Henry Gréville

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Henry Gréville, de son vrai nom Alice Marie Céleste Durand née Fleury, née le 12 octobre 1842, à Paris, et morte en 1902, à Boulogne-sur-Mer, est une femme de lettres française.
Henry Gréville

Henry Gréville, de son vrai nom Alice Marie Céleste Durand née Fleury, née le 12 octobre 1842, à Paris, et morte en 1902, à Boulogne-sur-Mer, est une femme de lettres française.

Biographie

Fille de Jean Fleury, écrivain haguais et professeur à Paris, elle l'accompagne en Russie quand il devient lecteur en littérature française à l'Université impériale de Saint-Petersbourg. Elle y étudie les langues et les sciences avant d'y épouser en 1857, Émile Durand, professeur de droit français et amateur d'art. Elle commence à écrire dans le Journal de Saint-Petersbourg, puis, de retour en France, en 1872, elle prend le nom de plume d'Henry Gréville, en référence au village de ses parents. Elle écrit des romans sur la société russe et publie dans la Revue des deux mondes, Le Figaro, La Nouvelle revue, le Journal des débats, Le Temps… Auteur prolifique, s'essayant au théâtre comme aux nouvelles, à la poésie comme au roman, elle a été à son époque, un écrivain à succès. Son manuel pour Instruction morale et civique pour les jeunes filles a été réédité 28 fois entre 1882 et 1891selon Martine Lafleur, Autour de la controverse soulevée par la mise à l'index de quatre manuels scolaires français à la fin du 19e siècle : L'appartenance sociale à la République française et la politisation de la différence des sexes, mémoire de maitrise, mars 1998, Université de Sherbrooke, Canada. Jules Barbey d'Aurevilly lui consacre un chapitre de ses Bas-Bleus : « C'est encore une femme, à ce qu'il paraît, ce monsieur-là ! La mascarade des pseudonymes continue... (..) Cette revenue du pays des neiges, a tout de suite percé la neige de l'indifférence publique, si dure aux débutants. Elle est une perce-neige heureuse ! Elle en a la pureté... Elle a la pureté de la plume, cette chose maintenant plus rare que le talent. ». Guy de Maupassant dit d'elle : « De toutes les femmes de lettres de France, Mme Henry Gréville est celle dont les livres atteignent le plus d'éditions. Celle-là est surtout un conteur, un conteur gracieux et attendri. On la lit avec un plaisir doux et continu ; et, quand on connaît un de ses livres, on prendra toujours volontiers les autres. »dans « Les femmes de lettres », article paru dans Le Gaulois du 24 avril 1883.

Œuvres

- A travers les champs
- Sonia
- Dosia, Plon, 1876, prix de Montbon
- L'Expiation de Savéli, 1876
- La princesse Oghérof, Plon, 1876
- Les Koumiassine, 1877
- Suzanne Normis, 1877
- La Maison de Maurèze, 1877
- Les Épreuves de Raïssa, 1877
- L'Amie, 1878
- Un violon russe, 1879
- Lucie Rodey, 1879
- Le Moulin Frappier, 1880
- La cité Ménard, 1880
- Madame de Dreux, Plon, 1881
- Rose Rozier, 1872
- Instruction morale et civique pour les jeunes filles, 1882
- Un crime, 1884
- Idylle, 1885
- Cléopâtre, 1886
- Un Mystère, Plon, 1890
- La Seconde mère, Nouvelle république, 1901
- L'héritage de Xénie, Plon, 1924

Notes

Catégorie:Femme de lettres Catégorie:Écrivain français du XIXe siècle Catégorie:Naissance en 1842 Catégorie:Décès en 1902 en:Henry Gréville it:Henry Gréville
Sujets connexes
Boulogne-sur-Mer   Femme de lettres   Gréville-Hague   Guy de Maupassant   Jean Fleury   Journal des débats   Jules Barbey d'Aurevilly   Le Figaro   Le Temps   Paris   Université de Sherbrooke  
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