Jacques Rogge

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Le comte Jacques Rogge, né le 2 mai 1942 à Gand, est un chirurgien orthopédiste belge, ancien sportif et depuis 2001, le huitième président du Comité international olympique, autorité suprême du mouvement olympique.
Jacques Rogge

Le comte Jacques Rogge, né le 2 mai 1942 à Gand, est un chirurgien orthopédiste belge, ancien sportif et depuis 2001, le huitième président du Comité international olympique, autorité suprême du mouvement olympique.

Carrière médicale

Après des études de médecine à l`Université de Gand, il se spécialise en chirurgie et en médecine du sport. Il travaille comme chirurgien orthopédique et est chargé de cours en médecine du sport à l'Université libre de Bruxelles et à l'Université de Gand.

Carrière sportive

Jacques Rogge baigne dans l’univers olympique depuis sa jeunesse. Ainsi, il commence la voile dès le plus jeune âge et se familiarise avec les sports en tout genre. Skipper hémérite, le Belge a concouru dans les épreuves de finn lors des Jeux Olympiques d'été de 1968 à Mexico, de 1972 à Munich et de1976 à Montréal. N'ayant jamais remporté de médaille olympique, il a néanmoins été champion du monde et deux fois vice-champion du monde en catégorie finn. Il a également été champion de Belgique à 16 reprises. Enfin, il a remporté le "Yachting World Cadet Trophy" et participa aux régates ¾ Ton Cup. Jacques Rogge s'illustra également en rugby où il fut sélectionné à dix reprises en Équipe nationale belge de rugby à XV. Avec le club de rugby de Gand, il remporta une fois le championnat de Belgique et en est devenu depuis le président d'honneur.

Carrière sportive administrative

Premières expériences

Après une carrière sportive remplie, Jacques Rogge choisit de s'orienter vers l'administration sportive. Il est ainsi chef de mission aux Jeux Olympiques d'hiver de 1976 à Innsbruck, et en 1988 à Calgary. Aux Jeux d'été, il est chef de mission lors des Jeux Olympiques d'été de 1980 à Moscou, ceux de 1984 à Los Angeles et ceux de Seoul en 1988. De 1989 à 1992, il est président du Comité Olympique et Interfédéral Belge et devient président des Comités Olympiques Européens (COE). Grâce à ces hautes fonctions, il est fait comte par le roi Albert II de Belgique. Il est aussi vice-président de l'Association des Comités Nationaux Olympiques (ACNO). Par ailleurs, il s'engage dans la médecine du sport en présidant la commission médicale de la Fédération internationale de voile (ISAF) et est membre du Conseil de l'Agence mondiale antidopage depuis 1999. Jacques Rogge est récompensé pour son engagement et devient un membre du Comité international olympique en 1991. Depuis lors, il est devenu membre de la commission exécutive en 1998 ; il devient également président des commissions de coordination des Jeux de la XXVIIe Olympiade à Sydney de 1995 à 2000 et des Jeux d'Athènes de 1998 à 2004. Il intègre plusieurs commissions parmi lesquelles le Mouvement olympique (1990-1999), Solidarité Olympique (1990-) ou encore la commission médicale (1992-1993) dont il occupe la vice-présidence depuis 1994.

Présidence du CIO

Son expérience et son passé de sportif lui permettent de prétendre à la présidence de la principale instance sportive internationale. Jacques Rogge est élu Président du Comité international olympique le 16 juillet 2001 lors de la 112 session du CIO succédant ainsi à l'espagnol Juan Antonio Samaranch en poste depuis 1980. Il est élu dès le deuxième tour de vote avec 59 voix face au Sud-Coréen Un Young Kim, l'Anglais Richard Pound, l'américaine Anita Defrantz, et le Hongrois Pal Schmitt. Le belge partait favori logique grâce au succès des Jeux Olympiques d'été de 2000 à Sydney dont il était le coordinateur. Diplomate, polyglotte (il parle cinq langues : néerlandais, français, anglais, allemand et espagnol) , Jacques Rogge a su également convaincre avec un programme déterminé à lutter contre la corruption, le dopage, la violence et le racisme. Enfin, il souhaite réquilibrer les comptes du CIO mis à mal lors des dernières olympiades : «Il faut réduire le budget et le gigantisme des Jeux, avec aussi une technologie moins coûteuse mais sans toucher aux athlètes et aux sports», avait-il affirmé lors de son discours de campagne. Dès les Jeux Olympiques d'hiver de 2002, il se démarque de son prédécesseur en logeant au sein du village olympique. Les divers cas de dopage lors de la quinzaine olympique lui valent quelques critiques des fédérations nationales qui jugent trop laxistes les prises de position du président Rogge sur les cas de dopage. Il souhaite en effet accroître les pouvoirs du CIO quant aux sanctions à prendre en cas de contrôle positif. En 2005, il doit faire face à de nombreuses critiques à propos des choix pris par le CIO. Les accusations de corruption du CIO lors de l'attribution des Jeux Olympiques d'été de 2012 à Londres ainsi que le retrait du base-ball et du softball du programme olympique dressent de nombreuses voix contre lui. Le challenge de l'organisation des Jeux Olympiques d'été de 2008 à Pékin l'oblige également à se positionner sur les droits de l'homme. Malgré le bon avancement de l'organisation des jeux en Chine, il rappelle l'attachement de l'olympisme aux valeurs des droits de l'homme et de liberté. Toujours dans l'optique des Jeux de Pékin, le CIO et Jacques Rogge sont vivement critiqués quand ils officialisent le déplacement des finales de natation et de gymnastique lors des matinées, article du site Internet de France 2, france2.fr, 26 octobre 2006. (alors qu'elles se déroulaient en fin d'après-midi auparavant), horaires plus à même de satisfaire le groupe audiovisuel américain NBC, détenteur des droits de diffusion des compétitions olympiques aux États-Unis et principal bailleur de fonds du CIO, artcile en ligne du site de Radio France internationale, rfi.fr, 27 octobre 2006.. Le comité et son président sont alors attaqués par la plupart des intéressés, nageurs et gymnastes non américains, article eurosport.fr : Les nageurs australiens, le Néerlandais Pieter van den Hoogenband, la Française Laure Manaudou ou les médias européens ont fait part de leur mécontentement après cette décision., de privilégier les enjeux financiers à l'esprit olympique. En 2007, le président du CIO parvient à concrétiser un projet qui lui tenait à coeur, celui de l'organisation dès 2010 des premiers Jeux Olympiques de la Jeunesse, dépêche du site Internet lequipe.fr.. En 1990, il avait déjà été à l'origine de la création du Festival Olympique de la Jeunesse Européenne ayant pour objectif de promouvoir les sports et l'esprit olympique auprès des jeunes européens. Son mandat de 8 ans s'achèvera en 2009. Il pourra alors briguer un second et dernier mandat de quatre ans.

Notes et références de l'article

Voir aussi

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Sujets connexes
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