Végétarisme

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Le végétarisme est une pratique alimentaire qui exclut d'un régime la chair des animaux ainsi que les produits qui en sont dérivés (comme le suif ou la gélatine). La plupart des régimes végétariens contemporains occidentaux incluent le miel ainsi que les œufs, le lait de vache et les autres produits laitiers. Certains des aliments typiques d'un régime végétarien
Végétarisme

Le végétarisme est une pratique alimentaire qui exclut d'un régime la chair des animaux ainsi que les produits qui en sont dérivés (comme le suif ou la gélatine). La plupart des régimes végétariens contemporains occidentaux incluent le miel ainsi que les œufs, le lait de vache et les autres produits laitiers. Certains des aliments typiques d'un régime végétarien

Histoire

Le mot « végétarisme » apparaît au XIXe siècle, auparavant on parlait de diète végétale ou de « pythagorisme ». Ce mot vient du grec et du philosophe Pythagore, à qui on attribuait l'invention de la philosophie en Europe. Le régime végétarien a été prôné par de nombreux courants philosophiques, notamment Hindous (dans le cadre de l'Ahimsa) et Grecs (essentiellement Orphisme et pythagorisme) ainsi que par de nombreux mouvements Chrétiens. Au long de son histoire la dimension éthique et non-violente du végétarisme a été soutenu par de très nombreuses personnalités comme l'empereur Ashoka, Gautama Bouddha, Aung San Suu Kyi, Mahatma Gandhi, Rabîndranâth Tagore, Martin Luther King, Albert Einstein, Léonard de Vinci, Léon Tolstoï, Percy Shelley, Franz Kafka, George Bernard Shaw, Lamartine ou Marguerite Yourcenar. Aujourd'hui le végétarisme connaît un nouvel essor dans les pays industrialisés porté par des raisons d'ordre éthique et écologique.

Formes de végétarisme

Dans les pays où il est plus répandu il existe des distinctions telles que :
- Ovo-lacto végétarisme. Cette pratique proscrit l'ingestion de viande, en permettant la consommation de produits d'origine animale tels que les œufs et le lait. Les ovo-lacto végétariens, qui le sont souvent pour des raisons éthiques ou écologiques, peuvent en plus refuser de manger des fromages fabriqués avec des enzymes animales (comme la présure) dont l'obtention nécessite la mort de l'animal, ou des œufs produits dans des fermes industrielles (poules généralement élevées dans des batteries de cages).
- Lacto végétarisme se réfère à la pratique qui exclut toute viande, tout en permettant la consommation de lait et de ses dérivés, comme le fromage, le beurre et les yaourts.
- Ovo-végétarisme se réfère à la pratique qui exclut toute viande et tout produit laitier, tout en permettant la consommation d'œufs.
- Les végétaliens se nourrissent uniquement de végétaux (plus des minéraux ou micro-organismes comme des levures ou des bactéries) et évitent la consommation de tout produit issu de l'exploitation animale (y compris les œufs, lait, fromage et miel).
- Le terme anglo-saxon vegan (pouvant se traduire par véganisme) s'applique à ceux qui en plus d'être végétaliens, évitent d'utiliser des produits d'origine animale (le cuir, la laine, la fourrure, la cire d'abeille et les produits cosmétiques testés sur les animaux par exemple). Un véganiste n'accepte d'utiliser dans sa vie que des produits non-issus de la souffrance d'un animal : végétaux, minéraux ou micro-organismes (non-testés sur les animaux). Ce mode de vie reste souvent un idéal pour eux car il leur est difficile de le respecter scrupuleusement. Aux États-Unis, végétarien est usuellement synonyme de ovo-lacto végétarien. Certaines personnes qui se disent à tort végétariennes, mangent de la chair d'oiseaux (« volailles ») ou de poissons (voir la section Catégories non-végétariennes). Au Royaume-Uni, de part sa minorité hindoue assez importante, végétarisme fait souvent référence à la pratique hindoue décrite plus loin. Label utilisé en Inde pour distinguer les produits végétariens de ceux qui ne le sont pas (qui contiennent une dose, aussi infime soit-elle, de produit issu de viande, de poisson ou d'œuf) Le végétarisme en Inde mérite que l'on s'y intéresse, si ce n'est pour son importance numérique, pour les méthodes commerciales qu'il a engendrées ; l'Inde, pays peuplé par plus d'un milliard d'habitants, est aussi celui où le pourcentage de la population végétarienne est le plus important. En Inde, le végétarisme est synonyme de lacto-végétarien, tandis que le lacto-ovo-végétarisme est pratiqué comme étant non-végétarien. Beaucoup de restaurants en Inde se distinguent clairement - et les marchés eux-mêmes, aussi bien -, comme étant « non-végétariens », « végétariens » ou « purs végétariens » ( : lacto-végétarien, sans œuf, Shakahari: plante-manger, en Hindi). N'oublions pas que les ingrédients de base provenant d'un animal (autre que le lait et le miel), aussi bien que les oeufs ou la gélatine et autres viandes, ne sont pas utilisés dans le cuisine traditionnelle indienne. Parmi toutes les communautés, le végétarisme est le plus commun chez les hindous avec 85% (d'après CNN :), et le moins fréquent, respectivement, chez les Musulmans (3% de végétariens), les Chrétiens (8% de végétariens) et les habitants des zones côtières, consommateurs de poissons. Les femmes indiennes sont plus nombreuses que les hommes à être végétariennes. De même, les habitants du Sud de l'Inde le sont plus souvent que leurs voisins du Nord. Ces mêmes enquêtes indiquent que même les indiens qui mangent de la viande, le font très rarement, avec moins de 30% de consommateurs réguliers. Ainsi, L'Inde a créé un système de label visible sur les produits fabriqués seulement avec des ingrédient strictement végétariens : avec un point vert dans un carré vert. Une marque « point rouge dans un carré rouge » montre que l'aliment en question n'est pas strictement végétarien. Même les médicaments sont marqués d'un label similaire : le très célèbre pilule Omega-3 fabriquée à partir d'huiles de poissons est marquée avec un « point rouge dans un carré rouge » puisqu'elle utilise des ingrédients non-végétariens. Selon le ministère indien de l'Agriculture, un hectare de terre arable permet en effet de produire 20 tonnes de pommes de terre, contre seulement 50 kg de viandeINDE DU NORD, le guide du routard ISBN 2012403255 EDITIONS Hachette ... Autre donnée : les chercheurs de l'université Harvard estiment 'en réduisant l'élevage de 10%', on pourrait nourrir en grains et légumes pas moins de 60 millions de personnes dans le mondeINDE DU NORD, le guide du routard ISBN 2012403255 EDITIONS Hachette . En Inde, le régime végétarien est toujours considéré comme l'une des solutions à la sous-alimentation, même si les lobbies de l'élevage industriel (bien évidemment de gros propriétaires) font pression dans le sens contraireINDE DU NORD, le guide du routard ISBN 2012403255 EDITIONS Hachette ...

Formes religieuses ou culturelles

ici, Haridwar : les alcools et les aliments non-végétariens (viandes, poissons, oeufs) sont totalement prohibés dans cette ville sainte de l'hindouisme (comme dans presque toutes les villes saintes de l'hindouisme).
- L'ahimsâ est la notion philosophque de l'hindouisme (mais aussi du bouddhisme ou du jaïnisme) qui introduit la végétarisme comme idéal dans l'alimentation. Ahimsâ est un concept qui recommande la non-violence et le respect pour toute vie, humaine et animale, et même végétale (voir à Bishnoï). Ahimsâ est assez souvent traduit par non-violence. En fait, ce terme signifie, dans le sens exact du terme, non-nuisance à l'égard de tous les êtres vivants, ou respect de la vie sous toutes ses formes. La racine sanskrite est hims (« nuire ») avec le privatif « a ». L'ahimsâ est fondé sur une injonction védique : Mais le terme ahimsâ apparaît pour la première fois dans les Oupanishads et dans le Raja-Yoga, c'est le premier des cinq yamas, ou les vœux éternels, les restrictions indispensables du yoga. A ce sujet, Krishna dit dans le Mahâbhârata : D'après les estimations, 85% de la population hindoue (CNN :) suit un régime végétarien (pas de viandes, de poissons ni d'œufs ; les œufs sont considérés comme aliments non végétariens, en IndeAutobiographie ou mes expériences de la vérité, Mohandas Karamchand Gandhi) : surtout dans les communautés orthodoxes de l'Inde du Sud, dans certains États du nord comme le Gujarat ou du sud au Karnataka (où l'influence des jaïns est significative). Ce régime alimentaire est principalement fondé sur une nourriture à base de laitages et produits verts. Quelques-uns évitent même l'oignon et l'ail, étant considérés comme ayant des propriétés rajas, c'est-à-dire passionnelles. Dans l'Inde traditionnelle, un brahmane n'était rien sans sa vache, car elle lui donnait l'offrande aux dieux la plus aimée. Le svadharma (le dharma personnel) des brahmanes inclut le végétarisme, le brahmane étant appelé à mener une vie absolument pure (le Mahâbhârata déclare : « Qui est brahmane ? C'est celui en qui se manifeste la charité, le pardon, la bonne conduite, la bienveillance, la compassion et l'observation des rites de son ordre. Les gens en qui ses qualité n'existent pas, sont des shoudras, même s'ils seraient nés de parents brahmanes »). Certains brahmanes sont non seulement végétariens, mais végétaliens, c'est-à-dire qu'ils ne consomment aucun produit d'origine animale (œufs, etc.). D'une façon générale, les Oupanishads, déjà (à partir du VIe sècle av. J.-C.), soulignent que bêtes et les humains sont frères, puisque tous hébergent en eux âtman, et de ce fait sont les sanctuaires du Brahman (« Absolu », la plus haute notion de Dieu, dans l'hindouisme). C'est précisément parce que tous les êtres vivants sont le sanctuaire du Brahman, qu'il n'y a pas en Inde de temple du Brahman, comme il y a des temples de Vishnou ou de Shiva. On peut donc constater que dans la plupart de villes saintes hindoues, il existe une interdiction de tous les aliments non-végétariens et de tous les alcools, et une interdiction légale existe même sur l'abattage de vaches dans presque tous les États de l'Inde. Le cuir d'une vache étant morte de cause naturelle est acceptable.
- Toutes les règles alimentaires listées pour les hindous s'appliquent aux jaïns, puisqu'on ne peut être jaïn sans être végétarien (végétarisme indien : pas d'oeufs, de poissons ou de viandes), en plus du fait qu’ils doivent prendre en compte la souffrance causée aux plantes et aux suksma jiva (Sanskrit : formes de vie subtiles ; ce qui sera plus tard appelé micro-organisme) par leurs choix alimentaires. Certains jaïns (tout dépend de la secte ou branche du jaïnisme auquel ils font partis) évitent de consommer la majorité des racines végétales (comme les pommes de terre).
- Les juifs, les chrétiens, les rastafaris et les musulmans possèdent un idéal biblique oublié du régime alimentaire, apparemment strictement végétarien (cf. Gen. 1:29, 9:2-4; Is. 11:6-9), qui existait au Jardin d'Éden.
- Dans les sociétés chinoises, l’alimentation simple (素食) fait référence à un régime particulièrement restrictif associé aux moines taoïstes, et quelquefois pratiqué par la population générale durant les festivités taoïstes. Le terme utilisé pour désigner ces pratiquants est végétarien. Cependant, bien qu’elle rejette la viande, les œufs et le lait, cette alimentation comprend les huîtres et ses dérivés.
- Quant aux athées et agnostiques, certains d'entre eux pensent que c'est à cause des religions judéo-chrétiennes que l'on considère que la vie ou la souffrance d'un humain est plus importante que celle d'un animal d'une autre espèce (spécisme). En effet, la Bible dit que Dieu a créé l'homme à son image, contrairement aux autres animaux, sur lesquels il est supposé "dominer"...

Formes spécifiques

Nourriture d'origine végétale
- Les fruitariens ne mangent que les fruits, les noix, les graines et les matières végétales qui peuvent être recueillies sans abîmer de plantes. L'idée majeure derrière ce mode d'alimentation est de ne pas détruire de plantes pour se nourrir, ce qui peut être évité, dans une certaine mesure, si on se contente de cueillir des fruits des arbres. Un fruitalien peut donc manger les haricots, les tomates, les cucurbitacées mais refuse de manger les tubercules (pommes de terre) et les épinards.
- Le sproutarianisme (néologisme de l'anglais sproutarianism) est un régime basé sur les graines germées comme les pousses de haricot, les germes de blé ou les choux brocoli. En général, des aliments crus sont rajoutés à l'alimentation. Les graines de mungo germées ont été utilisées par l'empire chinois pour conquérir les mers car elles permettaient de palier les lacunes en vitamine C donc le Scorbut.

Catégories non-végétariennes

Les catégories suivantes ne sont pas végétariennes :
- Le semi-végétarisme (ou pesco/pollo végétarisme) est une pratique qui se développe et qui consiste à introduire des produits d'origine animale dans un régime. Quelques personnes choisissent d'éviter certains types de viandes souvent pour les mêmes raisons que les autres choisissent le végétarisme - santé, choix éthique et autres. Par exemple, certaines personnes ne mangeront pas de viande rouge (viande de mammifères - bœuf, agneau, porc, ...) tout en consommant des volailles (pollo) et la nourriture provenant de la mer (pesco). D'autres considèreront que la souffrance animale dans les fermes industrielles est la principale conséquence qu'ils veulent éviter, ainsi ils pourront manger des animaux élevés dans des conditions humaines ou tués dans la nature. Le pesco végétarisme, (incluant les produits provenant de la mer, dont les poissons) est le régime pratiqué, avec quelques produits laitiers supplémentaires, par le médecin Andrew Weil, M.D. et recommandé par son livre Eating Well for Optimum Health (Une bonne alimentation pour une santé optimale). Ce dernier se rapproche de la pratique alimentaire des catholiques pendant les vendredi de Carême (et plus traditionnellement, tous les vendredis). Remarquons d'ailleurs que, comme le végétarisme exclut, par définition, la viande, cette pratique ne peut objectivement pas être considérée comme un végétarisme véritable; de plus, l'usage de ce terme pour désigner des personnes mangeant certains types d'animaux peut mener à des confusions dans des situations pratiques.
- L'approche macrobiotique fut définie par G. Ohsawa. C'est une discipline alimentaire à caractère philosophique s'appuyant sur le principe du yin et du yang. Ce système se compose de dix façons de se nourrir portant des numéros : -3, -2, -1, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7. Les niveaux -3 à 3 ne sont pas végétariens. Les n°4 à 7 sont végétaliens et excluent les salades, crudités et fruits. Un macrobiotique peut naviguer entre tous les niveaux et n'est pas forcément végétarien ou végétalien.
- Le crudivorisme consiste à ne pas chauffer la nourriture à plus de 48°C (température à laquelle les enzymes commencent à être détruites). Les crudivores mangent les aliments crus pour des raisons de santé. Certains crudivores peuvent être végétariens ou végétaliens : on parle à ce moment de crudi-végétariens ou crudi-végétaliens.
- L'instinctothérapie consiste à se «laisser guider par son instinct» en matière alimentaire, vu que lui seul est censé nous indiquer ce qui est bon pour notre santé. La chair des animaux et les sous-produits de l'abattage ne sont pas écartés de cette recherche.

Motivations

La décision de devenir végétarien peut être due à une combinaison de raisons :

Éthique

Rabindranâth Thâkur, dit Tagore. Il existe aujourd'hui de petites minorités dans le monde pour lesquelles la viande est un aliment de base ; principalement les membres de chasseurs nomades ou les sociétés gardant des troupeaux à l'instar des inuits et des saamis. Alors qu'il est possible de vivre en très bonne santé avec une alimentation végétarienne, une majorité de la population mondiale mange cependant de la viande par tradition, par commodité ou pour le plaisir. Les « végétariens éthiques » considèrent que ce ne sont pas des justifications suffisantes pour la souffrance occasionnée par la production de viande. En total accord avec ce principe, Rabîndranâth Tagore, (1861-1941) premier prix Nobel de littérature de l'Asie, en 1913), dit à ce sujet : Certains considèrent par ailleurs que la plupart des gens désapprouveraient les conditions de vie des animaux d'élevage s'ils avaient pleinement conscience de la réalité de la production industrielle. Ce type de végétarisme est souvent associé avec le mouvement de Libération Animale, quand bien même tous les végétariens éthiques ne souscrivent pas à cette notion de droit de l'animal. L'antispécisme est un mouvement philosophique et politique qui considère que tous les êtres sensibles (capables de ressentir de la souffrance, du plaisir et d'autres sensations et émotions) sont égaux en un sens moral; et qu'en conséquence, les intérêts d'un animal non humain à ne pas souffrir ou à vivre une vie heureuse et satisfaisante ont autant d'importance que les intérêts équivalents d'un humain. Dès lors, le spécisme est une discrimination arbitraire fondée sur espèce, tout comme le racisme est une discrimination arbitraire fondée sur la race et le sexisme une discrimination arbitraire fondée sur le sexe. Selon ce point de vue, tout comme il serait gravement contraire à l'éthique que d'élever et d'abattre un humain pour sa chair, même lorsque cet humain a un niveau intellectuel équivalent à celui d'un cochon (handicapés mentaux profonds...), il est éthiquement inacceptable d'élever et d'abattre un cochon pour sa chair. D'autres raisons existent mais ne sont pas forcément prépondérantes comme par exemple le principe de non-violence (généralisé à la violence que subissent les animaux) ou la volonté de revaloriser la mort et la souffrance jusqu'alors banalisées.

Intérêt environnemental

La production de viande et de produits d'origine animale dans la quantité actuelle et probablement future n'est pas soutenable du point de vue de l'environnementArticle du World Watch Institue : http://www.delaplanete.org/Rien-de-personnel.html. On soutient également que même si l'agriculture industrielle moderne est soutenable, elle change les écosystèmes plus rapidement qu'ils ne peuvent s'adapter. Bien que l'agriculture végétarienne produise certains des problèmes de la production animalière, l'impact environnemental de cette dernière est bien plus grand. L'eau devient une ressource de plus en plus rare dans de nombreux endroits du monde. Sa consommation trop importante par les humains endommage les rivières et les écosystèmes et mène à la salinité et la désertification. Un régime végétarien consomme considérablement moins d'eau qu'un régime basé sur la viande. Cela est dû au fait que, pour produire de la viande, de l'eau doit être utilisée dans la production de nourriture pour animaux, qui doit être donnée aux animaux pendant leur vie entière. La perte d'eau (et d'énergie) entre les niveaux trophiques est très importante. Quand les grains vont directement aux humains, cette inefficience est évitée. En effet, la production de viande nécessite 60 fois plus d'«eau virtuelle» que celle d'une même quantité de céréales et bien que les céréales contiennent moins de protéines, pour obtenir la même quantité de protéine, l'agriculture réclame 13 fois moins de ressources que l'élevage. Un régime carné consomme environ 4000 litres d'«eau virtuelle» par jour tandis qu'un régime végétarien en consomme 1500 . Aux États-Unis, plus de la moitié de l'eau consommée est utilisée pour la production de bétail. Les protéines animales requièrent de plus grandes dépenses d'énergie fossile, huit fois plus que pour une quantité comparable de protéine végétale. Cette consommation d'énergie fossile produit du dioxyde de carbone, un gaz à effet de serre. La production animalière produit également du fumier, qui, bien qu'il soit une base du compost, dégage du méthane. Aux États-Unis (le plus grand émetteur mondial de gaz à effet de serre), le bétail produit environ 20% des émissions totales de méthane. Une tonne de méthane a un potentiel de réchauffement de la planète de 23 tonnes de dioxyde de carbone. L'élevage en batterie, bien qu'utilisant moins de surface, requiert de grandes quantités de nourriture qui doivent être cultivées sur de grandes étendues de terre. La production animalière de plein air requiert du terrain de pâturage, ce qui a motivé l'utilisation de terres non développées et la déforestation. L'empiètement des terres sauvages a augmenté le rythme de l'extinction des espèces et endommagé les services offerts par la nature, tels que le traitement naturel de la pollution. Les terrains sur-pâturés perdent leur capacité à supporter la production animale, ce qui rend nécessaire davantage d'expansion agricole. D'après l'ONU, la déforestation due à l'élevage est une des principales raisons de la perte d'espèces végétales et animales dans les forêts tropicales. La surpêche et le chalutage sont également destructeurs pour les écosystèmes marins.

Santé

De nombreuses statistiques indiquent que le régime végétarien a une incidence plus faible sur les risques cardio-vasculaires, certains cancers, l'ostéoporose et l'arthritisme. L'Association Diététique Américaine qui fait autorité dans son domaine affirme que « Quand bien même des facteurs extérieurs, tels que l'activité physique et le fait de s'abstenir de fumer et de boire de l'alcool, pourraient jouer un rôle, une alimentation sans viande est clairement un facteur contribuant à réduire le taux de morbidité et de mortalité de plusieurs maladies dégénératives chroniques » et considère que le régime végétarien est efficace pour la prévention et le traitement de nombreuses affectionsUne alimentation végétarienne équilibrée est bénéfique pour la prévention et le traitement d'affections telles que : obésité, maladies cardio-vasculaires, hypertension, diabète de type II, cancers, ostéoporose, maladies rénales, atteinte des fonctions cognitives, maladies diverticulaires du côlon, calculs biliaires et polyarthrite rhumatoïde. Position officielle de l’ American Dietetic Association (www.eatright.org) et Dietitians of Canada (www.dietitians.ca) . Journal of the American Dietetic Association, 2003, 103 (6), 748-765. (Étude appuyée sur 256 références médicales). Ces institutions font autorité dans le domaine médical.. Certains chercheurs comme Dean Ornish auraient obtenu des résultats positifs en traitant des maladies du cœur de certains patients avec un régime végétarien strict et un programme visant à diminuer le stress. Des préoccupations nutritionnelles encouragent aussi les régimes favorisant les fruits, les légumes et les céréales et minimisant la viande et l'absorption de lipides sans toutefois les interdire. Si la diète standard d'un homme occidental est indéniablement omnivore, le débat sur la physiologie de type omnivore de l'homme n'est pas closTraduction française de l’article du professeur Luis Vallejo Rodriguez « omnivore ou végétarien ? » : www.ivu.org/french/news/evu/news962/omnivore.html.. En effet, la denture et l'appareil digestif de l'homme sont très différents de ceux des carnivores purs ; ils sont également très différents de ceux des herbivores purs. Certains les décrivent comme de type frugivore. Si, à la différence des herbivores et des granivores, l'homme ne dispose pas d'un estomac spécifique à la nutrition végétale (sa vésicule biliaire s'épuise à la digestion des huiles végétales), son intestin mesure dix à douze fois la longueur de son corps, contre quatre à cinq fois chez le carnivore. Ce parcours est trop long pour la viande qui a ainsi le temps de libérer ses substances toxiques qui sont absorbées par la muqueuse intestinale avant de passer dans le sang. Ces substances (urates, acide lactique, corps gras saturés) sont très difficiles à éliminer par le foie et les reins. Ce surcroît de travail fatigue à la longue ces organes. Contrairement à certaines idées reçues, le végétarien n'a pas spécialement de carences en vitamines, mais principalement en protéine ou en fer. Le manque de fer est très facilement compensable avec des comprimés sous forme de gélule. En ce qui concerne les protéines, elles ne se trouvent pas uniquement dans la viande mais aussi dans les produits laitiers, les œufs, les lentilles, le riz, le pain, les haricots, les pois chiches et des autres aliments végétaux comme le soja et la spiruline. Donc, avec des repas équilibrés (voir un diététicien si nécessaire pour la composition des repas) un végétarien peut tout à fait vivre en bonne santé, même au moment de la croissance. Et pour s'en assurer il peut faire de temps en temps des prises de sang.

Religion

Hindou en prière face à deux vaches Beaucoup de religions, dont le bouddhisme, l'hindouisme, le taoïsme, et spécialement le jaïnisme, enseignent que toute vie devrait avoir une valeur et ne devrait pas être détruite volontairement pour une gratification humaine non nécessaire. Beaucoup des premiers chrétiens (dont les Pères du désert) étaient végétariens. Ensuite, les ordres Trappiste, Bénédictin et Carthusien encouragèrent le végétarisme, comme les Adventistes du septième jour. Au , des membres de la secte de la Bible Chrétienne établirent le premier groupe végétarien en Angleterre et aux États-Unis. Le Pape Jean III prononça un anathème contre "ceux qui refusent de manger des plats de viande" lors du premier synode tenu à Braga au Portugal. Les Rastafaris suivent en général un régime appelé I-tal, qui évitent d'absorber de la nourriture qui a été artificiellement préservée, aromatisée ou altérée chimiquement. Les Rastas bien souvent ne mangent pas de viande, ils s'en réfèrent pour cela aux écrits bibliques. Selon certains spécialistes de la Torah, cela signifie que l'objectif initial de Dieu était que l'homme soit végétarien. Pour eux, Dieu donna par la suite la permission aux hommes de manger de la viande à cause de la faiblesse des hommes, mais l'idéal pour les hommes serait d'être végétarien. Cependant, d'autres avancent que les gens peuvent manger des animaux car Dieu donna leur domination à Adam et Ève.

Esthétique

Quelques personnes considèrent intuitivement la viande peu appétissante, particulièrement crue, et préfèrent simplement s'abstenir de consommer de la chair animale pour des raisons esthétiques ou émotionnelles.

Solidarité

Il existe, parmi les arguments avancés par certains végétariens, celui de la solidarité envers les peuples du tiers monde. En effet, des céréales destinées à l'alimentation du bétail occidental sont souvent cultivées dans des pays du tiers monde alors qu'elles pourraient être affectés directement à la consommation des populations locales (comme en 1985, pendant la famine, ou l’Ethiopie continua à exporter des céréales pour le bétail Anglais). Toutefois, les pays occidentaux connaissant une surproduction de nourriture, baisser leur consommation ne garantirait probablement pas un meilleur approvisionnement des pays pauvres.

Goût

Enfin, le goût est bien sûr aussi une raison qui pousse à ne pas manger de viande. En effet, l'attrait gustatif pour la viande peut être absent. Cela entraîne donc souvent un régime ovolacto-végétarien, ou un régime plus strict si d'autres raisons rationnelles viennent s'ajouter à cet aspect.

Considérations pragmatiques

De nos jours, certaines viandes produites de façon industrielle contiennent des traces de produits chimiques ingérés par les animaux ou qui leur sont inoculés durant leur vie (hormones de croissances, antibiotiques, contraceptifs et pesticides). D'ailleurs, la viande des animaux élevés aux hormones (notamment les vaches et les porcs engraissés ainsi que les saumons d'élevage) contiennent des proportions plus importantes de graisses et une valeur nutritionnelle moins importante que les viandes des animaux sauvages et libres. Face à cette situation, de plus en plus de personnes décident de devenir végétariennes. L'Inde, par exemple, vit dans une situation de lutte pour l'espace (y compris l'espace vital), et il est plus avantageux (sur le plan de l'alimentation) de cultiver des céréales et des légumes, la production de ces derniers étant toujours supérieure à celle de la viande pour une même surface de terreINDE DU NORD, le guide du routard ISBN 2012403255 EDITIONS Hachette . Selon le ministère indien de l'Agriculture, un hectare de terre arable permettrait en effet de produire 20 tonnes de pommes de terre, contre seulement 50 kg de viandeINDE DU NORD, le guide du routard ISBN 2012403255 EDITIONS Hachette ... Autre donnée : les chercheurs de l'université Harvard estiment qu'en réduisant l'élevage de 10%, on pourrait nourrir en grains et légumes pas moins de 60 millions de personnes dans le mondeINDE DU NORD, le guide du routard ISBN 2012403255 EDITIONS Hachette . En Inde, le régime végétarien est toujours considéré comme l'une des solutions à la sous-alimentation, même si les lobbies de l'élevage industriel font pression dans le sens contraireINDE DU NORD, le guide du routard ISBN 2012403255 EDITIONS Hachette ...

Convictions analogues

Alors que le végétarisme est généralement défini strictement comme étant à la base un régime alimentaire, beaucoup de végétariens motivés religieusement, éthiquement ou environnementalement (avec les mouvements de Libération Animale et les partis verts) s'efforcent de minimiser les dommages causés aux animaux de tous les points de vue possible. De nombreux végétariens considèrent qu'essayer d'éviter les produits fabriqués à partir des parties du corps d'un animal (cuir, suif, savon) fait partie de leur définition du végétarisme (les éviter strictement est du véganisme). D'autres considèrent le cuir fabriqué à partir d'animaux morts de causes naturelles comme acceptable. Comme ceci est impraticable pour beaucoup d'hindous, certains n'utilisent absolument aucun produit fabriqué avec de la peau de vache. Quelques États ont même interdit l'abattage de vaches dans les lieux de pèlerinages ou dans des régions entières dans lesquelles les hindous sont attachés au caractère sacré des vaches. Beaucoup des végétariens motivés pour des raisons de santé sont aussi concernés par l'agriculture biologique ou/et par l'utilisation d'OGM dans la production alimentaire.

Critiques

Moralisation d'une pratique alimentaire

Si sa critique des niveaux monstrueux de consommation de viande dans les sociétés occidentales est fondée, l'interdiction absolue opérée par le végétarisme sur l'ingestion de viande correspond comme tout absolu à une vision morale, et à ce titre peut être soumise aux critiques classiques des impératifs moraux (tentations universalistes, intolérance potentielle, etc.). À titre de contre-exemple, certaines populations de Papouasie qui vivaient pourtant en harmonie avec leur environnement (l'un des plus vieux exemples connus de pratiques agricoles sédentaires soutenables) furent horrifiées de constater qu'on enterrait les morts au lieu de leur faire l'honneur de les manger...

Carence en vitamine B12

Une carence en vitamine B12 peut être la conséquence d'un régime végétalien (excluant donc œufs, fromages, laits, miel etc.) sans suppléments. Tandis que tous les aliments basés sur des animaux contiennent des quantités satisfaisantes de B12, peu de plantes en contiennent suffisamment. Quelques produits, comme la spiruline, sont parfois présentés comme d'excellentes sources de Vitamine B12, ce qui n'est pas le cas. Ils ne contiennent pas de Vitamine B12 sous forme active (cobalamine). Voir : . Toutefois, un assortiment de nourriture a des vitamines ajoutées comme les steaks aux céréales, des boissons douces, le lait de soja, marmite, vegemite... Les suppléments de B12 tels que les pilules de vitamines sont souvent préparés à partir de déchets d'abattoir et ne conviennent donc pas aux végétaliens, même si le nombre de marques ne contenant pas de produit animal augmente. La vitamine B12 est stockée dans l'organisme, les symptômes de l'insuffisance n'apparaissent jamais immédiatement mais de 4 à 6 ans après le début d'un régime végétalien.

Acides aminés, acides gras, vitamines A, D et K

Certains nutriments (certains acides aminés, certains acides gras, les vitamines D et K) sont présents en plus faible quantité dans les végétaux. Le risque est parfois soulevé d'une alimentation carencée en ces nutriments lors d'un régime végétalien strict. Concernant les acides aminés, l'Association Diététique Américaine déclare : « À elles seules, les sources végétales de protéines peuvent fournir des quantités adéquates d'acides aminés si elles sont consommées de façon variée et que les besoins énergétiques sont satisfaits ». La vitamine A est absente des végétaux; mais ceux-ci contiennent, souvent en abondance, de la provitamine A, laquelle sera convertie en vitamine A dans les parois de l'intestin. La vitamine D n'est pratiquement pas présente dans les végétaux. Elle est cependant fabriquée par la peau lors de l'exposition au soleil. Une supplémentation peut être conseillée dans le cas de personnes à la peau foncée (qui produit moins de vitamine D) et/ou s'exposant peu au soleil, surtout dans le cas des enfants. Noter que la vitamine D (d'origine végétale) se trouve aussi parfois en supplémentation dans certains aliments du commerce. Il est important pour les végétariens et les véganistes d'être conscients de leurs besoins en protéines, et autres nutriments peu présents dans les végétaux. Comme tous les régimes, les régimes végétariens et végétaliens doivent être équilibrés et inclure une variété d'aliments.

L'argument de la souffrance des plantes

On reproche souvent aux végétariens de ne pas prendre en considération la souffrance qu'auraient les plantes qu'ils tuent pour se nourrir. Cet argument est cependant très pauvre d'un point de vue scientifique. Un cerveau et un système nerveux complexe sont nécessaires préalablement à l'émergence d'états mentaux comme la détresse, la peur, la joie, la douleur physique, la tristesse et...la conscience. Les neurologues estiment pour la plupart que cette dernière émerge lorsqu'il existe une complexité suffisante et des interractions conséquentes entre les neurones du cerveau. Cette physiologie est totalement absente chez les végétaux dans la mesure où les cellules souches à la base de leur organisme sont différentes des cellules animales. Les plantes sont des organismes peu différenciés et ne possédant pas de réel organe centralisateur capable d'intégrer des stimuli au delà de la réponse immédiate, et c'est essentiellement ce qui fait que chez de nombreuses plantes les boutures soient possibles et qu'elles ne périclitent pas nécessairement au moment où elles perdent une partie de leur corps. Il est vrai que les plantes sont des organismes vivants et qui réagissent à de nombreux stimuli, bénéfiques ou maléfiques (lumière, agents chimiques, endommagement, infection, invasions d'insectes, gravitation) d'une manière précise et avec une batterie de mécanismes tels que par exemple l'émission de substances toxiques, la croissance cellulaire ou la biocommunication. D'ailleurs il a été découvert que l'aspirine peut aussi bloquer la sécrétion d'acide jasmonique qui a lieu chez certaines plantes quand celles-ci sont endommagées par des insectes ou des herbivoreshttp://www.sciencedaily.com/releases/1998/08/980806090010.htm. Ceci étant, les plantes ne réagissent pas de manière consciente ou émotionnelle mais de manière automatique. Ces réactions sont limitées, dans la majorité des cas, à des réactions cellulaires et ne nécessitent pas plus de conscience qu'une réaction immunitaire chez un animal, même lorsque celui-ci est inconscient. A aucun moment l'on observe une centralisation des données au sein d'un organe ou une traduction des stimuli en sensations désagréables: les phytohormones agissent directement sur la production de défenses biochimiques. Chez les animaux il existe une série de réactions face aux agressions qui ne nécessitent pas de conscience et qui sont indépendantes de la perception de la douleur. La coagulation sanguine, le système et la mémoire immunitaire, la détoxification homéostatique ou même les réflexes sont des exemples majeurs de mécanismes automatiques de défense agissant indépendamment de la conscience, d'une sensation désagréable ou d'une réaction émotionnelle: un plaie continue de cicatriser automatiquement grâce à des mécanismes cellulaires, que l'on soit conscient ou non. Dans ce cas, la peau est préprogrammée à réagir de cette façon face à une attaque ou un dommage...elle le fait donc par automatisme et non parce qu'il s'agit là de quelque chose de désagréable, dans la mesure où même sous anesthésie, et dans une moindre mesure post-mortem, les plaies continuent de cicatriser. On ne peut donc prétendre que tout organisme réagissant à des stimuli négatifs est conscient de ceux-ci ou se défend de manière volontaire suite à une réaction émotionnelle de douleur, de peur ou de détresse. La faculté de régénération importante de nombreuses plantes semble également être un mécanisme plus approprié pour assurer leur survie au regard de l'évolution qu'une conscience et une faculté à souffrir, plus utiles aux organismes qui se déplacent, dont l'enveloppe extérieure est précieuse car dotée d'une régénération plus limitée, et qui peuvent tirer des enseignements de la douleur pour modifier leur conduite ultérieure. Enfin, il faut également admettre que le terme "souffrance" peut être fort subjectif. Bien qu'il fasse, dans son sens premier, référence à toute expérience désagréable, certaines personnes estiment que la douleur est synonyme de réaction défensive à un stimulus négatif. Cependant, accepter cette seconde définition reviendrait à classifier dans le concept de "souffrance" des processus physiologiques défensifs qui n'en sont pas car ayant lieu inconsciemment et indépendamment de toute sensation désagréable. Si quelqu'un est toutefois préoccupé par la destruction des plantes, il convient de noter qu'un régime végétarien nécessite bien moins de végétaux qu'un régime omnivore quand on prend en considération les végétaux nécessaires à la production de viande. Notons enfin que l'argument de la souffrance des plantes est essentiellement utilisé pour discréditer la légitimité du combat contre les abus faits aux animaux. Les partisans de l'argument de la souffrance des plantes ne se préoccupent pas de celles-ci mais cherchent plutôt à vider le mouvement contre les souffrances animales de son contenu éthique afin de se donner bonne conscience en concluant que la souffrance est un mal nécessaire à l'alimentation ou à la survie alors que cette souffrance peut tout à fait être évitée.

Le végétalisme et les additifs alimentaires

Le végétalisme exclut tout aliment fabriqué à partir d'un animal. L'industrie alimentaire utilise nombreuses denrées provenant d'animaux qui ne permettent pas un régime végétarien quand elles entrent dans la composition même de l'aliment (additifs), ni un régime végétalien quand ces denrées sont utilisées pour la production des aliments. Pour la liste complète, voir le chapitre Végétalisme
-Le végétalisme et les additifs alimentaires

Statistiques

Le végétarisme est une pratique peu courante en France avec une estimation soit de quelques centaines de milliers d'individus (Quid 1997) soit de 1, 5% de la population française d'après , 1996, soit un million de personnes. Selon le Hindu-CNN-IBN de 2006 , 31% des Indiens sont végétariens, tandis que 9% se rajoutant à ces 31% consomment pour seule « viande » des œufs, soit, environ, en quantité numérique brute, la totalité de la population européenne. Certaines villes regroupent d'importantes communautés de végétariens, c'est le cas de Berlin où 30 % de la population y est végétarienne. Le régime végétarien est par ailleurs une manière de lutter contre le réchauffement climatique: Le ratio (énergétique) pour la production d'un kilogramme de viande est 100 fois plus important que pour produire la même quantité de céréales . Des animaux tels que la vache produisent 100 grammes / jour de méthane qui est un gaz à effet de serre 20 fois supérieur au CO2. Une agriculture différente peut être faite de moins de produits chimiques, moins d'engrais, moins de déchets.

Notes et références

Voir aussi

-Antispécisme
-Bien-être animal
-Cuisine végétarienne
-Veggie Pride
-Recettes végétariennes
-Recettes végétaliennes
-Liste des régimes
-Végétalisme
-Régime macrobiotique
-Eau virtuelle
-Nutrition
-Recettes sans gluten et sans lactose
-Veganisme
-Fruitarisme
-Crudivorisme
-:Catégorie:Végétarien ==
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