Romanisation des langues chinoises

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Le mot chinois pour "Langue nationale" écrit en chinois traditionnel, chinois simplifié, et les romanisations Hanyu pinyin, Gwoyeu Romatzyh, Wade-Giles, et Yale. La Romanisation des langues chinoises (, littéralement Conversion caractères chinois-latin) est l'utilisation de l'alphabet latin pour écrire le langue chinoise. Le chinois a été écrit avec les caractères chinois depuis environ 1.500 av. J.-C. L'écriture chinoise ne rend pas directement la prononciati
Romanisation des langues chinoises

Le mot chinois pour "Langue nationale" écrit en chinois traditionnel, chinois simplifié, et les romanisations Hanyu pinyin, Gwoyeu Romatzyh, Wade-Giles, et Yale. La Romanisation des langues chinoises (, littéralement Conversion caractères chinois-latin) est l'utilisation de l'alphabet latin pour écrire le langue chinoise. Le chinois a été écrit avec les caractères chinois depuis environ 1.500 av. J.-C. L'écriture chinoise ne rend pas directement la prononciation de la langue. Les raisons d'être de ces systèmes de romanisation sont multiples. Ils permettent l'apprentissage phonétique de la langue chinoise pour les non-locuteurs. Ils permettent aussi d'aider pour la prononciation de caractères chinois non familiers—la prononciation en mandarin standard peut permettre à des locuteurs de différentes langues chinoises de se comprendre. Les claviers standard tels l'AZERTY ou le QWERTY sont par ailleurs prévus pour l'alphabet latin, ce qui rend l'introduction de caractères chinois difficile. Les dictionnaires chinois ont un système complexe de classification, et les systèmes de romanisation peuvent permettre un accès plus facile en utilisant l'ordre alphabétique de la prononciation standard des caractères. Parmi les systèmes non chinois les plus connus, l'on trouve notamment les systèmes Wade-Giles et Yale. Les systèmes d'origine chinoise les plus connus sont le Gwoyeu Romatzh et le Hanyu Pinyin. Le Hanyu Pinyin est devenu le standard officiel en République populaire de Chine alors que le Tongyong Pinyin est la forme officielle à Taïwan.

Rétroactes

Les grammairiens indiens du Sanskrit qui se rendirent en Chine il y a 2.000 ans pour travailler sur les textes bouddhiques et la translittération de terme bouddhiques en chinois, découvrirent la structure des "son initial", "son final" et "ton suprasegmental" des syllabes du chinois parlé. Cette compréhension est reflétée dans le système de transcription Fanqie, et dont le principe est le même que les systèmes de transcription modernes. Le système Fanqie était idéal pour indiquer la prononciation standard d'un seul caractère isolé, tels qu'ils sont la base du chinois classique dans la littérature écrite. Ce système était cependant inadapté pour la prononciation des langues parlées et dès lors polysyllabique, telles le mandarin. En plus de la structure syllabique, il est également nécessaire d'indiquer les tons en romanisation chinoise. Les tons distinguent la définition de tout morphème en chinois, et la définition des mots est dès lors ambigüe en l'absence des tons. Certains systèmes indiquent les tons avec un nombre suivant la syllabe, par exemple : ma1, ma², ma³, etc. D'autres, tels le Pinyin, les indique via des signes diacritiques, tels , , , et pour les 4 tons du mandarin standard. Par ailleurs, la romanisation Gwoyeu Romatzyh procède en ajoutant des lettres pour donner une indication du ton, évitant ainsi les signes diacritiques ou les chiffres : mha, ma, maa et mah, pour les quatre tons du mandarin standard.

Utilisations

Non-chinoises

- rendre les conventions de prononciation actuelle de la langue chinoise parlée intelligibles aux étudiants ne la parlant pas, et en particulier ceux n'ayant pas d'expérience d'une langue tonale.
- rendre la structure syntaxique de la langue chinoise intelligible aux personnes familières de la grammaire d'autres langues;
- translittération de la prononciation d'un caractère chinois donné en celle de langues européennes via les conventions spécifiques de ces dernières, pour permettre l'insertion de cette prononciation dans un texte occidental;
- permettre une communication directe en un "chinois parlé de base" entre locuteurs chinois et non-chinois.

Chinoises

- identification de la prononciation spécifique d'un caractère chinois dans un contexte spécifiqueChao (1968, p.172) calls them "split reading characters". (e.g. 行: xíng (marcher; comportement, conduite) or háng (un magasin)). Ce système a du s'adapter à l'écriture verticale de haut en bas, de droite à gauche, puis de gauche à droite.Au passage, jusqu’à ces derniers temps, les Chinois n'écrivaient que verticalement. Le People's Daily n'a pas imprimé les caractères chinois de gauche à droite jusqu'au 1er janvier, 1956 (Chappell, 1980, p.115) et il fallut longtemps aux autres publications pour suivre.
- récitation d'un texte en mandarin standard pour les locuteurs d'une langue chinoise qui est inintelligible avec le mandarin, tel le cantonais.
- apprentissage du chinois classique ou du chinois écrit moderne par des locuteurs mandarin natifs;
- utilisation d'un clavier standard QWERTY;
- remplacement des caractères chinois pour permettre aux illettrés de langue mandarine d'écrire.
- classement de livres, classement des entrées de dictionnaires, classement en général;
- apprentissage du chinois écrit et parlé aux non-sinophones.

Systèmes non chinois

Les romanisations Wade, wade-Giles et The Wade, Wade-Giles, les systèmes postaux, apparaissent toujours régulièrement dans la littérature occidentale, mais le plus souvent en référence à des œuvres anciennes. De nos jours, la prononciation formalisée par le hanyu pinyin (le plus souvent sans marque de tons), adoptée par la République populaire de Chine en 1979, est généralement utilisée.

Romanisations des premiers missionnaires

Les premiers missionnaires catholiques arrivés d'Europe utilisaient la langue latine pour leur communications à l'étranger, et certains noms romanisés à l'époque sont toujours utilisés. Par exemple, "Confucius" peut être analysé par ses quatre composantes, soit "con" (une version régionale du son du nom de famille Kong), "fu" (semblable à d'autres romanisations), "ci" ("tzu" en Wade-Giles, "dz" en Yale, et "zi" en pinyin), et "us" qui fut ajouter pour que le nom puisse être utilisé comme nom propre masculin en latin. La partie "fuci" du nom signifie "grand maître", et signifie donc en entier "Grand maître Kong". De même, la romanisation de l'autre grand nom du Confucianisme, "Mencius", date de cette époque. Il contient les éléments "meng" (un prénom courant en chinois), "ci" ("tzu" ou "zi", signifiant "maître"), ainsi que la finale latine. Le nom latin signifie donc "Maître Meng". Plus tard, des missionnaires protestants créèrent des systèmes adaptés aux langues qu'ils rencontraient dans leurs missions à travers l'Asie du Sud-est, et notamment des côtes de la Chine.

Transcription de l’École française d’Extrême-Orient

Ce système, conçu par Séraphin Couvreur, de l'ÉFEO, fut le système dominant dans l'aire francophone jusqu'à la deuxième moitié du , où il commença à être remplacé par le pinyin.

Wade-Giles

Le premier système de romanisation largement diffusé fut celui créé en 1859 par le diplomate britannique Thomas Francis Wade, La romanisation de Wade, introduite en 1859, fut utilisée par le Service consulaire britannique. révisé et amélioré par Herbert Giles en 1892, établissant ainsi la romanisation Wade-Giles. À part la correction de quelques ambiguïtés ou imprécisions de la romanisation Wade, l'innovation introduite dans la romanisation Wade-Giles fut l'indication des tons. Un inconvénient majeur de la romanisation Wade-Giles est l'utilisation d'apostrophes, de signes diacritiques, et de nombres en indice (tel en Ch'üeh4), qui tous, malgré leur importance majeure, furent généralement omis dans les textes occidentaux; dès lors, sans ces caractéristiques souvent essentielles, les transcriptions perdaient toute pertinence, la syllabe "chinoise" perdant en ces contextes toute prononciation et signification.Par exemple, les 16 sons syllabiques de Chu étaient notés en romanisation Wade-Giles Chu1, Chu², Chu³, Chu4, Chü1, Chü², Chü³, Chü4, Ch'u1, Ch'u², Ch'u³, Ch'u4, Ch'ü1, Ch'ü², Ch'ü³, Ch'ü4, et qui pouvaient dès lors facilement se retrouver écrits en "Chu". Cette romanisation reste utilisée, mais est en perte de vitesse depuis la mission de Richard Nixon en Chine.

Système postal

Le pinyin postal, standardisé en 1906, fut une romanisation imaginée par les Français, Ce qui était logique, la France ayant été un temps en charge du système postal chinois, comme les Allemands pour le chemin de fer. et fut exclusivement utilisé pour les noms géographiques.

Système Yale

La romanisation Yale fut créée à l'Université de Yale au cours de la Seconde Guerre mondiale pour faciliter la communication entre les militaires américains et leur homologues chinois. Elle utilise une orthographe des phonèmes du mandarin plus régulière que les autres systèmes existant à l'époque. .Par exemple, il évite d'utiliser alternativement 'y' et 'i', 'w' et 'u', 'wei' et 'ui', 'o' etd 'uo', etc., pratique qui est le fait des systèmes Pinyin et Wade-Giles. Cette romanisation fut longtemps utilisée, car présente dans des livres d'apprentissage du chinois, et faisait partie de la méthode de Yale. Cette méthode était spécifiquement orientée vers le mandarin oral et le style informel. D'autres romanisations envisagent la langue en tant que langue écrite, et en suivant parfois les principes qui sont ceux de l'apprentissage de la langue latine. La romanisation Yale fut un temps la romanisation la plus populaire. En effet, dans les pays anglo-saxons en les années 1960 et 1970, choisir d'étudier le chinois avec les méthodes développées par les Chinois, telle les Hanyu Pinyin ou Gwoyeu Romatzyh, pouvait être mal vu politiquement, sous-tendant un alignement vers respectivement le Parti communiste chinois ou le Kuomintang. De nombreux Chinois d'outremer ou des universités occidentales choisirent leur camp. La méthode Yale, sa romanisation et leurs ouvrages présentaient un choix neutre. La méthode Yale a depuis été supplantée par le système chinois Hanyu pinyin.

Systèmes chinois

Qieyin Xinzi

Le premier système de romanisation créé par les Chinois fut le Qieyin Xinzi (Nouvel alphabet phonétique), développé en 1892 par Lu Zhuangzhang (盧戇章) (1854-1928). Il fut utilisé pour écrire phonétiquement le dialecte de Xiamen faisant partie de la langue Min méridionale.Chen (1999), p.165.

Zhuyin Fuhao

Symboles Zhuyin comparés au Pinyin Wu Jingheng (吳敬恆) (qui avait développé un "alphabet beansprout") et Wang Zhao (王照) (qui avait développé un alphabet mandarin, le Ganhua Zimu, en 1900)Hsia (1956), p.108. et Lu Zhuangzhang furent membres de la Commission pour l'Unification de la Prononciation (1912-1913), qui développa le rudimentaire système Jiyin Zimu (記音字母) de Zhang Binglin en un système phonétique spécifique au mandarin, connu sous le nom de Zhuyin Fuhao (注音符號) ou Bopomofo, qui fut consacré le 23 novembre 1918. La caractéristique importante du Zhuyin Fuhao était qu'il était entièrement composé de "caractères Ruby", qui peuvent être écrits à côté de tout texte chinois écrit verticalement, de gauche à droite ou de droite à gauche.Ce pourquoi le Zhuyin Fuhao est populaire quand les caractères chinois sont écrits verticalement comme à TaïwanLes caractères Zhuyin sont des caractères phonétiques spécifiques et sans intervention de l'alphabet latin. Il ne s'agit donc pas à proprement parlé d'une romanisation, bien qu'il y soit souvent associé de par son caractère phonétique.

Gwoyeu Romatzyh

Les quatre tons du guo écrits en caractères et en Gwoyeu Romatzyh. Noter les différences dans l'orthographe, marquées en rouge, pour chaque ton. En 1923, le Ministère de l'Éducation du Guomindang instaura une Commission d'Unification de la Langue nationale, et dont la cellule de romanisation comportait onze membres. Les circonstances politiques de l'époque ne permirent pas d'aboutir à une issue positive pour leurs travaux.DeFrancis (1950), p.74. Un nouveau sous-comité par cinq professeurs qui défendaient la romanisation se forma. Ce comité, qui se rencontra 32 fois sur une période de 12 mois (1925-1926), incluait notamment Zhao Yuanren, Lin Yutang, Qian Xuantong, Li Jinxi (黎锦熙), et Wang Yi.DeFrancis (1950), pp.72-75. Ils développèrent la romanisation Gwoyeu Romatzyh, promulguée le 26 septembre 1928. La caractéristique principale de ce système était que, plutôt que de noter les tons par des accents ou des nombres, ceux-ci étaient noté de la syllabe elle-même, avec l'établissement d'une orthographe systématique. L'encodage pouvait donc être entièrement réalisé par un clavier AZERTY ou QWERTY. …l'appel à abandonner les caractères écrits en faveur d'un alphabet romanisé trouva son meilleur écho aux environs de 1923. Comme la plupart des concepteurs du Gwoyeu Romatzyh étaient d'ardents partisans de cette option radicale, il était naturel que, à côté d'une simple fonction de notation des tons, le Gwoyeu Romatzyh devait pouvoir reprendre tous les attributs d'une langue écrite, et pour remplacer les caractères chinois en temps opportuns.Chen (1999), p.183. Malgré le fait qu'il fut imaginé pour remplacer les caractères chinois, et qu'il fut dès lors construit par des linguistes, le Gwoyeu Romatzyh ne fut jamais largement utilisé pour un usage autre que de rendre la prononciation de caractères chinois spécifiques dans un dictionnaire. Dont par exemple, Lin (1972), et Simon (1975). Et, alors que les indications "dans la syllabe" avait du sens pour les utilisateurs occidentaux, la complexité de son système de notation des tons était telle qu'il ne fut jamais populaire parmi les chinois.Seybolt and Chiang (1979) pensent qu'une autre raison était que, suite à la promulgation du système Gwoyeu Romatzyh en 1928, "le caractère toujours plus conservatif du Gouvernement national, dirigé par le Guomindang, perdit tout intérêt et finalement abandonna ses efforts pour remplacer l'écriture traditionnelle" (p.19). Norman (1988) : En dernière analyse, le Gwoyeu Romatzy ne rencontra pas le succès attendu, non pas à cause de ses caractéristiques propres, mais bien parce que le système ne reçu pas le support nécessaire des autorités. Plus important peut être, il fut considéré par certains comme porté par un groupe d'élitistes enthousiastes, et sans base populaire pour le porter (pp.259-260)

Latinxua Sinwenz

Les premiers travaux ayant abouti à la construction du système du Latinxua Sinwenz débutèrent à Moscou dès 1928, quand l'Institut de Recherche scientifique soviétique pour la Chine qui permette de communiquer avec la population chinoise vivant dans les régions orientales de l'U.R.S.S..Principalement les immigrants chinois de Vladivostok et Khabarovsk., et permettant de faciliter leur éducation et leur intégration. Le Latinxua Sinwenz était fondamentalement différent des systèmes de romanisation en vigueur à l'époque, en ce sens qu'il devait permettre de s'affranchir entièrement des caractères chinois.Chen (1999), p.186. Il fut décidé d'utiliser l'alphabet latin car l'on pensait que cette utilisation était plus pertinente que l'utilisation de l'alphabet cyrillique.Hsia (1956), pp.109-110. Contrairement au Gwoyeu Romatzyh et ses méthodes complexe d'indication des tons, il n'y a pas d'indication de tons du tout en Latinxua Sinwenz. Il n'est pas de plus spécifique au mandarin et peut être utilisé pour d'autres langues chinoises. L'éminent professeur de chinois Qu Qiubai (1899-1935) et le linguiste russe V.S. Kolokolov (1896-1979) établit un premier système de romanisation en 1929. En 1931, un effort coordonné entre les sinologues soviétiques B.M. Alekseev, A.A. Dragunov et A.G. Shrprintsin, et les professeurs chinois à Moscou Qu Qiubai, Wu Yuzhang, Lin Boqu (林伯渠), Xiao San, Wang Xiangbao, et Xu Teli permit d'établir le système Latinxua Sinwenz. La romanisation fut poussée par un certain nombre d'intellectuels chinois tel Guo Moruo et Lu Xun, et des tests furent fait sur environ 100.000 travailleurs immigrants chinois pendant 4 ans L'"expérience soviétique de chinois latinisé arriva à son terme " quand la plupart des travailleurs immigrants chinois furent rapatriés en Chine (Norman, 1988, p.261). DeFrancis (1950) nota que « malgré la fin du Latinxua dans l'URSS, l'opinion des professeurs soviétiques fut que ce fut un immense succès » (p.108). et plus tard, en 1940-1942, dans la zone contrôlée par les communistes Shaanxi-Gansu-Ningxia.Milsky (1973), p.99; Chen (1999), p.184; Hsia (1956), p.110. En novembre 1949, le chemin de fer du nord-est de la Chine adopta le système Latinxua Sinwenz pour toutes ses télécommunications.Milsky (1973), p.103. Pendant un temps, cette romanisation fut relativement importante dans le nord de la Chine : et plus de 300 publications pour un total de 500 000 exemplaires fut publié en Latinxua Sinwenz.Chen (1999), p.186. Cependant : En 1944, le mouvement de latinisation fut officiellement suspendu dans les zones contrôlées par les communistes sous prétexte qu'il n'y a avait pas assez de cadres capables d'enseigner la méthode. Il est plus probable que, comme les communistes envisageaient de prendre le contrôle d'un territoire beaucoup plus large, ils aient reconsidéré la question à propos de la rhétorique entourant le mouvement de latinisation. Afin d'obtenir le meilleur appui populaire, ils auraient suspendu leur soutien à ce mouvement qui a profondément offensé beaucoup de défenseurs du système traditionnel d'écriture.Norman (1988), p.262.

Hanyu Pinyin

En octobre 1949, l'Association pour la réforme de la Langue chinoise écrite fut mise en place. Wu Yuzhang (un des créateurs du Latinxua Sinwenz) en fut le président. Tous les membres de cet organe faisaient partie du mouvement pour le Latinxua Sinwenz (Ni Haishu (倪海曙), Lin Handa (林汉达), etc.) ou le mouvement du Gwoyeu Romatzyh (Li Jinxi (黎锦熙), Luo Changpei (羅常培), etc.). Ils étaient pour la plupart des linguistes de qualité. Leur première directive (1949-1952) fut de prendre "le projet phonétique d'adoption de l'alphabet latin" comme "le principal objet de recherches".Milsky (1973), p.102 (traduit du Quotidien du Peuple du 11 octobre 1949). Lors d'une communication intervenue le 10 janvier 1958, En 1958 ou 1979 selon les sources. Zhou Enlai observa que la Comité avait dépensé 3 années à essayer de créer un alphabet phonétique non inspiré de l'alphabet latin (il avaient aussi essayé d'adapter le Zhuyin Fuhao) mais "aucun résultat satisfaisant ne fut obtenu" et l'"alphabet latin fut alors adopté".Zhou (1958), p.26. Il constata aussi emphatiquement : dans le futur, nous adopterons l'alphabet latin pour un alphabet phonétique chinois. Utilisé de façon extensive dans les domaines scientifiques et technologiques, il sera dès lors assimilé facilement. L'adoption d'un tel alphabet, de plus, permettra de faciliter grandement la popularisation de la langue commune.Zhou (1958), p.19. Le développement de la romanisation Hanyu Pinyin fut un processus complexe qui demanda de nombreuses décisions sur des problèmes délicats, tels :
- la prononciation du Hanyu Pinyin devrait-elle être basée sur celle du dialecte de Pékin?
- le Hanyu Pinyin devrait-il remplacer les caractère chinois, ou simplement être un guide prononciation?S'il était envisagé de remplacer les caractères chinois écrits, l'écriture de la prononciation (incluant les tons) en une écriture cursive serait critique.
- le système de l'écriture traditionnelle devrait-il être simplifié ?
- le Hanyu Pinyin devrait-il utilisé l'alphabet latin?Mao Zedong et les Gardes Rouges étaient fermement opposés à l'usage de l'alphabet latin(Milsky, 1973, passim).
- le Hanyu Pinyin devrait il indiquer les tons en toutes circonstances (comme pour le Gwoyeu Romatzyh) ?
- le Hanyu Pinyin devait-il être spécifique au mandarin, ou adaptable à d'autres langues ou dialectes chinois ?
- le Hanyu Pinyin devait-il être utilisé à la seule fin de promouvoir la prononciation du mandarin standard à travers la Chine?Par exemple, la délégation officielle américaine qui visita la Chine en 1974 nota que "les principales utilisations du pinyin pour l'instant sont l'aide à l'apprentissage des caractères chinois, et pour faciliter la popularisation du Putonghua, en premier pour les sinophones, mais aussi pour les minorités et les étrangers." (Lehmann, 1975, p.52) Malgré le fait que le Premier projet pour un alphabet phonétique chinois publié dans la Chine du Peuple le 16 mars 1956 contenait certains caractères particuliers ou inhabituels, le Comité de recherche pour la Réforme de la Langue revint rapidement à l'alphabet latin, pour les raisons suivantes :
- l'alphabet latin est largement utilisé par les scientifiques, peu importe leur langue maternelle, et les termes scientifiques sont généralement écrits en latin.
- l'alphabet latin simple à écrite et facile à lire. Il est utilisé depuis des siècles dans la majeure partie du monde. Il peut être aisément adapté à la prononciation chinoise.
- l'utilisation de l'alphabet cyrillique aurait engendré des liens avec l'U.R.S.S., alors que l'alphabet latin est connu de la plupart des lettrés russes, et l'utilisation de l'alphabet cyrillique aurait posé des problèmes avec les voisins de l'Asie du Sud-Est dont plusieurs utilisaient déjà l'alphabet latin.
- en réponse à la remarque de Mao Zedong que le « patriotisme culturel » serait un facteur de poids dans le choix d'un alphabet, bien que l'alphabet latin était "étranger", il pouvait être un facteur d'expansion politique et économique; et de plus, le fait que deux grands patriotes, Qu Qiubai et Lu Xun, étaient partisans de la romanisation levèrent les réticences quant à un faible patriotisme.
- sur la base de ce que les Anglais, Français, Allemands, Espagnol, Polonais, et Tchécoslovaques ont modifié l'alphabet latin pour leur propre usage, et parce que l'alphabet latin est dérivé de l'alphabet grec, qui lui-même était dérivé des alphabets phénicien et égyptien, il n'y avait pas plus de honte particulière à adopter l'alphabet latin qu'il n'y en avait à utiliser les chiffres arabes ou d'autres signes mathématiques conventionnels, quelle que soit leur origine.Ces 5 points sont repris à Hsia (1956), pp.119-121. Le mouvement pour la réforme de la langue fut ajourné pendant la révolution culturelle, et plus rien ne fut publié à propos de linguistique ou d'une réforme de la langue entre 1966 et 1972.Chappell (1980), p.107. Les sous-titres en pinyin ne apparus dans l'Hebdomadaire du Peuple et le Hong Qi ("Drapeau rouge") en 1958 ne furent plus indiqués entre juillet 1966 et janvier 1977.Chappell (1980), p.116. En sa version finale, le Hanyu Pinyin:
- fut utiliser pour rendre une prononciation
- fut exclusivement basée sur la prononciation du dialecte de Pékin
- incluait des marques de ton
- comprenait les traditionnels "son initial", "son final", et le modèle du "ton suprasegmental”
- était écrit avec l'alphabet latin Le Hanyu Pinyin s'était développé depuis la directive de Mao de 1951, par la promulgation du 1957 de la version d'essai par le Conseil d'état, Il fut adopté et promulgué par la Cinquième session du Premier congrès national du Peuple le 11 février 1958 (Chappell, 1980, p.115). Selon Chen (1999, pp.188-189), la version de 1957 était intitulée Première version du système d'écriture phonétique du chinois (en alphabet latin) , alors que la version de 1958 était intitulée "Schèmes phonétique du chinois". La différence cruciale fut d'enlever le terme "Wenzi" (système d'écriture); cela signifiait explicitement que le système n'était dès lors plus envisagé pour remplacer l'écriture en caractères chinois, mais avec pour seul but de donner une explication sur la prononciation. en sa forme finale approuvée par le Conseil d'état en septembre 1978, comme conséquence de cette approbation, le pinyin commença à être utilisé pour toutes les publications en langues étrangères pour les noms chinois, de même qu'aux Affaires étrangères et pour l'agence de presse Xinhua (Chappell, 1980, p.116) pour être accepté en 1982 par la International Organization for Standardization comme le standard de transcription de la langue chinoise.See :en:List of ISO standards, ISO 7098: "Romanization of Chinese"

Autres transcriptions

Les langues chinoises ont été transcrites phonétiquement en de très nombreux autres systèmes. L'écriture Phagspa par exemple, a été utilisé pour reconstruire la prononciation des formes anciennes de la langue chinoise. Il existe également plusieurs systèmes de cyrillisation des langues chinoises. Le projet en cours Science et Civilisation en Chine utilise une autre romanisation. Les bases en sont similaires (voire identiques) au Wade-Giles, la principale différence étant qu'un "h" est inséré pour l'aspiration (où le Wade-Giles utilise un apostrophe). Dès lors, le Hanyu Pinyin tiān / Wade-Giles t'ien1 est rendu en thien. Voir le document SCC comme exemple de cette romanisation.

Voir aussi

- :en:Romanization of Chinese in Taiwan

Notes

References

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