Mouvement démocrate (France)

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Le Mouvement démocrate (MoDem) est le nom du parti politique créé par François Bayrou à la suite du premier tour de la présidentielle de 2007. Le principe de sa création a été adopté le 10 mai 2007 par une résolution votée par le Conseil national de l'Union pour la démocratie française (UDF). Le MoDem aIl est reconnu comme tel par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques depuis le 16 mai 2007 (cf. ). Les stat
Mouvement démocrate (France)

Le Mouvement démocrate (MoDem) est le nom du parti politique créé par François Bayrou à la suite du premier tour de la présidentielle de 2007. Le principe de sa création a été adopté le 10 mai 2007 par une résolution votée par le Conseil national de l'Union pour la démocratie française (UDF). Le MoDem aIl est reconnu comme tel par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques depuis le 16 mai 2007 (cf. ). Les statuts du mouvement, provisoires, avaient été déposés en préfecture, pour pouvoir recevoir les cotisations des adhérents dès fin mai 2007. De nouveaux statuts ont été adoptés lors du congrès fondateur des 1 et 2 décembre 2007. la forme d'un parti politique qui entend rassembler les démocrates soucieux d'un positionnement indépendant sur l'échiquier politiqueForum des démocrates à Seignosse, du 13 au 16 septembre 2007, où la notion de mouvement « centriste » semble avoir été écartée de la charte des valeurs proposée.. En s'abstenant lors du vote de confiance au gouvernement Fillon, les quatre députés revendiqués par le MoDemBayrou, Lassalle, Aly et Benoît qui siègent comme non-inscrits. Benoît se considère et se présente comme UDF uniquement et ne rejoint pas ("provisoirement") le MoDem lors du congrès extraordinaire de l'UDF, le 30 novembre 2007. ont confirmé le positionnement « indépendant » de leur formation, à la fois en dehors de la majorité et de l'opposition parlementaires. Le Mouvement démocrate a été officiellement fondé le 2007 à l'occasion de son congrès fondateur à Villepinte (Seine-Saint-Denis).

Création du MoDem

De l'UDF « libre » à son intégration au Mouvement démocrate

Le premier tour de l'élection présidentielle de 2007

Depuis 1974 et la fondation de l'UDF comme confédération des partis du centre et de la droite non gaulliste, le centre avait été, en France, associé à la droite. Dès sa fondation, il devint l'allié traditionnel du RPR dans les coalitions de droite. Cependant, sous l'impulsion de François Bayrou, élu président du parti en 1998, l'UDF a opéré un recentrage progressif : départ de Démocratie libérale en 1998, conduite d'une liste concurrente de celle du RPR (avec un affrontement résolu au cours de la campagne) en 1999, et surtout création de l'UMP par Jacques Chirac et Alain Juppé en 2002, marquent différentes étapes d'un chemin qui mène le centre à la rupture de son compagnonnage privilégié avec la droite. En 2004, l'UDF quitte le Parti populaire européen et fonde le Parti démocrate européen avec notamment les Italiens de centre-gauche de la Margherita ; à l'Assemblée nationale, il affirmera de plus en plus franchement ses divergences de vues avec l'UMP. Enfin, en janvier 2006, le congrès de Lyon définit l'UDF comme un « parti libre » capable d'envisager des alliances aussi bien avec la droite qu'avec la gauche. De la même façon, Cap 21, parti écologiste classé à droite jusqu'en 2002, s'est rapproché du centre en présentant en 2004 des listes communes avec l'UDF. Après une campagne électorale qui a suscité curiosité et adhésion, François Bayrou arrive en troisième position au premier tour de l'élection présidentielle, avec 18, 57 % des voix le 22 avril 2007. Entre le premier et le second tour, François Bayrou, décide seul de la position à tenir pour le second tour de l'élection présidentielle sans réunir le bureau politique de l'UDF, afin d'accélerer la recomposition du centre conformément à ses vœux. Il avait auparavant laissé les barons de l'UDF se prononcer à titre personnel pour le candidat UMP ou la candidate PS, la majorité d'entre eux optant pour un soutien clair à Nicolas Sarkozy. Selon les sondages, les électeurs de François Bayrou au 1 tour de l'élection présidentielle de 2007 ont alors été aussi nombreux à choisir au second tour Ségolène Royal que Nicolas Sarkozy (40 % chacun selon TNS Sofres) alors que François Bayrou avait clairement indiqué son intention de ne pas voter pour Nicolas Sarkozy.

Les lendemains de la présidentielle

Francois Bayrou au premier meeting du Mouvement Démocrate au Zénith, le 24 mai 2007 François Bayrou annonce, dès le soir du premier tour, son intention de créer un nouveau parti (« Parti démocrate ») : Le principe de la fondation du Mouvement démocrate a été voté le 10 mai 2007 par les conseillers nationaux de l'UDF réunis à la Mutualité, à main levée, à l'unanimité moins 4 voix « contre » et 4 abstentionshttp://www.udf.org/discours/bayrou_cn_100507.html discours prononcé par François Bayrou à l'occasion du Conseil national de l'UDF du 10 mai 2007.. L'intention annoncée de présenter des candidats dans toutes les circonscriptions aux élections législatives de 2007, s'est traduite par la présentation de 535 candidats (sur 577 circonscriptions), chiffre qui n'avait jamais été atteint par l'ancienne ou la nouvelle UDF. Vingt-trois députés UDF de 2002 ont eux décidé de soutenir Nicolas Sarkozy, entendant se situer dans la majorité présidentielle, et dix-huit d'entre eux ont créé un nouveau parti qui se définit comme de centre-droit, le Nouveau Centre.François Bayrou entend, à l'inverse, structurer autour de lui un mouvement central indépendant de la droite comme de la gauche. Le lancement public du mouvement s'est déroulé le 24 mai 2007 au Zénith de Paris.

Formations politiques fondatrices

- L'Union pour la démocratie française (UDF) est considéré comme le principal parti fondateur du MoDem, d'une part en termes quantitatifs (près de 35 000 adhérents), d'autre part parce que François Bayrou et Marielle de Sarnez sont issus de l'UDF. Cependant, une forte majorité des députés sortants UDF, certains sénateurs et certaines figures politiques traditionnelles de l'UDF, comme le député européen Jean-Louis Bourlanges ou Simone Veil (qui a soutenu Nicolas Sarkozy avant le premier tour), se sont démarqués de cette initiative en rejoignant soit l'UMP soit le Nouveau Centre. Toutefois, la grande majorité des autres élus de l'UDF (y compris les députés européens et la majorité des sénateurs) participent à la création du Mouvement démocrate. Didier Bariani a expliqué à l'occasion du Conseil national de l'UDF, réuni le 10 mai 2007, que « les statuts de l'UDF ne seront ni modifiés, ni amendés, ni complétés demain » : « L'UDF dans sa dénomination, ses statuts et son règlement reste totalement intacte. Elle sera membre fondateur, ou partie constituante, du Mouvement démocrate ». Ainsi, d'autres formations pourront également s'y joindre si elles le souhaitent.
- Cap 21 se considère également, depuis son dernier congrès, comme un "parti fondateur du MoDem".

L'acte de naissance du MoDem

Nom

- Annoncé le 25 avril, le « Parti démocrate » ne fut pas créé pour deux raisons : la connotation fâcheuse du sigle résultat des initiales correspondantes (« PD » évoquant « pédés », désignation injurieuse des homosexuels en français métropolitain) d'une part ; l'existence d'un autre Parti démocrate français d'autre part. François Bayrou proposa donc le 4 mai 2007 le nom de Mouvement démocrate (MoDem).
-Les membres fondateurs du Modem sont: François Bayrou, Marielle de Sarnez, Michel Mercier et Jacqueline Gouraud. Les statuts de l'association, créée le 7 mai, ont fait l'objet d'un dépot en prefecture le 9 mai (veille du congrès national de l'UDF). L'existence depuis 1978 du Mouvement démocrate français (formation politique gaulliste et souverainiste) ne semble pas être sujette à polémique.
- Le Mouvement démocrate est surnommé « MoDem » ; cet acronyme aurait été inventé par les jeunes UDF sur les forums Internet et fut repris immédiatement par François Bayrou lors du Conseil national fondateur du 10 mai 2007.

Congrès fondateur

- À ce jour, le MoDem est formellement un parti politique (car il a déposé ses statuts et son association de financement a été agréée par la commission des comptes de campagne J.O n° 121 du 26 mai 2007 page 9884). Cette association de financement a été créée pour permettre le recueil des adhésions depuis le 24 mai 2007. Le nom exact déposé pour le rattachement financier des candidats aux élections législatives 2007 est UDF-Mouvement démocrate.
- Le congrès fondateur du MoDem s'est tenu le samedi 1er décembre (journée entière) et le dimanche 2 décembre (le matin) 2007. Le congrès UDF s'est tenu juste avant, le vendredi 30 novembre (après-midi). Les deux congrès ont eu au parc des Expositions de Villepinte (Seine-Saint-Denis (près de l'aéroport Charles-de-Gaulle).
- Lors de son congrès, le statuts du parti ont été adoptés. François Bayrou a été élu président du MoDem et un bureau exécutif a été nommé.

Forum des démocrates

- Le Mouvement démocrate a organisé la tenue de cet (13 au 16 septembre 2007, à Seignosse-Le Pénon) dont l'objectif a été d'engager un débat interne, ouvert à d'éventuelles futures organisations membres, sur le futur parti.

Bureau politique

Un bureau exécutif a été nommé et approuvé lors du Congrès fondateur. François Bayrou, qui était depuis sa création, le président de facto du Mouvement démocrate et seul candidat en lice a été élu président du MoDem lors de ce congrès par un vote des militants.

Les adhérents du MoDem

Il est possible d'être à la fois membre de l'UDF, indépendamment de l'adhésion au MoDem et réciproquement. Cependant les statuts de l'UDF« Article 4 - Adhésion : L'adhésion à l'UDF s'exprime individuellement (…) L'appartenance à l'UDF est exclusive de toute adhésion à une autre formation politique au sens de l'Article 4 de la Constitution de la République. Tout manquement à la présente disposition entraîne la radiation automatique. », comme ceux de la plupart des autres partis, excluent la double appartenance : ceux du MoDem n'ont pas encore été rendus publicsMême si des statuts, considérés par François Bayrou, comme provisoires et transitoires, ont été déposés en préfécture pour débuter la campagne d'adhésion. et le Conseil national de l'UDF ayant approuvé la création du MoDem, cette double appartenance ne fera pas difficulté et de nombreux adhérents ont à la fois une carte UDF pour 2007 et une carte MoDem — ces dernières, avec un code-barres, ont été distribuées seulement après le 10 septembre 2007, même pour ceux qui ont immédiatement adhéré au nouveau mouvement fin mai 2007. Au 1 décembre 2007, le MoDem revendique , Yahoo! News, 1er décembre 2007. François Bayrou, à Seignosse, a annoncé comme objectif, adhérents en 2008. Selon une étude de l'IFOP parue sur La Croix, le ), les électeurs du MoDem sont nettement plus jeunes et plus urbains que ceux de l'UDF. Les 18-24 ans constituent désormais 15 % des électeurs de Bayrou en 2007, contre 5 % en 2002. De même, la part des 25-35 ans sympathisants de Bayrou est passée de 16 à 20% entre mars et mai 2007. Concernant les CSP, 33 % des sympathisants du MoDem appartiennent aux professions intermédiaires et aux employés (contre 21 % en 2004), alors que la proportion d'ouvriers et de ruraux est en forte baisse.

Valeurs défendues par le MoDem

François Bayrou (2007)

Une ambition européenne

Dès avant la création du Mouvement démocrate, François Bayrou a lancé le Parti démocrate européen, initié en avril 2004 aux côtés de Francesco Rutelli, et dont le président d'honneur est Romano Prodi. Le Parti démocrate européen a créé en 2005 avec les , composante "clintonienne" du Parti démocrate américain, une Alliance démocrate mondiale.

Un renouveau de la pratique politique

La volonté de rénovation de la vie politique a été la clef de voûte de la campagne de François Bayrou lors de la campagne électorale de 2007. Elle se caractérise ainsi selon le Mouvement Démocrate:
- volonté d'ouverture ;
- dépassement du clivage gauche/droite ;
- mouvement novateur et participatif ;
- une génération politique nouvelle ;
- un mouvement précurseur Lettre aux adhérents, 13 avril 2007

Les élections législatives de juin 2007

Les premières candidatures du nouveau parti le sont aux élections législatives de juin 2007, soit moins d'un mois après sa création - où il présente des candidats dans presque toutes les circonscriptions. D'après le ministère de l'Intérieur, les 535 candidats de l'UDF-Mouvement démocrate ont obtenu voix (7, 61 %) le 10 juin 2007, faisant du MoDem, le 3 parti au niveau national, nettement devant les 2, 04 % du Nouveau CentreLe Nouveau Centre ne présentait que 80 candidats, dont seulement 38 ont dépassé 1 % des voix., mais assez loin derrière l'UMP et le PS. Le mode d'élection, scrutin uninominal majoritaire à deux tours, n'est pas favorable aux partis n'ayant pas conclu d'alliance. La forte abstention nationale lors de ce premier tour ne permet pas à plusieurs candidats du Mouvement démocrate de se maintenir au second tour, ceux-ci n'ayant pas atteint les 12, 5 % des inscrits. Le MoDem ne donne pas de consigne de vote nationale même si certains candidats appellent à voter pour tel ou tel candidat au second tour. Six candidats du MoDem sont présents au second tour dont l'un, Jean Lassalle, dans la seule triangulaire effectivement constatée (MoDem-UMP-PS). Dans l'autre triangulaire envisageable, l'UMP décide de retirer son candidat face à François Bayrou dans un « geste d'amitié » (mais le candidat UMP était en ballottage défavorable). Le MoDem revendique 3 sièges à l'Assemblée nationale, tous non-inscrits :
- François Bayrou dans la deuxième circonscription des Pyrénées-Atlantiques
- Jean Lassalle dans la quatrième circonscription des Pyrénées-Atlantiques
- Abdoulatifou Aly, dans la circonscription de Mayotte (membre de la « Force de l'Alternance » du Mouvement départementaliste mahorais, soutenu par le MoDem au second tour, il siège aux côtés des autres élus du MoDem. Comme les autres députés revendiqués par le MoDem, il s'est également abstenu lors du vote de confiance au gouvernement Fillon..
- Un cinquième : Jean-Christophe Lagarde avait été investi par le MoDem, mais avait fait campagne sans étiquette et sans candidat UMP face à lui. Il a rejoint le groupe parlementaire du Nouveau Centre à l'Assemblée nationale. Il est également depuis le 3 juillet, le 5 vice-président national du Nouveau Centre.

Élus et personnalités membres du MoDem

Députés

- Issus de l'UDF, élus en 2007 : François Bayrou, Jean Lassalle
- Non issu de l'UDF, élu en 2007 : Abdoulatifou Aly

Sénateurs

- Issus de l'UDF : Jacqueline Gourault (Loir et Cher), Michel Mercier (Rhône), Nicolas About (président de la commission des affaires sociales au Sénat), Claude Biwer (Meuse), Muguette Dini (Rhône), Françoise Férat (Marne), Jean-Jacques Jégou (Val-de-Marne), Adrien Giraud (Mayotte), Philippe Arnaud (Charente), Philippe Nogrix (Ille-et-Vilaine), Yves Détraigne (Marne), Daniel Soulage (Lot-et-Garonne), Jean-Marie Vanlerenberghe (Pas-de-Calais), François Zocchetto (Mayenne), Denis Badré (Hauts-de-Seine), Christian Gaudin (Maine-et-Loire), Catherine Morin-Desailly (Seine-Maritime), Marcel Deneux (Somme)

Députés européens

- Issus de l'UDF-PDE, élus en 2004 : Marielle de Sarnez, Jean-Marie Cavada (apparenté), Bernard Lehideux, Claire Gibault, Nathalie Griesbeck, Anne Laperrouze, Philippe Morillon, Thierry Cornillet, Jean Marie Beaupuy.
- Issu des Verts : Jean-Luc Bennahmias

Autres élus et personnalités politiques

Anciens députés
- Anne-Marie Comparini (ancien député), battue en juin 2007, s'est retirée de la vie politique en septembre 2007
- Gérard Vignoble (ancien député, PS puis UDF), ne se représentait pas, contre son propre cardiologue, en 2007
- Gilles Artigues (ancien député)
- Rodolphe Thomas (ancien député), candidat MoDem aux municipales à Hérouville-Saint-Clair (14) Anciens ministres
- Corinne Lepage, ancienne ministre de l'environnement des gouvernements 1 et 2 d'Alain Juppé et le parti qu'elle préside, Cap 21
- Azouz Begag, ancien ministre démissionnaire du gouvernement de Dominique de Villepin, candidat dans la 3 circonscription du Rhône ... Elus locaux UDF restés fidèles à François Bayrou
- Nicole Rivoire, maire de Noisy-le-Sec, présidente de la fédération Mouvement démocrate de la Seine-Saint-Denis.Le Parisien, édition Seine-Saint-Denis, 18/07/07
- Hervé Chevreau, maire d'Épinay-sur-Seine, vice-président de la fédération Mouvement démocrate de la Seine-Saint-Denis.Le Parisien, édition Seine-Saint-Denis, 18/07/07
- Olivier Henno, maire de Saint-André-lez-Lille, conseiller général du Nord, Président de la fédération Mouvement démocrate du Nord
- Nicolas Lebas, maire de Faches-Thumesnil dans le Nord et candidat aux législatives dans la 3 circonscription du Nord
- Jacques Rocca Serra, adjoint au maire de Marseille, Président de l'UDF 13 Personnalités politiques Élus locaux issus des Verts
- Danièle Auffray, adjointe (non inscrite) au maire de Paris, chargée de la recherche et des nouvelles technologies
- Jean Calvet (conseiller général de Seine-et-Marne, issu des Verts), candidat Modem aux législatives de 2007 Personnalités investies par le MoDem aux élections législatives de juin 2007
- Djamel Bouras, ancien judoka, candidat dans la 2 circonscription de Seine-Saint-Denis, sur le site du Nouvel Observateur, 18 mai 2007.

Formations politiques soutenant la création du MoDem

-Cap 21 Le rapprochement de Cap 21 avec le Mouvement démocrate s'explique essentiellement par la volonté de Corinne Lepage de refonder l'écologie politique sur trois idées essentielles : dépasser le clivage gauche-droite (en rassembler des écologistes du centre-droit et de gauche) ; réunir les associatifs, les écologistes et les scientifiquesAFP, , sur le site du Nouvel Observateur, 25 avril 2007.. « Il faut voir comment ce parti nouveau pourra effectivement trouver sa place dans le sillage du Parti démocrate ». Selon des analyses, Cap 21 pourrait s'associer au Modem, sur le modèle de l'association du Parti radical valoisien avec l'UDF puis l'UMP. Le Congrès de CAP21 du 23 juin 2007 a adopté à une quasi-unanimité la participation de CAP 21 à la fondation du Mouvement démocrate confiant un mandat au bureau politique pour l'élaboration des statuts et de la charte des valeurs.
-Mouvement écologiste indépendant Le Mouvement écologiste indépendant (MEI) a soutenu la candidature de François Bayrou à l'élection présidentielle de 2007. Il a par la suite proposé une alliance pour des candidatures communes MEI-Modem aux élections législatives de 2007 mais aucun accord électoral n'a eu lieu.
-Parti fédéraliste Le Parti fédéraliste a soutenu François Bayrou lors de la campagne présidentielle de 2007 ».
-Union des républicains radicaux L'Union des républicains radicaux, issu du Pôle républicain, « se réjouit de la création de ce mouvement voulant jouer un rôle dans l'équilibre des pouvoirs ».
-Parti nationaliste basque Le Parti nationaliste basque a soutenu les deux candidats du Modem aux élections législatives de 2007, Le Nouvel Observateur, 19 mai 2007..
-Parti Breton Le Parti Breton, parti indépendantiste, a appelé à voter pour François Bayrou lors des élections présidentielles.
-Partis polynésiens Après avoir milité pour la candidature de François Bayrou à l'élection présidentielle de 2007, deux partis polynésiens ont soutenu la création du Modem : le No oe e te nunaa et le Fetia Api. Deux de leurs candidates ont été investies par le MoDem. Depuis le Fetia Api a passé un accord financier avec le Nouveau Centre, accord qui rattache la formation polynésienne à la formation centriste ayant rejoint la majorité présidentielle et lui permettra de bénéficier d'un financement public qui lui aurait été, sinon, refusé.
-Parti mahorais Le MDM a soutenu François Bayrou lors de l'élection présidentielle de 2007. Abdoulatifou Aly est un candidat dissident du MDM, puisqu'il est issu de la « Force de l'alternance » (minoritaire au MDM). Il a obtenu l'investiture du Modem entre les deux tours de l'élection législative de 2007 et siège en tant que non-inscrit avec les députés MoDem. Le Modem soutient la départementalisation de Mayotte qui est aujourd'hui une collectivité d'outre-mer.

Les centristes opposés à la création du Mouvement démocrate

Plusieurs personnalités de l'UDF ont exprimé leur opposition ou leur scepticisme quant à la création du Mouvement démocrate. Ils développent deux arguments principaux. Pour certains, l'UDF ne doit pas rester dans l'opposition et doit au contraire (en tant que telle ou via la création d'un nouveau parti allié à l'UMP) rejoindre la majorité présidentielle de Nicolas Sarkozy. Plus nuancées, d'autres personnalités pensent que la création du Mouvement démocrate scellerait une hostilité originelle de principe à l'UMP. Elle limiterait les possibilités d'alliances avec des formations de gauche, donc avec le PS, qui n'a pas procédé à aggiornamento qui conditionne selon eux cette éventualité. Enfin, certains, comme Jean-Louis Bourlanges ou Jean Arthuis considèrent que la constitution d'une force politique centriste complètement indépendante repose sur une stratégie difficile à tenir dans le cadre des institutions de la Ve République (élection présidentielle au suffrage universel direct, mode de scrutin majoritaire aux élections législatives). De plus, la plupart de ces personnalités contestent les modalités de création du MoDem menée François Bayrou. Ils regrettent une démarche qu'ils jugent pour certains trop hâtive et peu respectueuse d'un débat interne qui aurait dû la précéder selon eux. Au 12 juillet, sur les 530 membres du bureau politique de l'UDF, 80 avaient été radiés pour avoir rejoint le Nouveau Centre, Le Monde, 13 juillet 2007.

Les partisans d'une alliance avec l'UMP

La plupart d'entre eux sont aujourd'hui regroupés au sein du Parti social libéral européen, devenu le Nouveau Centre, qui s'est allié à l'UMP à l'occasion des élections législatives de juin 2007. Quelques uns ont également fait le choix de rejoindre l'UMP, comme Gisèle Gautier, sénatrice de Loire-Atlantique ou Pierre-Christophe Baguet, député des Hauts-de-Seine, ou de devenir "centriste indépendant" comme Pierre Albertini, ancien député et maire de Rouen. Plusieurs personnalités de l'UDF ont souhaité la création d'un nouveau parti de centre-droit, "indépendant" de l'UMP mais qui serait son allié "fidèle". « L’idée est de créer un parti de centre-droit, indépendant de l’UMP », a expliqué le sénateur UDF Yves Pozzo Di Borgo, qui fait partie des parlementaires centristes soutenant la candidature de Nicolas Sarkozy. Selon ses dires, Gilles de Robien serait également favorable a ce parti "loyal et indépendant", Journal chrétien, 25 avril 2007.. Le 8 mai 2007, il annonce sa volonté que se constitue un groupe des députés ex-UDF et soutiens de la majorité présidentielle suite aux élections législatives de juin. Il affirme avoir le soutien de "23 ou 24" députés UDF sur 29. Trois membres de l'équipe de campagne de François Bayrou se sont clairement opposés dès le 7 mai 2007 à la création du Mouvement démocrate. Hervé Morin, président du groupe UDF à l'Assemblée nationale annonce son ralliement définitif à la majorité présidentielle de Nicolas Sarkozy, et donc implicitement qu'il n'adhérera pas au Mouvement démocrate. François Sauvadet, porte-parole de l'UDF a pris la même position. Tout comme Maurice Leroy, député du Loir-et-Cher, pourtant réputé très proche de François Bayrou. Le 9 mai, une tribune dans Le Figaro appelant l'UDF à intégrer la majorité présidentielle de Nicolas Sarkozy tout en demeurant indépendante de l'UMP sous la signature de 23 élus membres ou apparentés de l'UDF (dont 22 députés) : Jean-Pierre Abelin, Pierre Albertini, Pierre-Christophe Baguet, Christian Blanc, Charles de Courson, Stéphane Demilly, Jean Dionis du Séjour, Philippe Folliot, Francis Hillmeyer, Olivier Jardé (suppléant de Gilles de Robien), Yvan Lachaud, Maurice Leroy, Claude Leteurtre, Hervé Morin, Nicolas Perruchot, Jean-Luc Préel, François Rochebloine, Rudy Salles, André Santini, François Sauvadet, Francis Vercamer, et Philippe Vigier (conseiller régional du Centre, candidat aux élections législatives en Eure-et-Loir). Certains d'entre eux, notamment Pierre Albertini et Charles de Courson, ont contesté dans les médias avoir signé une telle opinion.

Les "sceptiques"

Plusieurs parlementaires de l'UDF prennent également leurs distances avec plus de nuances.
- Jean Arthuis qui évoque un risque de scission au sein de l'UDF, regrette l'hostilité de François Bayrou à l'égard de Nicolas Sarkozy et souhaite que l'UDF demeure un parti en tant que tel.
- Jean-Louis Bourlanges, député européen et chroniqueur à France Culture, quant à lui, a affirmé son scepticisme face à la stratégie de François Bayrou avant de démissionner de l'UDF lors du Congrès de mai 2007 à Paris. Sans réforme des institutions de la V République et sans réforme interne (ou scission) au sein du Parti socialiste, un grand parti du centre indépendant ne serait selon lui pas viable à long terme. . Avant d'interrompre son discours lors du Congrès de l'UDF de mai 2007, victime d'un malaise, il avait notamment plaidé sous les huées de l'auditoire que l'UDF "devait se relier" à l'UMP et que le MoDem s'enfermerait sinon « dans la plus sympathique mais la plus tragique des stratégies politiques » .

Voir aussi

- Cap 21
- Union pour la démocratie française ==
Sujets connexes
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