Laurent Fabius

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Laurent Fabius, né le 20 août 1946 à Paris, est un homme politique français, ancien premier ministre, membre du Parti socialiste, et député de la quatrième circonscription de la Seine-Maritime (Elbeuf, Le Grand-Quevilly).
Laurent Fabius

Laurent Fabius, né le 20 août 1946 à Paris, est un homme politique français, ancien premier ministre, membre du Parti socialiste, et député de la quatrième circonscription de la Seine-Maritime (Elbeuf, Le Grand-Quevilly).

Biographie

Laurent Fabius est le fils d’André Fabius, antiquaire, d'une famille d'origine juive ashkénaze, et de Louise Mortimer, américaine. Les Fabius appartiennent à la haute bourgeoisie. Il est élève au Janson-de-Sailly, rue de la Pompe, Paris XVI. Après le baccalauréat, il s’inscrit en hypokhâgne au prestigieux Louis-Le-Grand. Il est admis à l’École normale supérieure, où il passe l’agrégation de lettres et intègre parallèlement l’Institut d’études politiques de Paris. Lors de ses études à Sciences-Po, il est responsable de la Conférence Olivaint. Élève de l’École nationale d’administration, promotion François Rabelais (1971-1973), il sort dans les trois premiers et devient auditeur au Conseil d’État. Il est nommé maître des requêtes en 1981. En 1970, il participe à l’émission La Tête et les jambes où il se révèle un excellent cavalier et candidat. Il est, aujourd'hui, divorcé de la productrice Françoise Castro, psychosociologue de formation, avec qui il a eu deux enfants :
- Thomas Fabius, né en 1982, chef d’entreprise ;
- Victor Fabius, né en 1983, élève à l’École normale supérieure.

Carrière politique

Débuts politiques (1974-1984)

Remarqué par des proches de François Mitterrand, c’est peu après sa sortie de l’ENA, en 1974, qu’il adhère au Parti socialiste et rencontre François Mitterrand dont il devient le directeur de cabinet en 1979. Il travaille à ses côtés jusqu’à sa victoire de 1981 : c’est ainsi qu’il le défendra vigoureusement au congrès de Metz en avril 1979, en affirmant contre Michel Rocard que : « entre le Plan et le marché, il y a le socialisme ». Parallèlement, il est élu premier adjoint au maire du Grand-Quevilly en 1977, puis député de la quatrième circonscription de la Seine-Maritime (Elbeuf, Le Grand-Quevilly). Il pose ainsi les bases de ce qui deviendra son fief électoral. À la suite de la victoire de François Mitterrand en 1981, il est nommé ministre du Budget, fonction lors de laquelle il instaure l’Impôt sur les grandes fortunes, aboli en 1987 par le gouvernement de Jacques Chirac et ancêtre de l’Impôt de solidarité sur la fortune. Les œuvres d’art étant exclues de l’assiette de recouvrement de l’impôt nouvellement créé, une polémique le visant débuta : en effet, la fortune familiale de ses parents est bâtie sur le commerce des œuvres d’art. Il conteste être à l’origine de cette mesure. Selon la biographie de Jean-Gabriel FredetJean-Gabriel Fredet, Les brûlures d’une ambition, Hachette Littératures, 2002, c’est Jack Lang, alors ministre de la Culture, qui aurait obtenu cette exonération, contre l’avis de Fabius. En 1983, il plaide pour une application fidèle du programme de la gauche, soutenant un flottement du franc et le protectionnisme industriel. Toutefois, il se rallie finalement au « tournant de la rigueur » voulu par Pierre Mauroy et décidé par le Président pour maintenir la France dans le Système monétaire européen. Puis à partir de 1983, il devient ministre de l’Industrie et de la Recherche, puis ministre de la Modernisation industrielle du temps où les plus importantes entreprises industrielles étaient dans le giron de l'État. Dans cette fonction, il a entrepris de profondes restructurations qui l'ont fâchées avec le Parti communiste et la CGT, surtout après sa célèbre sortie sur les « canards boiteux », mais qui lui ont acquis l'estime de nombreux dirigeants d'entreprises. Deux anciens membres de son cabinet, Louis Schweitzer et Serge Weinberg, ont depuis fait carrière dans l'industrie.

Premier ministre (1984-1986)

Une arrivée difficile

À la suite de l’échec du projet de réforme de l’éducation mise en œuvre par Alain Savary, François Mitterrand décide de changer de Premier ministre, et remplace Pierre Mauroy par Laurent Fabius le à ce poste. À 37 ans, il est le plus jeune Premier ministre de la République. Arrivé dans une situation de crise, il poursuit la « politique de la rigueur » afin de maîtriser la dette de l’État et l’inflation. En conséquence, le Parti communiste refuse de participer à son gouvernement.

Une nouvelle politique étrangère

Sur le plan diplomatique, Laurent Fabius empiète parfois sur le domaine de François Mitterrand. Ainsi, en 1985, il prend fait et cause pour la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud : il rencontre l’évêque anglican Desmond Tutu lors d’une grande réunion à Paris en mai 1985 et obtient que la France impose des sanctions au régime de Pretoria : embargo commercial, suspension de tout nouvel investissement et rappel de l’ambassadeur de France. En juillet 1985, lors d'une interview donnée au quotiden Le Matin, il se définit ainsi : . Au cours de cette même année 1985, en décembre, il s’oppose au Président qui invite le général Jaruzelski, chef de la République populaire de Pologne, alors que ce dernier réprime la contestation du syndicat Solidarność, conduit par Lech Walesa. Il fait part de son trouble à la tribune de l’Assemblée nationale, ce qui provoque le mécontentement de Mitterrand. Enfin, il dénonce les excès de la dictature de Fidel Castro alors même que les proches du Président (Danielle Mitterrand et Jack Lang) sont régulièrement invités par le chef de l’État cubain.

Deux scandales

Son passage à l’Hôtel Matignon est aussi marqué par deux scandales :
- Dans la nuit du 10 juillet 1985, le Rainbow Warrior, bateau de Greenpeace, est dynamité par une équipe de la DGSE et un photographe trouve la mort. L’affaire du Rainbow Warrior éclate et les autorités de Nouvelle-Zélande protestent. L’enquête pour homicide met en cause les services secrets français, et le ministre de la Défense Charles Hernu qui les avait couvert. Le 22 du même mois, Laurent Fabius indique n'avoir jamais été informé de l’opération par Charles Hernu. Après une enquête rapide, il reconnaît officiellement la responsabilité de la DGSE et de la France dans l’attentat. Charles Hernu démissionne le .
- Le scandale de l’affaire du sang contaminé viendra aussi entacher le bilan du passage de Laurent Fabius à Matignon : selon ses détracteurs, des retards dans la mise en œuvre de mesures préventives auraient entraîné la contamination par le virus du sida de patients ayant subi une transfusion sanguine. Suite à la révélation de l’affaire en 1991, et suite à la déclaration de François Mitterrand du : , il demande la levée de son immunité parlementaire pour être jugé. Finalement, il est relaxé du délit d'« atteinte involontaire à la vie » le par la Cour de justice de la République, qui affirme, dans ses attendus, que Malgré ce verdict l’innocentant, ce scandale a été régulièrement évoqué à son encontre. Laurent Fabius avait alors dénoncé un complot mené par une « droite haineuse » la même selon lui qui s'en était pris avant-guerre à Roger Salengro, à Léon Blum et à Jean Zay.

Entre députation et présidence de l'Assemblée Nationale (1986-2000)

Suite à la défaite de la gauche aux législatives de 1986, il quitte Matignon le 20 mars 1986. Il retrouve son siège de député lors de ces élections. Pendant le duel télévisé avec Jacques Chirac, celui-ci le rabroue sèchement en le traitant de « roquet ». Laurent Fabius le reprend en ses termes : . Il devient président de l’Assemblée nationale en 1988 après la dissolution qui suit la réélection de François Mitterrand. Il conduit la liste socialiste lors des élections européennes du 18 juin 1989 : il est élu, mais réalise un très mauvais score. Le Canard enchaîné titrera même : « Pour Fabius, c’est la pelle du 18 juin » (en référence à l’Appel du 18 Juin de De Gaulle). Il s’engage à la fin des années 1980 et au début des années 1990 dans une rivalité avec Lionel Jospin pour s’assurer le contrôle du Parti socialiste, et échoue à deux reprises :
- En mai 1988, lors duquel Pierre Mauroy l'emporte avec le soutien de Lionel Jospin. Selon le Nouvel Observateur, le eu lieu dans son bureau de l'Assemblée nationale, la rupture définitive avec Lionel Jospin Laurent Fabius dit : « Avoue que tu as des ambitions présidentielles et que c'est pour ça que tu cherches à m'éliminer » ce à quoi Jospin réplique « Nous allons devoir nous supporter encore longtemps. À moins que les hasards de la vie n'en décident pour nous. » en faisant allusion à l'accident de voiture dans lequel Jean-Pierre Stirbois, le numéro deux du Front National venait de trouver la mort le .
- au Congrès de Rennes de mars 1990, qui marque la rupture du courant mitterrandien, un « suicide collectif » selon des dirigeants socialistes. Après trois jours de débats et d'invectives, Pierre Mauroy est reconduit à la tête du PS avec toujours l'appui de Lionel Jospin. Finalement, Laurent Fabius est élu premier secrétaire du Parti socialiste en janvier 1992, et le restera jusqu’au Congrès du Bourget, qui suit la défaite de la gauche aux législatives de 1993. Cependant, il subit une perquisition menée par le juge Renaud Van Ruymbeke, le jour même de son installation au siège du parti, le . En octobre 1993, la défaite de la gauche aux législatives l'oblige à céder la place à Michel Rocard. Ne pouvant se présenter lui-même à l'élection présidentielle en raison de l'affaire du sang contaminé, il se range derrière Henri Emmanuelli contre Lionel Jospin. Élu maire du Grand-Quevilly en 1995, il obtient la présidence du groupe socialiste à l’Assemblée nationale la même année, poste qu’il quitte pour retrouver la présidence de l’Assemblée en 1997, suite à la victoire de la Gauche plurielle aux législatives et la nomination de Lionel Jospin au poste de Premier ministre. Lors de cette nouvelle traversée du désert, il prend le temps de voyager et de mesurer les problèmes soulevés par la mondialisation, envisageant même de postuler au Fonds Monétaire International. À l'époque, des rumeurs médiatiques annoncèrent effectivement son intention de prendre la direction de cette grande institution financière internationale. Loin de se vanter de ne pas posséder de Sicav et définitivement rallié sans arrière-pensée aux lois du marché, il s'est désormais efforcé d'incarner dans la gauche française une tendance plutôt libérale, proche des positions de Tony Blair et de Gerhard Schröder. Dans un entretien accordé au quotidien Le Monde du , il dénonce l'emballement de la machine fiscale responsable de la fameuse « cagnotte » et pronostique : . Le , dans une entretien accordé au quotidien La Tribune, il déclare : précisant le dans un entretien accordé aux Échos : .

Le ministère de l'Économie (2000-2002)

Lionel Jospin et Laurent Fabius, le 11 avril 2000. Non intégré dans les premiers gouvernements Jospin, il rentre en grâce suite à la démission du successeur éphémère de Dominique Strauss-Kahn, Christian Sautter, victime d’une fronde des agents de son ministère, celui de l’économie, face à un projet de réforme interne dont le but était d'établir un lien « entre les rémunérations et la manière dont les tâches sont accomplies » et qui fut considéré comme une provocation par les syndicats. C'est la période du grand remaniement ministériel où Lionel Jospin nomme dans son gouvernement les principaux « éléphants » du PS, jusque là écartés. Il est nommé ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie le 27 mars 2000. Cependant pour équiliber politiquement sa présence, le premier ministre fait entrer au gouvernement Jean-Luc Mélenchon, Catherine Tasca, un représentant des verts Guy Hascoët et un communiste Michel Duffour. Laurent Fabius enterre le projet de son prédécesseur et à Bercy, il met en œuvre la deuxième phase de la réforme des 35 heures, tente de poursuivre la politique de réduction de la fiscalité et de maîtrise des dépenses menée depuis 1997, pronant l'application du principe de sincérité dans les comptes de l'État à l'instar de ce qui se fait dans les entreprises, et tente une modification des pratiques de recrutement dans la fonction publique. Sa politique lui est immédiatement reprochée par ses adversaires plus à gauche, estimant qu’il sacrifie ainsi le social, ce qui renforce la critique de son libéralisme, souvent exercée à son encontre. Cependant, même si le Premier ministre donne l'impression d'écouter son ministre de l'économie en déclarant : , il refuse finalement de conditionner la baisse des impôts à celle des dépenses, et considère les cadeaux fiscaux comme des prélèvements sur les surplus dégagés par la croissance et non pas comme les vecteurs d'une réforme fiscale de fond. De plus, dans une logique d'efficacité électorale, il concentre la baisse des impôts sur les deux tranches les plus basses — les « trappes d'inactivité » évoquées par Laurent Fabuis et rien pour les revenus moyens et les tranches les plus élevées — et autorise une large progression des dépenses portée par les investissements dans les hôpitaux, de nouveaux recrutements dans l'Éducation nationale et plus généralement dans toute la fonction publique, contrairement à son engagement sur le gel des effectifs dans la fonction publique. Laurent Fabius est également le ministre du passage à l'euro, et fut partisan d'une taxation des flux de capitaux. Premier ministre de l'Économie à accepter de dialoguer avec les représentants de l'organisation anti-libérale ATTAC, il participe aussi au Forum social européen aux côtés de José Bové. Essayant d'amadouer les syndicats et de vaincre les réticences de la majorité plurielle, persuadée d'être reconduite aux affaires, Laurent Fabius reste en poste jusqu’à la défaite de Lionel Jospin à l’élection présidentielle d’avril-mai 2002. Quelques mois avant la nomination de ce dernier, Laurent Fabius avait pronostiqué : et en décembre 1999 il déclara .

Une nouvelle ligne politique (2002-2007)

Numéro deux du Parti Socialiste

Lionel Jospin ayant annoncé au soir du premier tour de l'élection présidentielle, le 21 avril 2002, qu’il se retirait de la vie politique, Laurent Fabius est la principale tête d'affiche pour mener les élections législatives qui suivent, difficiles pour la gauche. Dès lors, il affiche ses ambitions présidentielles. C’est François Hollande qui est réélu premier secrétaire du Parti socialiste tandis que Laurent Fabius devient son second au Congrès de Dijon. Il affiche alors une ligne marquée à gauche et par le rejet du libéralisme : il estime que c’est le rejet massif du libéralisme qui explique la défaite socialiste aux élections de 2002. Il prône également ce qu’il nomme une « opposition frontale » à la droite, et exclut toute alliance future avec l’UDF qui, après la réélection de Jacques Chirac, commence à prendre son autonomie.

Le référendum constitutionnel

Au cours de l’année 2004, il se fait remarquer en devenant le plus important responsable socialiste à s’opposer au traité établissant une Constitution pour l’Europe. Dès fin 2003, il évoque son hésitation à l’égard du projet qui prend forme, évoluant ensuite d’un « non sauf si » en juin 2004 à un non définitif qu’il défend au sein du parti socialiste. Ce faisant, il déclenche une vive polémique au sein de l’ensemble des partis socialistes européens, dont la plupart sont acquis au « oui ». Par référendum interne, les militants socialistes décident toutefois le 2 décembre 2004 de soutenir le « oui » par 55 % des voix. Contrairement à d’autres opposants au TCE au sein du parti socialiste, son courant décide néanmoins de faire campagne pour le « non ». Lors du référendum national du 29 mai 2005, le « non » l’emporte. Le « oui » est ratifié par 16 pays sur 25 (dont 14 par procédure parlementaire sans consultation de la population) et est rejeté par les 2 derniers scrutins directs en France et aux Pays-Bas, les autres scrutins directs prévus (dont celui de la Grande-Bretagne) étant alors annulés. Son positionnement contre le Traité constitutionnel européen a fait l’objet de nombreuses critiques, particulièrement parmi les socialistes et une partie de la gauche. Il est accusé de manque de sincérité et de cohérence dans son rejet du libéralisme : celui-ci serait en contradiction avec la politique économique qu’il a menée, de 1984 à 1986 et de 2000 à 2002, qualifiée de social-libérale. Ses détracteurs voient dans cette décision une manœuvre opportuniste de positionnement en vue de la présidentielle de 2007. Selon ses partisans, elle est conforme à son évolution dès le lendemain de la défaite historique du PS le 21 avril 2002.

Exclusion de la direction du Parti socialiste

Le 4 juin 2005, le Conseil national vote son exclusion, ainsi que celle de ses amis, des instances de direction du parti. Ce faisant, le Parti socialiste veut clarifier sa ligne politique, tout en prenant le risque de la division, en interne et avec son électorat. Lors du Congrès du Mans, Laurent Fabius dépose une motion contre la majorité sortante, à laquelle il avait appartenu, avec le soutien de Jean-Luc Mélenchon, André Laignel, Alain Vidalies et Marie-Noëlle Lienemann. Avec le score de 21, 21 %, elle arrive en troisième position derrière la motion défendue par la direction sortante (53, 6 %) et celle du Nouveau Parti socialiste (23, 6 %). Au congrès du Mans, il accepte de voter un texte destiné à faire la synthèse entre les motions, texte qui inclut certains de ses amendements. Il évite ainsi de faire partie d’une minorité du Parti socialiste. Il choisit cependant de ne pas réintégrer la direction du parti, laissant ce soin à d’autres membres de son courant.

Élection présidentielle de 2007

Le 10 janvier 2006, Laurent Fabius se déclare candidat à l’investiture du Parti socialiste pour l’élection présidentielle de 2007. Sa candidature a été officialisée le 2006 lors d’un discours prononcé à Fleurance en marge d’un congrès de chercheurs. Étaient en lice pour l’investiture avec lui, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn. À l’issue des primaires du 16 novembre 2006, vainqueur dans son département de la Seine-Maritime, en Haute-Corse et à Mayotte, il arrive cependant en troisième position avec 18, 66 % des voix des militants et annonce dès le lendemain son soutien à Ségolène Royal, désignée candidate du Parti socialiste dès le premier tour avec 60, 65 % des voix. Pendant la campagne de 2007, alors qu'il avait auparavent durement critiqué Ségolène Royal, il a pris sa défense au moment où elle a rencontré les premières difficultés. Il démissionne du bureau national du PS en juin 2007

Le courant des Fabiusiens

Au sein du Parti socialiste, Laurent Fabius dispose d'un courant et de nombreux soutiens attachés à sa personne. Les proches de Laurent Fabius ou ceux partageant ses idées politiques sont appelés « fabiusiens » ; ses principaux « lieutenants » sont Claude Bartolone, député de Seine-Saint-Denis et Alain Claeys, député de la Vienne. Historiquement, les fabiusiens se sont opposés aux « rocardiens », puis aux « jospinistes », et plus récemment aux « hollandais » et encore plus récemment à Ségolène Royal. Lors du référendum sur le Traité constitutionnel européen de 2005, le courant des fabiusiens a défendu le « non », malgré le vote des militants du PS en faveur de ce texte. Des fabiusiens comme Jack Lang ont à cette occasion rompu avec Laurent Fabius. À l’occasion de la désignation du candidat PS pour les présidentielles de 2007, de nouveaux militants, issus notamment du courant Nouveau Parti socialiste se rallient à Laurent Fabius, comme le groupe Nouvelle Gauche de Benoît Hamon et une partie des anciens soutiens d’Arnaud Montebourg.

Affiliations

Il est membre de la Commission trilatérale depuis 1998, du club Le Siècle, et participe, en 1994, à la réunion du groupe Bilderberg. Il a été élu administrateur de l'Institut François Mitterrand.

Carrière politique

Mandats électifs

Mandats locaux

; Mairie
- 21/03/1977 - 13/03/1983 : adjoint au maire du Grand-Quevilly (Seine-Maritime)
- 14/03/1983 - 19/03/1989 : adjoint au maire du Grand-Quevilly (Seine-Maritime)
- 20/03/1989 - 18/06/1995 : adjoint au maire du Grand-Quevilly (Seine-Maritime)
- 1989 - 2000 : président du SIVOM (Syndicat intercommunal à vocation multiple) de Rouen, puis du district de l'agglomération de Rouen
- 19/06/1995 - 18/03/2001 : membre du conseil municipal du Grand-Quevilly (Seine-Maritime)
- 19/06/1995 - 30/03/2000 : maire du Grand-Quevilly (Seine-Maritime)
- 31/03/2000 - 18/03/2001 : adjoint au maire du Grand-Quevilly (Seine-Maritime)
- 18/03/2001 - en cours : adjoint au maire du Grand-Quevilly (Seine-Maritime)
- Depuis 2001 : vice-président de la Communauté d'agglomération de Rouen ; Conseil général
- 01/06/2000 - 01/08/2002 : membre du conseil général de la Seine-Maritime ; Conseil régional
- 17/03/1986 - 17/05/1989 : membre du conseil régional de Haute-Normandie
- 23/03/1992 - 29/06/1995 : membre du conseil régional de Haute-Normandie

Mandats nationaux

; Députation
- 03/04/1978 - 22/05/1981 : député de la 4 circonscription de Seine-Maritime
- 02/07/1981 - 23/07/1981 : député de la 4 circonscription de Seine-Maritime
- 02/04/1986 - 14/05/1988 : député de la 4 circonscription de Seine-Maritime
- 06/06/1988 - 01/04/1993 : député de la 4 circonscription de Seine-Maritime
- 02/04/1993 - 21/04/1997 : député de la 4 circonscription de Seine-Maritime
- 01/06/1997 - 27/04/2000 : député de la 4 circonscription de Seine-Maritime
- 01/06/2002 - 18/06/2007 : député de la 4 circonscription de Seine-Maritime
- 19/06/2007 - en cours : député de la 4 circonscription de Seine-Maritime

Mandats européens

; Députation européenne
- 25/07/1989 - 02/04/1992 : député européen

Fonctions ministérielles

- 22/05/1981 - 22/06/1981 : ministre délégué auprès du ministre de l’Économie et des finances, chargé du budget
- 23/06/1981 - 22/03/1983 : ministre délégué auprès du ministre de l’Économie et des Finances, chargé du budget
- 22/03/1983 - 17/07/1984 : ministre de l’Industrie et de la recherche
- 19/07/1984 - 19/03/1986 : Premier ministre (Gouvernement Fabius)
- 27/03/2000 - 05/05/2002 : ministre de l’Économie, des finances et de l’industrie du gouvernement de Lionel Jospin
Fonction Politique
- Secrétaire national du PS 1979
- Secrétaire national du PS, chargé des élus et du territoire 2002-2005

Bibliographie

Ouvrages de Laurent Fabius

- La France inégale (1975)
- Le Cœur du futur (1985)
- C’est en allant vers la mer (1990)
- Les Blessures de la vérité (1995) : prix du livre politique en 1996
- Cela commence par une balade (2003)
- Une certaine idée de l’Europe (2004)

Ouvrages sur Laurent Fabius

- Les Brûlures d’une ambition, de Jean-Gabriel Frédet, Hachette Littérature, 2002
- L’Homme qui voulait être président, de Jean-Michel Helvig, Robert Laffont, 2006

Avis

- Selon Lionel Jospin :

Décorations

- Grand-croix de l’ordre national du Mérite
- Membre de l’ordre national du Québec

Notes

Voir aussi

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Sujets connexes
Affaire du Rainbow Warrior   Afrique du Sud   Alain Claeys   Alain Savary   Alain Vidalies   André Laignel   Années 1980   Années 1990   Apartheid   Appel du 18 Juin   Arnaud Montebourg   Ashkénaze   Assemblée nationale (France)   Baccalauréat (France)   Bilderberg   Budget de l'État   Catherine Tasca   Charles Hernu   Charles de Gaulle   Chef d'entreprise   Christian Sautter   Cinquième République   Classes préparatoires littéraires   Claude Bartolone   Confédération générale du travail   Conférence Olivaint   Congrès de Dijon   Congrès de Metz   Conseil d'État (France)   Conseil général (France)   Cuba   Danielle Mitterrand   Dette publique de la France   Directeur de cabinet   Direction générale de la sécurité extérieure   Dissolution de l'Assemblée nationale française   Dominique Strauss-Kahn   Décembre 1999   Député européen   Elbeuf   Embargo   Euro   Fidel Castro   Fleurance   Forum social européen   France   Francis Mer   François Hollande   François Mitterrand   Front national (parti français)   Gauche (politique)   Gauche plurielle   Gerhard Schröder   Gouvernement Laurent Fabius   Gouvernement Lionel Jospin   Greenpeace   Guy Hascoët   Haute-Corse   Haute-Normandie   Henri Emmanuelli   Hôtel Matignon   Immunité parlementaire   Impôt de solidarité sur la fortune   Inflation   Institut d'études politiques de Paris   Jack Lang   Jacques Chaban-Delmas   Jacques Chirac   Jean-Luc Mélenchon   Jean-Pierre Stirbois   Jean Zay   José Bové   La Tribune (France)   La Tête et les jambes   Le Canard enchaîné   Le Grand-Quevilly   Le Matin de Paris   Le Monde   Le Siècle   Les Échos   Libéralisme économique   Lionel Jospin   Liste d'énarques par promotion   Liste des ministres français des Finances   Louis Schweitzer   Lycée Janson-de-Sailly   Lycée Louis-le-Grand   Léon Blum   Mai 1988   Maire   Marie-Noëlle Lienemann   Mars 1990   Mayotte   Maître des requêtes   Michel Duffour   Michel Rocard   Ministres du gouvernement de Lionel Jospin   Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie   Ministère de la Culture (France)   Ministère de la Défense (France)   Mondialisation   Nouveau Parti socialiste   Nouvelle-Zélande   Nouvelle Gauche   Octobre 1993   Ordre national du Mérite   Ordre national du Québec   Paris   Parlement   Parti communiste français   Parti socialiste (France)   Pays-Bas   Pierre Mauroy   Politique   Politique étrangère   Pologne   Premier ministre français   Pretoria   Protectionnisme   Présidents de l'Assemblée nationale française et chambres assimilées   Quatrième circonscription de la Seine-Maritime   Rainbow Warrior   Raymond Forni   Renaud Van Ruymbeke   Roger Salengro   Royaume-Uni   Référendum français sur le traité établissant une Constitution pour l'Europe   Seine-Maritime   Serge Weinberg   Social-libéralisme   Socialisme   Socialiste, radical, citoyen et divers gauche   Solidarność   Syndrome d'immunodéficience acquise   Système monétaire européen   Système éducatif français   Ségolène Royal   Tony Blair   Tony Larue   Trait d'union (parti socialiste)   Transfusion sanguine   Union pour la démocratie française   Virus   Wojciech Jaruzelski  
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