Souffleuse à neige

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Souffleuse à neige domicilaire de type turbofraise Une souffleuse à neige est un appareil de déneigement qui prend la neige de la chaussée pour la projeter à distance sur le sol ou dans un camion. Elle peut être automotrice ou être un accessoire ajustable à un véhicule comme un camion ou une locomotive. C'est une invention québécoise du début du . Les souffleuses sont opérées à l'électricité, au pétrole ou au gaz selon le type de moteur utilisé. Elles varient
Souffleuse à neige

Souffleuse à neige domicilaire de type turbofraise Une souffleuse à neige est un appareil de déneigement qui prend la neige de la chaussée pour la projeter à distance sur le sol ou dans un camion. Elle peut être automotrice ou être un accessoire ajustable à un véhicule comme un camion ou une locomotive. C'est une invention québécoise du début du . Les souffleuses sont opérées à l'électricité, au pétrole ou au gaz selon le type de moteur utilisé. Elles varient en format depuis les très petites pour le déblaiement des entrées de garage par les propriétaires fonciers, aux plus grosses qui sont utilisées pour entretenir les routes ou les voies de chemins de fer. On peut généralement les diviser en deux catégories de fonctionnement : les souffleuses à une ou deux étapes. En France, les termes de « turbine à neige » et « turbofraise à neige » correspondent à deux types que recouvrent le mot québécois « souffleuse ».

Histoire

Au début du , M. Arthur Sicard de Saint-Léonard-de-Port-Maurice, au Québec, était un jeune fermier. Il travaillait à la ferme laitière de son père et faisait la livraison aux clients. En hiver, les conditions routières étaient très difficiles en raison des chutes de neige ce qui compliquait son travail. En voyant la moissonneuse à lame rotative d'un voisin, il pensa appliquer le même principe pour l'enlèvement de la neige. Il développa son invention en 1925 et en 1927, il vendit la première souffleuse à la ville d'Outremont comme la déneigeuse et souffleuse à neige Sicard. Il fonda Industries Sicard à Sainte-Thérèse (Québec) qui a été racheté plus tard par SMI-Snowblast Inc. de Watertown (New-York). Il y a toujours une filiale Groupe Sicard SSI à Lac-Brome-Knowlton (Québec) de cette compagnie. Jusque dans les années 1950, ces engins ne furent fabriqués que pour les gros travaux de déneigement institutionnels tels ceux des routes et des chemins de fer. Avec le développement des banlieues après la Seconde Guerre mondiale, la demande pour de plus petites souffleuses résidentielles amena le production de tel modèles. M. Sicard est un contemporain d'un autre inventeur québécois qui a apprivoisé l'hiver : Joseph-Armand Bombardier et sa motoneige.

Types

Tous les types de souffleuses comportent un caisson ouvert que l'on dirige vers la masse de neige à enlever. Le travail se fait en deux étapes : le ramassage et la désagrégation de neige, puis l'évacuation. Ces processus peuvent se faire à l'aide d'un seul mécanisme ou de deux. Les appareils les plus simples, et en général les plus petits, vont utiliser une seule étape alors que ceux plus robustes vont séparer la tâche en deux.

Turbine à neige

Souffleuse à neige de la compagnie de chemin de fer Furka-Oberalp-Bahn à DisentisLes souffleuses à une phase, ou turbine à neige, fonctionnent à l’aide d’une seule vis sans fin dont les rôles sont de recueillir la neige, en disposer et de propulser la machine. Cette vis est donc placée horizontalement dans l'axe de déplacement et est reliée à la transmission du véhicule. Elle est munie de palettes courbes, similaires à une hélice de navire, qui brisent la masse neigeuse et la propulse vers un conduit d'éjection. En général, ce sont des appareils pour usage léger comme le déneigement de trottoirs. Les palettes peuvent donc être faites de matériaux comme le plastique et être portables. Par exemple, des pelles souffleuses ont été produites avec ce principe. Cependant, c'est le type généralement utilisé pour le déneigement des voies ferrées. Le mécanisme est alors en acier, très volumineux et robuste. On retrouve dans le caisson, une ou deux énormes hélices munies de bord très coupants qui vont couvrir la largeur de la voie ferrée. Ce mécanisme simple et robuste permet de dégager la neige et à la locomotive de se déplacer à une vitesse assez élevée.

Turbofraise

Turbofraise montée sur un camion Dans les turbofraises, les deux parties du travail, désagrégation et évacuation, sont exécutées par deux organes différents. L'ameublissement de la neige se fait par deux vis hélicoïdales (vis sans fin) horizontales qui séparent la neige du congère et l'amènent vers le centre de la machine. D'autres comportent des couteaux horizontaux placés sur un tambour qui coupent dans la neige de larges copeaux et les conduisent vers le milieu ouvert du cylindre où d'autres dispositifs les dirigent vers le centre également. On retrouve à cet endroit une turbine à palette qui propulse la neige vers un conduit d'éjection orientable.

Voir aussi

Notes

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Sujets connexes
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