Géographie de la Chine

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La Chine est le quatrième pays le plus vaste du monde et le premier pour sa population. Mais l'occupation et l'aménagement du territoire révèlent d'importantes disparités. La géographie de la Chine est à la fois marquée par des contraintes naturelles, une histoire ancienne, un système politique particulier et une récente ouverture sur le monde. Avec plus de 5 000 km d’une frontière à l’autre, la Chine présente des paysages très variés. La moitié orientale du pays est compos
Géographie de la Chine

La Chine est le quatrième pays le plus vaste du monde et le premier pour sa population. Mais l'occupation et l'aménagement du territoire révèlent d'importantes disparités. La géographie de la Chine est à la fois marquée par des contraintes naturelles, une histoire ancienne, un système politique particulier et une récente ouverture sur le monde. Avec plus de 5 000 km d’une frontière à l’autre, la Chine présente des paysages très variés. La moitié orientale du pays est composée de plaines fertiles, de montagnes, de déserts et de steppes. La moitié occidentale est occupée par des dépressions, des plateaux vallonnés et des massifs, dont une partie du plus haut plateau du monde. Densité : 132 hab./km²

Relief

Le relief de la Chine est d’une grande diversité. Mais il est avant tout marqué par la montagne : 40 % du territoire chinois se trouve au-dessus de 2000 mètres d'altitudeY. Germond, La Chine, 2007, p.28. Les géographes distinguent en général trois grands ensembles, disposés en espalier, avec un gradient d'altitude décroissant de l'ouest vers l'est. Un escarpement continental, qui court du Grand Khingan au plateau Yunnan-Guizhou en passant par les monts Taihang, sépare les plateaux arides du nord et de l’ouest des plaines fertiles de l’est, où se concentre la grande majorité de la population et de l’agriculture intensive.

La Chine occidentale : montagnes, hauts plateaux et bassins

Carte des reliefs Les montagnes chinoises sont parmi les plus hautes d’Asie et du monde. Les principaux fleuves du pays y prennent leur source. L'Himalaya sépare le monde chinois (au nord) du monde indien (au sud). La chaîne culmine à mètres au Mont Everest, situé à la frontière sino-népalaise. Derrière l'Himalaya, en allant vers le nord, on trouve le plateau tibétain, encadré par le Karakorum et les monts Kunlun. Ces derniers se séparent en plusieurs branches au fur et à mesure que l’on part vers l’est depuis le Pamir. Les branches septentrionales, l’Altyn Tagh et le Qilian Shan, forment le bord du plateau tibétain et contournent le bassin du Qaidam, une région sablonneuse et marécageuse contenant plusieurs lacs salés. La branche sud des monts Kunlun sépare les bassins collecteurs du Huang He et celui du Yangtsé. Le nord-ouest de la Chine est occupé par deux bassins désertiques séparés par la chaîne du Tian Shan : au sud, le bassin du Tarim, le plus grand du pays, riche en charbon, pétrole et minerai et la Dzoungarie au nord. Enfin, la frontière avec la Mongolie est marquée par la chaîne de l’Altaï et le désert de Gobi, qui s'étend au nord des monts Qinling. Le corridor du Gansu, à l’ouest du coude du Huang He, fut une voie de communication importante avec l’Asie centrale.

La diversité du centre

Paysage montagneux du Yunnan Le centre de la Chine est en moyenne moins élevé que les régions occidentales du pays. Le relief se compose de moyennes montagnes, de plateaux, de collines et de bassins. Mais on peut distinguer plusieurs sous-ensembles souvent compartimentés. Au nord de la Grande Muraille se trouve le plateau de Mongolie à une altitude moyenne de 1 000 mètres ; il est traversé d’est en ouest par les monts Yin à 1 400 mètres d'altitude environ. Au sud se trouve le plus grand plateau de lœss au monde, couvrant une surface de 600 000 km à cheval sur les provinces de Shaanxi, Gansu et Shanxi, ainsi qu’une partie de la région autonome de Ningxia-Hui. Au sud du Qinling se trouvent les régions densément peuplées et fortement industrialisées des plaines du Yangtsé ainsi que, en amont, le bassin du Sichuan. Secondaire au Qinling en tant que frontière intérieure, la chaîne du Nanling est la plus méridionale des chaînes traversant le pays d’est en ouest. Au sud du Nanling, le climat tropical permet deux récoltes de riz annuelles. Au sud se trouve le bassin de la rivière des Perles. À l’ouest, le plateau Yunnan-Guizhou s’élève en deux étapes, atteignant respectivement 1 200 et 1 800 mètres d’altitude, en direction des montagnes escarpées marquant la limite orientale du plateau tibétain. Le sud de cet ensemble est davantage marqué par l'altitude : le Yunnan se distingue par son relief karstique et ses vallées encaissées.

L'est des faibles altitudes

Mis à part les moyennes montagnes du sud-est (Fujian), les régions littorales sont constituées de plaines et de collines de faible altitude propices à l'agriculture et aux fortes densités humaines. C'est dans cette région que les trois grands fleuves chinois se jettent dans la mer, en formant des deltas. La côte méridionale est davantage découpée que celle du nord.

Hydrographie

Le territoire chinois ce divise en deux zones. À l’Ouest une zone endoréique qui englobe 1/3 du territoire chinois, c’est une hydrographie qui ne parvient pas à la mer, et une zone exoréique à l’Est, les 2/3 du territoire. On compte en chine près de 50 000 cours d’eaux avec un bassin supérieur à 100 km et plus de 2800 lacs supérieur à 1 km. Dans la zone endoréique on trouve 3 bassins principaux. Le bassin du haut Tibet avec 1 000 000 km qui écoule 0, 1% du total chinois. Le bassin du Xinjiang 2 000 000 km et 0, 3% de l’écoulement de la Chine. Enfin le domaine mongol occidental avec 400 000 km, c’est le désert de Gobi il n’y a pas d’écoulement permanent. La zone exoréique comporte plusieurs bassins principaux. On trouve le bassin du Heilong Jiang qui couvre un bassin de 1 000 000 km et écoule 7% du total chinois, il a 3 affluents principaux. La chine du Nord 650 000 km. Il y a une faible alimentation générale mais des crues extrêmement brutales dûes aux pluies concentrées essentiellement sur 2 mois. Record du monde de turbidité. Le réseau du Sud Est 200 000 km. La course des fleuves est forte mais courte. Très forte alimentation (mousson, typhons). Important débit mais une turbidité plus faible qu’au Nord. Le réseau méridional, il y a un grand fleuve le Xi Jiang qui prend sa source aux Yunnan et se jette à l’embouchure de la rivière des Perles. 3 fleuve de chine beaucoup d’affluents essentiellement de rive gauche. Bassin 2 fois moins étendu que celui du fleuve jaune, mais il écoule un volume 5 fois supérieur, en été le débit peut atteindre 50 000 m3/s. C’est l’un des fleuves les moins dangereux de la Chine. Le réseau du Sud Ouest se compose de fleuves nés au Tibet et qui s’écoulent ensuite en Inde et dans la péninsule indochinoise. Les fleuves sont encaissés et alimentés par la mousson du Bengale et la fonte des neiges.

Fleuves

Le Huang He à Landzhou Le Yangtsé est le plus long fleuve de Chine, troisième fleuve du monde après le Nil et l’Amazone. Il est navigable sur une grande partie de sa longueur et porte le site du barrage des Trois-Gorges. Il prend sa source au Tibet puis traverse 6 300 km au cœur de la Chine, drainant un bassin hydrographique de 1, 8 million de km² avant de se jeter dans la mer de Chine. Le bassin du Sichuan bénéficie d’un climat doux et humide et d’une longue saison de croissance, ce qui le rend propice à de nombreuses cultures. La province est une grande productrice de soie ainsi qu’une importante région industrielle et minière. Le Fleuve Jaune (Huang He) prend sa source dans les hauts plateaux tibétains, ensuite il coule à travers la plaine de la Chine du Nord, centre historique de l’expansion de la culture chinoise. Ses riches sols alluviaux sont cultivés depuis la préhistoire. La plaine elle-même est une continuation de la plaine de Mandchourie vers le sud-ouest, bien qu’elle en soit séparée par la mer de Bohai. Le Hai He, comme la rivière des Perles et les autres grands fleuves, coule d’ouest en est. Sa course en amont est composée de cinq rivières confluentes au niveau de Tianjin. Il parcourt ensuite 70 km avant de se jeter dans la mer de Bohai. La rivière Huai naît quant à elle dans la province de Henan et alimente plusieurs lacs avant de se jeter dans le Yangtsé près de Yangzhou.

Mers

Les eaux territoriales chinoises sont principalement des mers de l’océan Pacifique et baignent environ 5'000 îles le long des 14'000 km de côtes. La côte est principalement rocheuse au sud de la baie de Hangzhou, plutôt sableuse au nord.

Climat

Carte des précipitations annuelles. Le climat de la Chine est très varié, de subtropical au sud (île de Hainan) à subarctique au nord (province de Heilongjiang), et marqué par la mousson résultant de la différence de capacité du continent et de l’océan à absorber la chaleur. C’est en effet la mousson qui est responsable pour une large part de la quantité de précipitations que reçoivent les différentes régions du pays. La répartition de la population chinoise est à mettre en rapport avec les contraintes climatiques Si la différence de températures entre le nord et le sud est très grande en hiver, elle est bien plus faible en été. Ainsi, la moyenne des maxima de janvier est inférieure à 0° dans le nord du Heilongjiang et la température peut par ailleurs descendre jusqu’à – 30° C. Les moyennes de juillet dépassent quant à elles 20° C. En comparaison, les moyennes de janvier sont supérieures à 10° C au centre et au sud du Guangdong, pour 28° C en juillet. La côte sud-est est exposée au risque cyclonique de juillet à septembreY. Germond, La Chine, 2007, p.26. Ces tempêtes tropicales provoquent chaque année d'importants dégâts provoqués par des vents violents et des inondations. Les variations régionales des précipitations sont encore plus importantes que celle des températures. Au sud des monts Qinling, les précipitations sont abondantes, surtout pendant la mousson d’été. Le nord-est est en revanche beaucoup plus sec à cause de la présence d'un anticyclone en hiver. Au centre-nord, le désert de Gobi est considéré comme un désert froid et soumis à des tempêtes de sable. Au nord-ouest, le désert du Taklamakan est un désert d'abri où l'agriculture n'est possible que dans les oasis. Au sud-ouest, les hauts plateaux du Tibet sont aussi secs, à cause de la barrière de l'Himalaya qui bloque l'air humide venant du sud.

Ressources naturelles

Carte des surfaces cultivées Charbon, minerai de fer, pétrole, gaz naturel, mercure, étain, tungstène, antimoine, manganèse, molybdène, vanadium, magnétite, aluminium, plomb, zinc, uranium, énergie hydraulique. Exploitation du sol :
- terres arables : 14%;
- cultures permanentes : 0%;
- pâturages permanents : 43%;
- forêts : 14% (est. 1993). Les ressources en eau se montent à 2'711, 5 milliards de m³ pour les fleuves et 828'8 milliards extraits des nappes phréatiques. Le pompage entraînant de l’eau provenant des fleuves, le total des ressources disponibles est de 2'821, 4 milliards de m³ dont 80, 9% se trouvent dans le bassin du Yangtsé. En 1993, 498'720 km étaient irrigués.

Catastrophes naturelles

Les cyclones sont fréquents, cinq par année en moyenne le long des côtes orientale et méridionale, et occasionnent des inondations combinés aux pluies de la mousson. Le 23 août 1976, un violent tremblement de terre tua plusieurs dizaines de milliers de personnes à Tangshan. La plus grande partie de la Chine est cependant suffisamment éloignée des lignes de failles et dépourvue de volcans, et n’est donc pas sujette aux secousses sismiques.

Environnement

En 2004, la pollution a coûté à la Chine 512 milliards de yuans, soit 3, 05 % du PIBLiaowang Xinwen Zhoukan, « Ces milliards perdus à cause de la pollution », dans Courrier international, n°853, du 8 au 14 mars 2007, p.36 : extrait du « Rapport 2004 sur l’évaluation de l’économie nationale verte en Chine » écrit par l’Administration nationale pour la protection de l’environnement (SEPA).

Pollution atmosphérique

Pollution atmosphérique de l'est de la Chine. Image satellite de la NASA Le développement industriel et urbain rapide de la Chine provoque une augmentation de la pollution atmosphérique, en particulier dans les grandes agglomérations du pays : un tiers des grandes villes du pays sont affectées par des problèmes de pollution de l'airLiaowang Xinwen Zhoukan, « Ces milliards perdus à cause de la pollution », dans Courrier international, n°853, du 8 au 14 mars 2007, p.36 : extrait du « Rapport 2004 sur l’évaluation de l’économie nationale verte en Chine » écrit par l’Administration nationale pour la protection de l’environnement (SEPA). Selon l'ONG américaine Blacksmith Institute, Linfen est la ville la plus polluée du monde« L'infect palmarès des Oscars de la pollution », dans Le Figaro du 16-09-2007, . En 2006, la Chine est le premier pays du monde pour les émissions de dioxyde de soufreMichel Temman, « Victime de ses rejets, Tokyo aide Pékin à se mettre au vert », dans Libération du 16/04/2007, , qui ont progressé de 27 % entre 2000 et 2005« 2006 : année de la pollution en Chine », dans L'Express du 10/01/2007, . Le dioxyde de soufre est aussi un composant de la formation des pluies acides, nuisibles aux écosystèmes tels que les forêts et les lacs. La Chine devrait devenir le plus gros émetteur de dioxyde de carbone d'ici à 2007-2009Selon l'AIE, voire 2007 selon des scientifiques américains : Jean-Michel Bezat, « Le charbon chinois, menace écologique majeure » dans Le Monde du 08/04/2007, The New York Times, « Réchauffement. Les Chinois suivent le mauvais exemple américain », dans Courrier international n°840 du 07/12/2006, Brice Pedroletti, « La Chine devient championne du monde des émissions de gaz à effet de serre », dans Le Monde du 24/05/2007, . Les émissions de dioxyde de carbone devraient passer de 5, 6 milliards de tonnes en 2006 à 6, 02 cette année, ce qui représente environ 22 % du total mondialBrice Pedroletti, « La Chine devient championne du monde des émissions de gaz à effet de serre », dans Le Monde du 24/05/2007, . Les émissions d’oxydes d’azote et de dioxyde de soufre sont 8 à 9 fois plus élevées que dans les pays développésLiaowang Xinwen Zhoukan, « Ces milliards perdus à cause de la pollution », dans Courrier international n°853, du 8 au 14 mars 2007, p.36 : extrait du « Rapport 2004 sur l’évaluation de l’économie nationale verte en Chine » écrit par l’Administration nationale pour la protection de l’environnement (SEPA). En 2003, la Chine produisait 79% de son électricité à partir du charbonDenis Delbecq, « Le réchauffement climatique a de beaux jours devant lui », d'après du 10/05/2006. Pékin prévoit d'ajouter environ 70 nouvelles centrales à charbon par an ; en 2006, cinq centrales à charbon étaient construites par semaine« La Chine en passe de devenir le premier émetteur de gaz à effet de serre », dans Le Monde du 25/04/2007, . En effet, la plupart des centrales électriques thermiques sont vétustes et très polluantes, car elles fonctionnent grâce à la technique de pulvérisation du charbon. À la pollution provoquée par le charbon, il faut ajouter les émissions de GES des automobiles : la pollution atmosphérique est particulièrement fréquente dans les grandes agglomérations. Sur les vingt villes du monde les plus polluées, dix-sept se trouvent sur le territoire chinoisChristian Losson, « Chine : une croissance très polluante », dans Libération du 18/07/2007, . À Pékin, la pollution est bloquée par un anticyclone en hiverY. Germond, La Chine, 2007, p.25. Depuis le milieu des années 1990, le parc automobile chinois a été multiplié par deuxY. Germond, La Chine, 2007, p.150. Les conséquences de la pollution atmosphérique sur la santé des Chinois sont dramatiques : on estime qu'elle est responsable de décès et hospitalisations en 2004Liaowang Xinwen Zhoukan, « Ces milliards perdus à cause de la pollution », dans Courrier international n°853, du 8 au 14 mars 2007, p.36 : extrait du « Rapport 2004 sur l’évaluation de l’économie nationale verte en Chine » écrit par l’Administration nationale pour la protection de l’environnement (SEPA). Une enquête plus récente, menée par la Banque mondiale, porte le nombre de morts prématurées dûes à la pollution à personnes. Les autorités reconnaissent que 6 % des enfants nés chaque année ont des malformations congénitalesJane Macartney, « Chine : La pollution favoriserait les malformations congénitales », The Times, cité dans Courrier international du 30-10-2007, . Le taux de malformations a fortement augmenté ces dernières années pour atteindre 145, 5 cas pour 10 000 naissances en 2006. Pollution à Pékin

Des ressources en eau menacées

Les cours d'eau chinois subissent une pollution croissante : ainsi, depuis le milieu des années 1980, le niveau de pollution du fleuve Jaune a été multiplié par deuxZhongguo Qingnian Bao, « Le fleuve Jaune transformé en dépotoir », dans Courrier international n°853, du 8 au 14 mars 2007, p.34. Les usines polluantes des régions industrielles de l'est déversent des déchets toxiques. La pollution et la croissance du trafic fluvial ont provoqué la disparition du dauphin du Yangsté. La pollution de l’eau serait à l'origine morts par cancer pour l'année 2004Zhongguo Qingnian Bao, « Le fleuve Jaune transformé en dépotoir », dans Courrier international n°853, du 8 au 14 mars 2007, p.34. 75 % des lacs chinois souffrent d’eutrophisation. Environ 190 millions de Chinois souffriraient de maladies liées à la consommation d'une eau insalubreChristian Losson, « Chine : une croissance très polluante », dans Libération du 18/07/2007, . La pollution de l'eau est en grande partie d'origine agricole : le pays est le plus important consommateur d'engrais azotés du monde (280 kg par habitant et par an en 2005)Corinne BENSIMON, « L'eau chinoise de plus en plus imbuvable », dans Libération du 31/12/2005, . Les cours d'eau sont souillés par les déchets industriels et domestiques. En tant que pays émergent, la République populaire de Chine n'est pas contrainte à respecter le protocole de Kyoto. Pourtant, le pays est affecté par le réchauffement global de la Terre : 80 % des glaciers de l'Himalaya se sont réduits, ce qui a des conséquences sur les cours d'eau qui naissent dans ces montagnes et coulent en Chine. En 2006, le Sichuan a connu une grave sécheresse. Les nappes phréatiques du nord du pays sont surexploitéesY. Germond, La Chine, 2007, p.152, si bien qu'une partie des eaux du Chang Jiang doivent être transférées au nord par un système de canaux et d’aqueducs.

Dégradation des sols

Shanghai : la gestion des déchets urbains pose des problèmes aux grandes villes 10 millions d’hectares de terres cultivées (soit 10 % du total) sont polluésXu Qi, « Des terres chargées en métaux lourds » Courrier international n°853, du 8 au 14 mars 2007, p.37. Ce phénomène entraîne l'exode rural massif. Selon le gouvernement chinois, 34 % des Chinois vivant à la campagne en 2004 n’avaient pas accès à l’eau potable« Ecologie. La Chine s’alarme enfin ! » dans Courrier international n°853, du 8 au 14 mars 2007, p.33. L’intense urbanisation réduit l’espace rural. Il est nécessaire de déboiser les pentes des vallées fluviales, ce qui provoque une intense érosion. Au Tibet, des zones forestières autrefois verdoyantes comme le Kongpo ont été transformées en un paysage lunaire. En 1949, les forêts recouvraient kilomètres carrés, soit près de la moitié de la superficie de la France. En 1985, la moitié de la surface de la forêt était rasée. Selon une étude récente du World Watch Institute, la déforestation atteindrait maintenant 85%. Le gouvernement chinois a reconnu le rôle de cette déforestation massive dans les inondations catastrophiques de ces dernières années : en 1998, plus de morts, 250 millions de sinistrés, et des millions de sans-abris suite aux crues du Chang Jiang.

Gestion des déchets

Les villes chinoises produisent chaque année 149 millions de tonnes d’ordures, dont moins de 20 % sont recycléesLiaowang Xinwen Zhoukan, « Ces milliards perdus à cause de la pollution », dans Courrier international, n°853, du 8 au 14 mars 2007, p.36 : extrait du « Rapport 2004 sur l’évaluation de l’économie nationale verte en Chine » écrit par l’Administration nationale pour la protection de l’environnement (SEPA).

Revendications territoriales et zones administratives spéciales

La Chine a aussi des frontières communes avec deux zones administratives spéciales : Hong-Kong (30 km) et Macao (0, 34 km). Contentieux territoriaux :
- Taïwan;
- îles Diaoyu (Senkaku en japonais), revendiquées par le Japon et la Chine;
- Cachemire;
- îles de la mer de Chine méridionale (îles Spratley et îles Paracel notamment).

Voir aussi

Notes

Bibliographie

-
- Jean-Pierre Larivière, Jean-Pierre Marchand, Géographie de la Chine, Colin, Paris, 1999,
- Yves Guermond, La Chine, Belin, Paris, 2007,
- « Écologie. La Chine s’alarme enfin ! », dans Courrier international n°853, du 8 au 14 mars 2007, dossier pp.32-38 ===
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