Le Creusot

Infos
Le Creusot est une commune française, située dans le département de Saône-et-Loire et la région Bourgogne.
Le Creusot

Le Creusot est une commune française, située dans le département de Saône-et-Loire et la région Bourgogne.

Présentation

Vue aérienne de la plaine des Riaux. Le Creusot est une ville de la région Bourgogne, chef-lieu de cantons (Le Creusot-Est et Le Creusot-Ouest) du département de Saône-et-Loire. Avec 26 283 habitants, les Creusotins, elle est la troisième ville du département derrière Chalon-sur-Saône et Mâcon (préfecture). Son économie est dominée par la présence de l'industrie métallurgique (Industeel, Alstom), mais aussi de la SNECMA. Le Creusot, forte de sa riche histoire industrielle, abrite un Écomusée ainsi que l'Académie François Bourdon, centre d'archives industrielles, qui retracent l'épopée de la dynastie Schneider, famille fondatrice de la ville. Depuis les années 1990, la ville développe ses atouts touristiques avec, comme principale vitrine, le Parc des Combes, où friands d'attractions et de balades en train touristique côtoient sportifs et amateurs de détente en pleine nature. Le Creusot est par ailleurs le deuxième centre universitaire de Bourgogne (derrière Dijon), avec son IUT (4 départements, 6 licences professionnelles) et le centre universitaire Condorcet (4 filières DEUG, DESS), antenne de l'Université de Bourgogne.

Situation géographique

Le Creusot est une ville de Saône-et-Loire, au sud de la Bourgogne. La région environnante est marquée par l'élevage (avec un paysage de bocage très présent) mais également par la viticulture puisque les célèbres cépages bourguignons s'épanouissent à quelque 20 km au nord et à l'est du Creusot. On peut aussi noter la proximité du massif du Morvan (et notamment du Mont Beuvray). Bien qu'aucun cours d'eau ne la traverse, les plans d'eau ne sont pas rares tout autour de la ville (lac de Torcy, étang du Breuil, étang de Brandon et lac de Montaubry).

Héraldique

Blasonnement : d’azur au marteau-pilon d’argent posé sur une pine d’or, l’enclume sommée d’un lingot de gueules, accosté en chef de deux lampes anciennes de mineur d’or allumées de gueules, au chef cousu du même chargé d'une ancre d'argent accostée de deux fleurs de lys d'or. Les lampes de mineurs rappellent l'extraction de la houille, et le marteau-pilon est emblématique de la ville. L'ancre était l'emblème de la corporation des fondeurs-forgerons. Ce blason a été dessiné par Robert Louis en 1950.

Histoire

Le Château de la Verrerie

Le Creusot jusqu'en 1836

Jusqu'en 1782, Le Creusot n'est qu'un petit bourg sans industrie, le village le plus important de la région étant alors Montcenis. En 1782, une fonderie royale est construite au Creusot pour profiter des ressources en houille de la région, c'est la première usine de la ville. Un ingénieur et industriel anglais, John Wilkinson participera au développement de la métallurgie. La famille royale décide également de construire au Creusot la cristallerie de la reine en 1786. Après la Révolution, en 1818, la fonderie et la cristallerie changent de propriétaire. Les forges sont rachetées en 1826 par Manby et Wilson, mais font faillite en 1833. C'est en 1836 qu'entre en scène une famille lorraine, la famille Schneider. Eugène et Adolphe Schneider, à la recherche d'un site permettant l'établissement d'aciéries, décident de racheter les forges du Creusot qui possédaient les réserves houillères indispensables à la réalisation de leur projet et dont la région ne manquait pas de minerai de fer (mines de Mazenay-Change). Les Schneider mettent en place un plan de développement industriel et urbain du Creusot.

1836-1960

Commencent alors 125 ans de domination Schneider sur la ville du Creusot. Eugène et Adolphe Schneider se tournent vers des productions résolument modernes, destinées notamment au chemin de fer (locomotives, rails en acier) ou à l'armée (canons, blindages) et dont la qualité est mondialement reconnue. La société se distingue par la production d'aciers spéciaux ainsi que par l'utilisation d'outils modernes comme, par exemple, le marteau-pilon à vapeur qui permet de forger des pièces avec une grande précision. Ainsi les aciers du Creusot se montrent souvent à leur avantage lors des concours (Exposition Universelle) par rapport à leurs concurrents (Vickers, Krupp Ag, Škoda). Le Creusot n'est plus une bourgade mais une ville-usine. C'est le fief des Schneider qui s'y font aménager en résidence la cristallerie royale (appelée château de la Verrerie). La mairie est à plusieurs reprises dirigée par des membres de la famille. Adolphe et Eugène se servent de la ville pour appuyer leurs ambitions politiques : Eugène Schneider est plusieurs fois député et même président du corps législatif de 1867 à 1870. La ville et ses usines, qui comptent alors environ 10 000 ouvriers, sont aussi le foyer de mouvements sociaux dont le développement affronte une sévère répression. Autour de 1870, des figures du militantisme ouvrier tels qu'Eugène Varlin, Benoît Malon, Adolphe Assi ou Jean-Baptiste Dumay y sont impliquées. En janvier 1870, la question du contrôle de la caisse de secours mutuel donne lieu à des arrêts de travail qui débouchent en mars sur une grève de 23 jours. Après la chute du Second Empire en septembre, Eugène Schneider se réfugie en Angleterre. Jean-Baptiste Dumay est nommé maire de la ville. Le 26 mars 1871, en écho à l'insurrection parisienne, Dumay et la garde nationale proclament la Commune du Creusot. Mais l’armée prend le contrôle de la ville et dès le 28 mars, le mouvement est étouffé. La fin du connaît un regain de tensions sociales qui culminent avec la grande grève de 1899, très dure. A nouveau, les Schneider font appel à l'armée. La répression antisyndicale se traduit par des renvois en masse et marque durablement les esprits. Plus tard, en 1936, Le Creusot ne connaîtra pas un seul jour de grève. La société Schneider diversifie son implantation industrielle avec la construction de nouvelles usines à Chalon-sur-Saône, à Montchanin ou plus tard au Breuil, mais Le Creusot reste le cœur de l'entreprise. Lors de la Première Guerre mondiale, celle-ci participe à la fabrication des premiers tanks français avec le char Schneider CA1. L'activité se diversifie également dans la production d'équipements électriques. Durant la Seconde Guerre mondiale, la ville, grand centre industriel doté de capacités de production d'armes, est occupée le 18 juin 1940 par l'Allemagne nazie. Pour arrêter toute production, les aviations anglaise et américaine bombardent la ville à plusieurs reprises. Le bombardement du 17 octobre 1942, par la RAF, fait 63 morts et plus de 250 blessés. Le bilan est encore plus lourd dans la nuit du 20 au 21 juin 1943 : plus de 300 morts et 1000 blessés, destruction au moins partielle de l'hôtel-Dieu, de l'hôtel de ville, du château de la Verrerie et de trois églises. Ces bombardements ont laissé un souvenir très fort dans la mémoire des Creusotins car c'est essentiellement la population, plus que les usines, qui a été touchée. Statue d'Eugène Schneider

Le paternalisme

De 1836 à 1960, au Creusot, tout tourne autour de la sidérurgie et de la dynastie Schneider. Celle-ci déploie un paternalisme qui tend à réguler tous les aspects de la vie des Creusotins. Les aciéries emploient au moins un membre de chaque famille creusotine. Des écoles sont créées (les dernières fermeront leurs portes au milieu du ), un dispensaire puis un hôpital sont mis en place, des logements sont bâtis pour les ouvriers et les ingénieurs (on peut encore voir aujourd'hui au Creusot leurs quartiers respectifs). Tous ces aménagements permettent d'améliorer la vie des Creusotins qui travaillaient souvent dans des conditions difficiles (on cite en particulier les puddleurs dont l'espérance de vie était très limitée). Les habitants entretiennent des relations passionnelles avec leurs patrons (les Schneidre), tantôt s'engageant contre eux dans des luttes syndicales très dures (la grande grève de 1899), tantôt leur rendant de vigoureux hommages en se cotisant pour leur ériger des statues ou en se mobilisant à l'occasion des événements de la famille (mariages ou enterrements par exemple).

Quelques grandes réalisations des usines du Creusot au temps des Schneider


- Des locomotives à vapeur avec, notamment, La Gironde (1838), une des premières locomotives françaises.
- Des locomotives électriques comme la BB 9004 détentrice en 1955 du record du monde de vitesse sur rail avec 331 km/h.
- Des aciers spéciaux au nickel (1889).
- Les canons français des guerres franco-allemandes.
- Des plaques de blindage pour les navires.
- Le marteau-pilon à vapeur du Creusot, permettant un travail très précis de l'acier.
- Les premiers rails français en 1827, des rails en acier dès 1868, (pour l'anecdote, le TMB — tramway du Mont-Blanc — utilise encore les rails Schneider).
- Des navires et sous-marins pour le ministère de la guerre (des chantiers ont été installés à Châlon-sur-Saône).
- De nombreux matériels électriques.
- Des charpentes métalliques de ponts ou de gares (gare de Santiago du Chili en 1896).

La chute

L'usine de la Snecma au Creusot L'entreprise, au fil des ans, devient un immense conglomérat où se côtoient les activités sidérurgiques et électriques (développées à partir de la fin du XIX siècle). Mais cette belle mécanique se grippe en 1960 avec la mort de Charles Schneider. Orpheline, l'entreprise n'est plus la même. L'âge d'or est bien loin lorsqu'éclate le choc pétrolier de 1973. Les usines Schneider (appelées alors Creusot Loire Industrie) entrent dans une terrible période de difficultés financières qui aboutit au dépôt de bilan en 1984. Les mouvements sociaux se multiplient au Creusot en 1983-1984 mais sans succès et la plus grande partie de l'usine disparaît. Les activités sidérurgiques ayant survécu aux difficultés sont intégrées au groupe Usinor (désormais Arcelor, et maintenant Arcelor Mittal) tandis que l'entreprise se recentre sur ses activités électriques (Schneider Electric). La ville perd ici son plus grand pourvoyeur d'emplois.

Histoire administrative

Le Creusot aujourd'hui

Situation économique actuelle

Saignée à blanc par la disparition de la quasi-totalité de ses usines métallurgiques durant les années 80, le Creusot tente de survivre en diversifiant ses secteurs d'activité. Aujourd'hui, quelques grands groupes mondiaux possèdent des usines au Creusot. C'est par exemple le cas de General Electric à travers l'usine de Thermodyn, d'Arcelor Mittal via notamment Arcelor Industeel ou encore de Safran via la SNECMA. L'usine SNECMA est d'ailleurs un des symboles de la renaissance du Creusot, de par son architecture moderne et de par sa localisation. Elle a en effet été construite sur les ruines des usines Creusot-Loire. D'autres entreprises ont fait le choix du Creusot comme BSE, Siag, Haulotte Group... Une des principales usines Alstom se trouve également au Creusot, elle y produit notamment les bogies des TGV. Le groupe AREVA possède les forges du Creusot et a réalisé en 2007 d'importants investissements (75 millions d'euros) afin de les moderniser en achetant trois tours géants (les plus grands d'Europe) permettant de réaliser des pièces pour les centrales nucléaires. Dans cette conjoncture, les Creusotins tentent de rénover leur ville afin de développer de nouvelles sources d'emplois notamment dans le secteur tertiaire. L'hôtel de ville du Creusot

Les préoccupations actuelles

La ville s'est, depuis 1984, beaucoup transformée. Les vastes étendues d'ateliers ont disparu pour laisser place à d'autres activités. La ville a ainsi développé une politique de loisirs en créant un parc d'attractions mettant en avant le thème, historique pour la cité, de la locomotive. L'ancienne cristallerie royale qui avait été transformée en château par la famille Schneider s'est muée en musée. Les anciennes halles de construction de locomotives ont été transformées en bibliothèque universitaire. D'importants travaux sont toujours effectués pour redonner vie aux rues marchandes de la ville. Une association, l'académie Bourdon, s'est créée afin d'organiser les archives des usines qui sont mises à la disposition des chercheurs. L'association crée également des expositions. Pour se donner de plus grands moyens, Le Creusot a cofondé la Communauté Creusot-Montceau-les-Mines (CCM), une communauté urbaine qui regroupe 16 villes de la région.

Transports

Le Creusot dispose d'un réseau de transports en commun par bus assuré par la CCM (la compagnie se nomme la Compagnie de Transport de la Communauté, la CTC). La gare du Creusot est desservie par les TER Bourgogne mais les Creusotins ont également accès au TGV grâce à la gare Le Creusot-TGV. La ville est proche de l'autoroute puisque la route nationale 80 relie Le Creusot à l'A6 en 25 minutes, André Jarrot est à l'origine de son tracé.

Culture

Musées

Le château de la Verrerie est en partie occupé par l'Écomusée chargé de mettre en valeur le patrimoine, notamment industriel, du Creusot et de sa région.

Scène artistique

Le Creusot possède une scène nationale, L'Arc, située au coeur de ville et qui accueille chaque année des artistes de renom (se sont notamment produits Julien Clerc, Bernard Lavilliers ou encore la troupe de théâtre Les Deschiens). Le principal festival de musique du Creusot est le Festival National de Blues, qui existe depuis 1992. Le Creusot accueille aussi le Festival des Giboulées, qui comme son nom l'indique a lieu fin mars - début avril. Ce festival mélange groupes locaux dans une scène off et stars nationales et internationales à la Halle des Sports. Ce festival est plus ouvert au niveau du style puisqu'on y trouve aussi bien des groupes de dub ou de chanson française que de musique électronique. Les groupes de musique du Creusot reflètent ces influences, car outre le heavy metal, l'influence du blues et des musiques jamaicaïnes est importante. Quelques noms de groupes passés et présents : les Kaktus, les Battaglia (plutôt marqués blues), les Pilgrims, Kalimero Dub Nation, Royal Macadam Orchestra (plutôt influencés par le ska, le dub, et la chanson française "jazzy" pour les derniers), ainsi que les Monky Brass Band. Dans la scène de "metal - rock" creusotine, on peut retrouver de jeunes groupes prometteurs tels que Exortal ou The Sons Of Talion (ex-Talion), ou encore dans un registre plus oldie le groupe rock Overlord. Ces groupes jouent régulièrement à la salle de l'E.S.C.A.L.E, grâce à la généreuse association éponyme, dans des concerts gratuits où les jeunes habitués se retrouvent dans la convivialité.

Sport

Le Creusot a longtemps vibré au rythme des performances de son équipe de rugby, jadis présente au plus haut niveau du championnat français (Club olympique Creusot Bourgogne).

Démographie

Personnages célèbres liés au Creusot

- La famille Schneider
- Jean-Baptiste Dumay, né au Creusot, ouvrier tourneur à l'usine, maire de la ville, député sous la Troisième République, auteur de Mémoires d'un militant ouvrier du Creusot (1841-1905)

Hommes politiques

- Adolphe Schneider, propriétaire des usines du Creusot, maire de la ville, député sous la Monarchie de Juillet
- Eugène I Schneider, propriétaire des usines du Creusot, maire de la ville, homme politique sous le Second Empire
- Eugène Varlin, créateur au Creusot d'une section de l'Association internationale des travailleurs
- Benoît Malon, militant ouvrier, auteur d'une série d'articles sur la grande grève de 1870 au Creusot
- Adolphe Assi, militant et ouvrier mécanicien au Creusot, animateur des grèves de 1870
- Jean-Paul Anciaux, député actuel du Creusot
- André Billardon, maire actuel du Creusot

Scientifiques

- Claudie Haigneré, née au Creusot le 13 mai 1957, médecin, spationaute, ministre déléguée dans les gouvernements Raffarin II et III

Artistes et écrivains

- Le peintre creusotin Raymond Rochette (1906-1993) a rendu hommage aux ouvriers du Creusot tout au long de son œuvre.
- Christian Bobin, né au Creusot en 1951, écrivain
- Robin Renucci, né au Creusot en 1956 d'une famille originaire de Corse, acteur
- Christophe Alévêque, né au Creusot en 1963, humoriste

Sportifs

- Frédéric Demontfaucon
- Daniel Kaczorowski
- Sandrine Brétigny

Lieux et Monuments

Une attraction du parc touristique des Combes, le Déval'train
- Le château de la Verrerie et son parc
- La Cristallerie de la Reine
- L'académie François Bourdon
- Le Marteau-pilon
- La plaine des Riaux
- Le Parc touristique des Combes

Jumelages

-

Voir aussi

===
Sujets connexes
A6   Acier   Aciérie   Adolphe Assi   Adolphe Schneider   Allemagne   Alstom   André Billardon   André Jarrot   Arcelor   Arrondissement d'Autun   Association internationale des travailleurs   Autoroute   Benoît Malon   Bibliothèque   Bourgogne   Canton du Creusot-Est   Canton du Creusot-Ouest   Chalon-sur-Saône   Chanson   Char Schneider CA1   Charles Schneider   Chef-lieu   Chemin de fer   Choc pétrolier   Christian Bobin   Christophe Alévêque   Château   Château de la Verrerie (Saône-et-Loire)   Claudie Haigneré   Club olympique Creusot Bourgogne   Communauté urbaine Creusot-Montceau   Commune de Paris (1871)   Communes de Saône-et-Loire   Cours d'eau   Cristallerie   Cépage   Daniel Kaczorowski   Dijon   Dub   Eugène I Schneider   Eugène Schneider   Eugène Varlin   Festival   Festival de musique   Fonderie   France   Frédéric Demontfaucon   Gare   Halle (marché)   Houille   Hôpital   Ingénieur   Jean-Baptiste Dumay   Jean-Paul Anciaux   John Wilkinson   Le Breuil (Saône-et-Loire)   Le Creusot, une nouvelle énergie   Locomotive   Marc Desoutter   Marteau-pilon   Minerai de fer   Monarchie de Juillet   Mont Beuvray   Montceau-les-Mines   Montcenis   Montchanin   Morvan   Musique électronique   Musée   Mâcon   Naissance du syndicalisme en Europe   Nickel   Parti socialiste (France)   Paul Faure   Pont   Première Guerre mondiale   Puddlage   Radicaux indépendants   Robert Louis   Robin Renucci   Route nationale 80   Royal Air Force   Révolution française   Sandrine Brétigny   Santiago du Chili   Saône-et-Loire   Schneider   Schneider Electric   Second Empire   Seconde Guerre mondiale   Section française de l'Internationale ouvrière   Sidérurgie   Sous-marin   Statue   Syndicat   TGV   Train   Tramway du Mont-Blanc   UDR   Université de Bourgogne   Usinor   Vickers   Victor Bataille  
#
Accident de Beaune   Amélie Mauresmo   Anisocytose   C3H6O   CA Paris   Carole Richert   Catherinettes   Chaleur massique   Championnat de Tunisie de football D2   Classement mondial des entreprises leader par secteur   Col du Bonhomme (Vosges)   De viris illustribus (Lhomond)   Dolcett   EGP  
^