Azerbaïdjan

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L'Azerbaïdjan est un pays du Caucase. Sa capitale est Bakou, la langue officielle est l'azéri et la monnaie le manat. Le pays est sorti de l'URSS depuis 1991.
Azerbaïdjan

L'Azerbaïdjan est un pays du Caucase. Sa capitale est Bakou, la langue officielle est l'azéri et la monnaie le manat. Le pays est sorti de l'URSS depuis 1991.

Histoire

En 1804, le tsar Alexandre conquiert Gandja à la Perse, qui devient Elizavetpol. Le Traité de Golestan en 1813 donne à la Russie les provinces de Perse situées au nord de l’Araks. La ville de Bakou est annexée et devient la capitale d’un gouvernorat aux termes du traité de Turkmanchai de 1828 et du traité de paix conclu à Edirne. Au cours de la guerre 1877-1878, la Russie s’empare de la région du Kars-Ardagan. À la fin du XIX siècle, la Russie découvre les richesses en pétrole du pays. Bakou devient le premier producteur mondial de pétrole. Un mouvement azéri relativement structuré émerge au même moment. En 1918, l’Azerbaïdjan se proclame république indépendante et forme avec ses pays frontaliers la République fédérative transcaucasienne. La République Démocratique d'Azerbaïdjan a existé jusqu'en 1920. C'est alors le premier pays démocratique musulman d'Asie, et le premier pays musulman à donner le droit de vote aux femmes. En 1920, le pays est occupé par l’Armée rouge et rattaché à l’Union soviétique avant d'être intégré en 1922 à la Fédération transcaucasienne et à l’Union soviétique sous la forme de la République socialiste soviétique d’Azerbaïdjan. L’Azerbaïdjan proclame son indépendance après l'effondrement du bloc communiste le 30 août 1991. Əbülfəz Elçibəy, le chef du Front populaire azéri (FPA), est élu président au suffrage universel avec 55 % des voix en juin 1992. À la suite d'une courte guerre civile, il est destitué en juin 1993 et remplacé provisoirement par l’ancien dirigeant soviétique Heydər Əliyev, chef du Parti communiste. La destitution d’Eltchibey est « acceptée » par référendum en octobre 1993 et Aliev est élu président avec 98, 8 % des suffrages lors d’un scrutin incontesté.

Géographie

Carte de l'Azerbaïdjan
- Superficie : 86 100 km²
- Densité : 89 hab./km²
- Frontières terrestres : 2 013 km (Arménie 787 km ; Iran 611 km ; Géorgie 322 km ; Russie 284 km ; Turquie 9 km)
- Littoral : 800 km (Mer Caspienne)
- Extrémités d'altitude : -28 m > + 4 485 m

Subdivisions

L'Azerbaïdjan est divisé en :
- 59 districts (en azéri : raion au singulier, raionlar au pluriel) ;
- 11 villes (şəhər au singulier) ;
- 1 république autonome (muxtar respublika), le Nakhitchevan, qui contient elle-même :
- 7 districts ;
- 1 ville.

Villes

Les districts de l'Azerbaïdjan
-Bakou, c’est la capitale du pays.
-Gandja
-Sumqayıt
-Ali-Bayramli
-Stepanakert, capitale de la République du Haut-Karabagh.

Politique

(Note : en azéri, la lettre ə se prononce entre a et è.) L'Azerbaïdjan est une république à régime présidentiel démocratique. Les dirigeants ont choisi l'alliance politique avec les États-Unis. Aujourd'hui, les États-Unis sont bien implantés dans le pays intéressés par la position stratégique de l'Azerbaïdjan dans le Caucase et par la présence de pétrole. La Russie a retrouvé une large influence à Bakou. L’Iran s’est également rapproché du pays en raison de la présence d’une forte minorité azérie en Iran (à peu près 20 millions de personnes), mais aussi parce qu'ils recherchent une alliance pour contrebalancer l'influence turque sur la région. L'azerbaïdjanais est une langue du groupe turc et il existe de forts liens culturels et politiques avec la Turquie.
- Effectifs militaires : 72 000 (2002)
- Budget de l'armée : 118 millions $ (2002) Le président Heydər Əliyev, ancien membre du PCUS (Parti communiste de l'Union soviétique), a dirigé le pays de 1993 à 2003, d'une main de fer. Sérieusement malade, il a fait élire son fils İlham Əliyev à la présidence lors des élections de 2003. L’opposition est descendue dans la rue mais la répression et le manque de soutien de la « communauté internationale » (contrairement à la Géorgie voisine) ont rapidement clos toute contestation. À peine 38 % de la population de l’Azerbaïdjan fait confiance à son armée Selon un sondage effectué par l’institut Gallup sur 1400 citoyens de l’Azerbaïdjan, à peine 38 % des personnes interrogées font confiance à leur armée et 37 % « partiellement confiance ». Un sondage qui démontre une fois de plus que les investissements massifs dans l’armée, annoncés maintes fois par Bakou, n’ont pas encore atteint leur cible. Une situation qui conforte la position de l’ex-ministre arménien de la Défense, Serge Sarksian qui affirmait que les meilleures armées ne sont pas celles des pays les plus riches. En revanche, 52 % des Azéris seraient satisfaits de la situation économique de leur pays. En 2003 ils n’étaient que 31 % à l’affirmer. 60 % des personnes interrogées se disent confiants sur l’évolution économique du pays et 66 % de déclarent intéressés par la politique et le travail de leur gouvernement. Malgré tout un conflit entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan persiste au sujet du Haut-Karabagh. Pour les questions de minorités religieuses en Azerbaïdjan, voir l'article Orthodoxie en Azerbaïdjan.

Économie

L'économie de l'Azerbaïdjan est fortement dépendante de l'exploitation du pétrole en mer Caspienne, qui représente 70% de ses exportations et 50% du budget de l'État.
- PIB : 5 585 millions $
- PNB/habitants : 650 $ Economie L’Azerbaïdjan, qui bénéficie de la confiance des IFI, connaît l’une des meilleures situations macro-économiques de la CEI (35, 1 % de croissance en 2006) : déficit et dette maîtrisés, réserves de change et excédent commercial substantiels. La croissance est alimentée, en particulier, par le début de l’exploitation des principaux gisements pétroliers et gaziers et la mise en service de l’oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan et, prochainement, du gazoduc Bakou-Tbilissi-Erzurum. Même si les entrées massives de devises, liées aux investissements étrangers et aux recettes d’exportations, ont alimenté une forte hausse de l’inflation (près de 13 % en 2006), les experts risque-pays de l’OCDE ont, dans ces conditions favorables, reclassé l’Azerbaïdjan de la catégorie 6 à la catégorie 5. Les autorités ont mis en œuvre des réformes structurelles (nouveau code fiscal, programme de privatisations, instauration du fonds pétrolier et rationalisation des structures économiques étatiques...) mais peinent encore à relever les défis en matière de bonne gouvernance : selon le classement établi par Transparency International en 2006, l’Azerbaïdjan occupe le 130 rang sur 163 pays examinés. La proportion de la population vivant sous le seuil de pauvreté a fortement diminué, de près de 49 % en 2003 à 29 % en 2005, selon les chiffres officiels. Le principal défi de l’Azerbaïdjan dans les prochaines années sera de procéder à une diversification de ses ressources et à une répartition harmonieuse des fruits de la croissance. À ce jour, si la capitale a commencé à surmonter les effets de l’effondrement du bloc soviétique, le niveau de vie de la majeure partie de la population reste limité. Le secteur pétrolier représente 66 % de la production industrielle en 2006, contre 11 % au début des années 1990. Les exportations, composées à 90 % de produits pétroliers attestent de la forte concentration de l’économie locale et de la vulnérabilité de ses comptes extérieurs aux fluctuations des cours de matières premières. Mise à jour : 20.06.07 http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo_833/azerbaidjan_457/presentation-azerbaidjan_929/economie_6298.html

Équipements

- Lignes de téléphone : 663 000 (en 1997)
- Téléphones portables : 40 000 (en 1997)
- Postes de radio : 175 000 (en 1997)
- Postes de télévision : 170 00 (en 1997)
- Utilisateurs d'Internet : 8 000 (en 2000)
- Nombre de fournisseurs d'accès Internet : 2 (en 2000)
- Routes : 24 981 km (dont 23 057 km goudronnés) (en 1998)
- Voies ferrées : 2 125 km (en 1993)
- Voies navigables : 0 km
- Nombre d'aéroports : 52 (dont 9 avec des pistes goudronnées, en 2000)

Démographie

FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.
- Population : 7 771 092 habitants (en 2001), 8 081 000 habitants (en 2002).
- Ages : 0-14 ans : 28, 95% ; 15-64 ans : 63, 93% ; + 65 ans : 7, 12%
- Espérance de vie des hommes : 59 ans (en 2001)
- Espérance de vie des femmes : 67 ans (en 2001)
- Taux de croissance de la population : 0, 32% (en 2001)
- Taux de natalité : 18, 44 ‰ (en 2001)
- Taux de mortalité : 9, 55 ‰ (en 2001)
- Taux de mortalité infantile : 79, 00 ‰ (en 2006)
- Taux de fécondité : 2, 24 enfants/femme (en 2001 ; 1, 7 en 2007 selon Emmanuel Todd)
- Taux de migration : -5, 67 ‰ (en 2001)

Personnalités

- Heydar Aliyev
- Ilham Aliyev
- Mehriban Aliyeva
- Uzeyir Hajibeyov
- Fikret Amirov
- Muslim Magomayev
- Rashid Behbudov
- Haji Zeynalabdin Taghiyev
- Nizami Ganjavi
- Fuzûlî
- Ismail Ier
- Samed Vurgun
- Gara Garayev

Cuisine azerbaidjanaise

La cuisine nationale azerbaïdjanaise est une des plus riches du monde. Elle ne comprend pas que la préparation des repas, mais elle synthétise aussi la culture culinaire, son histoire, sa philosophie, ses habitudes et une certaine poésie de la cuisine. Le climat joue un rôle important dans la formation de la cuisine et l’Azerbaïdjan possède neuf zones climatiques. Grâce à cette variété la cuisine azerbaïdjanaise est très colorée et riche. Les notes des voyageurs étrangers visitant l’Azerbaïdjan, montrent que les gens cultivaient le blé, le riz, le sésame, la betterave, la vigne, les pommes, le tabac, le coton, le coing et produisaient de la viande (surtout ovine), du caviar et pratiquaient la pêche. Y.D. Angabadzé et N.Q. Volkova dans leur livre l’Ancien Tiflis écrivent : Les Azerbaïdjanais apportaient des fromages qu’ils vendaient aux marché de Tiflis. La truite de Goydjé est très délicieuse. La cuisine azerbaidjanaise a beaucoup influencé les cuisines russes, bulgares et yougoslaves. Les noms des repas nationaux trouvent leurs origines dans la technique de leurs préparations et rappellent les régions d’où ils viennent. Par exemple, le nom du dolma vient de deux mots : doldurmaq signifie « remplir » et dolamaq signifie « rouler ». Dans la cuisine nationale azerbaïdjanaise la viande de bovins et de moutons est très utilisée. Les archives prouvent que la viande de cheval et de chameau étaient aussi utilisées. Les Azéris préfèrent la viande des animaux de montagne. On utilise aussi la graisse, les abats et les tripes des animaux dans la cuisine azerbaïdjanaise. Grâce à la variété des fleuves et des rivières la cuisine azerbaïdjanaise contient beaucoup de plats de poisson. Les goûts des poissons rôtis, farcis et les chachlik (brochettes) de poisson sont très appréciés. Parmi les produits volaillers les œufs sont très utilisés dans notre cuisine nationale. Les omelettes aux oeufs (sebzi kuku), le poulet aux œufs (çığırtma) sont des mets courants très appréciés. Les Azéris aiment utiliser les produits laitiers dans leur cuisine : atlama, dovğa, doğramac, ayranaşı. Les Azerbaïdjanais respectent beaucoup le pain. Différentes sortes de pain comme lavache, yuxa, sengah, xamrali, tendir coreyi, décorent les tables azerbaïdjanaises. Dès qu’il y a le pain sur la table, le repas commence on commence à manger. Les pâtes occupent une place importante dans la cuisine azerbaïdjanaise. Il est souhaitable de noter que les pâtes sont spécifiques pour toutes les cuisines turques. Dans la cuisine azerbaïdjanaise les repas préparés avec la farine comme duchbéré, gurzé, horra, xechile, xengel, etc., sont plutôt mangés en hiver. Les pâtisseries sont omniprésente dans la cuisine azerbaïdjanaise. Auparavant les paysans cultivaient les betteraves sucrières, ils produisaient du miel et ils l’utilisaient dans leur cuisine. Les Azéris sont fiers de leurs baklavas, chekerbouras, halvas, etc. Les différentes confitures sont apparues grâce à la production locale du sucre. La production de sucre raffiné en Azerbaïdjan a commencé au X siècle. Les confitures de coings, de cornouilles, de raisins, de figue, de noix et autres fruits sont très délicieuses et sont servies avec du thé. Les sorbets préparés avec des fruits et du sucre sont servis avec des pilafs. La cuisine nationale azerbaïdjanaise est aussi riche par ses boissons. Les vodkas (araq'' en Azéri) faites à base de cornouilles et de mûres sont surtout utilisées comme traitement de certaines maladies. Auparavant les Azéris préparaient une boisson appelée buzé, apparentée à la bière. Le thé a une place très importante dans la vie quotidienne azerbaïdjanaise. La variété de la cuisine azerbaidjanaise a été appréciée par les étrangers. Le voyageur anglais du XV-XVI siècle Antonio Djenkinson écrit que pendant le dîner au palais d’Abdullah Khan Oustachli, comme entrée, on a servi 140 plats nationaux et 150 plats principaux.

Annexes

Notes et références

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