pouvoirs du Comité de Salut public furent réduits à la diplomatie et aux affaires militaires. Il fut supprimé en 1795.

Décret instituant le Comité de salut public

Le Comité de défense générale sentit la nécessité, surtout après la secousse du 10 mars 1793 qui amené à la Création du Tribunal révolutionnaire, de remédier à cet état de chose, et c'est ainsi que le 18 mars 1793, par l'organe de son rapporteur, Bertrand Barère de Vieuzac, il demanda à La Convention nationale qu'un nouveau comité fut établi sous le nom de Comité de Salut public et organisé "de manière à éteindre tous les foyers de discordes".

Vote du projet de Comité de Salut public à la Convention nationale

Le 25 mars 1793, le projet de Bertrand Barère de Vieuzac fut voté. On maintint le nombre primitif des membres mais la Convention nationale se réserva le droit de les nommer elle-même. Bertrand Barère de Vieuzac sut se montrer persuasif et convaincant. Une commission fut nommée.

Adoption du décret présenté par Bertrand Barère de Vieuzac

Le 6 avril 1793, Bertrand Barère de Vieuzac présenta et fit adopter par la Convention nationale le projet du décret suivant :
- Il sera formé un Comité de Salut public composé de neuf membres de la Convention nationale.
- Ce comité délibèrera en secret ; il sera chargé de surveiller et d'accélérer l'action du Comité exécutif provisoire (ainsi se nommait le ministère formé après le 10 août 1792), dont il pourra même suspendre les arrêtés.
- Il est autorisé à prendre des mesures de défense générale extérieure et intérieure ; il ne pourra en aucun cas décerner des mandats d'arrêt, si ce n'est contre des agents d'exécutions et à charge d'en rendre compte sans délai à la Convention.
- La Trésorerie tiendra à la disposition du Comité jusqu'à cent mille livres pour dépenses secrètes.
- Il fera chaque semaine un rapport de ses opérations et de la situation de la république.
- Il sera établi un registre de ses délibérations.
- Le Comité est établi pour un mois.
- La Trésorerie demeurera indépendante du Comité". Aussitôt le décret voté, la Convention procéda à la nomination de ses membres. Bertrand Barère de Vieuzac recueillit le plus grand nombre de voix.

Voir aussi

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Sujets connexes
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