Assaut de la Mosquée rouge de juillet 2007

Infos
L'Assaut de la Mosquée rouge de juillet 2007 a été ordonné par le président pakistanais Pervez Musharraf suite à un soulèvement des islamistes qui contrôlent la mosquée, située dans la capitale du Pakistan, Islamabad. Il a fait une centaine de morts.
Assaut de la Mosquée rouge de juillet 2007

L'Assaut de la Mosquée rouge de juillet 2007 a été ordonné par le président pakistanais Pervez Musharraf suite à un soulèvement des islamistes qui contrôlent la mosquée, située dans la capitale du Pakistan, Islamabad. Il a fait une centaine de morts.

Contexte

Depuis le début de l'année 2007, la Mosquée rouge est le siège et la source de tensions très vives entre les islamistes radicaux, proches d'Al Qaida, LCI, 8 juillet 2007 ; , Radio Canada, dimanche 8 juillet 2007, 22 h 00 ; , Le Figaro, suite à une dépêche de l'AFP, 7 juillet 2007 ;Sara Daniel, « Les fanatiques de la Mosquée rouge », Le Nouvel Observateur, n°2227, 12 juillet 2007, p. 53 : « Lorsqu'ils nous avaient reçus le mois dernier, le maulana Abdul Rachid Ghazi, tué lors de l'assaut, nous avait confié son admiration pour Ben Laden et sa volonté d'en découdre avec le régime de "mécréants" d'Islamabad. », qui y sont installés, et le gouvernement. Des actions spectaculaires (autodafé, émission de fatwa contre une ministre, etc.) et violentes (séquestration et violences sur des personnes ayant un comportement jugé « immoral », enlévement de sept ressortissants chinois), étaient menées depuis cette mosquée , The Daily Times, 5 juillet 2007.. L'objectif ultime étant l'instauration de la charia au Pakistan. La tension franchit un seuil en juillet 2007, des armes sont volées par des étudiants de la mosquée à des agents de sécurité , RFI, 4 juillet 2007.. Suite à cela, le président pakistanais, le général et président Pervez Musharraf prend la décision de lancer une opération militaire contre les occupants de la mosquée et des madrassas, qui incluent alors des hommes, des femmes et des enfants, Le Monde, 4 juillet 2007., Le Figaro, 22 mai 2007., revue de presse du Courrier international.. Se méfiant de l'ISI, les services secrets pakistanais, et de leur liaison avec les islamistes (le siège central de l'ISI est très proche de la Mosquée Rouge; certains membres de l'ISI y venaient pour prier, tandis que les frères dirigeant la mosquée sont très proches de l'ISI. De plus, l'on a découvert sous la mosquée, après l'assaut, un centre de transmission secret dont les fils étaient connectés au QG de l'ISI ), le général Musharraf écarte ceux-ci de l'assaut. Ils sont remplacés par le Military intelligence'', un autre service de renseignement militaire spécialisé dans les opérations de contre-insurrection . Dès le premier jour de l'affrontement, des étudiants se sont barricadés à l'intérieur et des échanges de coup de feu ont fait plusieurs victimes parmi les passants et les journalistes. Dans les jours qui ont suivi, de nombreux étudiants, y compris des femmes et des enfants, ont pu quitter la mosquée sous le contrôle des autorités. Parmi eux Abdul Aziz Ghazi, un des dirigeants, a tenté de s'enfuir habillé en burka, mais a été immédiatement repéré et arrêté, le 4 juillet 2007 , L'Express, 4 juillet 2007., L'Express, 6 juillet 2007.. Pendant plusieurs jours de face à face et d'affrontements sporadiques, des tentatives de conciliations de la part du gouvernement ou des délégations religieuses d'oulémas locaux ont eu lieu. Les derniers assiégés refusent de se rendre et annoncent être prêts à se battre « jusqu'au martyre » et indiquent que de nombreux femmes et enfants sont restés avec eux « de leur plein gré ». Considérant ces femmes et ces enfants comme des boucliers humains, les autorités repoussent autant que possible l'assaut final, craignant un bain de sang, Reuters, 11 juillet 2007.. L'assaut est donné par les militaires pakistanais le 10 juillet 2007 à l'aube. Ils ont dû procéder avec précaution en raison du risque pour les otages et ont rencontré une forte résistance. L'assaut, qui a duré deux jours, a fait une centaine de morts Roger Falligot, , Rue 89, 4 octobre 2007 . Les islamistes avaient construit des tunnels et des bunkers, et détenaient des lanceurs de roquettes et des armes automatiques , 7 sur 7, 12 juillet 2007 . Abdul Rashid Ghazi, second leader de la mosquée, a été tué lors de l'assaut final. Les circonstances de sa mort sont obscures : selon certaines sources, il aurait été abattu par d'autres rebelles alors qu'il tentait de se rendre aux soldats pakistanais, d'autres témoignages certifient qu'il est mort dans des tirs croisés dans l'attaque de la mosquée, d'autres encore le disent mort en réalisant un « baroud d'honneur », abattu par les forces pakistanaises , Pakistan Times, 11 juillet 2007., Le Figaro, 10 juillet 2007, 16 h 50. , Le Monde, 10 juillet 2007.. Suite à l'attaque, le numéro 2 d'Al-Qaida, Ayman al-Zawahiri, a appelé les musulmans pakistanais à la vengeance et à la guerre sainte, Le Monde, 12 juillet 2007..

Références

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Sujets connexes
Abdul Aziz Ghazi   Abdul Rashid Ghazi   Al-Qaida   Autodafé   Ayman al-Zawahiri   Bunker   Charia   Courrier international   Daily Times (Pakistan)   Fatwa   ISI   Islamabad   Juillet 2007   L'Express   La Chaîne Info   Le Figaro   Le Monde   Le Nouvel Observateur   Libération (journal)   Mosquée rouge   Pakistan   Pervez Musharraf   RFI   Reuters   République populaire de Chine   Sara Daniel  
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