Ziggourat

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La ziggourat de Chogha zanbil, située à 40 km au sud-est de Suse (Iran) Une ziggourat, ou ziggurat (de l'akkadien ziqquratu « hauteur, sommet, tour d'un temple » du verbe zaqâru, « être élevé »), est un édifice religieux mésopotamien en forme de pyramide à étages, dont la fonction demeure floue même s'il s'agirait plutôt d'un lieu de cultes et de sacrifices, qui comportait un sanctuaire. C'est à partir de trois plates-formes
Ziggourat

La ziggourat de Chogha zanbil, située à 40 km au sud-est de Suse (Iran) Une ziggourat, ou ziggurat (de l'akkadien ziqquratu « hauteur, sommet, tour d'un temple » du verbe zaqâru, « être élevé »), est un édifice religieux mésopotamien en forme de pyramide à étages, dont la fonction demeure floue même s'il s'agirait plutôt d'un lieu de cultes et de sacrifices, qui comportait un sanctuaire. C'est à partir de trois plates-formes que ce genre d'édifices est appelé ziggourat, le maximum est de sept niveaux.

Situation

On compte environ une trentaine de ces grands temples urbains érigés dans la Babylonie, ils sont bâtis au cœur des plus grandes villes: depuis Sippar au nord, siège du sanctuaire du dieu du soleil, Shamash, jusqu’à Ur au sud, où résidait le dieu de la lune, Sîn, sans oublier Uruk et son temple dédié à la déesse Ishtar. Le plus ambitieux fut sans doute celui de Babylone dédié au dieu Mardouk.

Des étoiles et des hommes

Lors de la construction, on prenait grand soin de l’orientation de celle-ci par rapport aux étoiles et aux constellations. L’observation de la voûte céleste permettait de connaître la décision des dieux, les étoiles symbolisant les divinités. Ces grandes tours avaient frappé les voyageurs de l’Antiquité, comme Hérodote . On y avait vu un observatoire astronomique, les Chaldéens étant réputés pour l’étude des astres. Ainsi, Ctésias (Ve siècle av. J.-C.), médecin grec auprès d’Artaxerxès II Mnémon à Suse, rapportait que « les Chaldéens montaient en haut des tours pour leurs observations astronomiques, tant cette hauteur facilitait le spectacle précis du lever et du coucher des astres ». L’historien grec Diodore de Sicile , le suivait dans cette explication. Cette idée a été reprise par les archéologues du , tel Victor Place (1818–1875), qui avait cru pouvoir identifier dans une de ces tours un « temple-observatoire ». Il avait découvert à Khorsabad (Dur-Sharrukin) une ziggourat dont les quatre étages inférieurs auraient été, selon lui, peints des couleurs suivantes : blanc, noir, rose et bleu. Reconstituant une tour de sept étages, il supposait que les trois derniers étaient également colorés. Il faut toutefois signaler que les fouilles ultérieures de Oriental Institute de Chicago n'ont pu confirmer aucune des remarques de Victor Place.

Symbolisme

La construction de tels temples n’était pas destinée à l’observation des astres, comme le confirme les recherches et fouilles. Elle avait une autre signification aux yeux des Mésopotamiens. La ziggourat semblait la synthèse visible de la création, l'axe du monde reliant l’Apsû (masse d’eau sur laquelle reposait la terre), la terre (Ki) et le ciel (An). Elle était, d’après l’Enuma Elish (poème babylonien de la création), l’habitation des dieux. L'archéologue Victor Place a contribué à répandre l'idée selon laquelle chacun des sept étages des ziggourats aurait symbolisé par sa couleur les sept grandes "planètes" que connaissaient les Assyro-Babyloniens : le Soleil, la Lune, Saturne, Jupiter, Mars, Vénus et Mercure. Cette interprétation, fondée notamment sur sa reconstitution très criticable de Observatoire de Dur-Sharrukin, repose sur une série d'hypothèses fragiles et récemment réfutées.

Rituel

On dispose du texte d’un rituel d’Uruk qui décrit une curieuse cérémonie nocturne. Le point de départ était la terrasse supérieure de la ziggourat, et on y faisait des sacrifices aux dieux du temple ainsi qu’aux sept "planètes". On promenait ensuite une torche dans les différents sanctuaires, où des feux étaient allumés.

Fouilles

La ziggourat de Sialk, dessin du début du XX siècle dont l'original se trouve à la bibliothèque Wiedener, à Harvard Redécouvertes par l’archéologie au , une trentaine de ziggourats ont été dénombrées, comme celles d’Assur, Nippour ou Kish. Celle de Babylone a été explorée par Robert Koldewey en 1897. Ses dépendances formaient un quadrilatère d'environ 500 mètres de côté. La tablette de l'Esagil conservée au Louvre nous a aussi renseigné sur de nombreux éléments concernant le temple avec les mesures de son parvis et de la base de la ziggurat (Etemenanki). Tout cela devait rester secret comme l'indique une recommandation : « Que l'initié à l'initié la montre! Le profane ne doit pas la voir. »

La Tour de Babel

Etemenanki, la ziggourat de Babylone qui est supposée être à l'origine du mythe de la Tour de Babel, s'inscrivait dans un complexe nommé Esagil. C'est l'illustration type de ce genre de construction.

Voir aussi

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