Charles Pasqua

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Charles Pasqua, né le à Grasse dans les Alpes-Maritimes, est un homme politique français.
Charles Pasqua

Charles Pasqua, né le à Grasse dans les Alpes-Maritimes, est un homme politique français.

État civil

Petit-fils de berger corse, fils d'André Pasqua, policier, et de Françoise Rinaldi, femme au foyer. Marié en 1947 à Jeanne Joly Jeanne Joly selon le Who's who in France 1985-1986 page 1126. Jeanne Simard selon certains, une québécoise rencontrée à Grasse avec qui il a eu un fils, Pierre-Philippe Pasqua.

Diplômes et emplois

Deux certificats de licence de droit. Représentant chez Ricard, puis inspecteur, directeur régional et commercial (1952-1971). Puis, importateur de boissons alcoolisées à partir de 1967.

Biographie

Charles Pasqua est résistant à 15 ans (pseudonyme : prairie). Il est embauché par Paul Ricard en janvier 1952. Il passe inspecteur des ventes en 1955, directeur régional en 1960, directeur des ventes pour la France en 1962, et directeur de l'exportation en 1963. Il est alors numéro 2 du groupe. En 1958, il est l'un des créateurs du SAC (Service d'action civique), police privée gaulliste fortement liée au Milieu et auteur de nombreux coups de main. En 1964, il se lance dans la politique publique, créant la liste « Libre entreprise » à la chambre de commerce de Marseille. En 1967, Charles Pasqua quitte Ricard, et fonde avec des transfuges de cette société la société Euralim (Europe Alimentation) installée à Levallois-Perret pour importer la boisson Americano Gancia. En 1968, vice-président du SAC, il est élu député lors du raz-de-marée gaulliste à Clichy-Levallois, sous l'étiquette UDR. Il est organisateur en chef de la présidentielle de 1981 pour Jacques Chirac, dont il a été auparavant le conseiller personnel avec Marie-France Garraud. À ce titre, il est son parrain en politique. Longtemps membre des partis gaullistes s'étant succédé au pouvoir depuis la Seconde Guerre mondiale et, à ce titre, Ministre de l'Intérieur dans le second gouvernement dirigé par Jacques Chirac puis dans le gouvernement dirigé par Édouard Balladur, il prendra le parti de ce dernier lors de l'élection présidentielle de 1995. Il est l'auteur de la loi portant son nom, rendant plus difficile l'accès à la nationalité française. Il est ministre de l'Intérieur durant les manifestations contre la loi Devaquet, qui provoqueront la mort d'un manifestant, Malik Oussekine, le 5 décembre 1986. En 1991, il crée son propre mouvement : Demain la France. En 1992, il préconise le vote « NON » au référendum sur le traité de Maastricht en compagnie de Philippe Séguin et Philippe de Villiers. En 1995, ministre de l'Intérieur, il soutient Édouard Balladur contre Jacques Chirac qui est élu président de la République. Charles Pasqua est promu officier de la Légion d'honneur lors de la promotion du 14 juillet 1995. La même année il introduit l'obligation de visa pour les Comoriens et procède à des déplacements forcés de Comoriens. 1993, réforme du code de la nationalité française dite « réforme Pasqua ». Il fit liste commune avec Philippe de Villiers lors des élections européennes de 1999, arrive 2 derrière la liste PS mené par François Hollande, parvenant à obtenir un score supérieur à celui de la liste RPR menée par Nicolas Sarkozy. (plus de 12 % des voix). Ils fondent ensemble le Rassemblement pour la France (RPF, à ne pas confondre avec le Rassemblement du peuple français, premier parti gaulliste créé par les amis du général de Gaulle). La mésentente avec Philippe de Villiers s'installe peu après leur succès de 1999, jusqu'à la brouille définitive. Charles Pasqua a longtemps été président du conseil général des Hauts-de-Seine de 1988 à 2004, fonction pour laquelle il a pressenti Nicolas Sarkozy pour lui succéder, bien que ce dernier lui ait « soufflé » la mairie de Neuilly-sur-Seine en 1983. Député au Parlement européen de 1999 à 2004 et président du groupe Union pour l'Europe des Nations, il est réélu sénateur des Hauts-de-Seine en septembre 2004. Il avait déjà occupé cette fonction du 25 septembre 1977 au 19 avril 1986, puis à partir du 11 mai 1988 au 29 avril 1993 ; il est réélu le 24 septembre 1995 jusqu'au 16 décembre 1999 . Il est mis en cause dans l'affaire peu claire, mais délictueuse, du casino d'Annemasse (Haute-Savoie) .
Mandat de Député
- Député UDR des Hauts-de-Seine 1968-1973
Mandat de sénateur
-Sénateur RPR et RPF des Hauts-de-Seine 1977-1986, 1988-1993, 1995-1999
-président du groupe RPR au Sénat 1981-1986 puis 1988-1993;
- Sénateur apparenté UMP des Hauts-de-Seine depuis 2004.
Mandat Locaux
-conseiller général des Hauts-de-Seine, canton de Neuilly-sur-Seine 1970-1976 et 1988-2004, non candidat à sa propre succession aux élections cantonales de mars 2004;
-Président RPR puis RPF conseil général des Hauts-de-Seine de 1973 à 1976, puis de 1988 à 2004.
- Conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine 1983-2001;
Député européen
- Député européen de 1999 à 2004 et Président du groupe Union pour l'Europe des Nations au Parlement européen.
Carrière ministérielle
-Ministre de l'Intérieur du gouvernement Jacques Chirac (2) Du 20 mars 1986 au 12 mai 1988
- Ministre d’État, ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire du gouvernement Édouard Balladur Du 30 mars 1993 au 18 mai 1995
Fonction Politique
- Crée la section Rassemblement du peuple français (RPF) des Alpes-Maritimes en 1947
- Cofondateur du SAC (Service d'action civique) en 1959
- Organisateur, avec d'autres, de la contre-manifestation gaullienne du 30 mai 1968
-secrétaire général adjoint de UDR, co-fondateur du RPR 1976, chargé de l'animation, puis conseiller à l'organisation (jusqu'en 1979;
-membre du bureau politique du RPR; conseiller du président, en charge de la réforme des statuts 1997; conseiller politique du président du RPR, fonction abandonnée pour marquer sa divergence avec la position du RPR sur la révision constitutionnelle liée au traité d'Amsterdam 1997-1998;
- Cofondateur et président du Rassemblement pour la France RPF

Anciens mandats

- Ministre d'État
- Ministre de l'Intérieur de 1986 à 1988 et de 1993 à 1995
- Député des Hauts-de-Seine de 1968 à 1973
- Député européen de 1999 à 2004
- Conseiller régional d' Ile-de-France
- Président du conseil général des Hauts-de-Seine (de 1973 à 1976 puis de 1988 à 2004)
- Conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine (1983-2001);

Intégrité publique

Charles Pasqua a été ou est actuellement l'objet de plusieurs informations judiciaires pour divers faits survenus durant sa carrière politique ou ministérielle (il lui serait reproché d'avoir profité de ses fonctions place Beauvau et dans les Hauts-de-Seine pour truquer des marchés). Ces diverses affaires ont permis de mettre à jour un réseau étendu d'influence et d'action, appelé "réseaux Pasqua", allant des palais nationaux à la pègre, du très chic département des Hauts-de-Seine aux salles de PMU africains. M Pasqua bénéficie d'une immunité sénatoriale.
- Affaire des ventes d'armes à l'Angola (Angolagate)
- Affaire de la Sofremi (voir Sofremi) (jugement octobre 2007)
- Affaire du siège de GEC-Alsthom
- Affaire du financement occulte du RPF (jugement octobre-novembre 2007)
- Affaire du casino d'Annemasse (jugement octobre-novembre 2007)
- Affaire du déménagement du siège d'Alsthom
- Affaire de la Fondation Hamon (mis en examen le 23 mai 2006)
- Affaire Pétrole contre nourriture (Volet français)

Affaire de la Sofremi


- Dans l'affaire de la Sofremi, le juge d'instruction Philippe Courroye s'est dessaisi au profit de la Cour de justice de la République (CJR), seule juridiction habilitée à enquêter et à juger des délits commis par un ministre dans l'exercice de ses fonctions.
- L'ancien ministre d'État a été mis en examen par les magistrats de la CJR dans cette affaire en octobre 2004.

Volet français de l'Affaire Pétrole contre nourriture

- Dans l'Affaire Pétrole contre nourriture et selon un rapport de synthèse du 5 avril 2006 de la brigade de répression de la délinquance économique (BRDE), Charles Pasqua aurait bénéficié « d'environ 10, 7 millions de barils » dans le cadre de trois contrats signés en 1999, correspondant aux phases 6, 7 et 8 du programme « Pétrole contre nourriture », qui en comptait treize.
- Charles Pasqua a vigoureusement nié toute implication dans cette affaire (Le Monde du 04 juin 2005), mais le juge d'instruction Philippe Courroye l'a mis en examen le 5 avril 2006 pour "trafic d'influence aggravé". M. Pasqua, qui bénéficie d'une immunité sénatoriale, envisage de contester la régularité de cette procédure judiciaire.
- D'autres proches de M. Pasqua, comme Bernard Guillet sont également impliqués dans cette information judiciaire ouverte des chefs de "corruption active d'agents publics étrangers", "abus de biens sociaux" et "trafic d'influence aggravé"

Affaire du casino d'Annemasse

Dans l'affaire du casino d'Annemasse, Charles Pasqua a été condamné le 26 novembre 2006 par le tribunal correctionnel de Paris à dix-huit mois de prison avec sursis.

Voir aussi

Citations

"Avec des amis comme ça, je n'ai pas besoin d'ennemis" "Les promesses électorales n'engagent que ceux qui les recoivent" "Nous avons commis la plus belle escroquerie du siècle : nous avons fait croire aux Français que nous étions de droite." "Ce n'est pas en rassemblant un borgne et un paralytique qu'on fait un champion de cross." "Les états d'âme, c'est bon pour les collaborateurs, pas pour les ministres" "La démocratie s'arrête où commence l'intérêt de l'Etat." "Notre capacité à faire des bêtises reste quand même importante. Nous avons toutefois un avantage : c'est que nous le savons." "La mairie de Paris nous a offert des infrastructures" "Il faut terroriser les terroristes." "Si De Gaulle avait été Tito, j'aurais été communiste." "Le Gaullisme a existé avant De Gaulle"

Références

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Sujets connexes
Abus de biens sociaux   Affaire Pétrole contre nourriture   Affaire Pétrole contre nourriture (Volet français)   Affaire de la Fondation Hamon   Affaire de la Sofremi   Affaire des ventes d'armes à l'Angola   Affaire du casino d'Annemasse   Affaire du siège de GEC-Alsthom Transport   Alain Devaquet   Alain Rollat   Alpes-Maritimes   Bernard Guillet   Charles de Gaulle   Cinquième République   Clichy   Comores   Conseil général des Hauts-de-Seine   Corruption   Cour de justice de la République (France)   Demain la France   France   François Hollande   Gaullisme   Gouvernement Jacques Chirac (2)   Gouvernement Édouard Balladur   Grasse   Haute-Savoie   Hauts-de-Seine   Immunité parlementaire   Jacques Chirac   Jean-Louis Debré   La Maison Pasqua   Levallois-Perret   Liste des ministres français de l'Intérieur   Lois dites Pasqua-Debré   Légion d'honneur   Mai   Mars (mois)   Mars 2004   Marseille   Milieu (crime organisé)   Ministère de l'Intérieur (France)   Neuilly-sur-Seine   Nicolas Beau   Nicolas Sarkozy   Paul Quilès   Paul Ricard   Pernod Ricard   Personnalité politique   Philippe Courroye   Philippe Séguin   Philippe de Villiers   Pierre-Philippe Pasqua   Pierre Joxe   Président de la République française   Pétrole contre nourriture   Québec   RPF   Rassemblement du peuple français   Rassemblement pour la France   Rassemblement pour la République   Réseaux Pasqua   SAC   Seconde Guerre mondiale   Septembre 2004   Service d'action civique   Sofremi   Thierry Meyssan   Trafic d'influence   Traité de Maastricht   UDR   Union pour la nouvelle République   Union pour un mouvement populaire  
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