Intervalle (musique)

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Si en acoustique, un intervalle est le rapport qu'il y a entre deux fréquences exprimées en hertz (nombre de vibrations par seconde), en musique, un intervalle est l'écart entre deux hauteurs de son émis simultanément (intervalle harmonique) ou successivement (intervalle mélodique). La perception occidentale, indienne ou orientale des intervalles diffère et leur reconnaissance, leur nom, leur qualification font l'
Intervalle (musique)

Si en acoustique, un intervalle est le rapport qu'il y a entre deux fréquences exprimées en hertz (nombre de vibrations par seconde), en musique, un intervalle est l'écart entre deux hauteurs de son émis simultanément (intervalle harmonique) ou successivement (intervalle mélodique). La perception occidentale, indienne ou orientale des intervalles diffère et leur reconnaissance, leur nom, leur qualification font l'objet d'études précises et approfondies.

Généralités

Notions acoustiques

D'un point de vue purement physique, un intervalle se mesure comme un rapport entre deux fréquences. La science acoustique est capable de calculer, et donc, de rendre compte, des intervalles quels qu'ils soient. L’école pythagoricienne avait, grâce au monocorde, réussi à construire des micro-intervalles, quasi imperceptibles, par simple soustraction d’intervalles. Autrement dit par la division des fractions qui les représentent. La physique nous aide à comprendre que ces relations fractionnaires proviennent de la nature physique des ondes sonores, qu’elles expriment la périodicité des sons musicaux. Mais dès lors qu'ils sont associés aux échelles des différents systèmes musicaux, occidentaux ou non, ce type de représentation peut avoir ses limites : d'un point de vue musical, la perception d'un intervalle est plus que la simple perception d'un rapport de fréquences. Les intervalles qui relient tous les sons musicaux perçus créent un réseau de relations étudiés par l'acoustique musicale et la psychoacoustique. Le śruti du système musical indien qui divise l’octave en vingt-deux parties, produit par exemple un système musical bien difficile à percevoir pour des oreilles habituées aux échelles occidentales.Pour plus d'informations au sujet de la justesse et la manière dont s' accordent les différents intervalles, consulter les articles Acoustique musicale, Consonance, Intonation musicale et Inharmonicité.

Les bornes de l'intervalle musical

Les deux hauteurs délimitant un intervalle sont appellées bornes ou pôles de l'intervalle. En fonction du contexte, on peut considérer l'intervalle entre deux notes comme entre deux degrés. Ceux-ci doivent être considérés par rapport à l'échelle musicale à laquelle ils appartiennent, cette dernière étant elle-même déterminée par un type de musique donné. En effet, il ne saurait exister aucun système musical universel capable de rendre compte de tous les intervalles, entre tous les degrés appartenant à toutes les échelles musicales de la planète. Seul l'intervalle entre un son et sa répétition — appelé unisson juste dans la terminologie du solfège occidental — peut être considéré comme n'appartenant pas en propre à un genre musical déterminé. L'essence d'une mélodie ou d'une harmonie, est déterminée par la nature des divers intervalles séparant les notes qui constituent cette mélodie ou cette harmonie, et non pas par les notes elles-mêmes.

Intervalle mélodique

Un intervalle mélodique est un intervalle dont les deux bornes, sont émises successivement.
- Si le deuxième son est plus aigu que le premier, l'intervalle mélodique est dit ascendant ; dans le cas inverse, ce même intervalle est dit descendantExemples issus du solfège occidental : do, puis sol (intervalle ascendant) ; sol, puis do (intervalle descendant)..
- Si l'intervalle est constitué du même son répété, on parle alors d'unisson juste. Un intervalle mélodique peut être conjoint ou disjoint. Il est conjoint si ses bornes sont deux degrés consécutifs de l'échelle considérée, et disjoint sinon. Exemple issu de la musique occidentale : au sein d'une même octave, do-ré, sol-fa, sont conjoints en gamme de do majeur, tandis que do-mi est disjoint (dans le cas d'une altération de type do-do
-
, on parlera de chromatisme). do-do constitue un intervalle disjoint si les deux do sont séparés par une ou plusieurs octaves.

Intervalle harmonique

Un intervalle harmonique est un intervalle dont les deux bornes, sont émises simultanément. Exemple issu du solfège occidental : do et sol en même temps.

En musique occidentale

- En musique tonale comme modale, la notion d'intervalle renvoie plus précisément à la distance entre deux degrés d'une échelle.
- En musique atonale, cette notion renvoie aux rapports de fréquences pour eux même, sans hiérarchie ni fonctions. Les intervalles utilisés dans la musique occidentale, savante ou non, modale ou tonale, sont nommés et théorisés par le solfège. L'échelle qui leur est associée s'appelle l'échelle diatonique : elle est de nature heptatonique. Cela signifie
- qu'elle comprend sept degrés — donc, sept noms de notes —
- et que ces degrés sont séparés par des espaces conjoints — espaces entre degrés voisins — inégaux. Il s'agit des tons et les demi-tons diatoniques. La terminologie des intervalles renseigne à la fois sur le nombre de degrés englobés par l'intervalle — par exemple, une tierce comprend trois degrés —, et sur l'étendue réelle de l'intervalle, compte tenu de ces tons et demi-tons — par exemple, une tierce est dite majeure, lorsqu'elle englobe deux tons, et mineure si elle n'englobe qu'un ton et un demi-ton diatonique. Le système tonal définit la fonction des différents degrés suivant l'intervalle qui sépare chacun d'eux de la tonique. Aux différents intervalles sont associés les notions de consonances et dissonnances. Le concept d'intervalle est donc la notion-clé de toute l'intonation.

Consonances et dissonances

Cette classification admet une part culturelle, et évolue avec l'histoire de la musique. Par exemple, les tierces et sixtes étaient considérées comme des dissonances jusqu'au Moyen Âge. Elles ont alors été perçues comme consonances imparfaites. De nos jours, elles sont considérées comme consonances douces. Voir L'écriture musicale, volume I, §2, par Olivier Miquel De même, au fil du temps, la manière d'accorder les degrés de cette échelle de référence a rencontré des solutions différentes, de telle sorte que, selon l'époque, selon l'instrument et selon le musicien, le rapport de fréquence d'un même intervalle est sujet à variation.

Identification des intervalles

Les intervalles peuvent être identifiés à l'audition, par la perception acoustique de leur rapport de fréquences. Certaines ambiguités peuvent alors exister car une même différence de hauteurs peut être exprimée sous forme d'intervalles de noms différents suivant le contexte dans lequel elle se situe. Chaque intervalle peut en revanche être identifié de façon non ambigüe à la lecture de sa notation sur une partition. Le musicien peut alors associer sonorités, fonction, et formalisme.

Propriétés des intervalles

On désigne un intervalle au moyen de deux termes : son chiffre et son qualificatif. Par exemple, une tierce mineure, ou encore une octave juste.

Chiffre de l'intervalle

Le chiffre de l'intervalle représente sa longueur en degrés : il s'agit du nombre de degrés séparant ses bornes, sachant que l'on compte les bornes. Ainsi, do-sol constitue une quinte car do, ré, mi, fa, sol est long de cinq degrés. Le chiffre de l'intervalle est donc dépendant de l'échelle dans laquelle on se situe. Jadis, le terme servant à désigner le chiffre d'un intervalle servait également à désigner un degré par rapport à la tonique ou par rapport à une autre note de référence. Pour éviter des confusions, il est considéré préférable d'utiliser les noms des fonctions des degrés, par exemple : « sol est la dominante de la gamme de do » ou « sol est le cinquième degré de la gamme de do » plutôt que « sol est la quinte de la gamme de do ». Par contre il est correct de définir que « do-sol forme une quinte ». Il faut remarquer cependant qu'en harmonie tonale, l'habitude est conservée de désigner les notes réelles d'un accord au moyen de l'intervalle qui sépare celle-ci de la basse, ou de la fondamentale, en fonction du contexte. Par exemple, on entend parfois « Au premier renversement, la tierce (sous entendu : de la fondamentale) va à la basse ». Mais on entend également « Sur ce premier renversement, la sixte (sous entendu : de la basse, cette fois. Il s'agit donc de la fondamentale) est au soprano ». C'est ici que peut se situer la confusion.

Qualificatif

Tableau récapitulatif des différents intervalles Si le chiffre renseigne sans hésitation sur le nombre de notes englobées par un intervalle donné, il ne donne en revanche qu'une idée approximative de l'étendue exacte de cet intervalle. Par exemple, les deux intervalles de trois notes, do-mi et ré-fa, n'ont pas la même étendue — respectivement, deux tons, et un ton et demi — bien qu'englobant l'un comme l'autre, le même nombre de notes. Pour définir de manière précise l'étendue d'un intervalle donné, il est donc nécessaire d'adjoindre un qualificatif au chiffre de cet intervalle afin d'en indiquer l'étendue exacte. Ce qualificatif est dépendant de la nature de l'intervalle. Il existe principalement cinq qualificatifs possibles : « majeur », « mineur », « juste », « augmenté » et « diminué ». Plus rarement, on rencontre les qualificatifs « suraugmenté » et « surdiminué »
Intervalles mineurs, majeurs et justes
Au sein de l'échelle diatonique naturelle, il est nécessaire d'établir au préalable une distinction entre deux familles d'intervalles : la « famille des intervalles justes », et la « famille des intervalles majeurs/mineurs », c'est-à-dire, les intervalles qui peuvent être soit majeurs, soit mineurs. Normalement, les intervalles de même chiffre, ayant la même étendue quelle que soit leur position sur l'échelle diatonique naturelle, sont classés dans la famille des intervalles justes. Au contraire, les intervalles de même chiffre, ayant deux étendues possibles selon leur position sur l'échelle diatonique naturelle, sont classés dans la famille des intervalles majeurs/mineurs. L'étendue d'un intervalle majeur est plus grande d'un demi-ton chromatique que celle de l'intervalle mineur de même chiffre. Exemple: do-ré et mi-fa sont tous deux longs de deux degrés donc sont appellés secondes, mais la première est majeure car do et sont éloignés d'un ton, tandis que la deuxième est mineure car mi et fa sont éloignés d'un demi-ton. Dans le tableau ci-dessous, pour un même chiffre, la distance entre un qualificatif et le qualificatif voisin — supérieur ou inférieur — est toujours d'un demi-ton chromatique : Qualificatif des intervalles Il convient de soigneusement distinguer ces deux familles d'intervalles, puisque un intervalle juste ne peut jamais être ni majeur, ni mineur, et que réciproquement, un intervalle majeur/mineur peut être soit mineur, soit majeur, mais jamais juste : Intervalle, famille et chiffre Les intervalles sont classés par ordre d'étendue ascendante. Par conséquent, pour un même chiffre, l'intervalle mineur précédera l'intervalle majeur correspondant. D'un point de vue mnémotechnique, il est utile de noter que « Tous les intervalles ascendants de l'échelle diatonique naturelle, lorsqu'on part de do, sont majeurs ou justes — selon la famille à laquelle ils appartiennent ». Note relative au rapport entre intervalles dits « purs » et intervalles justes Ces deux notions ne doivent pas être confondues :
- l'intervalle « juste » est une notion solfégique : une quinte est dite juste si elle n'est ni diminuée ni augmentée. Exemple : intervalle sol\sharp-ré\sharp
- l'intervalle « pur » est une notion acoustique : on qualifie ainsi les rapports de fréquences exprimés pas des fractions rationnelles simples : une tierce est dite pure lorsqu'elle correspond au rapport 5/4 ; la pureté d'un intervalle se manifeste par l'absence de battement.
Intervalles augmentés et diminués
Quelle que soit la nature de l'intervalle, il est toujours possible de le rallonger ou le raccourcir d'un ou plusieurs demi-tons par l'ajout ou le retrait d'une altération. On parle alors d'intervalle augmenté et diminué si un demi-ton chromatique a été ajouté ou soustrait, et d'intervalle suraugmenté ou sousdiminué si sa longueur a été modifiée de deux demi-tons chromatiques. Par exemple, do-sol
-
, est une quinte augmentée car la distance de do à sol est égale à cinq degrés (quinte), tandis qu'un demi ton a été ajouté à l'intervalle pour l'augmenter. Cet exemple permet de voir que la quinte augmentée à un nom différent mais la même sonorité que la sixte mineure (ici do-la bémol). Ceci est dû au phénomène d'enharmonie vu plus haut. Il est cependant important de bien considérer ces intervalles comme différents en musique tonale ou modale, car bien que leurs sons soit identiques, leurs fonctions ne le sont pas. Cela influe sur le sens donné au discours, et peut également influencer l'interprétation musicale.
- Exemples d'intervalles augmentés Intervalles augmentés
- Exemples d'intervalles diminués Intervalles diminués
- Exemples d'intervalles justes, diminués, sous-diminués Quinte juste, diminuée, sous-diminuée Tierce majeure, mineure, diminuée

Renversement

Un intervalle simple (d'étendue inférieure à l'octave) peut être renversé par inversion de ses bornes. Le renversement d'un intervalle donne un autre intervalle. Ainsi do-sol, quinte juste, donne sol-do, qui est une quarte juste.
- Un intervalle mineur donne un intervalle renversé majeur.
- Un intervalle majeur donne un intervalle renversé mineur.
- Un intervalle juste le reste.
- Il en va de même avec les altérations : celles-ci s'inversent avec le renversement si bien que augmenté s'inverse avec diminué et suraugmenté avec sousdiminué. Le renversement d'un intervalle est aussi appellé intervalle complémentaire, ou intervalle différentiel. Ajouté à l'intervalle initial, il forme avec celui-ci une octave juste. C'est pourquoi seul un intervalle simple peut être renversé. Exemple : la tierce majeure fa-la a pour renversement la sixte mineure la-fa — et réciproquement, la sixte mineure la-fa a pour renversement la tierce majeure fa-la —, parce qu'en s'additionnant, elles forment une octave juste — fa-fa ou la-la Renversement Pour trouver le renversement d'un intervalle donné, il faut donc renverser son chiffre, son qualificatif, et dans le cas d'un intervalle mélodique son sens. Une astuce permettant de calculer le renversement du chiffre est d'effectuer le calcul suivant : 9 - chiffre initial = chiffre renversé Par exemple, une septième donne une seconde : 9 - 7 = 2 Le total des deux intervalles additionnés est donc égal à « 9 ». Ceci peut paraître paradoxal, puisque cette somme est censée représenter l'octave — « 8 ». Mais cela s'explique aisément par le fait que la note commune aux deux intervalles qui s'additionnent en cas de renversement, est comptée deux fois. Cette règle du total neuf est un bon moyen mnémotechnique pour trouver rapidement le renversement d'un intervalle donné: 1 + 8 = 9 2 + 7 = 9 3 + 6 = 9 4 + 5 = 9.

Détail des intervalles

Liste des intervalles par rapport à la note do. En gras, les intervalles de l'échelle diatonique naturelle. En non-gras, les altérations standard. En italique, les altérations rarissimes. Les intervalles sont classés par étendue depuis l'unisson juste. Chaque cellule du tableau correspond donc à des intervalles enharmoniques.

Unisson

- Juste : consonnance absolue
- L'unisson augmenté est rarissime. L'unisson est par ailleurs le seul intervalle ne pouvant être diminué puisqu'il n'est pas possible de réduire l'étendue nulle d'un unisson juste.
- L'Unisson juste est le seul intervalle mélodique à ne pas avoir de sens. Il n'est ni ascendant ni descendant.
- Renversement : unisson Un unisson (ou, plus rarement, une prime) est l'intervalle entre un degré et lui-même. Exemple : do-do Unisson Certains musiciens ont quelquefois du mal à admettre que l'unisson juste est un intervalle comme les autres. Cette réticence s'explique par le fait que l'unisson est le seul intervalle mélodique à ne produire aucun mouvement mélodique, et le seul intervalle harmonique à ne contenir qu'une seule hauteur. C'est en quelque sorte le « degré zéro » de l'intervalle. La valeur nulle du zéro mathématique est bien valide en chiffrage, si bien que la valeur nulle de l'unisson est un véritable intervalle.

Seconde

- Mineure ou majeure : dissonance
- Intervalle conjoint et ne pouvant être surdiminué, l'étendue de la seconde diminuée étant nulle.
- Renversement : septième Une seconde est l'intervalle entre deux degrés. Exemple : do-ré Seconde En musique tonale, toutes les secondes non altérées sont mineures ou majeure, à l'exception du mode mineur harmonique, où une seconde augmentée se situe entre les degrés VI et VII (la bémol-si en do mineur harmonique)Voir Théorie De La Musique, par Adolphe Danhauser.

Tierce

- Mineure ou majeure : consonnance douce
- Renversement : sixte Une tierce est l'intervalle entre trois degrés. Exemple : do-mi Tierce Exemples musicaux:
- 5è symphonie de Beethoven, mouvement I : le mouvement commence par un exemple de chaque tierce (majeure, puis mineure) sous forme d'intervalles mélodiques descendants et précédés d'unissons.
- Couleur café, de Serge Gainsbourg, comporte une tierce majeure ascendante au début de son refrain: "Cou-leur café, que j'aime ta couleur café..."
- Il pleut bergère comporte une tierce mineure ascendante au début de son refrain: "Il-pleut, il-pleut Bergère, rentre tes blancs moutons..."

Quarte

- Juste : consonnance forte
- Renversement : quinte. Il est à noter qu'une quarte augmentée, une fois renversée, donne une quinte diminuée. Ces deux intervalles sont des dissonances fortes composées d'exactement trois tons et sont surnommés triton. Une quarte est l'intervalle entre quatre degrés. Exemple : do-fa Quarte En musique tonale, les quartes non altérées sont justes, à l'exception
- de la quarte ayant pour borne supérieure la sensible des modes majeur et mineurs,
- de la quarte de borne inférieure VI et supérieure II du mode mineur harmonique
- de quartes non usitées telle la quarte de borne inférieure III supérieure VI
- du mode mineur mélodique ascendant Il s'agit alors de quartes augmentées, ou triton (musique).
- et de la quarte de borne inférieure VII
- et supérieure III des modes mineurs, qui elle est diminuée. Exemples musicaux:
- La marseillaise, de Rouget de l'Isle, débute par une quarte juste ascendante précédée d'unissons : "Allons en-fants de la patrie..."
- Il est né le divin enfant débute également par une quarte juste ascendante : "Il-est né le divin enfant..."

Quinte

- Juste : consonnance forte
- Renversement : quarte. Il est à noter qu'une quinte diminuée, une fois renversée, donne une quarte augmentée. Ces deux intervalles sont des dissonances fortes composées d'exactement trois tons et sont surnommés triton. Une quinte est l'intervalle entre cinq degrés. Exemple : do-sol Quinte En musique tonale, les quintes non altérées sont justes, à l'exception
- de la quinte ayant pour borne inférieure la sensible des modes majeur et mineurs,
- de la quinte de borne inférieure II et supérieure VI du mode mineur harmonique
- de quintes non usitées telle la quinte de borne inférieure VI
- supérieure III du mode mineur mélodique ascendant Il s'agit alors de quintes diminuées, ou triton (musique).
- et de la quinte de borne inférieure III et supérieure VII
- des modes mineurs, qui elle est augmentée. Exemple musical:
- Le générique de la série Dallas débute par une quinte juste ascendante: "Da-llas, ton univers impitoyable..."
- Santiano de Hugues Aufray débute par une quinte juste descendante: "C'est un fameux trois mats..."

Sixte

- Mineure ou majeure : consonnance douce
- Renversement : tierce Une sixte est l'intervalle entre six degrés. Exemple : do-la Sixte Exemples musicaux:
- Le thème de Manha de carnaval (ou encore Black Oprpheus) de Luiz Bonfá, commence par une sixte mineure.

Septième

- Mineure ou majeure : dissonance
- Renversement : seconde Une septième est l'intervalle entre sept degrés. Exemple : do-si Septième

Octave

- Juste : consonnance
- L'octave augmentée ou diminuée est rarissime.
- Renversement : octave Une octave est l'intervalle entre huit degrés. Exemple : do-do Octave

Intervalles redoublés

La théorie du redoublement de l'intervalle repose sur le principe de l'équivalence des octaves. Un intervalle inférieur ou égal à l'octave juste est dit un intervalle simple. Au contraire, un intervalle supérieur ou égal à l'octave juste est dit intervalle redoublé. Il s'agit donc d'un intervalle formé d'une ou plusieurs octaves justes, plus un intervalle simple. L'octave juste est donc le seul intervalle pouvant être analysé à la fois comme un intervalle simple — puisqu'il est contenu dans lui-même —, et comme un intervalle redoublé — le redoublement de l'unisson juste, plus précisément. En revanche, l'octave diminuée est seulement un intervalle simple, tandis que l'octave augmentée est seulement un intervalle redoublé. À partir de la neuvième, le chiffre de l'intervalle est l'adjectif numéral ordinal correspondant : dixième, onzième, etc. Exemple : neuvième do-ré Neuvième
- En harmonie classique, chacun de ces intervalles à la signification de sa réduction à l'intervalle simple (par exemple seconde pour la neuvième).
- En jazz, ces intervalles conservent leur sens propre dans la constitution des accords, jusqu'à la treizième. Le mode de comptage de ces intervalles est le suivant : Chiffre de l'intervalle réduit + (7
- le nombre d'octaves) = Intervalle à l'octave Ainsi, une seconde devient une neuvième à l'octave : 2 + (7
- 1) = 9 Cette même seconde devient une seizième à deux octaves : 2 + (7
- 2) = 16 Ce qui correspond bien à l'octave d'une neuvième : 9 + (7
- 1) = 16 On pourrait s'étonner d'avoir à additionner 7 et non 8, l'octave étant composée de huit degrés. Ceci est dû au fait que le degré de l'octave est commune à l'octave inférieure (octave de l'intervalle simple) et à l'octave supérieure (octave du redoublement). Aussi, pour ne pas la compter deux fois, on ajoute 7 et non 8. Le qualificatif d'un intervalle redoublé est le même que celui de l'intervalle simple correspondant : par exemple, la dixième do-mi est majeure parce qu'elle est le redoublement de la tierce do-mi, qui est également majeure. Pour cette raison, il suffit d'étudier les qualificatifs des seuls intervalles simples pour comprendre les qualificatifs de tous les intervalles.

Transposition de l'intervalle

La transposition d'un intervalle est le déplacement de celui-ci en hauteur — au moyen des altérations sans modification de son étendue exacte.
- Si un demi-ton chromatique est ajouté, ou bien, retranché, aux deux notes extrêmes d'un intervalle donné, le chiffre et le qualificatif de cet intervalle ne changent pas, en d'autres termes, les intervalles sont équivalents. Par exemple, do-mi est une tierce majeure, mais do\sharp-mi\sharp, ou encore, do\flat-mi\flat, sont aussi des tierces majeures ; fa-si\flat est une quarte juste, mais fa\flat-si\flat\flat, ou encore, fa\sharp-si, sont aussi des quartes justes ; etc.

Mémorisation des intervalles

Il n'est absolument pas nécessaire de connaître par cœur l'étendue en tons et demi-tons de tous les intervalles. Seuls trois d'entre eux ont besoin d'être mémorisés : la seconde majeure, qui englobe un ton — exemple : do-ré —, la tierce majeure, qui englobe deux tons — exemple : do-mi — et la quarte juste qui englobe deux tons et un demi-ton diatonique — exemple : do-fa. Ces trois intervalles faciles à identifier, peuvent servir de référence pour apprécier l'étendue de tous les autres. En effet, d'une part grâce aux altérations, qui agrandissent ou rétrécissent — d'un demi-ton chromatique — un intervalle sans modifier son chiffre, d'autre part grâce aux règles de renversement et redoublement, il suffit, pour trouver le qualificatif d'un intervalle donné, de retenir les points suivants.
- Toutes les secondes de l'échelle diatonique naturelle sont majeures — un ton —, sauf mi-fa et si-do, qui sont mineures — un demi-ton diatonique.
- Toutes les tierces de l'échelle diatonique naturelle sont mineures — un ton et un demi-ton diatonique — sauf do-mi, fa-la et sol-si, qui sont majeures — deux tons.
- Toutes les quartes de l'échelle diatonique naturelle sont justes — deux tons et un demi-ton diatonique — sauf fa-si qui est augmentée — trois tons, le fameux triton.

Particularités de notation

Les notes extrêmes d'un intervalle à chiffre pair — seconde, quarte, etc. — ont des positions différentes sur la portée : une sur la ligne, l'autre dans l'interligne ; au contraire, les notes extrêmes d'un intervalle à chiffre impair — unisson, tierce, etc. — ont des positions identiques sur la portée : soit sur deux lignes, soit dans deux interlignes.

Gamme : structure formée d'intervalles mélodiques consécutifs et de même sens

Construction des accords

Cycle des quintes

Utilisation des intervalles solfégiques dans les systèmes musicaux non occidentaux

Lorsqu'un système musical non occidental ne possède pas de théorisation écrite, les musicologues, faute de mieux, utilisent fréquemment la terminologie du solfège comme un outil de description, afin de rendre compte des intervalles et des échelles propres à ces systèmes. Un tel procédé n'est qu'un artifice pratique permettant de se faire une idée sur tel ou tel type de musique, et non pas la manifestation de la suprématie du système occidental, naïvement considéré comme le « système musical universel ». En effet, chaque type de musique génère un système adapté à ses besoins, système qui s'avère bien entendu inapte à servir les types qui lui sont étrangers. À titre d'illustration, prenons le cas de la « quinte », qui dans le solfège occidental, est l'intervalle exprimant très précisément la distance entre cinq degrés — en référence à la gamme heptatonique et diatonique. Un tel intervalle ne pourrait avoir la même valeur et jouer un rôle comparable dans une échelle musicale divisant — par exemple — l'octave en 24 degrés.

En musique indienne

En musique orientale

Notes et références

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