Claude Goasguen

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Claude Goasguen (né le 12 mars 1945 à Toulon (Var)) est un avocat et un homme politique français, député de Paris depuis 1993, ministre de la réforme de l'État, de la décentralisation et de la citoyenneté en 1995, président du groupe UMP au Conseil de Paris de 2001 à 2006. Il fut également secrétaire général de L'UDF de 1996 à 1998, porte-parole de Démocratie libérale de 1998 à 2002 et candidat à la mairie de Paris pour les élections de 2008 dans le cadre
Claude Goasguen

Claude Goasguen (né le 12 mars 1945 à Toulon (Var)) est un avocat et un homme politique français, député de Paris depuis 1993, ministre de la réforme de l'État, de la décentralisation et de la citoyenneté en 1995, président du groupe UMP au Conseil de Paris de 2001 à 2006. Il fut également secrétaire général de L'UDF de 1996 à 1998, porte-parole de Démocratie libérale de 1998 à 2002 et candidat à la mairie de Paris pour les élections de 2008 dans le cadre des primaires organisées par l'UMP.

Origines et études

Issu de l'importante communauté bretonne de Toulon, préfecture maritime, il « monte » à Paris avec peu d'argent et de relations. Après des études au lycée Henri-IV, il rentre à la Faculté de droit de l'Université de Paris, qui deviendra après Mai 68 l'université Paris-II (Panthéon-Assas). Il fut notamment président de la Corpo d'Assas, une association estudiantine, et viscéralement hostile au "totalitarisme communiste", dans un contexte de guerre froide, se lie d'amitié avec d'autres étudiants en droit ou de sciences politiques comme Alain Madelin, Hervé Novelli, Patrick Devedjian, Gérard Longuet, membres alors du mouvement nationaliste d'extrême droite Occident Claude Goasguen a plusieurs fois démenti avoir été membre d'Occident même s' il fréquentait des membres du mouvement. .

Carrière universitaire

Il devient avocat à la Cour d'appel de Paris, docteur en droit et professeur de droit. Son domaine de prédilection est l'histoire du droit et notamment le droit romain. Il grimpe les échelons du monde académique français : assistant puis maître-assistant à l'université Paris-Nord de 1976 à 1982, maître de Conférences à l'université Paris-Nord de 1982 à 1986, doyen de la faculté de 1982 à 1984, recteur d'académie et directeur du Centre National d'Enseignement à Distance du 2 décembre 1987 au 3 janvier 1991, puis inspecteur-général de l'Éducation nationale. Il est aujourd'hui chargé de conférences à HEC.

Carrière politique

Il rejoint d'abord les républicains indépendants de Valéry Giscard d'Estaing puis l'UDF avec son ami Alain Madelin. De 1986 à 1988, il est conseiller technique auprès du ministre de l’Éducation nationale, René Monory, chargé des relations avec le monde de l'entreprise et de la formation professionnelle. Il est secrétaire-général de l'UDF de 1996 à 1998. Il rejoint ensuite Démocratie libérale lors de sa scission de la « Nouvelle UDF » présidée par François Bayrou. Après la défaite de la droite aux législatives anticipées de 1997, il appelle son camp à abandonner "l'anathème" et à "sortir de l'impasse de la diabolisation du FN au profit d'une réflexion sereine et constructive" Renaud Dély, "histoire secrète du Front National, 1999, Grasset, p 136. Il est vice-président puis porte-parole de DL. En 2002, il rejoint l'UMP lors de la fusion de DL avec celle-ci. Il y est notamment délégué général en charge des universités et de la recherche. Il est également le président des Réformateurs de Paris, aile libérale de l'UMP.

Carrière nationale

Il devient député UDF du 13e arrondissement de Paris en 1993 en remplacement de Jacques Toubon, nommé au Gouvernement. À l'Assemblée il est notamment membre de la Commission d’enquête parlementaire sur l’utilisation des fonds affectés à la formation professionnelle et président du Groupe d’amitié France-Viêt Nam. De mai à novembre 1995, il est ministre de la Réforme de l'État, de la Décentralisation et de la Citoyenneté dans le gouvernement d'Alain Juppé. Il est réélu député en 1997 puis en 2002 dans la 14 circonscription de Paris (quartiers d'Auteuil et de la Muette), dès le premier tour avec plus de 70% des suffrages. Lors des élections législatives des 10 et 17 juin 2007, il est élu dès le premier tour avec 65, 83% des voix contre notamment 11, 38% au jeune Wladimir d'Ormesson (MoDem), 10, 93% à Jean-Yves Mano (PS), par ailleurs adjoint au maire de Paris, et 2, 57% à Farid Smahi (Front national). Il fait partie du groupe UMP et est notamment président du groupe d'amitié France-Québec et vice-président du groupe d'amitié France-Israël.

Carrière parisienne

Il est élu conseiller de Paris en 1983 et devient adjoint du maire Jacques Chirac, notamment aux relations internationales entre 1989 et 1995. De 1995 à 1998, il est adjoint au Maire de Paris, Jean Tiberi, chargé des affaires scolaires et universitaires. En 2001 il refuse de se présenter aux municipales pour ne pas aggraver les divisions déjà importantes de la droite. En 2002, après la défaite et les amères divisions de l'échec de 2001, il parvient néanmoins à réaliser l'unité de la droite parisienne et est élu à l'unanimité président du Groupe UMP au Conseil de Paris. En tant que chef de l'opposition, il critique souvent et durement la politique du nouveau maire Bertrand Delanoë, s'en prenant par exemple à l'absence de projets de construction immobilier à Paris, parlant d'une « politique de la truelle à l'envers » ou encore en critiquant la politique des transports menée par Denis Baupin, l'adjoint vert aux transports à la mairie de Paris, dont les actions sont qualifiées de « baupinades ». Il considère comme dangereuses pour la circulation les nouvelles « banquettes » du Mobilier parisien, estimant les couloirs de bus ainsi protégés, néfastes pour la circulation et l'économie. Il publie Allô Paris bobo chez Ramsay en 2006 afin de présenter son projet pour Paris dans le cadre des primaires UMP en vue des élections municipales de Paris 2008 auxquels il se présente face à Jean Tiberi, Françoise de Panafieu et Pierre Lellouche. Après avoir passé le premier tour de ces primaires en seconde position, il se retrouve en situation difficile face à la favorite des sondages Françoise de Panafieu. Il préfère finalement se retirer, déclarant mettre l'union au dessus de son objectif personnel. En septembre 2006, Françoise de Panafieu, désormais chef de file de l'UMP Paris et candidate aux municipales de 2008, lui succède en tant que présidente du groupe UMP au Conseil de Paris. Il en devient le premier vice-président.

Positions

Fiscalité

Il veut sortir la résidence principale de l'assiette d'imposition à l'impôt sur la fortune et a milité pour l'extension du champ des donations partages entre grands-parents et petits-enfants. Il s'est déclaré favorable à un crédit d'impôt pour les acheteurs de véhicule propre.

Relations internationales

Vice-président du groupe parlementaire d'amitié France-Israël, il est proche de la communauté juive de France, et a exprimé son soutien de la politique de retrait unilatéral d'Ariel Sharon puis d'Ehud Olmert. Lors de la Crise internationale des caricatures de Mahomet, il dénonce l'organisation "scandaleuse" du concours de caricatures sur l'holocauste et parle d'"une démarche profondément agressive et belliciste" de l'Iran.Source : Le Nouvel Observateur du 08.02.06.. Il s'est prononcé contre l'entrée de la Turquie en Europe et pour l'inscription du Hezbollah sur la liste des organisations terroristes par l'Union européenne. Il est également vice-président du groupe d'amitié France-Québec.

Sujets de société

Claude Goasguen est hostile au droit de vote des immigrés aux élections locales, estimant qu'il est indispensable de lier nationalité et citoyenneté. Il est également contre l'adoption d'enfants par les couples homosexuels, estimant qu'il est dans l'intérêt psychologique de l'enfant de permettre son inscription dans une filiation naturelle. Il est partisan d'une immigration maitrisée et choisie et pour l'aggravation des sanctions pour les infractions racistes. Enfin, il est favorable à une grande réforme des universités.

Paris

Le programme qu'il a défendu dans le cadre des primaires était le plus « à gauche » de celui des candidats UMP. Il réclamait le plus de création de logements sociaux, et prêtait le plus d'attention à des groupes souvent négligés par la droite, tels les personnes âgées ou handicapées, les familles monoparentales… Il préconisait également une politique volontariste en matière de lutte contre la pollution, avec l'utilisation de véhicules écologiques pour la ville, les transports en commun et les taxis, et la création d'un laboratoire de recherche de niveau international dans le domaine des pollutions urbaines. En parallèle avec ce volet social il préconisait une politique de relance économique, déplorant le déplacement des sièges sociaux de grandes entreprises de l'autre côté du périphérique et déclarant que le maire de Paris du se devra d'être « un manager », en concurrence avec les maires des autres grandes villes du monde pour attirer l'activité économique sur Paris. Il préconisait notamment une politique ambitieuse dans le domaine de l'innovation, avec la combinaison de la recherche universitaire et des PME innovantes selon le modèle suédois des clusters ou américain du Small Business Act au sein d'un « MIT européen » dont le campus serait construit sur le terrain des Batignoles, mais également une politique d'encouragement des services à la personne, et d'économie touristique plus efficace. Il s'est particulièrement engagé et avec succès en 2006 dans la sauvegarde du parc Sainte-Périne dans sa circonscription du quartier d'Auteuil, menacé par un projet de construction mené par la ville de Paris ou encore pour la reconstruction de la piscine Molitor.

Communautés

Il a une approche très « communautaire », faisant une grande place aux diverses communautés dans ses actions, surtout la communauté juive. Il rétorque que c'est aussi grâce aux communautés que Jacques Chirac a gagné et gardé Paris, et surtout qu'il n'est pas communautariste pour des gens qui ont une appartenance en commun de vouloir se retrouver ensemble, dans le respect des lois communes. En octobre 2007, Claude Goasguen est nommé président du groupe d’amitié France-Israël.

Médias

Il intervient régulièrement dans N'ayons pas peur des mots, une émission quotidienne de débat contradictoire présentée par Samuel Étienne diffusée sur la chaîne d'information en continu I>Télé.

Distinctions

Claude Goasguen est chevalier de la Légion d'honneur et chevalier dans l'ordre des Palmes académiques.

Vie privée

Claude Goasguen est marié et a deux enfants.

Source

Mandats

-14/03/1983 - 19/03/1989 : membre du conseil municipal de Paris
-17/03/1986 - 22/03/1992 : membre du conseil régional d'Île-de-France
-20/03/1989 - 18/06/1995 : adjoint au maire de Paris
-23/03/1992 - 07/05/1993 : membre du conseil régional d'Île-de-France
-02/05/1993 - 18/06/1995 : député
-18/05/1995 - 07/11/1995 : ministre de la réforme de l'État, de la décentralisation et de la citoyenneté
-19/06/1995 - 18/03/2001 : membre du conseil général de Paris
-19/06/1995 - 18/03/2001 : adjoint au maire de Paris
-01/06/1997 - 18/06/2002 : député
-18/06/2002 - 17/06/2007 : député
-18/06/2007 - actuel : député Mandat local au 16/06/2002 :
-Membre du conseil municipal de Paris ==
Sujets connexes
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